13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 21:42
C'est marrant comme le hasard fait bien les choses parfois : j'ai eu la chance de rencontrer Yves Brunier, un des papas de Casimir, pour mes 40 ans (voir ICI) et cette année, pour les 40 ans de l'île aux enfants et donc de Casimir, j'ai eu le très grand privilège de rencontrer son deuxième papa : Christophe Izard.

J'ai choisi aujourd'hui pour en parler car l'émission a été diffusée pour la première fois le 16 septembre 1974 sur FR3, il y a donc 40 ans jour pour jour.


          
JOYEUX ANNIVERSAIRE L'ILE AUX ENFANTS, 40 ANS !



Il y a 3 mois et demi, lorsque j'ai fabriqué mon île aux enfants miniature (voir ICI), il me tenait grandement à cœur que Christophe Izard soit le premier à la voir puisque c'était en son honneur et en celui de l'île aux enfants.

J'ai donc fait plusieurs photos que je lui ai envoyées par mail le jour-même. Le hasard a encore fait merveilleusement bien les choses puisque sans le savoir je lui ai envoyé ce message le jour de son anniversaire, ce que j'ignorais totalement. Cette coïncidence est tellement belle que je me demande si le destin n'a pas donné un petit coup de pouce sur ce coup-là ! Comme le disait Paul Eluard, "il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous".

Christophe Izard m'a répondu dès le lendemain en disant qu'il le trouvait superbe et que c'était vraiment du très beau travail". Dans son message il m'invitait également à venir le  rencontrer chez lui quand je le pourrai. L'occasion s'est présentée 2 mois après, début août, car je passais dans sa région avec mon amoureux et mes deux fils en partant en vacances.


J'étais très émue à la pensée de rencontrer ce grand Monsieur, le créateur de l'île si chère à mon coeur et d'autres merveilleuses émissions qui ont enchanté notre enfance : Les Visiteurs du mercredi, Les Visiteurs de Noël, Le Village dans les nuages, Mercredi-moi tout, Vitamine et bien d'autres encore. J'étais donc intimidée mais je me disais aussi qu'un monsieur qui avait créé de si belles émissions pour les enfants ne pouvait être que quelqu'un d'adorable.

Christophe nous a reçu avec sa femme chez lui avec la plus grande des gentillesses. Il a répondu patiemment et chaleureusement à toutes les questions que nous lui avons posées sur l'île aux enfants, les acteurs, les lieux de tournage, les séquences intercalaires et d'une manière générale sur la télévision de l'époque... J'ai bu ses paroles ! Quelle grande joie et quelle chance immense de discuter de vive voix avec lui.

Je lui ai ensuite montré mon diorama qu'il a pu observer en détail, ce qui m'a permis de lui poser plein d'autres questions sur les décors. Ayant passé plusieurs dizaines d'heures à les fabriquer en miniature, cela m’intéressait beaucoup d'en connaitre l'histoire et les anecdotes.

Comme il me l'avait promis, il me l'a dédicacé ensuite : "Pour Didile, merci et encore bravo". C'est drôle, il m'a appelé "Didile" !
Voici Christophe en train d'écrire au dos du diorama avec un de mes fils, Hadrien, qui tient mon pouêt Casimir.



Voici pour finir la photo de notre belle rencontre devant le diorama.
Mais auparavant je veux profiter de cet article pour lui adresser ces quelques mots :

Cher Christophe, en ce beau jour anniversaire de l'île aux enfants, je tiens encore à vous remercier infiniment pour les délicieux moments d'insouciance passés devant notre petit écran grâce à vos si belles émissions qui ont rendu notre enfance si belle et si douce.
Je me souviendrai encore très longtemps de ces bons instants passés en votre compagnie et avec Mme Izard, de votre gentillesse et de votre bienveillance à tous les deux.
Merci.


 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 22:51
Je suis retournée dans le village de mes grands-parents il y a quelques mois pour une occasion bien triste, l'enterrement de ma grand-mère, la dernière de mes quatre grand-parents. C'était une grande page qui se tournait...

En faisant le tour de leur ancienne maison qui a été vendue il y a quelques années déjà, j'ai essayé de voir si mon sapin Pif existait toujours dans le jardin, si on ne l'avait pas coupé. A mon grand soulagement, j'ai pu constater qu'il était toujours bien là, même s'il avait perdu quelques branches à cause de la tempête de décembre 1999 qui a été très violente dans ce coin de la Charente.
 
J'avais 12 ans quand j'ai eu la petite branche de sapin dans le numéro 714 de Pif-Gadget, c'était en décembre 1982, un joli cadeau de noël avant l'heure.
Ci-contre on peut voir la couverture du Pif dans lequel j'ai eu la pousse (enfin plutôt la seconde couverture car à cette époque-là le magazine avait une couverture différente au recto et au verso).

J'avais la chance d'avoir Pif toutes les semaines depuis mes 6-7 ans et j'attendais toujours le gadget avec beaucoup d'impatience, d'autant plus qu'il était annoncé la semaine précédente sur la dernière page du magazine, ce qui fait que la plupart du temps j'étais vraiment fébrile le mardi en ouvrant le blister pour trouver le gadget prévu !
 
On avait planté la brindille avec mon grand-père maternel dans un pot en terre cuite afin qu'elle puisse pousser, mais je l'avoue je n'y croyais pas vraiment. Et pourtant ! Quand le mini-sapin est devenu trop grand pour tenir dans le pot, on a décidé de le replanter en pleine terre mais cette fois chez mes grands-parents paternels à la campagne à 25 kilomètres de là car ils avaient plus de place chez eux. Il y avait en effet déjà sur leur propriété de nombreux sapins car mon grand-père était menuisier et il avait planté ces arbres afin de produire du bois pour en faire des meubles et des charpentes. On n'avait pas voulu mettre mon sapin Pif à coté des autres dans la sapinière où il aurait été insignifiant, non ! Lui avait l'honneur de trôner au milieu du jardin potager ce qui fait que je pouvais le voir facilement à chaque fois que je m'y rendais.
 
Je l'ai regardé grandir à chaque vacances passées chez eux, devenir de plus en plus grand et vigoureux et finir par me dépasser allègrement pour ne plus s'arrêter ! Incroyable que cette brindille de rien du tout, à peine 9 ou 10 cm, soit devenu un géant !
Donc c'est avec un grand bonheur que j'ai pu constater qu'il était toujours au même endroit en retournant dans le village de mes grands-parents. J'ai même eu du mal à le reconnaitre, je ne l'avais pas vu depuis longtemps, il atteint plus de 10 mètres de haut aujourd'hui ! 
C'est pour moi un symbole du temps passé, un symbole de mon enfance qui me rappelle de bons souvenirs chez mes grands-parents. J'espère qu'il restera encore longtemps debout et qu'il aura une longue vie. 32 ans c'est encore très jeune pour un sapin !
Ci-dessus à droite une petite branche prise sur mon sapin Pif que j'ai ramenée chez moi en souvenir. La brindille n'était pas plus grande que ça dans le magazine.

Voici donc une image de mon arbre, il est un peu "déplumé" avec ses branches en moins sur le tronc mais il est toujours là !


 
 
La saga des sapins Pif
 
Ce n'était pas la première fois que Pif offrait un sapin dans son magazine. En effet, dans le Pif-Gadget n°347 du 18 octobre 1975, l'hebdomadaire innovait en offrant pour la première fois de son histoire un plant de sapin "Picea Abies" et en titrant sur la couverture "Attention, dans deux ans, ce sapin sera plus grand que toi !". On y voyait l'arbre en dessin transpercer le toit d'une maison.



C'était un gros défi que s'était lancé Pif d'offrir un végétal vivant dans son magazine. Cette opération a demandé un énorme travail en amont pour trouver les plants afin de les offrir à ses petits lecteurs. 615 000 pousses ont ainsi été commandées auprès de la société "Sergaflor", basée en Hollande. Les petites boutures ont ensuite été conditionnées en France dans un sachet plastique où on voit Pif avec le pouce levé.
360 000 exemplaires ont été vendus.

L'opération sapin a été renouvelée en décembre 1982, c'est celui que j'ai eu, puis en décembre
 1987 avec le n°974 et début 1992 avec le n°1181. Il est apparu une dernière fois dans le numéro 2 de "Pif Découverte" de novembre 1993.
 
Il y a donc des milliers de sapins Pif de différentes générations plantés un peu partout sur notre territoire, c'est vraiment marrant d'y penser !

Ces numéros ont connu un énorme succès à chaque parution. Presque autant que ceux avec les pifises, qui étaient des artémias (sortes de mini crustacés) et les pois sauteurs du Mexique qui étaient des larves qui s'agitaient dans des graines.

Ci-dessous les Pif de 1987, 1992 et 1993 :



 
Voici les explications qui étaient données dans le mode d'emploi du gadget-sapin (issu du Pif n°347) avec de très belles illustrations par Luguy (l'auteur de "Sylvio" que j'aimais beaucoup) :

1) Après l'avoir sorti de son sac, fais un trou dans la terre... Puis, poses-y les racines avec leur terre !
2) Plante ton sapin dans un pot rempli de terreau ou dans ton jardin.
3) Après, c'est très important, recouvre les racines jusqu'aux premières branches.
4) Soutiens ton sapin à l'aide d'un tuteur. Arrose-le tous les jours et tu pourras le garder pendant trois ans sur ta fenêtre.
5) Ensuite, tu pourras le planter en pleine terre et le voir grandir de 80 cm tous les ans pour atteindre une hauteur de 30 à 40 m (10 étages).




 
Le petit garçon blond qu'on voit en photo dans cette double-page s'appelle Eric, c'était un petit voisin de la journaliste-pigiste qui a écrit le sujet, Annette Schreiber qui habite dans l’Essonne.



Le sapin a été planté chez elle et il y est toujours. Voici une photo d'Eric devenu grand, 36 ans plus tard, avec le sapin qu'il avait planté chez la journaliste, c'est le premier de tous les sapins Pif ! 




La communauté du sapin Pif

Joël Fauré, ancien lecteur de Pif et fonctionnaire au tribunal de grande instance de Toulouse, a créé un blog pour retrouver tous les sapins plantés par les
enfants dans les années 70 et 80.
En 2011, 36 ans après la mise en terre de son propre petit sapin, il avait lancé un avis de recherche dans la presse, un "appel de la forêt" comme il l'a appelé, lui permettant de retrouver plus de 180 arbres à travers la France, mais aussi à l'étranger et de recueillir des témoignages très touchants.
Il dit vouloir "établir une sorte de "sapineraie" du coeur, du souvenir et de la mémoire". C'est une magnifique démarche qui ne peut que me plaire.

Je lui enverrai un lien vers mon article, ça lui fera sans doute plaisir.

Voici le lien vers son "appel de la forêt" de 2011 sur son blog :

http://pifgadget.blogs.liberation.fr/blog/2011/09/index.html



 
Merci au site Pif Collection pour les divers renseignements :
http://www.pif-collection.com/

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 20:00



Quand j'étais petite, j'avais deux préoccupations majeures avec mon Télécran : 
1) arriver à faire un toit de maison oblique et bien droit.
2) essayer de comprendre comment il fonctionnait à l'intérieur.

Bon je n'ai jamais réussi à faire un toit parfaitement droit malgré un nombre incalculable d'essais, mais j'étais fière d'avoir réussi à percer le mystère du fonctionnement de l'engin à force de patience !

Invention

L'écran magique, appelé également ardoise magique, a été inventé le 23 juillet 1959 par André Cassagnes, un électricien vivant à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il avait constaté que la poudre d'aluminium utilisée par la compagnie qui l'employait dans son processus de fabrication (une petite société de décoration d'intérieur) possédait la caractéristique d'adhérer au verre en lui donnant un aspect métallisé et qu'on pouvait ensuite y faire des dessins à l'aide d'un stylet en grattant la poudre.

Il comprit qu'il suffisait de construire un boitier rectangulaire vitré en emprisonnant cette poudre d’aluminium et de dessiner sur l'envers de la vitre puis de retourner l’objet en le secouant pour redisposer cette poudre sur le verre, effaçant ainsi les traits.
La machine à dessin mécanique était née !

Il présenta son invention pour la première fois à une foire aux jeux à Nuremberg en Allemagne en 1959. La firme américaine Ohio Art Company l'y repéra et lui acheta les droits pour 25 000 dollars.
Elle coopéra ensuite avec lui pour construire la version définitive du jouet qui fut appelé Etch A Sketch (qu'on peut traduire en gros par "grave un croquis") et commercialisé à partir de 1960 aux Etats-Unis puis dans le monde entier.

Ci-dessous une boîte originale du Etch A Sketch et une publicité de 1960 :




En France, le jouet a été distribué à partir de 1960 sous le nom Télécran par la société des Jouets Rationnels (JR). Il coûtait alors 27,50 Francs (4,20€).

Ci-dessous la boîte du Télécran et à droite une publicité de 1960 :




Les Jouets Rationnels ont fusionné en 1969 avec la société de jouets Joustra qui a elle-même été rachetée par la Compagnie Financière Edmond de Rothschild. Elle y sera regroupée en 1973 avec d'autres marques dans la Compagnie Générale du Jouet (Ceji). Ceji coula en  1985 mais Joustra continua de produire des jouets. Tout le monde a suivi ?

Ces différents rachats et fusions expliquent le fait qu'on pouvait trouver des Télécran de différentes marques entre 1960 et 1985 : JR, Joustra, Ceji et Interlude (filiale de CEJI).
Aujourd'hui on peut encore trouver des Télécran de marque Joustra et Mattel.

Ci-dessous, des Télécran JR, Interlude et Ceji :




De 1960 à 1964, les Télécran avaient une production mensuelle de 1 000 à 3 000 exemplaires, atteignant jusqu'à 25 000 unités à la fin des années 60. A cette époque, il se vendait en moyenne 33 000 Télécran par an en France.
Il s'est écoulé à ce jour plus de 100 millions d'exemplaires dans le monde !

Petite anecdote : sur la photo intérieure de la première boîte du jouet, on peut voir les enfants et la nièce du patron de la société des Jouets Rationnels, Philippe Mayer, ainsi qu'un salarié de l'agence publicitaire. Cette image sera utilisée pendant de nombreuses années sur les packagings :




Le jouet était vendu avec une série de modèles et caches transparents pour aider à dessiner.

Dans les années 80, Ceji proposait des cassettes qui se posaient sur le jouet afin de proposer des jeux supplémentaires de parcours et labyrinthes. Il fallait tourner la molette en haut de la cassette pour faire apparaitre les différents panneaux de jeu.




Ci-dessous une publicité magazine de 1985 à l'occasion du 25ème anniversaire du jouet, avec un concours pour gagner des vélo bi-cross, il fallait dessiner Tintin et Milou :



Pour information, André Cassagnes n'avait pas les moyens de payer le dépôt de brevet de son invention, il a dû emprunter l'argent à un investisseur. C'est ainsi que sur le brevet du Télécran, daté du 25 septembre 1952, il y a le nom du trésorier qui s'est chargé des démarches administratives, Arthur Granjean.
André Cassagnes est décédé le 16 janvier 2013 à l'âge de 86 ans après une vie d'inventions bien remplie, il est en effet également à l'origine de très nombreux prototypes de cerfs-volants.


Fonctionnement

Autour de mes 7-8 ans, quand j'ai eu mon Télécran, j'avais cherché à en connaitre le secret du fonctionnement comme je l'ai dit en introduction.
J'avais bien essayé de l'ouvrir en soulevant légèrement un côté et en faisant levier avec une paire de ciseaux, mais à part me pincer les doigts je n'y étais pas arrivée (et heureusement car sinon mon jouet aurait été cassé).


A force de dessiner avec, j'avais deviné que le trait noir créé par les boutons était en fait une trace laissée par une pointe juste en dessous de la vitre.
Depuis cet instant, mon occupation favorite a été de dégager un maximum de poudre dorée afin de voir comment c'était fait en dessous. Je me souviens bien que j'avais mal au pouce et à l'index à force de triturer les deux boutons dans tous les sens pour mener à bien cette opération ! Mais c'est grâce à cet acharnement que j'ai pu voir qu'il y avait une sorte de petite petite pointe grise au croisement de deux tiges qui étaient actionnées par les boutons. Ma curiosité était satisfaite et surtout quelle fierté d'avoir percé le secret du jouet ! Je l'ai refait de nombreuses fois par la suite, ça m'amusait autant voire plus que de faire des dessins.

Ci-dessus, le Télécran que j'ai sans doute eu à l'époque, c'est celui que j'ai racheté depuis (à vrai dire, j'ai du mal à me souvenir si j'ai eu un JR ou un Ceji).

Il y a quelques mois, j'ai pu trouver un Télécran en mauvais état ce qui m'a permis de l'ouvrir pour ENFIN voir l'intérieur de l'engin. J'étais très contente, depuis le temps que j'en rêvais ! Ca n'a pas été sans mal, le boitier est en effet très fortement scellé et j'ai eu beaucoup de difficulté à le casser pour pouvoir l'ouvrir.




A l'intérieur il y a donc deux tiges en métal disposées à angle droit, une horizontale et une verticale, qui sont actionnées par des fils en nylon attachés aux deux boutons blancs sur la face avant du jouet. Au croisement des tiges se trouve un petit cône pointu qui peut donc coulisser sur les deux tiges et qui est collé à la surface vitrée. Lorsqu'on tourne les boutons, on déplace les tiges et donc le stylet de traçage qui gratte la pellicule de poudre collée sur la vitre et forme ainsi un trait noir d'apparence (en fait transparent, c'est l'absence de poudre qui donne cette impression).



Le fait de secouer le jouet à l’envers remet de la poudre sur l’écran à l'aide de centaine de mini-billes (en métal ?) qui permettent une adhérence uniforme entre la poudre et la surface translucide et donc efface le dessin en rendant l'écran opaque.

Je ne sais pas si cette poudre dorée a des propriétés électro-statiques mais en tout cas elle est bigrement envahissante quand on a le malheur d'y toucher. Voyant que j'en avais partout sur les mains, j'en ai profité pour me faire une belle paire de gants dorés, ce qui m'a immédiatement fait penser à la James Bond Girl dans "Goldfinger" !




Ci-dessous le dessin du brevet pour le Télécran qui date du 25 septembre 1952 (avec le nom d'Arthur Granjean et non d'André Cassagnes comme je l'ai expliqué plus haut) qui montre le fonctionnement de l'appareil.




Autour du Télécran

Il y a eu d'autres formes d'ardoise magique dans les années 80, notamment cette jolie sphère et le SkeDoodle dont je me souviens bien des pubs et qui me semblait vraiment chouette avec ses pochoirs qui permettaient de faire des dessins automatiquement :




De nombreux artistes ont créé de magnifiques dessins grâce au Télécran/Etch A Sketch. En voici un petit échantillon. Ils ont toute mon admiration, quel talent et quelle patience !



Mes amis d'Osibo ont parlé d'Etcha, un artiste très doué, à voir ICI.

Les films d'animation "Toy Story" (1996) et "Toy story 2" (2000) ont contribué à remettre le jouet à la mode. Il parait que cela a eu un vrai impact sur les ventes à l'époque.

 



Il existe des coques pour ipad et téléphone portable qui permettent de customiser son écran
Il y a même des applications en flash pour dessiner comme sur le jouet !
Vous pourrez dessiner sur un Télécran virtuel depuis votre PC avec cette animation en flash ICI. Il suffit de cliquer sur "Start" et de faire des traits avec les flèches directionnelles de votre clavier.




Voici une photo insolite des Beatles à Paris en 1965 avec Georges Harrisson tenant en main un Télécran JR, marrant !



Ci-contre un pin's que j'ai découvert un jour par hasard en vide-grenier.

Le télécran est un jouet que j'ai beaucoup utilisé, le fait qu'il n'avait pas besoin de piles et qu'il était très résistant aux chocs permettait de le garder longtemps. De plus il n'était pas très cher, à peine 60 francs à la fin des années 70 (un peu moins de 10€) et on pouvait y jouer dès 4 ans.

Il avait également des vertus pédagogiques et à ce titre il était même "recommandé par le ministère de l'éducation" comme indiqué sur la boite. Il développait en effet la coordination manuelle, la concentration et l'imagination créative.
Il avait également obtenu l'oscar du meilleur jouet.

Son seul gros inconvénient venait du fait qu'il était très compliqué d'exécuter des dessins vraiment satisfaisants, surtout si on voulait faire des courbes et des obliques. De plus il suffisait de déraper un peu et de faire une erreur pour ruiner complètement le dessin qu'on venait patiemment de faire, donnant ainsi une irrésistible envie d'envoyer valdinguer l'engin à l'autre bout de la pièce !

Pour finir, voici une belle photo à l'ambiance purement 70's que j'aime beaucoup, elle était sur le packaging intérieur d'une boîte Ceji :




Et deux publicités télé de 1979 et 1983 :
 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 22:42
J'ai trouvé un joli livre-disque de Plume d’Élan en vide-grenier il y a quelques temps et en le feuilletant j'ai été assez surprise de constater qu'il y avait des images réelles incluses dans l'histoire en dessin, je ne m'en souvenais pas. Cela m'a donné envie de replonger dans les souvenirs de cette série car j'aimais beaucoup les aventures du petit indien malicieux. 

Elles ont été diffusées de 1979 à 1981 dans "Au plaisir du samedi", une émission de TF1 présentée par Denise Fabre, Pierre Douglas et Garcimore, qui permettait aux téléspectateurs de choisir les programmes de l'après-midi.

Dans cette émission, il y avait également le dessin animé "Maya l'abeille" qui reste pour moi inséparable de Plume d’Élan lors des samedis après-midi de mon enfance.
Les épisodes ont été rediffusés en 1982 dans "Mer-cre-dis-moi Tout" toujours sur TF1.
 
Les indiens avaient beaucoup de succès auprès des enfants à la fin des années 70 et au début des années 80 puisqu'il y a eu également "Bouba" en 1981 sur FR3, les aventures d'un petit ours qui avait pour ami Moy, un petit garçon amérindien. Il y avait aussi les "Légendes indiennes du Canada" dans Récré A2 en 1982-83 auxquelles j'ai consacré un article ICI et puis bien sûr "Yakari" qui a été diffusé également dans Récré A2 à partir de 1983. 


 
On doit "Les Aventures de Plume d’Élan" à Belokapi, la société qui a notamment produits "L'île aux enfants", et à Christophe Izard, le créateur de cette même émission, qui en a écrit les scénarii.
La série avait pour but de sensibiliser les enfants aux dangers de la ville et de la campagne. Elle a été produite en collaboration avec le Ministère des Transports.

 
La sécurité routière avait déjà créé en juin 1976 le personnage de Bison Futé, qui informait et conseillait les automobilistes afin de faciliter le trafic sur les routes pendant l'été. L'opération avait été couronnée de succès, Bison Futé avait été suivi dès la première année par des millions de français, soucieux de ne pas se retrouver coincés dans les embouteillages pendant leurs vacances.
 
Ci-dessous deux images extraites d'un spot TV de la prévention routière de 1978 avec Laurent Broomhead, alors jeune journaliste, et une photo du 28 juin 1977 où on voit un homme à cheval déguisé en Indien donner des indications à une automobiliste, lors d'une opération de distribution de cartes routières. J'adore ces vieilles photos avec les voitures de l'époque.



Je me souviens très bien de ces cartes routières qui étaient offertes par la Sécurité routière. On y voyait un Bison Futé souriant sur fond rouge, j'en ai gardé une dans ma chambre
 pendant un bon moment.

 
C'est Daniel Robert qui fut chargé de donner vie à la mascotte. On ne connait pas forcément le nom de ce publicitaire mais on connait un grand nombre de formules chocs qu'il a inventées : "Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !", "Tu t'es vu, quand t'as bu ?", "SNCF, c'est possible !".
Il explique à propos de Bison Futé : "Il fallait faire oublier au grand public que le message venait de l'Etat, un message d'ordinaire perçu comme castrateur et conçu pour nous casser les pieds. Pour gommer cet émetteur, j'ai opté pour le décalage et un personnage fun et intelligent".
 
Les traits du chef indien se sont modernisés d'année en année mais il tient toujours son rôle préventif aujourd'hui, 38 ans après sa création :
 

 
Voici un autocollant, un porte-clef et une figurine :


 
Les grands avaient Bison Futé pour les guider sur les routes, les petits ont eu Plume d’Élan pour leur apprendre les rudiments de la sécurité routière. C'est ainsi que furent créés ces mini-épisodes de 5 minutes dans lesquels on suivait les aventures de ce petit indien attachant dont la devise était "un indien prudent en vaut 2 !".
 
Les épisodes étaient composés de deux tiers de dessin animé avec les aventures de Plume d’Élan et d’un tiers de vidéo où on voyait des enfants en conditions réelles sur la route, à pieds, en vélo ou dans la voiture de leurs parents.

Voilà les photos extraites du livre-disque dans le style roman-photos. On peut y voir une Simca 1100 et une Autobianchi.
Détail amusant : à cette époque la ceinture de sécurité n'était pas obligatoire donc nulle part sur les images on ne la voit bouclée à l'avant ou à l'arrière, ce qui serait le comble pour la communication de la sécurité rtoutière aujourd'hui !




Les histoires étaient simples à comprendre pour les plus petits et pleine d'humour ce qui permettait de mieux faire passer le côté pédagogique.

C'est Jackie Berger (ci-contre à droite) qui prêtait sa voix à Plume d’Élan. Cette actrice-doubleuse a fait un très grand nombre de voix de petits garçons dans les publicités, les séries et les dessins animés des années 70 et 80, les plus célèbres sont Arnold dans "Arnold et Willy" et Esteban dans "Les Mystérieuses Cités d'or".
 
Il y avait également Gérard Hernandez dont on ne présente plus les nombreuses voix (le grand Schtroumpf, Waldo Kitty etc...), Henri Djanick (Bourriquet, Mister T.) ou Jacques Deschamps (Oscar Goldman dans "L'Homme qui valait trois milliards" et "Super Jaimie"  entre autre).
 
J'adorais la chanson du générique, "Les peaux-rouges heureux", interprétée par Jackie Berger, elle m'a particulièrement marquée. Les paroles étaient signées Christophe Izard (voir à la fin de cet article pour la vidéo).
 
Il y a eu beaucoup de produits dérivés pour la série, notamment de jolies images lenticulaires de La Roche aux Fées avec les conseils au dos : "Pour voir le danger, marchez face à la circulation" ou "A plusieurs vélos, roulez toujours en file indienne".

 
Quelques livres chez Flammarion :


Les 45 tours du générique et plusieurs livres-disques, quatre en tout à ma connaisance avec celui dont j'ai mis le visuel en tête d'article et le 33 tours qui les regroupe.



Et aussi un album Panini, un masque César, des VHS, une mini-poupée, une figurine PVC, un calendrier (1982), un album de coloriage, une toile de tente etc...

J'aimais beaucoup ces épisodes qui étaient drôles et nous donnaient de bons conseils pour le quotidien mais par contre je ne saisissais pas très bien le rapport entre Plume d'Elan et Bison Futé et je ne comprenais pas pourquoi on ne voyait jamais le grand chef indien dans la série pour expliquer les rudiments de la sécurité routière puisqu'on nous distribuait des cartes à son effigie. C'était d'autant plus bizarre qu'en 1978, il y a eu à la télé des petits spots en dessin animé avec Bison Futé, il y avait vraiment de quoi se mélanger les pinceaux !

Voici une de ces pubs (avec des voix bien connues au passage) :

Voici pour finir le fameux générique avec la chanson "Les peaux-rouges heureux" :

Pour voir le livre-disque "La longue guerre des oreilles vertes" dans son intégralité, rendez-vous sur le blog de mon ami dGé "Le Grenier de la télé" ici :

http://greniertv.over-blog.com/article-plume-d-elan-la-longue-guerre-des-oreilles-vertes-123938542.html

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Les Copains d'abord - dans Télé
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 23:49

Comme promis pour les petits curieux qui veulent connaître les secrets de fabrication de mon diorama (à voir ICI), voici des explications et des photos des différentes étapes de sa conception.

 
J'ai commencé le diorama le 8 mai, il fallait qu'il soit terminé pour le salon des collectionneurs de jouets des Grands z'enfants le 31 mai. Cela m'a certes mis la pression, mais cela m'a également et surtout motivée.

Je pense avoir mis plus d'une cinquantaine d'heures pour le faire.


En premier lieu j'ai passé de longs moments à visionner des émissions sur le site de l'INA et à faire des photos d'écran de chaque élément de l'île aux différentes époques, les décors ayant en effet changé plusieurs fois entre 1974 et 1982.
Ces images m'ont servie de base de travail.
 
Ensuite il a fallu que je détermine la taille du diorama et donc de la boite qui le contient. Pour l'échelle je me suis basée sur le petit pouet Casimir de 8cm, tout est fait à partir de sa taille. J'ai un peu condensé l'île par rapport à l'originale sinon il m'aurait fallu une boite deux fois plus encombrante !
L'échelle est en gros au 1/25ème.
 
J'ai demandé au grand-père de mon amoureux, qui est très bricoleur, de me fabriquer cette boite en bois. Je lui ai demandé de la faire arrondie devant de chaque côté pour casser le côté trop anguleux.
 
J'ai commencé par le sol qui a servi de base à tout le reste. C'est un carton entoilé blanc sur lequel j'ai collé du papier Canson gris clair. J'ai ensuite posé la partie vert foncé en la découpant dans une autre feuille Canson à l'aide de mon cutter de maquettiste. J'ai choisi délibérément de couper le rond au sol devant sinon le diorama aurait été trop étendu en profondeur.
 
Pour les fleurs au sol, je les ai retravaillées avec Photoshop d'après une photo de l'émission. Je les ai reproduites en plusieurs exemplaires à la bonne échelle puis découpées et collées.

 
Je me suis ensuite attaquée au kiosque de Julie. L'élément qui m'a donné le plus de fil à retordre, au propre comme au figuré d'ailleurs !
 
Pour la base, je me suis servi d'une boite de médicament ronde en plastique de 5cm de diamètre que j'ai coupée à la bonne taille en enlevant une petite partie pour mettre la porte plus tard.
Je l'ai recouverte d'une plaque assez épaisse de pâte d'argile auto-durcissante en formant le rebord caractéristique du kiosque.
Après séchage (au moins deux jours), je l'ai poncée et lissée au papier de verre très fin puis peinte en vert pomme et enfin vernie.

 
L'armature en métal blanc a été faite en grande partie par mon amoureux qui maîtrise ce matériau un peu mieux que moi. La difficulté étant de doubler tous les montants du kiosque et de faire en sorte que chaque tige passe aussi en bas afin de couvrir tout le tour du kiosque.
On a utilisé un fil de fer plastifié que l'on a trouvé au rayon jardinage dans un magasin de bricolage et on a assemblé avec de la colle cyanolite.

 
J'ai beaucoup cogité en amont sur le toit du kiosque que je ne savais vraiment pas comment faire car il n'est pas réellement demi-sphérique, je ne pouvais donc pas me contenter de couper une balle en plastique en deux et la peindre. Il est rond dessus mais il comporte aussi 6 pans.
 
Après de très nombreux essais sur plus d'une semaine - et quelques découragements il faut bien l'avouer - j'ai fini par réaliser une forme "éclatée" à peu près convenable du toit sur mon PC, je l'ai coloré en vert, le plus proche possible de celui de la base du kiosque que j'avais déjà faite, je l'ai imprimé puis assemblé. Enfin je l'ai verni pour qu'il paraisse être fait en plastique.

Ci-dessous tous les essais avant d'atteindre le bon résultat :




Voici le toit en version éclatée à plat avec une petite photo du toit original en imagette :



J'ai fait le poinçon (le petit ornement sur le haut du toit) en pâte auto-durcissante.
J'ai préféré cette version verte du toit à la version blanche des précédents kiosques, je le trouvais plus joli ainsi.
 
La porte derrière le kiosque est taillée en balsa, peinte puis vernie.
 
Les petits jouets qui se trouvent sur le kiosque sont des jolis boutons ou des motifs de boucles d'oreille.
 
Les autres jouets autour sont des Playmobil (seau que j'ai peint, arrosoir, ballon de foot). J'ai fait le ballon rouge et vert en pâte auto-durcissante.
 
Les bocaux de bonbons sont fait en tube plastique. Je prends des tubes de gousse de vanille que je tronçonne avec ma boîte à onglet miniature, je mets un morceau de scotch dessous puis je remplis de perles de rocaille. Le couvercle est un bouton transparent.
 
La cage-à-poule a été plus facile à réaliser car elle est entièrement en bois. Je n'ai pas utilisé de bâtonnets de glace comme on me l'a déjà demandé car ces bâtonnets sont trop épais d'abord, difficiles à couper et sculpter ensuite, et de toute façon l'arrondi au bout n'est pas le bon pour les planches.
 
J'ai donc utilisé du balsa qui se coupe très facilement et peut se sculpter à la lime à ongle afin d'obtenir le bon arrondi.
 
Pour les couleurs, j'ai pas mal hésité, la structure ayant été repeinte au cours des 8 ans de l'émission, les planches ont été oranges ou rouges. J'ai opté pour un rouge qui claquait plus à l'oeil.
 
Le toboggan est également en balsa avec un autocollant couleur argenté pour la glissade. Il repose sur un petit morceau de fil de fer plastifié peint du même bleu.
 
La base de la chaise de jardin de François a été faite en fil de fer (du fil blanc plastifié qui a été dénudé) dont les montants ont été attachés avec du fil de couture et collés. J'ai ensuite taillé des petits morceaux de carton pour faire l'assise et le dossier (du balsa aurait été trop épais et peu réaliste). Je l'ai peinte en rose comme l'originale.
 
Les ballons sont en pâte auto-durcissante, je les ai peints, vernis puis collés en grappe sur une tige de fil de fer. Pour que l'ensemble reste stable, j'ai fait un petit socle en pâte d'argile comme un pied de parasol.
Ci-contre les ballons avant la peinture.
 
Le banc d'apparence simple m'a tout de même donné du fil à retordre lui aussi. J'ai dû tailler les deux montants sculptés en carton très fort (j'ai sacrifié la couverture cartonnée d'un livre dont je ne voulais plus) car il est impossible de sculpter si finement du balsa. Les trois autres barres sont en balsa. J'ai refait la peinture trois fois en deux jours avant d'obtenir les bons coloris et la précision que je désirais pour les motifs.

Là François est assis sur le côté qui se trouve au fond sur le banc miniature :



 
J'ai peint la mer au fond de l'île ainsi que les montagnes avec les petits arbres de chaque côté en ombre comme dans l'île originale. Il y a eu plusieurs versions du décor, je trouvais celui-là beaucoup plus sympa.
 
Je me suis lancée ensuite dans les podiums ronds au fond de l'île. Là encore on s'est beaucoup interrogé avec mon cher et tendre pour savoir comment les fabriquer. On avait même acheter quelques boîtes de camembert en prévision en se disant qu'on pourrait garder les côtés des couvercles pour les confectionner. Mais ça ne nous satisfaisait pas : pas assez solide et fiable. On a donc décidé de tailler des cercles dans des bouteilles en plastiques de différents diamètres (lait, soda) en variant les hauteurs puis de les remplir de plâtre très fin en les lissant précautionneusement sur le dessus.

Essai des podiums des coins droit et gauche 
avant la peinture :


 
Après séchage (très long, au moins 4 jours), je les ai peints puis vernis et j'ai taillé des ronds dans du papier Canson vert et gris pour les recouvrir.


 
Le chemin qui englobe les podiums au fond est en carton recouvert de Canson gris également. Il n'a l'air de rien mais a demandé au moins 6h de travail !

 
La petite trottinette a été faite par mon fils Hugo (13 ans), avec des roues de jouet Kinder, du fil de fer et du balsa. J'ai juste passé de la couleur argenté sur les roues et le guidon pour leur donner un aspect métallique.
 
Le soleil est en papier Canson orange les rayons sont découpés dans une feuille de papier cadeau plastifié argenté.
 
J'ai trouvé le dessin d'un arc-en-ciel sur internet que j'ai customisé sur Photoshop pour qu'il ait les bonnes teintes et la bonne courbure. Je l'ai imprimé puis contrecollé sur une bande cartonnée.


Je me suis ensuite occupée des arbres, encore un gros morceau ! 
Comme je voulais qu'ils soient la réplique exacte des originaux, j'ai fait des photos d'écran de ceux de l'émission. j'ai imprimé chacun d'eux séparément puis les ai découpés par type de couleur avant de décalquer ces formes sur des feuilles Canson de 4 verts différents. Je suis un peu déçue de ne pas avoir trouvé les teintes exactes des originaux, j'ai fait plusieurs magasins d'art et de loisirs créatifs à Bordeaux sans succès.


 
La base du feuillage le plus clair est collé sur une feuille vert pomme encore plus clair qui en souligne le contour. L'impression de relief est donné par les couches successives de balsa que j'ai intercalées entre deux feuilles de couleur. 
J'ai placé des buissons de verdures également sur les murs à droite et à gauche.


 
J'ai enfin terminé le diorama en confectionnant les petites arcades roses sur les murs de l'île. Pour cela j'ai utilisé du papier Canson rose très pale et du papier calque. J'ai découpé le Canson avec un compas-cutter que j'avais gardé de mes études de maquettiste publicitaire. Celles du mur de gauche ne sont pas identiques aux originales mais l'échelle ne permettait pas d'en placer des plus grandes.


 
La dernière touche a été de coller les 3 arbres, 2 sur des socles/podiums à gauche et au centre, et le 3ème à même le sol à droite. On a dû mettre des petites cales derrières les troncs pour qu'ils puissent tenir debout correctement, ils ne sont pas lourds mais haut.


 
Pour décorer les deux cotés extérieurs de la boite, j'ai collé deux belles illustrations avec des personnages de l'émission : Gribouille, Antivol, Léonard etc...
 
Voilà, la fabrication de mon diorama n'a plus de secret pour vous ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires, j'y répondrai avec plaisir.

Cadeau bonus : moi en pleine action sur ce satané toit du kiosque ! ^^


 
J'ai demandé au grand-père de mon amoureux, qui est très bricoleur, de me fabriquer cette boite en bois. Je lui ai demandé de la faire arrondie devant de chaque côté pour casser le côté trop angulaire.
 
J'ai commencé par le sol qui a servi de base à tout le reste. C'est un carton entoilé blanc sur lequel j'ai collé du papier Canson gris clair. J'ai ensuite posé la partie vert foncé en la découpant dans une autre feuille Canson à l'aide de mon cutter de maquettiste. J'ai choisi délibérément de couper le rond au sol devant sinon le diorama aurait été trop étendu en profondeur.
 
Pour les fleurs au sol, je les ai retravaillées avec Photoshop d'après une photo de l'émission. Je les ai reproduites en plusieurs exemplaires à la bonne échelle puis découpées et collées.
 
Je me suis ensuite attaquée au kiosque de Julie. L'élément qui m'a donné le plus de fil à retordre, au propre comme au figuré d'ailleurs !
 
Pour la base, je me suis servi d'une boite de médicament ronde en plastique de 5cm de diamètre que j'ai coupée à la bonne taille en enlevant une petite partie pour mettre la porte plus tard.
Je l'ai recouverte d'une plaque assez épaisse de pâte d'argile auto-durcissante en formant le rebord caractéristique du kiosque.
Après séchage (au moins deux jours), je l'ai poncée et lissée au papier de verre très fin puis peinte en vert pomme et enfin vernie.
 
L'armature en métal blanc a été faite en grande partie pour mon amoureux qui maîtrise ce matériaux un peu mieux que moi. La difficulté étant de doubler tous les montants du kiosque et de faire en sorte que chaque tige passe aussi en bas afin de couvrir tout le tour du kiosque.
On a utilisé un fil de fer plastifié que l'on a trouvé au rayon jardinage dans un magasin de bricolage et on a assemblé avec de la colle cyanolite.
 
J'ai beaucoup cogité en amont sur le toit du kiosque que je ne savais vraiment pas comment faire car il n'est pas réellement demi-sphérique, je ne pouvais donc pas me contenter de couper une balle en plastique en deux et la peindre. Il est rond dessus mais il comporte aussi 6 pans. Ci-contre la photo du toit originale.
Après de très nombreux essais sur plus d'une semaine - et quelques découragements il faut bien l'avouer - j'ai fini par réaliser une forme "éclatée" à peu près convenable du toit sur mon PC, je l'ai coloré en vert, le plus proche possible de celui de la base du kiosque que j'avais déjà faite, je l'ai imprimé puis assemblé. Enfin je l'ai verni pour qu'il paraisse être fait en plastique.
J'ai fait le poinçon (le petit ornement sur le haut du toit) en pâte auto-durcissante.
J'ai préféré cette version verte du toit à la version blanche des précédents kiosques, je le trouvais plus joli ainsi.
 
Ci-dessous les nombreux essais pour le kiosque et à droite le toit à plat que j'ai imprimé puis assemblé. 
 
La porte derrière le kiosque est taillée en balsa, peinte puis vernie.
 
Les petits jouets qui se trouvent sur le kiosque sont des jolis boutons ou des motifs de boucles d'oreille.
Les autres jouets autour sont des Playmobil (saut repeint, arrosoir, ballon de foot). J'ai fait le ballon rouge et vert en pâte auto-durcissante.
 
Les bocaux de bonbons sont fait en tube plastique (je prends des tubes de gousse de vanille) que je tronçonne, je mets un morceau de scotch dessous puis je remplis de perles de rocaille. Le couvercle est un bouton transparent.
 
La cage-à-poule a été plus facile à réaliser car elle est entièrement en bois. Je n'ai pas utilisé de bâtonnets de glace comme on me l'a déjà demandé car ces bâtonnets sont trop épais d'abord, difficile à couper et sculpter ensuite et de toute façon l'arrondi des bouts n'est pas le bon pour les planches de la cage-à-poules.
J'ai donc utilisé du balsa qui se coupe très facilement et peut se sculpter à la lime à ongle afin d'obtenir le bon arrondi.
Pour les couleurs, j'ai pas mal hésité, la structure ayant été repeinte au cours des 8 ans de l'émission, les planches ont été oranges ou rouges. J'ai opté pour un rouge qui claquait plus à l'oeil.
Le toboggan est également en balsa avec un autocollant couleur argenté pour la glissade. Il repose sur un petit morceau de fil de fer plastifié peint du même bleu.
 
La base de la chaise de jardin de François a été faite en fil de fer (du fil blanc plastifié qui a été dénudé) dont les montants ont été attachés avec du fil de couture et collés. J'ai ensuite taillé des petits morceaux de carton pour faire l'assise et le dossier (du balsa aurait été trop épais et peu réaliste). Je l'ai peinte en rose comme l'originale.
 
Les ballons sont en pâte auto-durcissante, je les ai peints, vernis puis collés en grappe sur une tige de fil de fer. Pour que l'ensemble reste stable, j'ai fait un petit socle en pâte d'argile comme un pied de parasol.
 
Le banc d'apparence simple m'a tout de même donné du fil à retordre lui aussi. J'ai dû tailler les deux montants sculptés en carton très fort (j'ai sacrifié la couverture cartonnée d'un livre dont je ne voulais plus) car il est impossible de sculpter si finement du balsa. Les trois autres barres sont en balsa. J'ai refait la peinture trois fois en deux jours avant d'obtenir les bons coloris et la précision que je désirais pour les motifs.
 
J'ai peint la mer au fond de l'île ainsi que les montagnes avec les petits arbres de chaque côté en ombre comme dans l'île originale. Il y a eu plusieurs versions du décor, je trouvais celui-là beaucoup plus sympa.
 
Je me suis lancée ensuite dans les podiums ronds au fond de l'île. Là encore on s'est beaucoup interrogé avec mon cher et tendre pour savoir comment les fabriquer. On avait même acheter quelques boîtes de camembert en prévision en se disant qu'on pourrait garder les côtés des couvercles pour les confectionner. Mais ça ne nous satisfaisait pas : pas assez solide et fiable. On a donc décidé de tailler des cercles dans des bouteilles en plastiques de différents diamètres (lait, soda) en variant les hauteurs puis de les remplir de plâtre très fin en les lissant précautionneusement sur le dessus.
Après séchage (très long, au moins 4 jours), je les ai peints puis vernis et j'ai taillé des ronds dans du papier Canson vert et gris pour les recouvrir.
Le chemin qui englobe les podiums au fond est en carton recouvert de Canson gris également. Il n'a l'air de rien mais a demandé au moins 6h de travail !
 
La petite trottinette a été faite par mon fils Hugo (13 ans), avec des roues de jouet Kinder et du balsa. J'ai juste passé de la couleur argenté sur les roues et le guidon pour leur donner un aspect métallique.
 
Le soleil est en papier Canson orange, les rayons sont découpés dans une feuille de papier cadeau plastifiée argenté.
 
J'ai trouvé le dessin d'un arc-en-ciel sur internet que j'ai customisé sur Photoshop pour qu'il ait les bonnes teintes et la bonne courbure. Je l'ai imprimé puis contrecollé sur une bande cartonnée.
 
Le moment était venu de s'occuper des arbres, encore un gros morceau ! 
Comme je voulais qu'ils soient la réplique exacte des originaux, j'ai fait des photos d'écran de ceux de l'émission. j'ai imprimé chacun d'eux séparément puis les ai découpés par type de couleur avant de décalquer ces formes sur des feuilles Canson de 4 verts différents. Je suis un peu déçue de ne pas avoir trouvé les teintes exactes des originaux, j'ai fait plusieurs magasins d'art et de loisirs créatifs à Bordeaux sans succès.
La base du feuillage le plus clair est collé sur une feuille vert pomme encore plus clair qui en souligne le contour. L'impression de relief est donné par les couches successives de balsa que j'ai intercalées entre deux feuilles de couleur. 
J'ai placé des buissons de verdures également sur les murs à droite et à gauche.
 
J'ai enfin terminé le diorama en confectionnant les petites arcades roses sur les murs de l'île. Pour cela j'ai utilisé du papier Canson rose très pale et du papier calque. J'ai découpé le Canson avec un compas-cutter que j'avais gardé de mes études de maquettiste publicitaire. Celles du mur de gauche ne sont pas identiques aux originales mais l'échelle ne permettait pas d'en placer des plus grandes.
 
La dernière touche a été de coller les 3 arbres, 2 sur des socles/podiums à gauche et au centre, et le 3ème à même le sol à droite. On a dû mettre des petites cales derrières les troncs pour qu'ils puissent tenir debout correctement, ils ne sont pas lourds mais haut.
 
Pour décorer les deux cotés extérieur de la boite, j'ai collé deux belles illustrations avec des personnages de l'émission : Gribouille, Antivol, Léonard etc...
 
Voilà, la fabrication de mon diorama n'a plus de secret pour vous ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires, j'y répondrai avec plaisir.
 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 22:51
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile

L'île aux enfants fête ses 40 ans en 2014. L'émission a en effet débarqué sur nos petits écrans le 16 septembre 1974. D'abord sur la 3ème chaîne de l'ORTF puis sur TF1 à partir de février 1975.

A cette occasion, je voulais rendre hommage à ce programme mythique et à son créateur qui a tant fait pour la jeunesse des années 70 et 80 à la télévision : Christophe Izard.

J'ai donc eu l'idée de recréer le plateau de l'émission en version miniature. J'avais déjà fabriqué ma chambre d'enfant en miniature ICI il y a quelques années, je me suis ainsi lancé un nouveau défi avec cette création "casimiresque".

Le diorama mesure 57 cm de largeur, 39 cm en profondeur et 31 cm en hauteur. Tout est à l'échelle du petit pouet Casimir Delacoste de 8 cm que l'on aperçoit au centre de l'île.
Il y a tout comme dans l'originale : le kiosque de Julie, la chaise et les ballons de François, le banc, la cage-à-poules et son tobbogan, les arbres et l'arc-en-ciel... il ne manque que les habitants de l'île et les enfants qui jouent autour.

Comme j'aimerais moi aussi être en version mini pour aller m'amuser dans ce pays merveilleux !

"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile

Je l'ai présenté pour la première fois lors du salon des collectionneurs de jouets de l'association des Grands z'enfants le 31 mai 2014. J'avais emmené avec moi une grande partie de ma collection sur l'île aux enfants.

J'étais habillée en mode "Casimirette" pour l'occasion.

"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile

JOYEUX ANNIVERSAIRE
A NOTRE CHERE ILE AUX ENFANTS
QUI NOUS A FAIT PASSER DE SI BELLES SOIREES
DEVANT NOTRE PETIT ECRAN !

 

Pour les petits curieux qui veulent connaître les secrets de fabrication de mon diorama, voir mon sujet avec les explications et les photos des différentes étapes de sa conception ici : "Making-of de mon île aux enfants miniature"

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:31
"La pub pour le parfum Egoïste" par Nath-Didile
Je pense que nombreux ont été comme moi marqués par cette splendide publicité pour le parfum "Egoïste" de Chanel, par son côté à la fois esthétique, mélodramatique et lyrique. La musique, qui en est indissociable, est totalement inoubliable. D'ailleurs j'ai une belle anecdote à son sujet que je raconterai à la fin de l'article.

La pub démarre en noir et blanc. Aux fenêtres d'un palace luxueux, des femmes en robes haute-couture crient leur rancœur envers un homme qu'on ne voit pas avec des airs de tragédiennes, elles le supplient de se montrer. Le film passe ensuite en couleurs, on aperçoit le bras nu de l'homme qui pose le flacon de parfum sur la balustrade de son balcon. Elles se mettent alors à scander "Égoïste" en ouvrant et fermant les volets au rythme de la musique.
 


Théâtral et diablement efficace. A l'époque tout le monde s'est souvenu du nom du parfum après la première diffusion à la télé. Toutes les pubs ne peuvent pas en dire autant !
 
Le réalisateur Jean-Paul Goude raconte :
"Si le film est réussi, c'est probablement parce qu'il s'inspire d'un projet personnel, en l'occurrence un film musical de 52 minutes destiné à une chaîne
de télévision. Inspiré par Farida, ma compagne à l'époque, qui avait écrit un poème extraordinaire intitulé "La Femme au nez coupé", le projet chroniquait un fait divers particulièrement dramatique dont elle avait été le témoin lorsqu'elle habitait encore aux Minguettes à Lyon : un macho ivre de jalousie avait coupé le nez de sa femme bien-aimée pour la punir de son infidélité. Penchées aux fenêtres de leur HLM, des ménagères d'origine maghrébines, témoins de la tragédie, insultaient le criminel tout en claquant les volets sur le rythme de la musique ambiante.
Le projet TV Farida étant malheureusement mort aussi vite que je l'avais présenté, je l'ai ressuscité pour Egoïste en substituant nos Maghrébines à une cohorte de top-modèles en colère penchés aux balcons d'un palace de La Riviera pour dénoncer l'égoïsme masculin. Le film fut tourné à 10 kilomètres de Rio, en rase campagne, dans un décor de cinéma entièrement reconstitué à l'image du Carlton de Cannes. Pas question à l'époque de trucages sur ordinateur, donc très peu de postproduction. A ce titre, Egoïste reste sans doute le dernier film publicitaire d'une époque et mon bref-métrage préféré".


Digne d'une super-production cinématographique, la pub a en effet nécessité la construction d'une reproduction de l'hotel Carlton à Cannes en plein désert brésilien. Pour cela, Jean-Paul Goude a fait appel à Michel Rose
(en collaboration avec Yves Bernard), un décorateur-scénographe qui a beaucoup travaillé avec lui, notamment pour les pub Dim, EDF, Club Med etc...

Ci-dessous à gauche le vrai Carlton, à droite la reproduction de la pub, bluffant !




Ici le dessin préparatoire pour le bâtiment et le story-board :



Trois cents ouvriers se sont attelés à la construction du palace en stuc pendant près de quatre semaines.

Ci-dessous en haut à gauche la maquette préparatoire puis au fond la construction de la structure grandeur nature.



 
Bien sûr la structure n'est qu'un mur, Michel Rose n'a pas reproduit tout le bâtiment.




Pendant le tournage :



La musique sophistiquée et rythmée est un extrait de "Romeo et Juliette", ballet pour orchestre symphonique du compositeur russe Sergei Prokofiev (1935). Le morceau s'appelle "La Danse des chevaliers" (Acte 1, scène 13), il va crescendo et souligne bien l'intensité dramatique du film.

Quant au texte, qui monte également en puissance, il parodie "Le Cid" de Corneille.

"Égoïste.
Où es-tu ?
Montre-toi misérable !
Prends garde à mon courroux, je serai implacable.
Ô rage !
Ô désespoir !
Ô mon amour trahi !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Montre-toi, égoïste !"




Voici la vraie tirade de don Diègue dans "Le Cid" (Acte 1, Scène 4)

"O rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?"

Tout y est pour montrer le côté mélodramatique : des femmes hystériques qui semblent souffrir à cause du même homme, des cris, des pleurs, du désespoir, le tout souligné par le noir et blanc.
Comme le dit Jean-Paul Goude dans le dossier de presse : "un style lyrique sur un mode dramatique qui se réfère aux films d'Eisenstein. Au rythme saccadé d'une symphonie musicale grandiose, elles déclament des alexandrins qui révèlent haut et fort leur souffrance. Celle que les hommes – un homme en particulier – leur font subir"

Les types de plan utilisés par le réalisateur sont très variés et suivent la logique du récit : on passe du très gros plan (l'œil qui pleure) au gros plan, puis au plan rapproché pour arriver à un plan d’ensemble pour l'image finale (le bâtiment entier avec des voitures qui passent devant).

Voici donc le spot de 30 secondes (j'ai pris la version anglaise dont l'image et le son sont de bien meilleure qualité) :
Jean-Paul Goude obtint un Lion d'or à Cannes lors du festival international de la publicité en 1990 pour cette campagne avant de récidiver pour Chanel l'année d'après pour le parfum Coco avec Vanessa Paradis.
 
En 2001, Michael Youn avait fait une parodie de la pub que je trouve très drôle  dans son émission "Morning live" :  
Mon anecdote autour de la pub comme promis :

On est donc en 1990 et sur le plateau de l'émission "Nulle Part Ailleurs" présentée par Philippe Gildas, il y a un chroniqueur que j'adore : Jérôme Bonaldi. Je regardais déjà ses interventions dans l'émission "Direct" toujours présentée par Gildas sur Canal + (85-87). J'aimais l'entendre parler de trucs et de bidules, d'inventions et surtout de publicité.
Ce soir là, il parle d'un tout nouveau spot pour le parfum Egoïste réalisé par Jean-Paul Goude. Devant mon petit écran, je suis vraiment époustouflée par la beauté de la pub et surtout je tombe instantanément amoureuse de la musique. Malheureusement Bonaldi n'en parle pas et je me demande bien comment je vais pouvoir retrouver le morceau. A l'époque pas d'internet bien entendu.
 
Comme j'habite Paris à ce moment-là, je me rends à la Fnac de la Bastille dès le lendemain avec l'espoir de retrouver la fameuse musique mais je sais que les chances sont très minces. Il faut en effet tomber sur quelqu'un qui, premièrement a vu l'émission de la veille et deuxièmement connait le morceau en question.
 
Je vais au rayon classique et je demande au vendeur : il n'a malheureusement pas regardé l'émission, ni ses collègues. En désespoir de cause, je me balade dans le rayon classique et j'aperçois un papy affairé devant un bac de CD. Qui ne tente rien n'a rien, on ne sait jamais, je me dirige donc vers lui et lui demande si par le plus grand des hasards il n'aurait pas regardé "Nulle part ailleurs" la veille. Il me répond "oui" ! Je lui demande alors s'il se souvient de la pub présentée par Jérôme Bonaldi. Là encore il me dit "oui"... la chance ! Donc je me lance en croisant les doigts derrière mon dos : "Connaissez-vous le morceau classique qui était en fond ?"... roulements de tambour... il me répond : "oui bien sûr, c'est "Roméo et Juliette" de Prokoviev". Bingo !!!
Je me dirige donc vers le bac Prokofiev pour trouver le CD mais problème, il y a de nombreuses versions par différents orchestres... Je retourne donc voir le papy et en m'excusant de l’importuner de nouveau, je lui demande si par hasard il ne saurait pas quelle version est la meilleure. Par chance là aussi il sait très bien quel enregistrement est le meilleur, il cherche le CD, le trouve parmi tous les autres et me le tend avec un sourire. Je n'en reviens toujours pas du hasard chanceux que j'ai eu ce jour-là !
25 ans plus tard, j'ai toujours ce disque, je l'ai écouté un nombre incalculable de fois depuis.

 
Pour couronner le tout et "boucler la boucle", j'ai pu aller voir en décembre 2011 le ballet "Romeo et Juliette" avec la divine musique de Prokofiev au Grand-Théâtre de Bordeaux. J'avoue que lorsque j'ai entendu les premières notes de la "Danse des chevaliers", le thème utilisé dans la pub, j'ai eu les larmes aux yeux et j'ai senti une très grande exaltation.
 
 
Un grand merci au scénographe Michel Rose qui a bien voulu que j'utilise ses photos de la création du décor. Son site internet : http://www.michelrose.fr/

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Les Copains d'abord - dans Pub
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:39
"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

"Les légendes indiennes du Canada" est une série composée de 13 épisodes de 26 minutes chacun. Elle a été diffusée les vendredis dans "Récré A2" entre octobre 1982 et janvier 1983 puis rediffusée entre avril et juillet 1985 dans la même émission.

On doit nos souvenirs de ces moments de poésie et de sagesse à Jacqueline Joubert qui était alors directrice des programmes jeunesse d'Antenne 2 et voulait proposer aux petits téléspectateurs des rubriques intelligentes et culturelles entre les programmes habituels de Récré A2. C'est dans cette optique qu'elle a choisi ces petits films à mi-chemin entre la fiction et le documentaire qui permettaient de découvrir la culture des différentes nations indiennes (malheureux menacées) qui peuplent l'est du Canada. Chaque épisode est un récit adapté d'un conte ou d'une légende traditionnelle puisés dans le patrimoine oral de ces peuples autochtones.
 
On pouvait y voir de beaux paysages et de magnifiques costumes et peintures sur les visages. C'est d'ailleurs à cause de ces peintures que certains gardent encore aujourd'hui un souvenir un peu effrayant des Légendes quand ils les regardaient étant enfants.
 
Les histoires d'animaux, d'amour, d'esprits de la nature étaient captivantes et émouvantes. Avec de jolies morales pleines d'espoir à la fin comme par exemple "Apprenez à aimer vos enfants pour ce qu'ils sont et pas pour ce que vous voudriez qu'ils soient". Cela donnait une image bien différente de ce que l'on voyait habituellement dans les westerns.
"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

Il faut dire qu'outre les westerns, les indiens avaient du succès auprès des enfants à la fin des années 70 et au début des années 80. A la télé il y a eu en effet "Les Aventures de Plume d’Élan" (de Christophe Izard) en 1979 sur TF1 qui apprenaient aux enfants les rudiments de la sécurité routière (le fameux personnage Bison futé avait été créé quant à lui pour les adultes). Puis "Bouba" en 1981 sur FR3, le petit ours qui avait pour ami Moy, un petit garçon amérindien. Et puis bien sûr "Yakari" dont les aventures ont été diffusées à partir de 1983 dans Récré A2. 

"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

Revenons à la série. Elle a été créée par Daniel Bertolino, un infatigable explorateur des continents, sur une idée de sa seconde épouse, Diane Renaud. Le réalisateur est l'auteur d’innombrables films et documentaires, et en particulier une grande série sur les légendes du monde, un projet ambitieux tourné dans une trentaine de pays. Les légendes indiennes du Canada représentent une petite partie de ce vaste projet. 

Les épisodes ont été tournés avec la participation de différentes communautés, en langues amérindiennes avec une narration en français ce qui donne un côté documentaire à la série. Le tournage a duré plus de trois ans, chaque tribu devait trouver la légende qu'elle voulait bien partager et vérifier ensuite que le texte correspondait bien à l'histoire. Elle participait ensuite à sa reconstitution et assurait les dialogues dans sa propre langue.


Avec le premier épisode, "Pitchi le Rouge-Gorge", Daniel Bertolino remportera le Grand Prix jeunesse International UNESCO à Munich en juin 1982.

Daniel Bertolino décida d’écrire et d’éditer les meilleures légendes produites par Via le Monde, société dont il est président et fondateur. "Les Legendes Indiennes" ont été éditées chez Flammarion, "Les Legendes du Monde' Chez Nathan.
L’éditeur de disques Ades à Paris proposa de commercialiser les textes de Daniel Bertolino et la musique composée par Osvaldo Montés dans la collection des livres-disques "le Petit Menestrel" que nous connaissons tous.

 

Ci-dessous à gauche le livre et à droite le disque avec le générique :

"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

Voici les deux livres-disques dont je connais l'existence, je possède celui de droite qui correspond au premier épisode de la série ("Pitchi le Rouge-Gorge") et dont sont issues les images qui illustrent cet article :

"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

 

Dans la collection des livres-disques "le Petit Menestrel" (Ades), il y a eu aussi "Les lègendes du monde" dont j'ai parlées plus haut, toujours avec les musiques de Osvaldo Montés.
La série avait été diffusée sur Antenne 2 mais je n'en ai gardée aucun souvenir.

Sur ce livre-disque qui date de 1984, il s'agit de Coquena", une  légende d'argentine.

Liste des épisodes (extraite de la page officielle Via le monde)

01. Pitchi le rouge-gorge. Légende Ojibway tournée à Cape Crocker, Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa, de la Bande Nawash. D'après une histoire racontée par Basil H. Johnston de la nation des Indiens Ojibaway du Lac Huron. Cette légende raconte les  origines de Pitchi le Rouge-Gorge, ainsi que la recherche des jeunes pour la paix, à travers la musique et les chants.




02. Windigo. Légende innue (ou Montagnaise) tournée à Pointe-Bleue, au Québec, avec la participation des tribus innues. Cette histoire raconte comment le grand vent, Windigo, ou l'Esprit de l'Avidité, punit un jeune homme de son avarice.


03. Nokome, Le Roi de Glace/Glooscap. Légende Abenakise tournée à Cape Crocker, en Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa, de la bande Newash. L'esprit de l'été, Glooscap, enseigne aux Abenakis comment apprivoiser le Roi de Glace, esprit de l'hiver.


04. La Boîte Magique. Légende Mic Mac tournée a Maria (Gaspésie), au Québec, avec la participation des Indiens Mic Mac. Un jeune découvre à travers la mystérieuse sagesse d'une boîte magique que l'amour véritable n'a pas besoin d'être mis à l'épreuve.


05. Le chemin des Esprits. Légende Ojibway tournée à Whitfish River, en Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa de la réserve Birch Island. Cette Légende parle de l'espoir retrouvé par un jeune homme qui, ayant perdu sa très belle femme, souffrit un douloureux chagrin.



06. La femme d'hiver. Légende Ojibway tournée à Wikwemikong, en Ontario, avec la participation des Autochtones d'Ottawa. Cette légende parle de la magie du monde animal et enseigne la signification de la fidélité et de l'amour.


07. Moowis, où es-tu Moowis ? Légende Algonquine, tournée au Lac à la Truite, en Abitibi-Témiscamingue, avec la participation des Indiens Algonquins. Cette histoire raconte comment deux jeunes gens perdirent l'amour qui les unissait, à cause de leur fierté et de leur jalousie entêtée.


08. Mandamin ou la légende du maïs. Légende Ojibway tournée àWikwenmikong, en Ontario, avec la participation des Indiens d'Ottawa. Cette légende décrit comment le Grand Manitou envoya Mandamin (ou le maïs) chez les tribus indiennes pour les préserver de la faim


09. Le retour de l'enfant. Légende tournée au Lac à la Truite, en Abitibi-Témiscamingue, avec la participation des Indiens Algonquins. Cette légende raconte le chagrin d'un jeune homme face à la mort de sa femme, et sa lutte pour trouver un avenir meilleur pour lui et pour son fils.




10. Le chemin sans fin. Légende Ojibway tournée à Whitefish River, en Ontario, avec la participation des indiens Chippewa de la réserve Birch Island. Cette histoire décrit les tours que joue l'esprit du monde à un jeune homme qui cherche égoïstement à posséder la beauté.


11. L'esprit du chef mort. Légende Chippewa tournée à Wikwemikong, en Ontario, avec la participation des indiens d'Ottawa. C'est le récit d'un chef décédé qui laisse tomber sa colère et trouve un moyen de raconter à son peuple son expérience magnifique sur le chemin des esprits.



12. Les Pléiades. Légende Mohawk tournée à Oka, Québec, avec la participation des Indiens Mohawk. Légende de la constellation des  Pléiades, ou Okt-Kwa-tah, qui fut engendrée par la danse de sept enfants transformés en étoiles.


13. L’Homme invisible. Légende Mic Mac tournée Maria (Gaspésie) au Québec, avec la participation des Indiens Mic Mac. Ce récit explique comment un jeune-homme invisible révèle aux Mic Macs l'origine de l'arc-en-ciel.

"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 23:25
"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Oui je l'avoue sans aucune honte, j'ai un énorme faible pour le chocolat. Et si en plus on y ajoute des noisettes, du caramel, de la gaufrette ou toutes autres petites douceurs dans le même style, alors là je fonds complètement !

On a eu la chance d'avoir un grand choix de barres chocolatées dans les années 70 et 80 mais beaucoup ont malheureusement disparu depuis. Voici celles dont je me souviens ou qui m'ont marquées, que j'ai pu goûter ou dont j'ai vu les publicités à l'époque.

Tout d'abord YES, la délicieuse barre fondante et moëlleuse au chocolat de chez Nestlé, commercialisée en 1983 et disparue des rayonnages à la fin des années 90. On peut encore l'acheter sur certains site internet.
J'ai écrit un sujet complet sur YES, à lire ICI.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Les Raider, du groupe Mars, à base de biscuits recouverts de caramel et enrobés de chocolat au lait. Ils ont changé de nom en 1991 et sont devenus les Twix.
Cliquer ICI pour en connaitre l'histoire et savoir pourquoi ils ont changé de nom.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

La barre 3 Mousquetaires en forme de tresse était au caramel fondant enrobé de chocolat. Elle a été créée en 1970 au Royaume-Uni. On peut encore la trouver de nos jours sous le nom Curly Wurly en magasin spécialisé.
Cliquer
ICI pour lire le sujet complet que je lui ai consacrée.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Il y avait aussi la barre Banjo, du groupe Mars, (apparue en 1979). Elle était au chocolat, avec de la gaufrette et des cacahuètes.
Une variété aux noisettes est apparue par la suite, c'est la plus connue.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Une publicité télé de 1982 :

La barre Topset, de Suchard, est apparue en 1971. Elle était composée de riz soufflé et de caramel et était enrobée de chocolat. "La barre des costauds" comme le disaient les pubs.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile
"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Ici une pub télé de 1981 avec Patrick Bruel, il avait 22 ans :

La barre Kriffy, de Côte d'or, (créé en 1970). Une barre de chocolat au lait fourrée riz et caramel. Je n'en ai jamais goûté mais je me souviens particulièrement des pubs magazines avec l'éléphant.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Chez Côte d'or, il y a eu aussi les Nougatti et les Zouki, je n'ai aucun souvenir de ce dernier.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Chez l'Alsacienne, il y a eu les Western, des barres de gaufrettes fourrées chocolat-caramel et recouvertes de chocolat, dans le style des barres Raider.

Sur la pub de 1983 ci-dessous on voit également la barre Euréka et le gâteau Choco-prince.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Il y avait ausi la barre Cha-Cha, de Parein (Tuc), qui était une gaufrette nappée de caramel enrobée de chocolat.
On peut encore la trouver chez certains buralistes apparemment, tout comme les Nougatti mais pas en grande surface.

Quant à Nussini (chocolat, gaufrette, éclats de noisettes) et Lila Pause (chocolat, praliné, riz soufflé), toutes les deux de chez Milka, elles ont certes disparu des rayonnages mais on peut encore en trouver sur certains sites internet.
 



Les deux pubs télé de 1987 pour Nussini avec Antoine de Caunes sont bien rigolotes :

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:47
RATP Ticket chic ticket choc 45 tours 1981 ... ou comment un petit rectangle de carton jaune à bande marron est devenu culte et a marqué tous les esprits grâce à une campagne de pub fun et percutante en 1981.

A l'époque j'avais 11 ans et je ne connaissais pas grand chose de Paris, je n'y avais jamais mis les pieds et je n'avais même jamais vu un ticket de métro. La première fois que j'y suis allée 3 ans plus tard, et à cause de cette fameuse pub, j'ai gardé un de mes tickets qui est ensuite resté dans mon porte-feuille durant plusieurs années. L'objet usuel était devenu un symbole à mes yeux, j'étais déjà une grande fan de pub !

Le plus étonnant c'est que tout le monde se souvient de ces publicités alors qu'elles ne s'adressaient pourtant qu'à un public relativement restreint : les 18.8% de la population française vivant en région parisienne.

1981

Ticket-RATP-en-1981.jpgLa RATP cherche à faire oublier l'image caricaturale "métro-boulot-dodo" et veut partir à la reconquête du public, notamment les automobilistes. Dans l'esprit des consommateurs le métro et le bus sont reservés à ceux qui n'ont pas le choix et qui n'ont pas les moyens d'avoir un véhicule. Depuis 1978, la RATP se présentait déjà comme "La deuxième voiture" mais la communication devait aller encore plus loin.

C'est l'agence Ecom/Univas qui a été chargé de la campagne en ayant pour mission de faire évoluer les mentalités, changer le regard des voyageurs sur les transports en commun et donner une image de marque moderne à la RATP. Et pour ça le héros de la campagne était tout trouvé : le ticket jaune citron à piste magnétique, un signe reconnaissable qui colle parfaitement à la marque et qui a un grand capital sympathie auprès du public.

Ainsi dans le premier spot télé de 1981, le petit rectangle cartonné est présent partout et sous toutes les formes dans une avalanche d'images colorées et dynamiques. On le retrouve coincé dans un chapeau, dans un décolleté, dans un ourlet de pantalon, sur la poche d'un jean. Il habille aussi de ses couleurs une vache, un kiosque percuté par un vélo et un banc public où s'embrassent des jeunes mariés.

Vache Ticket chic
Les responsables de la création se sont inspirés des courants artistiques de l'époque, notamment des visuels de pochettes de disque, des titres détournés du journal Libération et des graphismes du magazine Actuel, un mensuel branché et agitateur d'idées des années 80 (disparu en 1994). Choc des images, jeux sur les mots, les publicitaires avaient trouvé la recette miracle pour faire de la RATP une marque jeune et branchée.

Voici donc le spot de 30 secondes de 1981 :


Le tournage a eu lieu en septembre 1981 pendant une dizaine de jours aux studios de Boulogne-Billancourt pour un budget de 560 000 francs (85 000€ environ). Il a été réalisé par Lester Bookbinder à qui l'on doit également la pub pour Nestlé dessert avec la poire recouverte de chocolat fondu.  
RATP Ticket chic ticket choc 45 tours et portrait Roddy Jul
Le 45 tours avec la version longue du morceau est sorti en 1982, il fait partie de ma collection de vinyles de pub. La chanson a été écrite par Isabelle Dumont créatrice du fameux slogan "Ticket chic, ticket choc", la musique était composé par Germinal Tenas.
L'interprète s'appelle Roddy Julienne, il a participé à de nombreuses comédies musicales connues et composé les génériques et chansons de l'émission "Les Minikeums" (1993) et "Micro kid's" (1996).
Ci-contre à droite le visuel du 45 tours avec le portrait de Roddy Julienne que j'ai placé en vignette.
Pour l'anecdote, le mot "ticket" est cité pas moins de 113 fois dans le morceau !

On retrouve les couleurs du ticket aussi en affichage avec des images originales très graphiques et des accroches qui jouent sur les mots "chic" et "choc".

Montage RATP Ticket chic ticket choc campagne 1981
Montage hauteur RATP Ticket chic ticket choc campagne 1981Montage visuel 45 tours RATP Ticket chic ticket choc campag
RATP Ticket chic ticket choc campagne 1981
Affichage RATP Ticket chic ticket choc campagne 1981
1983

C'est Etienne chatillez qui fut en charge du deuxième spot télé. Le célèbre réalisateur a tourné de nombreuses pubs cultes, notamment celles pour Eram, Super Timor ou les fêlés de Lustucru.
 
Dans cette nouvelle pub, il y a toujours un jeu sur les codes couleurs du ticket mais on est moins éloigné de la réalité que dans le premier film puisqu'il y a un fil conducteur : départ depuis une station de bus vers des destinations de rêve : pyramides, jungle, vélo sur le pont de Brooklyn, engins spatiaux et arrivée sur la lune, avec au passage un petit clin d'oeil à "Star Wars".

RATP 1983
4 jours de tournage en studio ont été nécessaires avec de multiples trucages et effets spéciaux. 
Le thème musical est conservé mais l'interprétation en a été modifiée, il est plus lyrique avec la participation des Choeurs de l'Opéra de Paris, rien que ça !

RATP Ticket chic ticket choc pyramide 1983
RATP Ticket chic ticket choc jungle 1983

Voici le spot de 30 secondes de 1983 :


Le titre de transport s'invite aussi sur les affiches de différents autres annonceurs. Les publicités Ricard, Loïs, Kindy ou Printemps sont ainsi détournées, colorées, taggées autour des slogans 
 "Un ticket, sinon rien" ou "Sur sa peau était marqué ticket".

RATP-Ticket-chic-ticket-choc-Ricard.jpg 
RATP-Ticket-chic-ticket-choc-Kindy--Lois--Printemps.jpg

RATP Ticket chic ticket choc Gainsbourg 19851985
 
Un dernier spot sur le même thème est apparu sur nos écrans fin 1985. On voit le petit ticket sur le divan d'un psy auquel il se confie sur sa notoriété un peu trop envahissante.
On peut y apercevoir Gainsbourg mettre le feu à un ticket de métro en disant "Tu as le ticket chic, moi j'ai le briquet choc", un clin d'oeil au billet de 500 Francs brûlé en direct à la télévision l'année précédente.

Voici le spot de 45 secondes de 1985 : 


La saga "Ticket chic, ticket choc" a pris fin au début des années 90, avec l'arrivée de Christian Blanc à la tête de la RATP. La marque changea totalement d'identité visuelle à ce moment-là avec l'arrivée notamment du ticket vert jade.

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Dernière mise à jour : 22 septembre 2014 
 

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Liste des articles du blog

MUSIQUE :

- David Lee Roth et son "Just A Gigolo" déjanté
- 1978 Rika Zaraï chante "Super Skate"
- "Ma petite collec Depeche Mode"
- La chanson "Les Copains d'abord"
- "Le Bordeaux rosé de Claude Francois"
- Karel Fialka "Hey Matthew"
- "Le clip le plus kitsch que j'ai trouvé !"
- Killing joke "love like blood"
- "Mais où qu'elle est ma p'tite culotte ?"
- Damien chante "E.T. petit copain de la nuit"
- "Under the ice, le tube de TOPO & Roby"
- "Disques vinyle de couleur/picture-discs"
- "Topaloff superstar"
- "Pas besoin d'éducation sexuelle/Julie Bataille"
- "Le petit pull marine d'Isabelle Adjani - 1983"
- "Jean-Michel Jarre, Gérard Lenorman, la Belle et la Bête"

 


PUB :

- "La pub no limit pour les tronçonneuses"
- "L'ampoule du plafonnier ne marche pas"
- "1981, le strip-teasing culte de Myriam"

- "Du rouge au Coca : L'Histoire du Père Noël"
- "Les Martiens de Lustucru"
- La pub Délifrance "c'est moi qui l'ai fait"
- La chanson "La publicité" (1984)
- "Loeki le petit lion de la pub de TF1"
- "La saga Panzani avec Don Patillo"
- "Marie-Pierre Casey/Pliz"
- "La pub pour le Sucre, les dominos"
- La pub pour Gerflor "Et hop !"
- "Le sourire Ultra Brite"
- "La pub pour Tapitouf"
- "La pub Baygon avec Michel Leeb"
- "Une femme, une pipe, un pull"
- "L'ami Ricoré"
- "Il fait beau dans l'métro"
- "Monsieur Propre, serial cleaner"
- "1979, la pub pour EDF"
- "La main baladeuse culte de la pub Perrier" 
- "Ticket chic, ticket choc"
- "La pub pour le parfum Egoïste"



JEUX ET JOUETS :

 

Le jeu "Badaboum"
- Le jeu "Dix de chute"
- "La poupée Barbie"
- Le jeu "Canon noir"
- "Le View-Master"
- "Merlin, l'enchanteur de 1978"
-
Le jeu "Mad"
- "La bonne-aventure, le jeu de la voyance"
- "Simon, l'OVNI électronique de 1978"
- "Elastic man"
- "Playmobil color, les Playmobil à colorier"
- "Le Casper parlant de mon enfance"
- "Le shaker magique"
- "La pâte à modeler Play-Doh"

- "Le Télécran"


CINE :

"Roger Rabbit nous fait le coup du lapin"
- "Blade runner"
- "E.T, toujours culte 30 ans aprés !"
- "Sans peur et sans reproche"

- "Le père-noël est une ordure, images des coulisses et secrets de tournage"


PETITES DOUCEURS REGRESSIVES :

- "Les sucettes Chupa Chups"
- "Les bonbons Pez"
- "Les Picorettes"
- "Les chewing-gums des 70-80's"
- "Les Treets et les Bonitos"
- "Danino"
- "Le jour où Raider est devenu Twix"
- "Tang, la boisson de l'espace"
- "La barre chocolat-caramel 3 Mousquetaires"
- "YES de Nestlé"
- "Les boules de glaces qui se démoulent"
- "Les mini berlingots de lait concentré Nestlé"
- "Les glaces des années 70-80's"

- "Drinky, la poudre à diluer"
- "Les barres chocolat disparues des 70-80's"


TELE :

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SOUVENIRS D'ENFANCE :

- "Ma vitrine miniature hommage aux 70-80's"
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- "Un vrai disque 45 tours dans Pif Gadget"

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L'ILE AUX ENFANTS/
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- "Making-of de mon île aux enfants miniature"

Ma belle rencontre avec Christophe Izard


 

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"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

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A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection)

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