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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 19:38



Suite des souvenirs d'école après la première partie ICI si vous l'avez loupée.

Cet article sera tout entier consacré à un thème important voire capital dans la vie des élèves : s'occuper les mains en classe ! 


Oui parce que ça s'ennuie sévère un élève en écoutant les profs (ou non d'ailleurs !). Certains cours paraissaient interminables et on n'espérait qu'une seule chose : que la fin de l'heure arrive le plus tôt possible ! 


S'occuper en attendant la sonnerie

Beaucoup d'entre nous somnolaient, la tête sur un de nos coudes (Bah oui elle 
est lourde !) tout en jouant machinalement avec une de nos mèches de cheveux (pour les filles) ou en mâchouillant nos bouts de crayons ou nos capuchons de stylos-billes. Nos trousses étaient parfois remplies de leurs pauvres restes parmi les épluchures de taille-crayons.

Et à force de s'acharner dessus, on finissait par avoir des petits débris de bois ou des morceaux de plastoc dans la bouche voire même de l'encre si on ne faisait pas gaffe !



On faisait tourner nos règles en bois ou en plastique genre hélice, à l'envers en équilibre sur leur petit piton central ou on s'amusait à le dévisser et revisser. On ne comptait plus le nombre de règles qui avaient perdu leur bitoniau avant la fin du mois de septembre !
Occasionnellement nos règles pouvaient aussi servir de catapultes (ou de raquettes) à boulettes de papier. 



 

On jouait aussi avec nos embouts de crayons en forme de personnages en s'inventant des histoires : il y avait des trolls, des kikis, des lucioles phosphorescentes etc...


 

J'ai le souvenir d'un cour au collège où on avait joué à "1.2.3 soleil" en faisant tous avancer légèrement nos tables en même temps dès que le prof avait le dos tourné pour écrire au tableau. Il avait fini par s'en apercevoir évidemment !

Quand un prof avait un tic de langage, un mot ou une expression qu'il répétait souvent (par exemple "Vous me suivez toujours ?"), on s'amusait à compter le nombre de fois où il le disait dans l'heure.

Et parfois on faisait des parties de morpions ou de batailles navales (voire de baccalauréat) avec nos voisins de bureau.




J'en ai parlé dans la première partie de ce dossier, on s'échangeait aussi des petits mots sur des bouts de papiers entre copains. Nombre de couples se sont formés comme ça !



On écrivait aussi des petites histoires sans queue ni tête avec nos voisins, chacun écrivant un bout de phrase mais sans voir ce que le précédent avait écrit (on repliait la feuille pour dissimuler ce qu'il y avait juste au dessus). Quand on relisait à la fin on rigolait bien ! 
 


Des âmes d'artistes

On faisait de la scuplture sur gommes : on y faisait des trous et on les sculptait avec nos crayons ou nos compas. Ou alors on les nettoyait en les gommant avec d'autres gommes (le serpent qui se mord la queue !) ou en les frottant sur nos vêtements.

Moi je m'amusais à couper des "tranches" de ma gomme Windsurf avec mon cutter (toujours avoir un bon cutter dans sa trousse, même si ça ne fait partie des fournitures !) pour obtenir le même motif de planche à voile et j'échangeais avec d'autres qui avaient aussi ce type de gomme (photo ci-contre).

Les oeillets de renfort servaient plus à faire des dessins qu'à réparer les feuilles de nos classeurs. Au choix : roues de voiture, de vélo, yeux de personnages. 

On faisait bien sûr des tas de dessins, par exemple de jolies rosaces colorées à l'aide de nos compas. 




Vous aussi vous vous faisiez des faux tatouages avec vos stylos sur vos mains ou vous faisiez semblant de vous faire une piqûre avec vos critériums en rentrant la mine dans le crayon ?



On faisait des avions en papier et on les balançait par les fenêtres dès que le prof avait le dos tourné, au printemps et en été.

Moi je  m'étais acheté un grand livre d'origami grâce auquel j'avais appris à faire plusieurs pliages sympas qui épataient mes camarades de classe : cocottes, vide-poches, grenouilles, oiseaux, etc... Ca faisait son petit effet. 

Je me souviens que pour s'occuper on s'amusait aussi à changer d'écriture, à en faire des penchées ou des plus rondes, en changeant de couleurs d'encre. Et on testait nos signatures ou on essayait de contrefaire celles de nos parents.

A propos des contrôles, je me rappelle qu'on grossissait notre écriture ou on rallongeait les mots pour terminer plus rapidement un devoir qui devait impérativement faire une page de long. Ce qu'on est filou quand on est môme quand même !


 

Les mini billes de cartouches d'encre

On coupait nos cartouches d'encre une fois terminées pour en récupérer la mini bille, en se salissant copieusement les doigts au passage. Il n'y avait plus qu'à se nettoyer consciencieusement les mains à l'effaceur. Quelle drôle d'odeur au passage sur nos doigts aprés ! Parfois on changeait la mine de l'effaceur avec les dents (en la retournant), le goût était pire, beurk !




Moi j'avais un petit tube en verre avec un bouchon en liège dans ma trousse pour garder mes mini billes. Je me souviens que certains les glissaient dans la petite cache avec bouchon au fond du tube de colle u-hu (ça n'existe plus d'ailleurs) et les filles dans des mini flacons/échantillons de parfum..

On en gardait aussi quelques-unes au fond de nos stylo-plumes pour que ça fasse du bruit quand on les secouait, genre hochet ou maracas.


sarbacanes et projectiles

Il y avait aussi un des best-sellers des salles de classe : les sarbacanes qui permettaient d'envoyer des projectiles sur les copains.


On utilisait un Bic transparent dont on enlevait le bouchon, l'embout et le tube d'encre et on soufflait dedans après y avoir introduit une mini-boulette de papier qu'on avait préalablement imbibé de bave.
On utilisait aussi les mini billes des cartouches d'encre dans ces sarbacanes artisanales.

Deuxième système breveté par les collégiens, plus efficace celui-là : l'effaceur dont on enlevait de chaque côté les tampons d'encre et de produit effaçant tout en gardant le séparateur central qui servait de piston.
Un des petits concours marrants consistait à attendre le premier "O" écrit par le prof au tableau pour être le premier à l'atteindre !

Voilà un tutoriel pour ceux qui ont oublié :

On jouait aussi avec nos embouts de crayons en forme de personnages en s'inventant des histoires : il y avait des trolls, des monstres, des kikis, des lucioles phosphorescentes et même un Fêlé de Lustucru.
 

J'ai le souvenir d'un cour au collège où on avait joué à "1.2.3 soleil" en faisant tous avancer légèrement nos tables en même temps dès que le prof avait le dos tourné pour écrire au tableau. Il avait fini par s'en apercevoir évidemment !


Quand un prof avait un tic de langage, un mot ou une expression qu'il répétait souvent (par exemple "Vous me suivez toujours ?"), on s'amusait à compter le nombre de fois où il le disait dans l'heure.


Et parfois on faisait des parties de morpions ou de batailles navales (voire de baccalauréat) avec nos voisins de bureau.

J'en ai parlé dans la première partie de ce dossier, on s'échangeait aussi des petits mots sur des bouts de papiers entre copains. Nombre de couples se sont formés comme ça !
On écrivait aussi des petites histoires sans queue ni tête avec nos voisins, chacun écrivant un bout de phrase mais sans voir ce que le précédent avait écrit (on repliait la feuille pour dissimuler ce qu'il y avait juste au dessus). Quand on relisait à la fin on rigolait bien ! 

Ceux qui avaient la chance d'avoir des élastiques dans leurs trousses pouvaient improviser un lance-pierre de fortune pour lancer des petites bandes de papier plié.
Un copain à l'époque faisait commerce d'élastiques dans la cour de récréation, 20 centimes l'un (il avait acheté une grosse boite, il rentabilisait !). Ca avait été un beau bazar dans la cour avec tous les gamins qui tiraient dans tous les sens, fallait voir la tête des pions !




Dans un autre registre, je me souviens qu'en cours de chimie, on attendait qu'un copain (ou le prof) soit tourné de dos pour moucheter d'encre sa blouse blanche en donnant un coup sec avec nos stylo-plumes !


Boulettes de colle

Puisqu'on parle projectile, voici une autre grande occupation en classe : faire des petites boules avec nos colles liquides. La plus efficace était la Scotch en tube de couleur verte, on la sniffait, elle sentait bon ! On se versait un peu de colle au creux de la main ou entre le pouce et l'index et à force de la triturer, elle se transformait en boulette. De quoi balancer sur les copains !
Et parfois on combinait avec l'éclatage de cartouche, histoire de colorer la boule en bleu. 




Avec un camarade, on s'ennuyait tellement en cours de français qu'on avait inventé les "doux-durs". On faisait couler une petite flaque de colle Scotch sur une feuille de papier, on attendait que ça sèche et que devienne à la fois dur et doux au toucher. On avait même créé le "club des doux-durs" en intronisant des copines et en créant des cartes de membres !
Comme disait Philippe Bruneau dans Cocoboy : "Mais enfin Grand Maître, quelle est donc cette secte étrange" ! 




Je me souviens aussi qu'on s'enduisait le bout des doigts d'une petite couche de colle liquide pour faire nos empreintes. 

Il fallait être très précautionneux pour enlever le fine épaisseur sans la déchirer, ça ressemblait un peu à de la peau qui pelle après un coup de soleil. 

Quand on parle de colle, il y avait évidemment la dégustation de colle Cléopatre aux douces senteurs d'amande. Personne n'en est mort et je pense qu'on a pourtant était nombreux à l'avoir goûtée !



Bureaux, sacs et trousses customisés

Nos bureaux à l'école primaire étaient plutôt propres et en bon état malgré leur âge parfois avancés (ils avaient encore le trou pour l'encrier qui ne servaient plus depuis belle lurette). Mais il en était tout autrement au collège ou au lycée ou bien souvent les bureaux étaient recouverts de nos dessins, graffitis, dédicaces et déclarations en tout genre, accompagnés de tout un tas de scarifications. L'anonymat des places (on changeait de classe toutes les heures) favorisait ces dégradations à longueur d'année. Mais là aussi, il fallait bien qu'on s'occupe et c'est mieux d'écrire sur les tables que sur une feuille en papier, on a l'impression de laisser une trace de notre passage.




J'avais un copain dont le meilleur ami était dans une autre classe. Il se trouvait que par hasard ils s'asseyaient au même bureau dans cette salle et le jour où ils s'en sont rendus compte, ils ont commencé à se laisser des petits mots ou ils se répondaient d'un jour à l'autre, c'était très drôle !

A propos de dégradation des tables et des chaises, il y avait des tas de cadavres de chewing-gums collés dessous, toujours appétissants quand on avait le malheur de passer la main dessus. 




Pour customiser nos sac US et nos trousses, rien de mieux que les gros marqueurs noirs et le blanco/Tipex pour y faire des (jolis) dessins ou y écrire le nom de nos groupes préférés ou des sigles genre Peace and love ou Anarchie.

Il arrivait régulièrement qu'un stylo plume ou un Bic fuient et fassent des tâches sur nos trousses ou au fond de nos sacs, on essayait alors de les dissimuler sous un dessin ou un badge.



"Je peux sortir M'dame ?"

 

Bah oui, la seule excuse pour aller prendre l'air quelques minutes pendant le cours, c'était de lever la main et demander d'aller aux toilettes avec la tête de quelqu'un qui a l'air pressé, même si on n'avait pas du tout envie. Ca permettait de flâner tranquillement dans les couloirs déserts et de regarder par les fenêtres ce qui se passait dehors.

Je me souviens qu'en terminale, pendant le mois de mai 1988, on avait été nombreux à lever le doigt pour sortir aux toilettes. Il faut dire que la classe de philo se trouvait dans le bâtiment de l'internat juste au dessus de la salle de détente où se trouvait une télé et qu'en mai 1988, c'était le tournoi de Roland Garros qu'on était nombreux à suivre à ce moment-là. Donc chacun notre tour on demandait à sortir aux toilettes pour en fait aller voir les scores de Lendl, Wilander, Leconte ou Agassi et on transmettait aux copains en revenant, c'était drôle !
 

Je ne suis pas très fière de dire que je m'ennuyais ferme en cours de philo, je n'aimais pas cette matière (la prof était à moitié folle et ses cours étaient assommants) et je passais mon temps à jouer aux échecs avec mon mini échiquier électronique sur mes genoux.
En conclusion logique, et pour l'anecdote, j'ai eu 5 au Bac en philo (coefficient 5 tant qu'à faire !). Ce qui ne m'a pas empêchée de l'avoir quand même en me rattrapant avec les autres matières.
Ci-contre à gauche, l'objet du délit que j'ai toujours.



J'ai encore bien d'autres souvenirs d'école, je les partagerai avec vous très bientôt dans une 3ème partie.
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 16:13



Aprés mon grand dossier sur les fournitures scolaires, j'avais envie de parler de tout un tas de petits souvenirs en vrac que l'école m'évoque et dont vous serez aussi nombreux à vous rappeler j'en suis sûre.

La salle de classe

On a tous eu à peu près le même genre de classe à l'école primaire, avec des bureaux assez identiques à ceux que l'on voit dans le film "Le Maître d'école" de 1981 ci-dessous. Bureaux et chaises attenants, dessins et croquis sur les murs. 




Il fallait se plier en 4 pour attraper nos affaires sous les bureaux !

Je me souviens que pendant une récréation, dans la classe déserte, avec une copine on avait rangé tous les bureaux des copains en vidant notamment leurs sacs pour placer les cahiers dans leur casier. Ca partait d'un très bon sentiment mais la maîtresse nous avait puni. On n'a jamais plus recommencé.




Les revêtements au sol étaient en linoleum ou en carrelage à motifs géométriques.





J'ai l'impression qu'on a été nombreux à avoir eu des armoires vitrées à double portes au fond de nos classes. Certaines étaient décorées de jolies rideaux fleuris.



 

Voici les couloirs de mon ancienne petite école. J'avais réussi à y rentrer pour les élections présidentielles de 2007 car elle servait de bureau de vote. J'avais sauté sur l'occasion et j'y étais entrée avec beaucoup d'émotions, je n'y avais pas remis les pieds depuis 25 ans ! C'est fou car rien n'avait changé, à part la couleur des murs. 
A l'époque il y avait des petits sacs en tissu fleuri à liens coulissants à chaque crochet, tous les mêmes, dans lequel on rangeait nos chaussons et nos rythmiques pour le sport.

 

Tableaux et outils des instituteurs

A mon époque, les tableaux blancs n'existaient pas encore, il n'y avait que des tableaux noirs. En général, il y en avait un grand, qui pouvait s'ouvrir en 3 parties, fixé au mur (avec une lumière néon au dessus pour l'éclairer en hiver) et en général à côté un autre tableau sur pied et pivotant, comme on le voit ci-dessous :

 



On essuyait le tableau avec des brosses en bois et en feutre.
Qu'est-ce que j'enviais mes institutrices qui avaient de grosses boites de craies blanches et de couleurs à leur disposition. Moi je n'avais que des petites boites de 10 craies !



J'aimais bien quand les profs utilisaient les grands outils en bois, notamment le compas à craie. Ca dérapait sur le tableau et parfois ça crissait d'une manière crispante !


Les affiches scolaires

Il y avait de grandes cartes géographiques accrochées dans toutes les salles de classe ou dans les couloirs de nos écoles. 
Quand j'en vois aujourd'hui sur des vide-greniers, je résiste à la tentation d'en acheter une, je les trouve très belles mais c'est tout de même très encombrant !




Je me rappelle particulièrement celle-ci qui était accrochée en permanence au mur de notre classe.

 



Il y avait également des affiches sur l'histoire, le corps humain, les animaux, les plantes etc...



A propos de cartes et de géographie, je me souviens avoir eu des petites cartes en plastique épais pour dessiner les contours de la France. J'en avais aussi une version transparente, ainsi qu'une carte de l'Europe.


Blouses

J'ai porté des blouses jusqu'à la classe de CE2 (7-8 ans, autour de 1978). Ma maman devait coudre des petites étiquettes en tissu avec mon nom et mon prénom sur le devant du tablier.


Ci-dessous on me voit à 3 ans, 5 ans et 7 ans avec mes blouses bien 70's.
A noter sur la photo de droite, la coupe de cheveux Playmobil et le splendide colle pelle-à-tarte qui dépasse ! 




A la maternelle, il valait mieux porter une blouse car on faisait souvent de la peinture et parfois avec nos doigts ! 
 


 

Bons points et images

A l'école primaire, on recevait des bons points quand on travaillait bien. Au bout de 10 bons points, on pouvait choisir une image. Et au bout de 10 images, on avait un petit livre. Je ne suis jamais allée jusque-là alors que pourtant j'étais une bonne élève, toujours première ou seconde de la classe.

J'ai trouvé les images ci-dessous sur un vide-grenier il y a quelques mois. Ca a fait remonter plein de bons souvenirs car j'ai eu celles avec des oiseaux et des papillons.


Cantine

Qui n'a pas regardé le nombre au fond du verre en demandant "t'as quel âge toi ?", "moi 25 ans et toi ?". Ce petit jeu a passionné des générations d'écoliers à l'heure du repas à la cantine ! 
 
 
En fait  il s'agit juste du numéro du moule dans lequel a été fabriqué le verre.
En 60 ans, il y a eu 48 moules à gobelets Gigogne. Impossible donc d'avoir plus de 48 ans !

Ces gobelets gigogne en verre trempé, créées en 1946, étaient solides et faciles à empiler, ce qui explique leur succès dans toutes les collectivités.
 
Ils étaient pratiquement incassables, on pouvait les faire tournoyer comme des toupies sur la table, s'ils finissaient par tomber par terre, ils rebondissaient 2 ou 3 fois avant d'exploser en mille morceaux. Mais les éclats n'étaient pas coupants comme les autres verres.
Quelle honte quand on en cassait un et que tout le monde se mettait à crier dans la cantine pour que le rouge nous monte aux joues !

Autre anecdote : celui qui avait le plus petit nombre de la tablée au fond de son verre devait aller chercher de l'eau.


Les blagues entre potes étaient légion à la cantine : dévisser la salière pour que les copains deversent tout dans leur assiette ou mettre de la purée sous les rebords des plats de service pour qu'ils s'en mettent plein les doigts en se servant ! 

Quelle joie lorsqu'en dessert on avait droit aux petits pots de glace à deux parfums, vanille-chocolat ou vanille-fraise, avec leur petite cuillère en plastique qu'on gardait ensuite toute l'aprés-midi.

Les jours de fête, comme Noël, l'épiphanie ou Pâques, on avait droit à un repas spécial, avec gâteaux ou chocolats en bonus, on attendait toujours ça avec beaucoup d'impatience.

Je me souviens de ces pichets en plastique avec un fond en couleur et des classiques pichets en inox par la suite au collège.


 
Les batailles de nourriture (pain, purée et autres) étaient légendaires à la cantine. Il fallait s'arranger pour que les instits ou les surveillants aient le dos tourné sinon on était bon pour une punition ou une heure de colle !
Les plus malins attendaient le jour où il y avait des petits pois au menu, le projectile était plus discret. La technique consistait à utiliser sa cuillère comme catapulte ! 

Photos issues du film "Le maître d'école" avec Coluche :



Sur la photo de droite, on aperçoit un de ces fameux pichets en plastique.

Le savon jaune des toilettes

Le fameux savon rotatif de marque Provendi se trouvait dans toutes les toilettes des écoles. Contrairement à ce que pense la plupart des gens, il ne sentait pas du tout mauvais. Son odeur était même plutôt neutre. Je suis bien placée pour le savoir, j'en ai un fixé au mur de ma cuisine depuis de nombreuses années.
Dans leurs souvenirs, les gens associent l'odeur du savon à celle des toilettes elles-mêmes, peu reluisantes il faut bien le dire en général !


Vaccin à l'école

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai eu droit à la plume à vacciner contre le BCG (tuberculose) à l'école primaire.
O
n procèdait à une petite incision superficielle afin d’y placer le produit à base de tuberculine. On était patraque durant la journée ou le lendemain et avec le temps la petite plaie se transformait en une cicatrice de forme plus ou moins ronde. Nombre d'adultes aujourd'hui portent cette petite marque caractéristique.

A noter que certains enfants à l'époque ont eu droit plutôt au timbre tuberculinique, un sparadrah imbibé de tuberculine était placé sur la peau qui réagissait (ou non).

Les timbres "Le souffle c'est la vie"

A propos de la santé, je ne sais pas si d'autres que moi se souviennent de ces timbres distribués à l'école, on devait les vendre à nos familles. L'argent récolté allait à la Fondation du souffle qui luttait contre les maladies respiratoires et la tuberculose.




En parlant de timbres à vendre, il y avait également ceux de "Jeunesse en plein air", avec des jolies illustrations d'Hervé Morvan.
Un article complet sur le sujet
ICI.


Les premiers livres de lecture

Mon livre d'apprentissage de la lecture au C.P. s'appelait "Mico mon petit ours". je l'aimais beaucoup, l'histoire et les dessins étaient très mignons.
Je l'ai toujours aujourd'hui, je le garde porécieusement.

 


En voici quelques autres des années 70 et 80 :


A propos de livres, je me souviens de ceux de conjugaison qui étaient un peu des engins de torture : le Bled et le Beschrelle. Moi j'ai eu le Beschrelle, je l'ai encore lui aussi.


La photo de classe

Chaque année on avait droit à la traditionnelle photo de classe. Le photographe répartissait les plus petits (dont je faisais toujours partie !) devant et les grands derrière.
J'ai beaucoup de chance, mes grands-parents achetaient toujours mes photos de classe, je les garde dans un album. J'arrive à me souvenir de presque tous les noms et prénoms de mes copains de classe.

Les photos ci-dessous sont issues du documentaire "Que deviendront-ils ?".




Ca donnait parfois de beaux assortiments de tenues oranges, de pantalons à carreaux, de robes écossaises et de grandes chaussettes !

Cocotte en papier et petits messages
 

On a tous connu j'en suis sûre les fameuses cocottes en papier qu'on s'amusait à faire en classe.

On mettait un point de couleur à l'intérieur, sur chaque triangle. Il suffisait ensuite de demander aux copains/copines quelle couleur ils voulaient choisir (ou combien ils en voulaient. En actionnant la cocotte, on comptait le nombre de fois où on ouvrait et fermait les doigts). Quand on dépliait le triangle, derrière le point de couleur, il y avait des gages à accomplir ou de courtes phrases du genre "tu es cool", "tu sens mauvais", "tu es jolie" etc... 

 

Voici un petit tutoriel du pliage de la cocotte en papier pour pouvoir en réaliser un vous-mêmes (merci à Wikipédia). Il s'agit en fait du pliage de la salière.
 


En classe, on s'écrivait beaucoup derrière le dos des instits et des profs. Un mot grifonné sur un coin de feuille, on pliait avec plus ou moins d'efforts artistiques et on transmettait discrétement au destinataire, soit directement, soit en passant par les copains en relais.
C'était un peu l'ancêtre des SMS ! 


 

Les mots écrits sur la calculatrice


On l'a tous fait un jour ou l'autre quand on était à l'école ou au collège : on tapait certains chiffres et en retournant notre calcultette, on pouvait y lire des mots. 
 

Le plus connu, c'est "LE SOLEIL" quand on tapait 713705.37.

Mais il y avait aussi "HELLO" et "ELLE.BESE" de très bon goût ! La petite histoire qu'il fallait raconter avec était très poétique également, souvenez-vous  : "1 fille de 17 ans rencontre 9 mecs de 45 ans. Sur les 9, elle en choisit 1. Il vont dans un hôtel et prennent la chambre 3. Qu'est-ce qu'elle fait ?". On tapait en même temps les chiffres sur le clavier : 11794591 X 3 et ça donnait donc "ELLEBESE".

Voilà de quoi vous entrainez avec la correspondance chiffres/lettres :


Les polycopiés
 

aaah l'odeur des feuilles fraichement sorties de la polycopieuse ! Dès que la maîtresse les distribuait, on se les collait sous le nez en reniflant à fond la bonne odeur d'alcool à brûler, comme le font ces étudiants américains :



Pour faire un polycopié, en résumé il fallait écrire sur un feuillet spécial composé de 3 couches (dont une feuille carbone et une feuille parafinée), puis fixer le modèle obtenu sur le rouleau rotatif de la ronéotypeuse (c'est son vrai nom), remplir la réserve d'alcool, mettre une feuille vierge, tourner la manivelle et la feuille imprimée sortait de l'autre côté, toute humide d'alcool. Il fallait alors la laisser sècher. 
La couleur de l'écriture sur le polycopié était violine. Je me souviens qu'on avait aussi certaines feuilles avec du rose.

Le duplicateur à alcool a été l'un des premiers systèmes de copies en série utilisés dans l'enseignement.




Ici une vidéo explicative du procédé (en portugais mais on comprend le principe sans le son, regarder à partir de 1mn40) :

Etiqueteuse Dymo
 

Pour marquer nos affaires, il y avait les étiqueteuses de la marque Dymo. Il suffisait de tourner la molette pour sélectionner une lettre et ensuite de presser la gâchette pour que le ruban en plastique soit imprimé. A la fin, on sélectionnait l'icône des ciseaux et le ruban était coupé. Il n'y avait plus qu'à coller le morceau de ruban personnalisé sur ce qu'on voulait : livres, cartables, cartons de rangement etc...
 


 

J'adorais jouer avec celle de ma maman qui râlait un peu car j'usais le ruban un peu trop vite en écrivant n'importe quoi ! Je l'ai gardée et j'ai pu retrouver des rubans en vide-greniers. Je me suis donc amusée en écrivant le nom du blog : 


Une pub magazine des années 80.

Dernier jour de classe et fêtes de fin d'année
 

Le dernier jour de classe, on ne travaillait pas, bien sûr. Chacun amenait ses jeux préférés à l'école pour s'amuser avec les copains. Moi j'apportais notamment "Pièges" et "Canon noir" que j'adorais. J'amenais aussi mes jouets électroniques "Merlin" et "Simon pocket" que je prêtais à mes camarades de classe. De mon côté ça me permettait de jouer avec des jeux que je n'avais pas comme "Perds pas la boule", "Dix de chute" ou "Puissance 4".

J'adorais préparer les danses pour les spectacles de fin d'année, on en faisait tous les ans quand j'étais à l'école primaire. On commençait les répétitions 6 mois avant et c'était toujours une grande joie pour moi, j'ai toujours adoré danser.

Le jour du spectacle, on portait toujours des costumes, faits par des mamans ou des mamies couturières.

Je me souviens d'une année où une autre classe avait fait une chorégraphie sur un morceau de Jean-Michel Jarre, ils étaient tous habillés en argenté, genre futuriste. J'aurais adoré en faire partie !

Me voici en costumes lors des différents spectacles d'école :

 


Je n'ai pas connu les kermesses de fin d'année quand j'étais à l'école mais j'y ai participé avec mes enfants lorsqu'ils étaient petits. Ca n'a pas beaucoup changé, il y avait toujours des jeux d'adresses en tout genre, chamboule-tout, pêche à la ligne etc... Et les mamans amenaient des gâteaux confectionnés à la maison.

A propos de danse, je ne sais pas si certains ont connu comme moi les Landis, ces danses en groupes qui avaient lieu dans des stades. On était tous habillés en blanc et on tenait un accessoire de couleurs à la main, foulards ou éventails, en executant quelques mouvements gracieux.


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Pour aller découvrir la deuxième partie du dossier, cliquez sur l'image ci-dessous :

 



 

1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 20:13


aaaaaaaaah les vacances d'été, le soleil, la mer, le sable, les glaces et bien sûr les jouets qu'on trouvait dans les petites boutiques des stations balnéaires et qu'on emmenait à la plage.
 
Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis allée en vacances à la mer chaque année pendant toute mon enfance et adolescence. C'était à Saint Georges de Didonne, près de Royan. Il faut dire qu'on habitait seulement à 110 kms de l'océan, un saut de puce, même si la route me paraissait toujours très longue quand j'étais petite !

Etant fille unique, j'étais très gâtée par ma maman et mes grands-parents. J'ai donc eu de nombreux jouets de plage, ballons, raquettes, seaux et tout l'attirail qui allait avec. Et chaque jour il fallait tout trimbaler dans un grand sac quand on se rendait sur la plage.

Ci-contre une photo de moi à 5 ans avec les bras chargés.
 
Ci-dessous une photo où on me voit à 10 ans en train de faire de la "pâtisserie" avec le sable, une de mes activités favorites à la plage.
Et à droite 2 ans plus tard avec mon bâteau Sevylor sur le balcon de l'appartement qu'on louait. J'ai eu deux modèles de "Caravelle", un jaune puis un orange, j'en étais fière. La plupart du temps, on le remplissait avec nos serviettes et mes jouets en le portant à deux par les poignets avec ma maman. 



 
Les premiers seaux de plage que j'ai eus, au début des années 70, avaient des dessins en reliefs. 
Ci-dessous à gauche, on me voit tenant un seau blanc avec des papillons rouges.
 
 
J'ai eu aussi des seaux de fromage blanc, La Roche aux Fées ou Yoplait. Une fois vidés de leur contenu, ils étaient parfaits à la plage. 
Ils avaient de jolis dessins, la plupart du temps avec nos héros préférés.



 
Je me souviens que j'étais en admiration devant les boutiques qui vendaient tous les articles de plages, cartes postales, souvenirs et jouets en tout genre. C'était beau à voir toutes ces couleurs et ça sentait une odeur très particulière et très agréable de plastique neuf !
 
 
 

Ca vous dit d'aller faire un tour à l'intérieur de ces magasins avec moi, histoire de replonger avec délice dans nos beaux souvenirs de vacances d'été ?
 
 
Seaux, pelles, râteaux, arrosoirs, moulins
 
 


 
 
 
 
 




 
 
Cerfs-volants, boules , quilles, frisbee
 



 

 


 




Je me souviens bien de ce ballon à ficelles pour jouer à deux. Ca faisait sacrément mal quand ça cognait dans les mains !



 
J'ai aussi beaucoup joué aux billes sur la plage en faisant de grands circuits sur le sable pour mes cyclistes en plastique de couleurs, comme ceux de droite.




Balles et ballons 
 



 

 

 


 

Qu'est-ce que je les aimais ces petites balles en mousse rebondissantes ! 

 



Raquettes






 
Bateaux, matelas et bouées







 









Voici des photos de 1986 où on voit mon bateau Sevylor jaune, j'avais 16 ans.




Et ici l'année d'après avec mon petit frère Alexandre qui était né entre temps.
Il a également eu son propre bateau gonflable , un Bibifoc. 





Pour terminer, voici un joli dessin issu d'un livre de Caroline qui colle parfaitement au sujet !

 
 

 

Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 12:02

Tubble gum a été créé par Lamy Lutti en 1982. Ce petit tube contenait un chewing-gum plus liquide que les autres. Une fois le bouchon dévissé, il suffisait d'appuyer sur le tube en plastique et une pâte rose au goût tutti-frutti sortait comme du dentifrice. C’était  vraiment révolutionnaire car à l'époque on ne connaissait pratiquement que les chewing-gums en tablettes.
 
En créant ce premier chewing-gum en tube, Lutti a marqué les esprits de toute une génération. 

 

Sur le tube on pouvait voir Léo, le petit personnage à casquette, emblème des produits enfants pour la marque. Il a été créé en 1975.

Le système de chewing-gum en tube était fait pour pouvoir doser soi-même la quantité de pâte qu’on désirait. Ca partait d'un bon principe mais le tube ne faisait pas long feu !

Qui n’a pas essayé de tout mettre dans sa bouche en une seule fois pour voir ce que ça faisait ou pour faire un concours avec un copain ? 

Je pense qu’on a tous aussi éventré le tube à coup de ciseaux ou de cutter une fois terminé pour tenter de récupérer tout ce qui restait collé aux parois !

L'inconvénient de ce chewing-gum était son côté assez liquide (surtout lorsqu'il faisait chaud). On avait parfois du mal à en faire une boule dans la bouche.

Et pour les bulles, ça n'était pas forcément l'idéal non plus.

 



Le tube était vendu 3 francs.

Voici un emballage de 3 Tubble Gum datant de 1985 :



On pouvait obtenir une magnifique trousse en forme de Tubble gum contre 7 timbres à 2,20 francs, comme on peut le voir sur cette pub magazine de 1985.





La trousse ainsi que d'autres objets collectors pouvaient être également commandés contre des points : une soucoupe et une hélice volantes ainsi qu'un bandeau de tennis.



Ci-dessous une pub trouvée dans un magazine Pif de 1986 pour le nouveau goût de Tubble-Gum au goût Cola.


 

Spot télé
 

J'aimais bien la pub télé, on y voyait Léo en présentateur de JT annonçant d'un ton grave : "la situation est grave, les gens ne savent pas buller".

La voix de Léo est celle de 
Michel Elias, un vrai transformiste vocal qui est aussi la voix de Pumba dans le "Roi lion" ou celle des verts, de Crodogang et de Minor dans  l'émission "Teletactica".

 
Un tube dans un disque
 

Il y a même eu un 45 tours en 1984 avec la chanson du spot TV, distribué par le label Carrère. On pouvait l'obtenir en envoyant 10 francs en timbres à Lamy Lutti.
A noter que sur la pochette du disque, il y a écrit « Bubble gum » et non "Tubble gum" comme sur le tube.

Le refrain faisait :

"Bubble Gum ! Mets la gomme !
T'as la bulle , t'es crack, waouh.
Et que ça claque !".



 

La chanson sympathique mais un poil répétitive est à écouter ICI.

 

Tubble Flash


Sur le même modèle que Tubble-Gum, un chewing-gum en tube était offert dans le journal de Pif en janvier 1984. 

L'opération fut renouvelée en février 1989 puis en juillet 1990, dans un packaging légèrement différent et avec un tube de "Tubble Flash".

 

Ci-dessous le Pif n° 772 de 1984 et le n° 1037 de 1989.




Au revoir Léo !

Tubble-Gum existe toujours aujourd'hui, on en trouve dans certains magasins de bonbons en version tutti-frutti, pomme verte, fruits exotiques, cerise ou framboise (qui colore la langue en bleu), mais depuis 1999 le visuel du petit Léo a disparu sur les tubes. 
C'est dommage, je trouvais ce personnage très sympathique.
 



Pour aller découvrir l'article que j'ai consacré aux chewing-gums des années 70-80's, cliquez sur l'image :

9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 09:42
Que celui qui n'a jamais mangé dans une assiette Arcopal lève la main !
On a tous connu cette vaisselle fleurie et colorée qui envahissait les placards de nos parents et grands-parents et que l'on retrouve encore aujourd'hui dans de nombreux foyers.
Elle était à la fois jolie, pratique, résistante et peu chère, autant de raisons qui expliquent son énorme succès. Ses petites fleurettes roses ou bleues ont traversé le temps et nous replongent dans les jolis souvenirs de notre enfance.
 
Je vous propose un tour d'horizon de la vaisselle des années 70 et 80 à travers une de ces marques les plus emblématiques.
 
 
Arcopal
 
La marque française est issue de la Verrerie Cristallerie d'Arques. Créée en 1825, l'entreprise familiale est devenue Arc international en 2000.
A chaque procédé de fabrication est associée un nom : Arcopal pour le verre opale, Luminarc pour le transparent, Arcoroc pour le trempé. Ces marques font partie du même groupe.
 
Le procédé de fabrication de l’opale a été découvert en 1958 et déposé sous le nom d'Arcopal. C'est un verre blanc opaque très fin à base de minerai très résistant, chauffé à 500 °C puis refroidi brutalement. 
A l'époque c'était une vraie révolution industrielle, d'ailleurs le succès est vite devenu international. Arcopal est connu dans le monde entier.
 
La mascotte de la société est un éléphant orange du nom d'Archibald, Archi pour les intimes !
 
Les premiers décors en opaline translucide comportaient des dessins champêtres : tournesols, marguerites, coquelicots, roses. Même si elle ne date pas des années 70 ou 80, on a forcément connu cette vaisselle fleurie chez nos grands-parents. Elle s'appelait "Rose de France", "Anémone", "Avila" ou "Volubilis".
 
Les plats, cocottes et ramequins Arcopal, en verre à feu trempé, pouvaient résister à la chaleur et au choc. Comme le dit le slogan : "solides au four, jolis à table".
Collection 1961-62 :

 
Collection 1965-1966 :
 
 
 
Je me souviens particulièrement bien des assiettes avec des fruits (prunes, poires, et raisins, ce décor s'appelait "Fruits de France"), il y en avait chez mes grands-parents. Elles me paraissaient vieillottes à l'époque mais on était déjà dans les années 80.
 
 

Collection transparente "Topaze" 1967-68 :
 
 
 
Collection 1968-70 : ces modèles sont appelés "Arcopal Luxe".
 
 
 
Collections 1971-73 : "Buisson fleuri", "Bouton d'or", "Fleurettes", "Roseraie", "Old bridge" (à gauche) et "Flore", avec des marguerites et des tournesols (à droite).




1974-75 : "Soleil" (à gauche et au centre) et "Tulipe" (à droite).




1975-76 : "Aster" et "Normandie".

 

1978 : décors "Pot-au-feu" et "Ronsard".
Il y avait ce dernier chez ma maman. Il lui reste d'ailleurs encore des assiettes dans son placard.
 



On a eu aussi cette jolie vaisselle décorée de mini roses qui date de 1982.




Voici une pub télé de 1979 avec toute la gamme de l'époque :
Je ne sais pas de quand datent exactement ces motifs avec des carreaux ("Vichy" et "Square" ci-dessous à gauche et à droite) et avec des pois ("Polka", au centre) mais sans doute de la fin des années 70 ou du début des années 80.

 
En 1984, Arcopal innove en proposant "Arcoflam", des casseroles en céramique qu'on pouvait mettre directement sur les flammes. Les dessins étaient assortis à ceux des gammes de vaisselle.
Voici une pub magazine de 1984 :
 

 
 
Quelques modèles de 1984, 1986 et 1989 avec l'arrivée des assiettes octogonales, typiques de la fin des années 80 et du début des années 90.
 



Collection Veronica 

C'est une des gammes les plus connues d'Arcopal, avec ces jolies petites fleurs de myosotis bleus, elle est apparue en 1981.

Sur le site officiel de la marque, on peut lire une anecdote au sujet de sa création : Un jour dans le Nord de la France, un grand-père aimant et attentionné offrit à sa petite-fille Véronique, qu’il chérissait tant, un coffret de gouaches et de pinceaux. 
Emerveillée par ce cadeau, la petite fille se mit immédiatement à l’ouvrage, peignant son plus beau dessin pour remercier son adorable grand-père. Un peu de bleu, une touche de vert, une note d’inventivité et beaucoup d’amour… Et c’est ainsi qu’un joli bouquet de petites fleurs apparut sur la feuille blanche de Véronique. Très ému, le grand-père qui n’était autre que Jacques Durand, le créateur d’Arcopal, eut la fabuleuse idée de reprendre ce motif pour créer Veronica, qui deviendra l’une des légendaires collections de vaisselle en opale.

Cette gamme a été déclinée sur de nombreux supports de vaisselle : assiettes, saladiers, tasses, bols, coquetiers, cafetières, plats à four, casseroles mais également 
verres et carafes.





Les verres Véronica étaient de marque Arcoroc.


 
Chez mes grands-parents maternels, il y avait bien ce dessin Veronica sur les assiettes, mais elles étaient en porcelaine de Limoges. Je suppose que c'est parce qu'ils ne trouvaient pas  l'Arcopal assez chic !
 
Pub magazine de 1981 avec un joli jeu de mot !

 
Et 1984 :
 



Une pub télé de 1982 :
Collection Scania

Elle est apparue en 1976. D'inspiration Liberty, le décor est constitué de mignonnes petites fleurs roses et orangées. 



Il y a eu des assiettes Scania chez moi quand j'étais petite, elles me rappellent donc beaucoup de souvenirs. J'ai réussi à sauvegarder une assiette plate que je garde précieusement depuis. 

Comme pour Veronica, il y a eu de nombreuses pièces de vaisselle comme on peut le voir sur cette photo issue du blog "1 rue du vintage".


 
Deux pubs magazines de 1976 et 1977 :



 

Collection Lotus
 
Elle est née en 1974, en plein courant Flower Power. On retrouve ce dessin de larges fleurs, symbole hippie et pacifique, sur les assiettes, bols, tasses, plats, cafetières etc... 
Cette vaisselle colorée et pleine de peps apportait beaucoup de gaieté à la table. 





Il y a eu 4 déclinaisons de couleurs différentes :  jaune-kaki, rouge-orangée, bleu-vert et orange-marron.






Déclinaison en mini fleurs du motif Lotus rouge-orangée. 


 
 
Une pub magazine de 1974 :

 

Les cadeaux des stations essences

Dans les années 70, les stations service avaient pris l'habitude d'offrir de la vaisselle en Arcopal à ses clients grâce à des points de fidélité obtenus en faisant le plein.

Chez Esso, il y a eu des tasses (
aujourd'hui on dirait mugs) avec le tigre, emblème de la marque.




Chez Shell, on trouvait de la vaisselle aux décors fleuris, très proches du décor Scania.




Chez Fina, c'étaient les personnages du dessin animé "Oum le dauphin" qui ornaient les tasses.



Quant à la marque Mobil, elle proposait des tasses avec des décors floraux géométriques qui sont devenues cultes.
Le dessin, créé par Jean-Charles Meunier en 1972, est vraiment typique des années 70. Il a pourtant été conçu à la "va-vite". Son créateur explique en effet qu'il avait purement et simplement "baclé" le travail, il a même été très surpris qu'il soit validé par Esso. C'est assez drôle de se dire que ce design culte est parti d'un gros manque d'inspiration !

Il y avait des grandes tasses (mugs) et des petites tasses en 10 coloris différents (d'aprés mes recherches) et un service à condiments (huile, vinaigre, moutarde, sel et poivre).
 
 
 
Pour les petits aussi

Arcopal n'a pas oublié les enfants puisque des bols et tasses ont été fabriqués en opale spécialement pour eux avec leurs personnages favoris issus de la bande dessinée, des films Disney et d'autres dessins animés.





 
 
Publicitaires
 
Arcopal a aussi servi de support à de nombreuses marques, alimentaires notamment : Haribo, Smarties, Choky, Van Houten, Ricoré, Cacolac, Royco, etc... Principalement des mugs et des bols.





 
 
Chute et renouveau
 
A la fin des années 90, les assiettes à motifs floraux d'Arcopal passèrent de mode et furent reléguées aux brocantes et vide-greniers. La production cessa en 2000.

Surfant sur l'effet revival, la marque est de retour et ressort cette année ses mythiques collections "Veronica" et "Lotus" en édition limitée (avec des assiettes plates, creuses et à dessert), à côté de 6 autres nouveaux décors.
 
Déjà relancée en Russie, en Pologne et au Moyen-Orient, Arcopal réapparaît maintenant en Espagne et en France (juin 2016).




"Veronica" et "Lotus" à côté de "Célestine", nouvelle collection très inspirée des années 70 également.



 
Site officiel Arcopal : http://www.arcopal.fr/

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"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

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A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection)


 

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