Dans les années 80, de nombreux enfants ont eu des feutres rigolos et magiques qui permettaient de s'amuser en dessinant. Il y a eu d'abord les feutres souris en 1982 puis les feutres clowns en 1983. Et en 1985 ont débarqué les feutres du Magicien.
Les feutres souris
La marque Pelikan proposait ces crayons-feutres amusants en 10 coloris.
Chaque souris avait une expression différente, la couleur du corps correspondant à la couleur du feutre. La tête servait de capuchon.
De par leur forme, ces gros crayons étaient bien adaptés à la main d'un tout petit enfant.
Le onzième feutre était un chat blanc, il ne mangeait pas les souris mais permettait d'effacer leurs couleurs.
C'était innovant qu'un feutre soit à la fois décoratif et ludique et qu'on puisse faire disparaître les couleurs avec un effaceur. De quoi réjouir les petits gribouilleurs en herbe !
Moi je n'ai eu qu'un seul à l'époque, la souris verte. Je l'ai encore aujourd'hui.
Voici l'emballage d'époque avec 5 souris et le chat effaceur.
Ci-dessous une publicité magazine de 1982.
Extrait de catalogues de vente par correspondance, les 10 feutres coûtaient 59 francs.
3 suisses automne hiver 82-83. 35 francs les 5 souris avec le chat effaceur.
Voici la pub télé de 1982.
J'aime beaucoup cette photo d'époque du petit Romain devant son tableau blanc et ses feutres souris.
Ci-dessous les packagings de la version espagnole : "Los ratoncitos pintores y el gato borrador".
Et ici la version italienne : "Topocolor e Miclocolor".
Les chats avaient 3 têtes différentes et existaient également apparemment en versions couleurs.
Les feutres clown
Les 10 feutres, toujours de la marque Pelikan, étaient en forme de culbulto, comme les Bidibules qui plaisaient beaucoup aux enfants à cette même époque.
Il y avait 9 clowns de couleurs et un clown blanc. Ce dernier avait la particularité magique de pouvoir changer toutes les autres couleurs. Par exemple, le rouge devenait jaune, le noir devenait rose etc...
Dessiner et colorier devenait vraiment ludique avec ces clowns rigolos !
Sur chaque clown, il y a la couleur initiale au milieu et la couleur une fois transformée au dessous.
Comme les souris, ils avaient chacun une expression différente.
Ci-dessous le coffret avec les 10 clowns.
Les feutres clowns dans un catalogue. La boite coûtait 75 francs.
Le spot TV de 1983.
Ci-dessous le petit Michael avec ses feutres souris et clowns en compagnie de son papa.
Il y a eu une version "Blanche Neige et les 7 nains" de ces feutres en Italie.
Les feutres du Magicien
Les feutres de la marque Reynolds fonctionnaient sur le même principe de transformation des couleurs que les clowns grâce au feutre magicien. L'extrémité de chaque feutre indiquant la nouvelle couleur.
Le feutre blanc permettait d'écrire à l'encre invisible et de faire appaire des traits jaunes fluo quand on passait le feutre magicien dessus.
Ci-dessous la pochette de 12 feutres dont les capuchons sont à paillettes. Ils permettait de créer 16 couleurs différentes.
Ici la pochette de 8 feutres à grosses pointes qui permettaient d'en obtenir 12.
Ci-dessous deux publicités trouvées dans des journaux de Mickey de 1985.
Eté 1989, "La Lambada" résonne partout en France et fait chalouper les corps enlacés sur toutes les pistes de danse. Le titre est au sommet des charts, c'est même devenu un tube planétaire mais il est aussi entré dans l’histoire du marketing et du plagiat.
Vitrine publicitaire
"La lambada" signe l’apparition des tubes de l’été sponsorisés par des grandes marques et symbolise les années triomphantes de la publicité.
L'opération marketing visait à promouvoir Orangina, la boisson pétillante dont les bouteilles en forme de poire sont omniprésentes dans le clip, elles y servent notamment de maracas. La marque était ainsi devenu le premier annonceur à sponsoriser une musique et la danse qui l'accompagnait. Présentée à Dominique Cantien et Étienne Mougeotte, alors directrice artistique et directeur d’antenne de TF1 (privatisée deux années plus tôt). la chanson devint une vraie arme commerciale.
CBS vendit 1,5 million d’exemplaires du 45 tours pendant l’été 1989 en France (15 millions dans le monde). Le morceau se plaça illico en tête du Top 50 et y resta en première place pendant douze semaines consécutives.
Sur les ondes radio, c'était un véritable matraquage : le titre était diffusé 3 par jour sur Europe 1 par exemple. Sur TF1, le clip est passé plus de 250 fois durant les mois de juillet et août 1989. Orangina organisait même des soirées Lambada dans toutes les stations balnéaires.
Impossible de passer à côté de la razzia Lambada cet été-là !
Copié-collé
Quelques mois après sa sortie, il est apparu que la mélodie du titre était un vil plagiat.
Les deux producteurs français, Olivier Lorsac et Jean Karakos avaient flashé pour une chanson lors d’un voyage au Brésil en 1988. Le morceau original en espagnol, "Llorando se fue" ("En pleurant, elle est partie"), datait de 1982 et avait été composé et interprété par un groupe bolivien, Los Kjarkas, composé des frères Ulises et Gonzalo Hermosa. En 1986 , la chanteuse brésilienne Márcia Ferreira et son partenaire José Ari avaient publié une version portugaise du morceau : "Chorando Se Foi". C'est cette version-là que Olivier Lorsac et Jean Karakos ont entendu lors de leurs vacances au Brésil deux ans plus tard.
Rentrés à Paris, les deux amis déposent en leur nom la chanson à la Sacem, sous un pseudonyme aux couleurs brésiliennes "Chico de Oliveira". Mais pour que "Chorando Se Foi" devienne "La Lambada", il fallait un groupe. Ils créent donc Kaoma, avec des musiciens guadeloupéens, martiniquais et sénégalais autour d’une chanteuse brésilienne installée à Paris depuis 1985, Loalwa Braz qui avait le talent de chanter comme Marcia Ferreira. Elle est malheureusement morte carbonisée dans sa voiture en 2017, victime d’un sordide fait divers.
L’orchestration a été retravaillée, la flûte de pan a été remplacée par l’accordéon mais la mélodie n'a pas changé d'une note. Une vraie imposture musicale !
Ci-dessous, le morceau original bolivien de 1982 : "Llorando se fue". Le plagiat est flagrant.
Le scandale éclata en 1990. Et l'année suivante, en mars 1991, les deux producteurs furent condamnés par la justice à reverser leurs droits d’auteur aux compositeurs, les frères Hermosa ainsi que Marcia Ferreira et Jose Ari. Olivier Lorsac reçu même un blâme de la SACEM, fait rarissime.
C'est quoi la Lambada ?
En gros, c'est un mix de salsa, de carimbo et de merengue. Ce genre de musique est apparu sur la scène musicale nord brésilienne au milieu des années 70.
Ca se danse en couple grâce à une chorégraphie très sensuelle et chaloupée où les deux danseurs (légèrement vêtus en général !), se contorsionnent avec des mouvements suggestifs des hanches, lui apportant une note érotique avec ces "frotis-frotas" endiablés !
Parmi les divers danseurs, on a surtout été marqué par le couple d'enfants Chico et Roberta.
Chico et Roberta
Les enfants stars du clip ont entraîné avec eux la planète entière. De leur vrai nom Washington Oliveira (né le 20 février 1979) et Roberta de Brito (27 avril 1977), ils avaient 10 et 12 ans à l'époque.
Il ont sorti un 45 Tours en 1990, "Frente a frente".
Roberta est devenue vétérinaire à Brasília. Et Chico, prêtre protestant à Espírito Santo, au sud-est du Brésil.
Les voici réunis, près de 30 ans aprés.
Ci-dessous le clip, tourné sur une plage de Porto Seguro, une station balnéaire brésilienne sur le littoral sud de l'État de Bahia.
J'ai trouvé ces parutions sur Chico et Roberta, elles sont issues de magazines allemands.
C'est choquant de voir ces images dénudées de la jeune Roberta qui n'avait que 12 ans, même pour l'époque je trouve.
Parodies
Les inconnus avaient parodié "La Lambada" avec leur "Foumoila", sponsorisée par les préservatif Durex !
Et je ne résiste pas au plaisir de mettre la chanson des Garçons Bouchers, groupe que j'aime beaucoup, avec "La Lambada on aime pas ça", une critique rigolote de ce type de tubes très commercial.
C'était dans une émission "Dimanche Martin". Jean-Jacques Martin avait quand même les idées (musicales) larges !
Les tubes de l'été
L'été qui a suivi, en 1990, le sponsoring publicitaire a contribué au succès de la "Soca Dance", interprèté par Charles D. Lewis, toujours pour promouvoir Orangina.
En 1991, Yannick Noah nous gratifiait de sa "Saga Africa". Il faudra ensuite attendre 1996 pour qu’une nouvelle flopée de tubes chorégraphiés débarquent, notamment avec la "Macarena". Cette année-là, il y a aussi eu "Tic, Tic Tac" de Carrapicho pour faire du sport en rythme. Et en 1997, Bellini débarquait avec son cultissime "Samba de Janeiro" et Felicidad nous faisait nous trémousser sur son "Dam Dam Deo".
Impossible de passer à côté de la "pin's mania" qui a déferlé sur la France à la fin des années 80 et au début des années 90. Qu'on ait été enfant, ado ou adulte à ce moment-là, on n'y a pas échappé. On les mettait sur nos pulls, nos vestes en jean, nos sacs ou nos trousses.
On a tous encore aujourd'hui chez nous quelques pin's qui traînent au fond d'un tiroir.
J'en ai gardés moi-même plusieurs de cette période, notamment deux auxquels je tiens particulièrement de "La légende de Zelda" auquel je jouais sur NES (Nintendo) au même moment et que j'ai portés fièrement sur mes pulls au lycée.
Aujourd'hui j'en ai une grande collection thématique. Je la présenterai à la fin de l'article.
Ci-dessous mes pin's Zelda et une photo de 1988 où je porte Link sur mon pull. J'avais 18 ans.
Origines
Le phénomène est parti des Etats-Unis à l'occasion des jeux olympiques de Los Angelès en 1984. Budweiser, un des sponsors, avait installé une tente où les collectionneurs pouvaient échanger ces petits objets promotionnels.
A cette époque, ils ne se fixaient pas avec une attache mais avec une sorte de petit écrou vissé sur une tige filetée à l'envers du vêtement.
L'attache que l'on connait tous s'appelle "tack", inventée par un Américain. C'est l'attache papillon qui est la plus commune, en métal ou en plastique. Pour info, le mot pin's vient de l'anglais to pin : punaiser.
Le phénomène était totalement inédit. Personne n'aurait parié sur le succès de ces nouveaux objets publicitaires. Autour des stades pendant ces J.O de 1984, les pin's, notamment Coca Cola, s'arrachaient entre fans.
Un responsable du marketing pour la Coca-Cola Bottling Company de Los Angeles déclarait à cette occasion "Je n'arrive toujours pas à croire que les gens acceptent de porter votre publicité et de la payer".
Eh oui, un support publicitaire qui se vend, se porte, s’échange et se collectionne, le rêve pour les entreprises !
En France
La première tentative d'épinglettes (comme les appelait mon grand-père) date de 1956. Europe N°1 en sortit lors de sa création mais sans avoir beaucoup de succès car leur faible nombre ne permit pas une large diffusion.
L’ORTF créa également un insigne en 1968 pour les jeux olympiques d'hiver de Grenoble (ci-contre à droite, signé Decat). Il y avait une épingle pour le fermer mais l'objet en métal émaillé ressemblait déjà beaucoup à un pin's.
En 1975 un pin's du Comité d'Entreprise d'Antenne 2 reprenait le logo de la chaîne dessiné par le peintre Georges Mathieu (à gauche).
Mais la vraie déferlante a démarré en 1987 avec les pin's du tournoi de Roland Garros. Cette année-là, le responsable marketing de la compétition de tennis, Gilles Bertoni (en photo ci-dessous), cherchait une idée de cadeau à offrir aux entreprises partenaires.
L'année précédente, des journalistes de NBC sports, chaîne de télévision américaine, lui avait offert en cadeau un petit pin's avec leur logo (une queue de paon arc-en-ciel). Il le trouvait très joli et le portrait sur ses vestes. Il s'en souvint lors du lancement en 1987 de la ligne Roland-Garros - Ray Ban. Il offrait un pin's pour tout acheteur d'une paire de lunettes et se retrouva submergé par les demandes. Ça a été le déclic, Roland Garros aurait dorénavant une politique du pin's. La même année, à l'Open de Bercy, il innova en reproduisant l'affiche du tournoi sur une série de 7 pin's, une couleur par jour, à destination des V.I.P présents lors de la compétition (ci-dessus à droite).
Pour Roland Garros, il fit fabriquer 4 pin's en couleurs et un blanc. Le succès dépassa très largement ses espérances. Les joueurs et les spectateurs s'arrachèrent ce petit objet, signe de ralliement à la compétition.
Pour les 40 ans de Gilles Bertoni, en 1999, 150 copains venus de toute la France avaient organisé une fête à son insu, chacun arborait un pin's à son effigie (ci-dessus).
Les entreprises spécialisées n'existant pas au départ, ce sont donc les fabricants de médailles et d'insignes civils et militaires qui se sont convertis à ce support en adaptant leur savoir-faire. La première et la plus connue a été la maison Arthus-Bertrand (fondée en 1803).
L'ancien publicitaire Nicolas Arthus-Bertrand, ci-contre à droite, (cousin du photographe Yann Arthus-Bertrand) était à la tête de l'entreprise en 1987, c'était un ami de Gilles Bertoni et il a grandement participé à lancer la mode du pin's en France. C'est en effet lui qui fit fabriquer dans ses ateliers les premiers pin's (Roland Garros et Open de Bercy donc).
Pin's mania
Très rapidement ce petit gadget ludique a connu un vent de folie auprès du public et la demande a explosé. C'était un véritable phénomène de société, touchant indistinctement les générations et les classes sociales.
C'était aussi en puissant phénomène marketing, un nouveau média à part entière, apportant une notoriété dix fois plus efficace et plus économique qu'une grosse campagne de pub.
Chaque entreprise, chaque marque, chaque association avait ses propres pin's et les distribuait gratuitement ou les faisait gagner lors de jeux concours.
Les pin's étaient apparus aux Etats-Unis, mais la France a été le premier pays où ils déchaînaient une telle passion.
En 1988, la maison Arthus-Bertrand fabriquait plus d'un million de pin's par mois.
En 1990, 3 millions de pin's étaient produits mensuellement en France et 240 millions étaient importées. Quelque 800 modèles étaient créés chaque semaine.
Le marché du pin’s a atteint près de 3 milliards de francs en 1992.
Tous les médias se sont emparés du phénomène en multipliant les sujets et les articles sur cette nouvelle mode.
Ci-dessous, un jeu organisé par Europe 1 et Paris Match. Il fallait donner le nombre exact de pin's sur la photo en bas à gauche et reconnaître ceux qui avaient été floutés sur l'image à droite (cliquez pour voir en plus grand).
Les entreprises alimentaient elles-mêmes la folie du marché en faisant fabriquer des séries limitées (comptées par huissier, pour éviter les copies). Ces pin's rares ont déclenché une vraie hystérie chez les collectionneurs. Certains atteignant des sommets au niveau des prix.
Un petit défaut d'émaillage ou même une copie pirate réussie pouvaient faire la rareté de l'objet et la hausse de sa valeur.
Les marques proposaient aussi des séries spéciales à collectionner. Certaines étaient même présentées en coffrets collectors.
Exemple à droite : une boite de 8 pin's Caisse d'Epargne que j'ai achetée chez Emmaüs il y a quelques années.
Ci-dessous coffret Citroën, Kodak et Lustucru (cliquez pour voir en grand).
Coffret Oasis avec les dessins de Margerin et série limitée Mylène Farmer.
Collection James Bond en coffret.
Personnellement j'aime beaucoup ces séries collectors et plus particulièrement les pin's qui forment un ensemble complet ou un slogan une fois mis les uns à côté des autres.
Exemples ci-dessous avec les 5 pin's Lactel et les 4 chiffres de l'année 1992 pour les J.O d'Albertville.
6 pin's pour reconstituer le panorama de la presqu'île de Quiberon.
Ricard et Suze (dans le désordre).
8 pin's Legal, reprenant le slogan de la pub télé.
Delichoc en 8 lettres ("pas mieux" !)
Mir laine et son fameux slogan.
Différentes qualités
Tous les pin's ne se valaient pas en qualité.
Les plus communs (ceux qui étaient fabriqués en grande série à Taiwan par exemple), étaient faits de fine épaisseur de métal, sans relief ou presque. Ils étaient simplement tamponnés à la peinture ou sérigraphiés et parfois recouverts de résine translucide Epoxy. Cette matière ayant tendance à jaunir avec le temps et à se rayer, ces pin's vieillissent mal. Les pin's bas de gamme ont inondé le marché avec des contrefaçons de grandes marques ou édités sans copyright. Pas toujours facile de s'y retrouver à l'époque.
Ci-dessus à droite un exemple de pin's sérigraphié et recouvert d'epoxy. Ce sont des reproductions de couvertures de magazines Télé Poche.
Ci-dessous, des pin's Télé Poche encore. Même dessin original mais techniques totalement différentes pour la matrice métallique et la décoration couleurs. Le second a également reçu une couche de résine.
Dans la catégorie intermédiaire, on trouvait les pin’s en émail à froid (faux émail). Ils étaient un peu plus épais que les précédents, les reliefs étaient plus visibles et les détails plus fins. La peinture étaient appliquée dans chaque cloisonnement.
Il y avait aussi les pin's moulés directement en relief, en métal ou résine, comme par exemple les bouteilles de parfum ou de boisson en miniature (ci-contre à gauche).
Et puis il y avait les pin's de très bonne qualité, beaucoup plus épais, la plupart du temps en zamak, un alliage de zinc, d'aluminium, de magnésium (et parfois de cuivre). Les alvéoles étaient remplies d'émail de synthèse (résine) puis dorées ou argentées (le zamak étant gris à la base).
En haut du tableau, on trouvait les pin's en émail grand feu, toujours sur support en zamak. La technique de l'émaillage grand feu demande des cuissons à haute température pour les poudres d'émail colorées, environ 800°C. Il faut ensuite un polissage soigneux. Ces objets demandent du temps et du savoir faire mais leur qualité est pratiquement inaltérable.
Les pin's haut de gamme portaient (au revers) des signatures prestigieuses comme Arthus Bertrand, Démons & Merveilles, Decat, Saggay, LMI Tablo ou Corner Coinderoux.
Ci-dessous, pin's Tintin en émaillage grand feu par Coinderoux.
Ici on voit bien les différentes qualités pour le même dessin Obelix. Les matrices métalliques et le traitement peinture et vernis sont complètement différentes. (merci à Filou81 pour ses images comparatives)
Il y a eu également des pin’s en bois, en plastique, en cristal ou en porcelaine, comme les pin's de la marque Thosca à Limoges ci-dessous.
Fabrication
Pour en savoir plus sur la conception et la fabrication des pin's, voici une vidéo très bien faite.
Stars des pin's, pin's de stars
Franck Lenoir était devenu LA star des pin's en 1991. Directeur de salle au restaurant "l'espace Cardin" à Paris, il a commencé sa collection en écoutant les conseils de son patron, Pierre Cardin, qui lui avait suggéré de mettre des pin's sur sa veste.
Le "Scarabée d'or" (comme il était surnommé) portait sur lui 1300 pin's. Pas facile de faire le service avec 7,5 kgs sur le dos mais il était fier d'être devenue une vedette.
Il se faisait offrir des pin's par les artistes, animateurs et hommes politique de passage dans le restaurant ou sur les plateaux télé où il était invité.
Jacques Chirac lui a donné notamment la croix de Lorraine, Laurent Fabius le drapeau tricolore et Johnny Hallyday le pin's de son parfum "Retiens la nuit".
Le plus extravagant lui avait été offert par Pierre Cardin lui-même : un petit pin's avec un diamant, tiré à 20 exemplaires. On imagine le prix !
Je me souviens d'avoir croisé également ce personnage à Paris, sur un salon. Il se faisait appeler Mister Pin's. je ne connais pas son vrai nom.
Il tient un marteau de commissaire priseur à la main, peut-être l'était-il ?
Les stars de la télé se faisaient bien évidemment l'écho du phénomène dans leurs émissions. Ci-dessous Michel Drucker porte une des vestes customisées par Franck Lenoir sur le plateau de "Star 90" (TF1).
Certains faisaient également la promo de leurs propres pin's. Comme Bernard Pivot et ses pin's "Apostrophe" ou Jean-Claude Bourret et ses pin's en soutien à la Cinq.
Christophe Dechavanne et les pin's en porcelaine "Ciel mon mardi".
Avec Dorothée en juillet-août 1991, on pouvait gagner 100 pin's "Télé 7 jours" plaqués or et numérotés (merci à DoBiblioGeek pour les archives).
Certains animateurs télé étaient juste collectionneurs et montraient volontiers leurs trophées dans les magazines, comme Philippe Risoli ou Alain Gillot-Pétré.
Les pin's du Bêbête Show et des Inconnus.
Pin's parlants
Dans la catégorie stars et insolites, il y avait les pin's parlants de TF1 qui permettaient d’entendre la voix des animateurs vedettes de la chaîne à l'aide d'un bouton à l'arrière.
On pouvait écouter Sophie Favier, Dorothée ou Jean Michel Larqué et son célèbre "Tout à fait Thierry !".
Pour gagner cette collection, il fallait appeler un numéro de téléphone ou aller sur minitel (3615 TF1).
Un peu plus insolite encore, un des pin's parlant était aussi une boule à neige !
Il y a eu un classeur spécial pour ranger les pin's parlants.
Ci-dessous une vidéo avec les 3 pin's parlants qu'on m'a offerts : Roger Zabel pour les J.O de Lillehammer, Jean-Pierre Foucault pour "Sacrée soirée" et Kermitterrand du Bêbête show.
Pif et Mickey
Les magazines pour enfants, notamment Mickey et Pif Gadget, n'ont pas échappé à la mode et parlaient aussi de la pin's mania.
Journal de Mickey, 1er mars 1991. Numéro spécial sur les collectionneurs fous.
En page intérieure, Mickey en compagnie de Franck Lenoir, encore lui.
Ils offraient des pin's régulièrement avec le journal, en cadeau lors de jeux concours.
Dans le Mickey N°2000 du 19 octobre 1990, on trouvait un pin's collector spécialement édité pour le 2000ème numéro du journal.
A droite une offre d'abonnement au magazine avec des pin's offerts.
Dans le journal de Mickey du 11 octobre 1991, il y avait en cadeau un pin's Euro Disney, 6 mois avant l'ouverture du parc.
Et le 12 avril 1992, un nouveau pin's pour fêter l'ouverture officielle du parc.
Picsou magazine a offert également plusieurs fois des pin's dans ses numéros.
Pif n'était bien sûr pas en reste et a offert à plusieurs reprises des pin's également.
1000 ème numéro en mai 1988 et pin's des farceurs de Hercule, 1992.
Pin's année bonheur et Olympin's 1992.
Les Super Pin's Pif (à droite) sont en émail grand feu.
Pin's en pubs
Les publicités mettant en avant les pin's offerts en cadeau fleurissaient dans les magazines. Toutes les marques proposaient à leur consommateur d'en obtenir contre des points ou directement avec le produit.
Voici quelques pubs prises dans mes archives (cliquez pour voir en grand)
Voici une pub télé pour les pin's à collectionner Mac Do (1991), cliquez sur l'image :
Et ici une pub pour ceux des cachous Lajaunie la même année, cliquez sur l'image :
Je termine avec une pub pour les pin's de la chaine M6. Il y en a eu une grande quantité comme pour les émissions de TF1.
Livres et Magazines
Qui dit phénomène de mode dit forcément parutions de livres, magazines et catalogues en tout genre sur le sujet.
En juin 1990 est paru le premier numéro de "Pin’s Up", le magazine du badge, revue exclusivement consacrée aux pin’s. Elle a grimpé en un an à 40.000 exemplaires.
Suivront deux autres magazines, "Pin’s Collection" et "Pin’s Passion".
Et puis il y a eu des livres bien entendu, notamment ces 3 là en 1991 et 1992.
Et quand on n'avait pas les moyens de s'offrir des pin's rares, on pouvait toujours acheter des vignettes style panini pour les coller dans le "Pin's Album" des plus beaux pin's du Monde (Edition Trois Plus Un, 1991). Merci au site http://www.paninimania.com/ pour les images.
45 tours
Il y a même eu un disque avec la chanson "Pin's Mania" interprétée par Les Pin's. Le titre ne vaut pas un clou, il ressemble à d'autres morceaux "dance" de cette époque avec des samples répétitifs. Quand on voit la pochette, on se dit que les demoiselles n'ont sans doute pas été choisies pour leurs talents vocaux !
Le groupe a même fait la Une du magazine "Pin's Up" en 1991. Et il y a eu bien entendu un pin's "Pin's mania", c'est le serpent qui se mord la queue. Notez la qualité du dessin du pin's et la ressemblance frappante avec les demoiselles, c'est à s'y méprendre !
Collectionnite
A partir de 1988, beaucoup de gens se sont mis à collectionner les pin's. Le but étant d'en avoir le plus possible. C'était une collection facile, rapide et très peu cher.
On pouvait les conserver dans des classeurs spécialement conçus pour ça.
On les accrochait aussi sur des grands tableaux qu'on pouvait mettre aux murs ... du plus bel effet dans le salon !
Il existait des cadres spécialement créés pour cet usage. Mais la plupart du temps ces tableaux étaient bricolés maison avec des plaques de liège.
Et puis bien sûr, on pouvait les porter sur soi comme bijou-gadget, sur sa veste, son pull, son sac ou sa casquette.
Le système de fixation avec le petit papillon derrière a fait son succès.
Les passionnés avaient le choix. Ils pouvaient tout collectionner sans distinction ou ils pouvaient se concentrer sur un seul thème bien précis, en lien avec leur passion ou leur métier (les pompiers, le foot, les avions, les animaux...), une seule marque ou un seul fabricant prestigieux.
Contrairement aux collections de timbres poste et pièces de monnaie, il n’existe pas d’ouvrage recensant les pin's existants et leur cotation mises à jour. Les pin's les plus communs sont vendus aujourd'hui en vide-greniers entre 30 et 50 centimes. Les Disney sont vendus entre 1 et 5 euros.
Au fait, pour information, cette collection s'appelle la philopinie ou pin'sophilie.
Salons et bourses d'échange
Au summum de la popularité du pin's, autour de 1991-92, il y avait des salons et des bourses d'échange un peu partout dans l’hexagone.
Le 23 mars 1991 a eu lieu la première édition du salon de Villard-de-Lans avec des ventes aux enchères. 20 000 visiteurs s'étaient déplacés.
Et ils étaient 30 000 au premier salon international en septembre 1991 à l’Espace Champerret de Paris.
Ci-dessous un reportage sur ce salon du pin’s le 22 septembre 1991 dans le journal télévisé de TF1.
On peut voir à la fin du reportage des jeunes femmes qui interprétent en dansant le titre "Pin's Mania".
Moi j'habitais Paris à cette période et je me souviens encore des vendeurs de pin's en bas des Champs Elysées, dans les jardins du Carré Marigny. Il y en avait partout, ça échangeait et ça vendait à qui mieux mieux , sur les bancs du square, sur des tables improvisées avec des tréteaux... ça m'avait frappée.
Jeux Olympiques
L'effervescence autour des pin's a atteint son apogée en 1992 avec les Jeux Olympiques d’Albertville. Il y a eu 4 à 5 000 modèles de pin's créés pour ces J.O, un record !
L'engouement déclina ensuite et la mode s’essouffla assez rapidement.
En 1992, la maison Arthus-Bertrand réalisait la moitié de son chiffre d'affaires avec les pin's. Leur vente représentait 120 millions de francs en 1992, elles chutèrent et passèrent à 40 millions l'année suivante.
Ci-dessous le coffret de la carte de France, le parcours en pin's de la flamme Olympique, édité par La Poste.
Ci-dessous une partie de la collection de Fred, un ancien participant des J.O. d'Albertville 92 en tant que contrôleur d'accés détaché aux patinoires.
Aujourd'hui il n'y a guère que les grands événements sportifs mondiaux qui donnent lieu à l'émission de nouveaux pin's : coupe du monde de foot, de rugby, jeux olympiques etc...
Il y a cependant toujours beaucoup d'engouement pour les pin's Disney. Les échanges sont même devenus un vrai "sport" dans les parcs à thèmes, ça s'appelle le "pin trading".
Disney édite des centaines de nouveaux pin's tous les ans, 500 rien que pour Paris. Déclinés en milliers d'exemplaires ou en quantité restreinte (pour les éditions limitées), ils sont vendus dans les boutiques et les hôtels du parc.
Ce sont les employés des parcs, les castmembers qui font vivre le pin trading en proposant des pin's à l'échange sur le cordon autour de leur cou.
Disney organise aussi des événements spéciaux, les "trading days".
Les irréductibles
Malgré le fait que l'objet soit passé de mode, il est toujours resté des collectionneurs mordus. Ils ont créé en 2003 un salon international à Louviers (dans Eure).
Depuis 2011 ce salon se tient au mois d'octobre à Saint-Amand-Montrond (dans le Cher) et a toujours du succès tous les ans.
Jean-Paul Adam, un ancien journaliste, est un des plus gros collectionneurs en France avec plus de 8 000 pin's. Il est spécialisé dans les pièces liées aux médias français (presse écrite, radio et télévision).
Son site internet a été un des premiers en France sur les pin's.
C'est lui qui était à l'origine de la création du salon international de Louviers en 2003.
Il existe 3 autres salons du pin's : à Champeaux au mois de janvier, à Warmeriville (à coté de Reims) début mars et en juin 2019 à Fouras (à coté de La Rochelle).
Il existe également un forum internet "Pins et philopins" (environ 300 inscrits).
Ma collection
J'ai commencé à acheter des pin's en vide-grenier en 2008 principalement. Ce qui m’intéresse, ce sont les marques qui ont disparu ou dont le logo a changé. J'ai un penchant pour les pin's liés aux chaines télé, les logos ou les noms d'émissions cultes. J'aime aussi ceux des jeux vidéos et des films.
Mon ami Hervé-Emilien et moi-même avons été sollicités pour participer au salon du vintage de Bordeaux cette année. Il avait lieu au Hangar 14 durant tout le week-end.
Nous étions tous les deux ravis de participer à cette manifestation qui a accueilli, je crois, pas loin de 10 000 visiteurs.
Nous avons mêlé nos collections respectives pour constituer un très grand stand sur les jouets, produits dérivés et clins d’œil au cinéma des années 70-80 : Retour vers le futur, Ghosbusters, Gremlins, E.T, Indiana Jones, Terminator, Roger Rabbit, Star Wars, la Boum, le Grand Bleu etc...
Nous nous sommes amusés à glisser ça et là des objets du quotidien de ces deux décennies : téléphones à cadran, appareils Polaroïd, walkmans, mange-disques, jeux électroniques et consoles en tout genre.
Rien n'était à vendre, l'objectif était de partager notre passion, faire plaisir aux gens et leur permettre de revivre de jolis souvenirs.
Nous avons fait de belles rencontres, parlé à de très nombreuses personnes qui replongeaient avec joie dans leur enfance ou adolescence. Qui partageaient aussi leurs souvenirs avec leurs enfants en leur expliquant par exemple comment on mettait une cassette dans un walkman !
Certains ont même été émus en revoyant leur Dictée magique, leur Galaxy 2 ou leur Simon.
Ca m'a rassurée de constater qu'à l'heure du multimédia, des smartphones et autres tablettes, les mômes peuvent être encore fascinés par le View-master, un jouet tout simple qui fonctionne sans pile.
J'ai pu également rencontrer quelques lecteurs du blog, ça m'a fait très plaisir de pouvoir les rencontrer en vrai et de pouvoir échanger quelques mots avec eux.
Voici notre stand en photos, en commençant par des vues générales.
J'ai une vraie fascination pour les disques vinyles en couleurs et pourtant je n'en ai pas eus à la grande époque du vinyle. J'ai trouvé mon tout premier en vide-grenier en 2008, complètement par hasard, c'était un 45 tours de Gérard Lenorman "Vive les vacances".
Je n'aime pas spécialement Lenorman mais j'ai trouvé ce disque bleu tellement joli que je l'ai pris. Et depuis, dès que je tombe sur des disques en couleurs sur les vide-greniers, je ne résiste pas au plaisir de les acheter.
Vinyles de couleur
La matière utilisée pour la fabrication des disques, le polychlorure de vinyle ou PVC (produit plastique dérivé du pétrole), est incolore et il faut lui ajouter beaucoup de colorant pour obtenir une pâte noire.
Ci-contre à gauche, les perles de PVC à l'état brut et avec le colorant noir.
Pour les disques rouges, bleus, verts etc... il faut un peu moins de colorant. Le vinyle noir est resté majoritaire pour la production car il permet de mieux repérer les plages musicales à la surface du disque.
Les vinyles colorés sont apparus aux alentours de 1977, pratiquement 100 ans après l'invention disque.
Pour info, les disques sont en vinyle depuis 1939 suite aux pénuries de shellac, une substance obtenue à partir de la sécrétion d’un insecte de l’Asie du Sud-Est qui constituait en grande partie la matière première des 78 tours.
Les premiers disques vinyles furent commercialisés en 1942-44 aux Etats-Unis.
Au niveau de la qualité sonore, on dit que le disque de couleur est en général de moins bonne facture que le disque noir mais ce n'est pas avéré.
En fait la qualité diffère non pas de la couleur, mais du master et surtout du pressage.
La quantité de colorant peut faire varier la couleur et se situe en moyenne entre 2 et 5% de la quantité du plastique et ce, peu importe la couleur, noir, blanc, bleu, rouge etc...
Voici quelques disques que je possède dans mes collections.
45 tours "Sweet Melody" de Karen Chéryl.
45 tours "Ma femme" de François Valéry (avec au passage, les yeux de sa femme à l'époque, l'actrice Nicole Calfan).
45 tours "La Poupée" de Chantal Goya.
45 tours de Titi et Grosminet.
Un joli 33 tours rose bonbon, l'album "Animals" des Pink Floyd.
Rose toujours, un 33 tours de Plastic Bertrand.
Double 33 tours de John Travolta, un vinyle bleu et un vinyle rouge.
Ci-dessous les disques Coca Cola de 1979 que j'ai trouvés au gré de mes balades en vide-greniers. Il y en a 6, chacun d'une couleur différente et proposant un style particulier de musique.
Et voici la pub magazine de 1979.
Ci-dessous un mini 33 tours "Hot Hits 1" Coca Cola datant de 1983.
Maxi 45 tours bleu de 1986 pour les produits laitiers.
Des vinyles rouges de 1978 pour les barres chocolatées Nuts avec des reprises des chansons rock des années 60.
Un vinyle blanc de 1983 avec la musique de la pub pour les déodorants Sintony.
Picture-discs
Ce sont des disques portant une image sur une face ou les deux faces. Il y a différentes appelations : picture-disque, pic-disc, disque-image, photo-disque.
Ils sont en général commercialisés dans une pochette plastique transparente, comme on peut le voir sur le 45 tours Remix 1991 du "Requiem pour un con" de Serge Gainsbourg.
Les picture-discs sont des éditions particulièrement limitées, destinées aux collectionneurs et aux fans. Le procédé est simple : en général l’illustration papier est coincée entre deux couches de vinyle transparent. Le plus souvent, le visuel présenté est identique à celui utilisé pour le disque original. Cela concerne aussi bien les 45 tours, les albums 33 tours que les maxi 45 tours. De nombreuses bandes originales de films ont également été pressées en picture-disc.
Il a une qualité sonore égale aux disques de couleurs mais celui-ci étant plus épais, pour l'écouter il faudrait en théorie modifier le poids du bras de lecture, sinon on risque d'avoir un "rumble " qui fait saturer à la lecture.
La vente des picture-discs a explosé à partir de 1977. A l'époque, les deux tiers en moyenne étaient classés dans la catégorie punk ou disco, le reste concernait le pop-rock et la variété.
Ci-dessous "The Dark side of the moon" des Pink Floyd.
Marillion "misplaced childhood" et le 33 tours des Chanteurs sans frontières.
"Thriller" de Michaël Jackson.
Bros et son premier album "Push".
La bande originale de la série "Miami vice".
45 tours d'INXS "Never tear us apart".
45 tours de Madonna "Open your heart".
45 tours de Frankie Goes to Hollywood ("The power of love") et Nick Kershaw ("The riddle").
Un 45 tours de l'émission de Récré A2 "Télétactica".
Et ci-dessous un 33 tours de pub insolite pour l'adoucissant Minidou.
Shape-discs
Apparus en 1971, le vinyle a une forme particulière, autre que circulaire : ovale, carrée, rectangulaire ou n'importe quelle forme.
Exemple avec les disques de Madonna, Rolling Stone, Mötley Crue, Queen ou Police.
"Do they know it's christmas" par Band Aid.
Il n'existe pas d'argus officiel pour tous ces disques particuliers. La cote pouvant rapidement varier.
Pour ceux qui sont curieux de savoir comment est fabriqué un disque vinyle, voici un documentaire particulièrement intéressant de la télévision canadienne.
Die-cuts
Je termine ce dossier en parlant des pochettes qui présentent une découpe particulière, par exemple une forme ouverte sur le recto du disque, laissant ainsi apparaître le disque ou la pochette de protection intérieure.
Ca peut aussi être un trou de forme ronde qui laisse apparaître un disque spécifique dessous : vinyle de couleur, picture-disc ou simplement le label.
Exemple avec ce 45 tours d'OMD (Orchestral Manoeuvre in the Dark, groupe que j'affectionne particulièrement). La pochette de "Souvenirs" est découpée pour laisser apercevoir l'étiquette du vinyle dessous.
J'ai trouvé ces deux albums 33 tours d'OMD le même jour sur un vide-grenier.
La première pochette possède une fenêtre ouverte permettant de voir l'illustration intérieure.
La seconde a de multiples petites découpes recto et verso, laissant voir la couleur orange de la pochette de protection au dessous.
Deux 33 tours néerlandais pour le dessin animé Candy. Les pochettes cartonnées sont découpées de manière à laisser apparaître une rose et un paysage enneigé dessiné sur la pochette papier intérieure.
Le 45 tours "Tumbling Dice" des Rolling Stones.
L'idée d'écrire ce sujet m'est venue d'un magazine Télé Junior de 1979. La page est extraite de la rubrique de Claude Pierrard qui s’appelait "Réponse à tout".
Voici mon cadeau de fin d'année pour les grands enfants qui suivent mon blog : 90 pages remplies de jouets merveilleux à déguster quelques jours avant Noël, histoire de replonger dans les jolis souvenirs d'enfance.
Vous pouvez lancer un diaporama si vous le souhaitez en cliquant sur les photos et en vous déplaçant ensuite d'image en image avec les flèches.
L'arrivée des héros galactiques à la télévision à la fin des années 70 et au début des années 80 a marqué toute une génération. Ces justiciers de l'espace entraînaient avec eux les enfants que nous étions dans l'univers fascinant et riche de la science fiction. La tête dans les étoiles, on rêvait de galaxies lointaines et de batailles intersidérales.
Le succès fut tel que dès le Noël 1978, l'hystérie s'est emparée des rayons de jouets dans les magasins et les catalogues ont dû se mettre à l'heure cosmique.
Ces robots, vaisseaux et figurines issus des dessins animés ont connu un succès phénoménal particulièrement entre 1978 et 1984.
Je vous propose de voir ou revoir en images tous ces jouets. Ils sont issus des catalogues que j'ai dans mes archives.
Ci-dessus une photo du petit Didier, 8 ans, avec son frère et leurs jouets Goldorak en 1978.
Goldorak
Le fameux Shogun Warriors, le Jumbo de Mattel, était à l'honneur sur la couverture du catalogue Mattel 1978.
L'année suivante, c'est le catalogue Bambi qui lui donnait la vedette aux côtés de Casimir et Gédéon.
On retrouvait le Jumbo de Mattel dans de très nombreux catalogues. C'était le jouet star de ce Noël 1978.
Ci-dessous notamment pour "La maison du cadeau en 1978.
Le Jumbo et la soucoupe Shogun de Mattel.
Depuis quand Goldorak fait "Tacatacata" avec son Astérohache ? ^^
Avec les poupées Ceji Arbois.
Goldorak et Gaiking, entourés du vaisseau et des figurines.
Catalogue "Printemps 1979".
Catalogue "Bambi 1979".
Catalogue "Noël 1979" et "Nouvelles Galeries 1979".
Catalogue "Projouet 1979".
Raydeen dans le catalogue "Nouvelles Galeries 1978 ".
Le trio de Jumbo dans le catalogue "Joué Club 1979".
"Samaritaine 1979".
"La Redoute 1979". Les 52 pages de jouets du catalogue à voir ICI.
"Mattel 1982".
"BHV 1982".
Projecteur de film super 8 et Télémax dans le catalogue "La Redoute 1979".
Visionneuse à main avec cassettes dans le catalogue "La Redoute 1979".
Visionneuse à main avec cassettes. Catalogues "Noël 1979" et "Euromarché 1979".
Projecteur à cassettes Minicinex et coffret cinéma, catalogue "Joué Club 1979".
Visionneuse View master dans le catalogue "BHV 1980".
Jeux de société dans les catalogues "Nouvelles Galeries 1979" et "Noël 1979".
Cubes dans les catalogues "Promo France 1979" et "Jouets 1979".
Tentes Goldorak, catalogue "Noël 79".
Panoplies Goldorak et Vénusia Masport dans le catalogue "Printemps 1979".
Et dans le catalogue "Joué Club 1979".
"La Redoute 1979".
"Nouvelles Galeries 1979".
"Nouvelles Galeries 1979" et "Au bonheur des enfants 1979" (Socanp jouets).
Les voitures à pédales dans les catalogues "Bambi 1979", "La Samaritaine 1979" et "Au bonheur des enfants 1980" (Socanp jouets).
On remarquera que sur la voiture de la Samaritaine, ils avaient oublié de coller les autocollants !
Albator
Le corsaire de l'espace sur la couverture du catalogue "Euromarché 1979" avec son vaisseau de combat Aviscoupe (Ceji Arbois).
A l'intérieur, on voit l'Aviscoupe (Ceji Arbois) et l'Atlantis (Joustra).
Avec la figurine flexible (Bendable) Ceji.
Avec la figurine Action Joe (Ceji Arbois).
"Printemps 1980".
"Au bonheur des enfants 1980" (Socamp).
"Comptoir du jouet Parisien 1984".
La gamme de jouets Atlantic, maquettes et personnages.
Catalogue "Jouets service 1980".
Poupées Albator et Nausica de marque Gabar. Catalogue "BHV 1980".
Figurine Delacoste. "Jouets Services 1980".
Cubes, tampons et jeu "Les bandes-dessinées" de Ceji "Au bonheur des enfants 1980".
"Le jeu d'Albator" (Orli jouets) dans le catalogue "Jouets service 1980".
Jeu "Ceji 1981".
Ballon Delacoste et seau.
Tente et déguisement dans le catalogue "Printemps 1980".
Panoplies Albator dans les catalogues "BHV 1980" et "Nouvelles Galeries 1979".
Voiture à pédales dans le catalogue "BHV 1980".
Ulysse 31
Il jouait les stars dans le catalogue de la Samaritaine en 1982.
En pages intérieures : Odysseus, soucoupe, navette et personnages Popy (Bandai).
Toujours en vedette, cette fois sur la couverture du catalogue "Axe 1982".
En page intérieure, la navette et la soucoupe.
"Printemps 1982".
"Galeries Lafayette 1982".
Catalogue "Flash 1982".
"La Redoute 1982".
"Continent 1985".
Coffret vsionneuse View master et puzzle dans le catalogue "Flash 1979".
Maisonnette en toile Mundia dans le catalogue "La Samaritaine 1982".
Maisonnette et panoplie dans le catalogue "Flash 1979".
Capitaine Flam
Tout l'univers de Capitaine Flam (Popy) dans le catalogue de "La Redoute 1981".
Figurines flexibles ("Bendable") dans le catalogue "Prisunic 1981".
Toute la gamme Popy.
Tente en toile Mundia dans le catalogue des "Galeries Lafayettes 1981".
Bataille des planètes
"Printemps 1980".
Tampons et figurine Delacoste.
Figurine dans le petit catalogue "Clodrey 1980".
Panoplie Marc dans le catalogue "La Samaritaine 1979" et tente en toile.
J'adorais cette série loufoque et azimutée qui traçait à 200 à l'heure. Elle était bourrée de gags absurdes, de jeux de mots improbables et de calembours désastreux. Je suis sûre que la plupart des enfants ne comprenaient pas la moitié des jeux de mots tellement ça allait vite, moi la première !
Je vous propose une plongée dans l'univers des Croques-Monstres et d'en savoir plus sur ce dessin animé foldingo-rigolo.
Les Croque-monstres
Vivants dans un château hanté, les Croque monstres sont des créatures qu'on trouve habituellement dans les films d’horreur mais qui ici font tout ce qu'elles peuvent pour faire rire en vivant de nombreuses aventures farfelues et débridées.
Les pensionnaires du manoir passent leur temps à s'amuser et jouer de la musique dans le désordre le plus général.
Au lieu de raconter une histoire avec un début et une fin, chaque épisode était composé d'un déferlement incessant de jeux de mots et de blagues entrecoupés de gags visuels, avec quelque part au milieu un clip musical.
Adaptations
Connus aux Etats-Unis sous le nom "the Groovie goolies", les 31 épisodes ont été diffusés pour la première fois là-bas en 1971.
En France, les aventures des Croques-Monstres sont passés à la télé à partir du 8 janvier 1983 dans l'émission Récré A2 sur Antenne 2.
Il s'agit d'une production Filmation, société à qui on doit de très nombreuses séries animées comme Waldo Kitty, Tarzan, Les maîtres de l’univers, Ghostbusters etc...
Le dessin animé est un spin-off issu de la série "Sabrina the teenage witch" (1969-72), elle-même dérivée de "The Archie Show" (1968-69).
Personnages hauts en couleurs
Dracu (Dracula)
C'est le maître des lieux, il est un peu snob et peut être très soupe-au-lait. Il n'a peut-être jamais bu de sang mais perd souvent son sang-froid !
Ses meubles ont une fâcheuse tendance à se liguer contre lui.
Dans l'orchestre des Croque-Monstres, il joue de l'orgue. A la place des partitions, il y a deux bras velus qui battent la mesure.
En préambule du générique, on le voit arriver au manoir sous la forme d'une chauve-souris. Il loupe la fenêtre, car celle-ci se dérobe, s'explose sur le mur et tombe à terre en se transformant en Dracula, ce qui lui faire dire : "Pas étonnant que j'attrape la grosse tête".
Ci-dessous une série de Cellulos montrant la transformation de Drac.
Frankie (Frankenstein)
Ce grand dadais simpliste n'a pas inventé la poudre mais adore l'orage. A chaque fois qu'il reçoit la foudre, on peut voir ses rouages internes et il dit "Ça fait du bien par où ça passe".
Dans le groupe des Croque-Monstres, il joue des percussions sur des tambours ou un xylophone en os.
Il s'occupe également de la salle de musculation du château, le "Muscle-Eum" (en V.O).
Dino, son animal de compagnie, est un dragon rose. Frankie essaye désespérément de le dresser.
Tilou
Le loup-garou surexcité est toujours en mouvement, en skate, en surf ou en roadster. Ce dernier peut rouler sur les murs et au plafond. Il peut aussi se couvrir d'un revêtement spécial en peluche pour l'hiver.
Un peu hippie, Tilou porte toujours un t-shirt, un short et des sandales de plage.
Dans le groupe des Croque-Monstres, il joue de la guitare/harpe.
Il a un piranha du nom de Fido à qui il apprend des tours, qui mange n'importe quoi et peut voler si nécessaire.
Le trio de Croques-Monstres : Frankie, Dracu et Tilou.
La momie
Le personnage farceur passe son temps à rigoler. Il anime une émission d'actualités qui fournit des informations sur les monstres.
Il a un cousin qui a de longs cheveux roux (Tiny). La femme de celui-ci a de longs cheveux roses cachant son corps, on ne voit que son oeil bleu (Missy). C'est un clin d’œil au cousin Machin de la Famille Adams.
Sabrina Spellman
C'est la nièce de Dracu et la seule humaine de la bande.
C'est d'elle dont il s'agit dans la série "Sabrina the teenage witch" dont je parle plus haut.
Bella Spectrale
La femme de Dracu. Elle tient le standard téléphonique et dit "A l'os" quand elle décroche le téléphone en forme de crâne.
Elle est un clin d'oeil à Morticia de la famille Adams.
Agatha
La sorcière rondelette est la cantinière du château. Elle s'occupe aussi du jardin du manoir. C'est la tante du Petit Lord Fantôme Leroy.
Elle passe beaucoup de temps à pourchasser les inséparables Serviette et Ponge.
Serviette et Ponge
Les deux petits garnements cherchent toujours des mauvais coups à faire, notamment en jouant des tours au Petit Lord Fantôme Leroy.
Le Petit Lord Fantôme Leroy
C'est l'autre enfant du manoir. Il est habillé en costume marin.
Il est un peu naïf et se fait toujours avoir par Serviette et Ponge à qui il sert de cobaye pour leurs expériences.
Jekyll et Hyde
Le médecin du château a deux têtes qui se partagent le même corps. Celle de gauche est le médecin "humain" tandis que la tête droite est un médecin "monstre" à la peau verte. Ils se chamaillent régulièrement pour savoir quelle est la bonne tête.
L’empereur
Le squelette se prend pour pour l'Empereur Napoléon.
Il a souvent tendance à se disloquer et tomber en morceaux au sol.
En V.O, son nom est Bonaparte, un jeu de mots pour "bones apart" (os séparés)
Personnages secondaires
Il y a de nombreux autres pensionnaires dans le manoir, la plupart sont des objets inanimés anthropomorphisés.
La main géante (un gant plutôt) qui parle. Clin d’œil à la Chose de "La famille Adams".
Le duo de gargouilles rouge et bleue (Icky et Goo en V.O), qui sont un peu les animaux de compagnie du manoir.
Ici avec Bella et Agatha.
La pendule coucou avec un mini vautour rouge qui en sort.
Le coffret aux questions parlant qui répond à toutes les questions qui lui sont posées.
Skelevator, l'ascenceur en forme de crâne.
Le canapé câlin qui a un faible pour Dracu.
La plante gloutonne Ouille (Orville en V.O), un gardénia qui taquine souvent Dracu. Elle mange tout ce qui passe à côté d'elle, notamment les habits du maître des lieux.
Doublage
On sent que les acteurs ont pris beaucoup de plaisir à faire de nombreuses voix, aussi délirantes que rigolotes. Ca rappelle d'ailleurs les grandes heures des dessins animés Hanna Barbera avec leurs voix et leurs bruitages caractéristiques.
- Roger Carel interprète Dracu, Agatha, le Petit Lord Fantôme Leroy, Serviette et Mr Hyde.
- Francis Lax fait Frankie, la momie, Dr Jekyll et Ponge.
- Gérard Hernandez fait Tilou et L'empereur.
- Claude Chantal (Daphné dans Scooby-Doo) interprète Bella Spectrale et Sabrina Spellman. L'actrice est très discrète, il n'existe pas de photo d'elle de cette époque sur le net. Ci-contre à gauche dans le film "Au plaisir des dames" (1974).
Ci-dessous les 3 compères Roger Carel, Gérard Hernandez et Francis Lax qui prêtent également leurs célèbres voix aux personnages du Muppet Show.
Décors psychédéliques
Pas de doute, on baigne en plein dans les années 70 avec cette ambiance colorée et les formes farfelues. On en prend plein les yeux à chaque image !
Le manoir (Horrible Hall en V.O.) est déjà lui-même très excentrique et tarabiscoté. Il n'y a qu'une seule route pour y accéder, il se situe sur une falaise à pic.
Ca nous échappait quand on était enfant, mais quand on regarde de près aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a dans tous les plans des petits détails visuels amusants.
Comme je l'ai montré dans la partie personnages plus haut, de nombreux meubles et objets sont anthropomorphisés, donnant un côté délirant à l'atmosphère générale du dessin animé.
En voici d'autres. Limite cauchemardesques pour certains !
“Les Fenêtres en Folie”
Séquence pendant laquelle les pensionnaires ouvre à tour de rôle les fenêtres du manoir et balancent une blague ou un calembour.
Voici un petit florilège :
- "Momie soit qui mal y pense".
- "T'es tout pale, va falloir recharger tes dracus"
- "j'avais promis de ne jamais le laisser choir électrique".
- "ça va de vampire en pire" .
- "Tu sais à quoi jouent les squelettes ?" ... "Aux osselets".
- "Dommage que je n'ai pas mis mon dentier, on aurait pu faire un bridge".
- "Comment appelle-t'on un gratte-ciel pour monstre ? " ... "le vampire-state-building".
- Qu'est-ce qu'on donne à un électricien quand il a payé sa dette ?" ... "Une décharge".
- "Ce matin on m'a dit que j'avais le visage d'une jeune-fille de 16 ans"...." Tu ferais bien de le lui rapporter tout de suite"... "Tu vas finir par le déformer".
Dessins et storyboard
Voici de superbes dessins qui permettent d'admirer le coup de crayons des dessinateurs de la série.
Générique et chansons
La chanson du générique est inoubliable et aujourd'hui encore ça m'arrive de fredonner le début :"Le Croque-monstre show, c'est des vilains pas beaux !".
A noter que c'est la même musique que la chanson originale en anglais.
Voici le 45 tours.
Et le 33 tours.
Ci-dessous la chanson du dessin animé dans l'émission Récré A2. Je ne connais pas le nom du groupe qui l'interprète.
Groupes musicaux
Pour renforcer l'ambiance musicale de la série, différents groupes apparaissent au milieu de chaque épisode. Les chansons sont souvent très sympas, ce sont des parodies des groupes populaires de l'époque. D'ailleurs certaines sont sorties en disques aux Etats-Unis. Les clips sont à chaque fois assez déjantés !
Les Nus Désossés
The Bare Bones Band (en V.O.), un groupe composé de 3 squelettes qui portent des vêtements.
Les Esprits de 1976
The Spirits of '76 (en V.O), un groupe de 3 fantômes qui portent des chapeaux tricornes. Allusion patriotique à la révolution américaine.
Les pierres tombales qui roulent
The Rolling Headstones (en V.O.), composé de 3 pierres tombales. Clin d'oeil aux Rolling Stones évidemment.
Les momies et les chiots
The Mummies and the Puppies (en V.O), clin d'oeil au groupe The Mamas and the Papas. On y retrouve le cousin de la momie et sa femme (Tiny et Missy en V.O.) ainsi qu'une grosse momie verte, Mama Casket. Ils sont accompagnés de 4 chiots mauves.
Voici le 33 tours américains regroupant plusieurs chansons de la série par les différents groupes décrits précédemment.
Similitude et réemploi
Plusieurs idées de la série ont été réutilisées pour la série de dessins animés Ghostbusters de 1986.
Le Skelevator.
A gauche dans les Croque-Monstres, à droite dans Ghostbusters.
L'Empereur des Croque-Monstres s'effondre souvent à terre comme Scared Stiff.
Le dragster en forme de crâne de Tilou ressemble au scooter Scare de Fangster.
Le téléphone de Bella ressemble à Ansabone, celui des Ghosbusters.
On retrouve la chauve-souris rouge de Dracu dans Ghostbusters.
Les personnage de Drac et Bella sont réutilisés en tant que Victor et Vampra.
"les Croque Monstres à Hollywood"
Il s'agit d'un téléfilm de 1972 mélangeant animé et images réelles (en V.O "Daffy Duck & Porky Pig meet the Groovie Goolies") où Daffy Duck, Porky Pig, Sylvestre, Titi et d'autres personnages des Looney Tunes (sauf Bugs Bunny) interagissent avec les personnages de la série des Croques-Monstres.
C'est la seule et unique fois où Warner Bros. a "prêté" ses célèbres personnages de Looney Tunes pour figurer dans une production Filmation.
Dans la dernière partie du téléfilm, on peut voir d'étonnantes images des Croque-Monstres en version humaine. Ils se transforment lorsqu'ils passent à travers un miroir.
Produits dérivés
Chez nous, il n'y a malheureusement pas eu de produits dérivés à part les disques du générique et deux livres.
Mais aux Etats-Unis, le dessin animé a eu de très nombreux dérivés sous forme de jeux, de puzzles, de figurines PVC, livre de coloriage, masques et costumes etc...
Char Croque-Monstres
Pour terminer, voici un char marrant et insolite avec les Croque-Monstres en 1986 au carnaval de Cholet.
Je n'ai eu qu'un petit personnage aimanté quand j'étais petite, celui de Maya l'abeille et je l'adorais. Je ne me lassais pas de faire "voler" la petite abeille malicieuse à travers une feuille de papier ou un mouchoir. Je trouvais ça magique de la voir tournoyer ainsi comme si ce n'était pas moi qui la faisait bouger. Je n'ai jamais pu m'en séparer et je l'ai gardée depuis cette époque.
J'ai découvert bien plus tard grâce à mes recherches sur le net au début des années 2000 qu'il y avait eu bien d'autres héros aimantés proposés par la marque allemande Magneto.
Le principe était très simple et pourtant très ingénieux, un aimant était dissimulé sous le personnage en plastique. Grâce à un autre aimant, on pouvait faire bouger la figurine à travers un journal, une assiette, une tablette etc... elle suivait tous les mouvements qu'on produisait par dessous.
Maya et Willy
Les deux petites abeilles de TF1 datent de 1977.
Heidi
Drôle d'idée de mettre Heidi sur un skateboard. Je ne me souviens pas d'une séquence où elle en faisait dans le dessin animé. Et puis de toute façon, il n'y avait pas encore de skateboard au XIXème siècle !
Je pense que les créateurs n'ont jamais dû essayer de faire du skate sur l'herbe pour avoir imaginer ça.
La figurine date de 1979.
Pinocchio
Pinocchio, le petit personnage du dessin animé de Récré A2, date de 1979 et fait aussi du skateboard.
Superman
Un Superman volant, ça semble déjà plus logique que des personnages qui font du skateboard dans la nature !
Vic le viking
La figurine du petit viking de TF1 date de 1979.
Sinbad
Le dessin animé japonais "Sinbad le Marin" (1975) n'a pas été diffusé en France à ma connaissance.
Albator
En 1979, Magneto proposait deux personnages pour la série, le corsaire de l'espace et Bibop, le robot.
Il suffisait d'approcher le petit aimant de Bibop et de faire des petits mouvements pour qu'il se mette à danser en tournant sur lui-même.
Le même présentoir cartonné servait pour Albator et Bibop, c'est sur la tranche que le fabricant indiquait le contenu de la boîte en cochant la bonne case.
Goldorak
Le "formidable robot des temps nouveaux" version Magneto a la particularité d'avoir les deux bras magnétiques ce qui permettait soit de lui faire porter des petits éléments en fer ou acier (clous, vis, trombones), soit de le suspendre à un objet métallique, acier ou tôle (frigo, vélo etc...). Un petit anneau était d'ailleurs fourni dans la boite.
Et bien sûr, comme tous les autres jouets de la gamme, de le faire glisser sur ses pieds à travers un support fin.
Deux packagings différents pour la France : petites boites dans un présentoir cartonné et blister.
Il existait deux modèles différents, un de couleur bleu métallique et l'autre bleu plus vif.
La Bataille des planètes
Pour le dessin animé diffusé par TF1 en 1979, il y a eu 4 figurines différentes : Marc, Thierry, le robot 7-Zark-7 et son chien 1-Nonos-1.
7-Zark-7 et 1-Nonos-1 avaient beaucoup d'interactivités grâce à leurs aimants placés dans les bras et la partie inférieure pour le robot et dans la gueule pour le chien. Cela donnait presque l'impression que ce dernier mordait.
Comme pour Albator et Bibop, c'est le même présentoir cartonné qui servait pour 7-Zark-7 et 1-Nonos-1, le fabricant cochait la bonne case.
Wattoo Wattoo
Dans chaque boite, on trouvait deux petits oiseaux qui interagissaient ensemble dès qu'ils étaient rapprochés l'un de l'autre.
Brochure
Voici toutes les figurines réunies dans une brochure professionnelle Magneto.
Magneto commercialisait de jolis supports de démonstration électrique permettant de voir le fonctionnement des figurines en magasin. On peut voir Heidi, Pinocchio, Wattoo Wattoo, Maya et les robots de la Bataille des planètes.
Merci à Lulu Berlu pour les images et merci beaucoup à Olivier Bonnard, alias Macflan Museum, pour les photos des boites Magneto.
Aujourd'hui je vous présente le très joli livre signé Francis Elzingre et Jérôme Bonaldi sur le thème des années 70 auquel j'ai apporté ma petite contribution.
Documents inédits
L'ouvrage est superbe, richement illustré avec de très nombreux visuels inédits (publicités, reproductions d'originaux en tout genre) qui lui apportent une grande valeur documentaire. Ce n'est pas les images vues et revues qui pullulent habituellement dans les ouvrages traitant des années 70-80.
Tous les thèmes sont abordés : la vie quotidienne à la maison, la musique, les actualités, le sport, les vacances, la mode, les loisirs, la télé, les arts de vivre etc...
Décors reconstitués
Il y a aussi de très belles pièces d'époque reconstituées où Jérôme Bonaldi se met en scène avec bonheur et beaucoup d'humour. On sent qu'il s'est bien amusé !
Les décors sont fidèlement restitués, jusqu'aux tapisseries fleuries ou à motifs géométriques typiques des années 70. Ils sont truffés d'objets d'époque que Francis Elzingre possède dans ses collections et qu'il a joliment mis en valeur un peu partout sur les meubles ou à même le sol.
Ca explose au niveau des couleurs et on en prend plein les yeux dans cette immersion orangée. C'est un grand bond en arrière dans nos souvenirs d'enfance.
Et pour ceux qui n'ont pas connu cette merveilleuse décennie, c'est aussi une bonne manière de la découvrir car on y voit tous ses aspects du quotidien, que ce soit dans la cuisine, dans la chambre, dans la salle de bain, au jardin ou au bureau etc ...
Photos de collection
Je suis très fière et heureuse d'avoir pu apporter ma petite contribution à cet ouvrage avec des photos de mes objets de collections qu'on aperçoit ça et là dans les pages.
Comme par exemple cette boite Nesquik avec l'irremplaçable Groquik, j'ai aussi l'autocollant Belle des Champs et le puzzle Banga.
Ci-dessous le Polaroïd que j'ai eu en cadeau à l'âge de 10 ans, en 1980.
J'ai réussi à trouver la pellicule d'époque au début des années 2000 dans la réserve d'un magasin photo. Depuis quelques années, des pellicules compatibles sont de nouveaux produites.
Mes deux pistolets galactiques orange (ou des sèches-cheveux Moulinex, au choix !).
Un mange-disque (orange aussi bien sûr), et le livre-disque de "La guerre des étoiles" raconté par Dominique Paturel.
Francis Elzingre est spécialiste des objets publicitaires anciens et des marques françaises disparues. C'est un grand collectionneur sur tout ce qui touche les années 50 à 70.
Jérôme Bonaldi est animateur et journaliste, bien connu pour sa passion pour les sciences, la publicité, les inventions et gadgets en tout genre.
Merci beaucoup Francis et Jérôme pour la jolie dédicace et merci de m'avoir permis de participer à ce magnifique ouvrage. Je lui souhaite une belle réussite et je le conseille à tous ceux qui ont envie de se replonger dans leur passé ou de faire connaitre les années 70 aux plus jeunes autour d'eux.
"Dis Jérôme... c'était comment les années 1970"
Editions Gründ
224 pages
Dimensions : 25,9 cm × 29,8 cm × 2,7 cm
Parution le 19 octobre 2018
Prix : 29,95€
Un livre recommandé par Casimir lui-même !
Pour terminer voici deux vidéos de présentation par Jérôme Bonaldi qui nous parle du bon vieux téléphone Socotel et de l'obsolescence programmée.
Souvenirs des années 70 et 80 : musique, ciné, émissions télé, dessins animés, séries, pub, jeux, jouets, petites douceurs régressives, produits et marques disparus etc ...
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Dernière mise à jour :
26 septembre 2019
Qui suis-je ?
Je m'appelle Nathalie mais mon pseudo est Nath-Didile. Je suis née en 1970, j'ai deux grands enfants et j'habite dans la banlieue de Bordeaux.
Soyez les bienvenus sur mon blog, je vous invite à faire un plongeon bienfaisant au pays des souvenirs à mes côtés.
Pour en connaitre plus sur ma passion pour les années 70-80, cliquez sur l'image :
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A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection). Plus d'info ICI.
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Le très joli livre signé Francis Elzingre et Jérôme Bonaldi sur le thème des années 70 auquel j'ai apporté ma petite contribution avec des photos de mes collections. Plus d'infos ICI.
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