21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 14:14


Je n'étais qu'une jeune ado lorsque "L'Esprit de famille" a été diffusé à la télévision mais le feuilleton m'a beaucoup marquée émotionnellement parlant, sans doute parce qu'il correspondait à ce que je ressentais dans ma propre famille et à ma manière de la voir : un doux cocon dans lequel il fait bon se blottir et parfois se réfugier quand on a des soucis. A l'époque la série m'a émue, attendrie, amusée et parfois attristée. Elle me renvoie aujourd'hui à de beaux souvenirs de cette époque bénie.

Composée de 7 épisodes de 52 minutes, elle a été diffusée sur TF1 du 17 septembre au 29 octobre 1982 à raison de un par semaine. Elle a été rediffusée ensuite en 1985 toujours sur TF1.

"L'Esprit de famille" raconte sur plusieurs années l'histoire de la famille Moreau : le père, médecin, la mère et leurs filles : Claire, Bernadette, Pauline et Cécile. "La Marette", leur grande maison en banlieue parisienne, est le théâtre des joies, des drames familiaux et des premières amours des quatre jeune-filles.

J'ai pu revoir les épisodes en dvd et j'ai passé de délicieux moments en me replongeant dans le quotidien de cette famille si attachante que j'avais perdu de vue depuis plus de 30 ans.
Je trouve que malgré son âge et son côté indéniablement daté (décors, vêtements etc...), elle n'a rien perdu de son charme et soulève des questionnements toujours d'actualité : la difficulté de grandir, les problèmes de l'adolescence, la place de la femme dans la famille et dans le monde du travail, la maladie, la recherche de l'amour et du bonheur etc...


 
Les personnages

Charles Moreau est interprété par Maurice Biraud
Charles est médecin généraliste (conventionné, il y tient !) et essaie de concilier son métier avec sa vie de famille, ce qui n'est pas toujours facile car il se laisse régulièrement déborder par le tempérament de ses quatre filles. Il aime fumer la pipe et jardiner.

 

 
Maurice Biraud a eu le rôle d'une manière assez insolite. Sachant que la série allait être tournée et tenant absolument à interpréter Charles Moreau, il a téléphoné un jour à l'auteur du livre dont est tiré le feuilleton : Janine Boissard. Elle a décroché et a entendu alors "Allo Janine Boissard ?... ici le Docteur Moreau". Elle a trouvé sa démarche touchante, il est venu la voir chez elle et elle a appuyé pour qu'il ait le rôle car elle savait que c'était un bon comédien et qu'il ferait un chef de famille épatant.
On a vu très souvent l'acteur à la télévision et au cinéma, il a également participé à des pubs et il était même chanteur à ses heures, entre autre en duo avec France Gall. Il est décédé en 1982 à la veille de noël, quelques semaines seulement après la diffusion de la série. Il avait 60 ans.




Mme Moreau est jouée par Monique Lejeune
On ne connait pas son prénom, il n'est jamais indiqué dans la série. Elle est femme au foyer, c'est une maman douce et à l'écoute. Ses journées sont occupées par sa maison, ses filles et son mari, sauf le mercredi, jour qu'elle se réserve. Elle brode et elle tricote, elle est aussi artiste à ses heures, elle fait des tableaux avec des choses qu'elle récupère.



La comédienne a également joué dans " Les Rois maudits", "La Chambre des dames" et dans diverses séries télé jusqu'en 1996 où elle a participé au tournage d'"Une Femme d'honneur" (photo de droite) :
 
 
Claire est interprétée par Claire Dupray
Elle est surnommée "La Princesse" car elle est belle et délicate. Elle a 21 ans au début de l'histoire. Elle est très bohème, ne sait pas vraiment quoi faire dans la vie et se cherche, ce qui donne bien des inquiétudes à ses parents.




Parallèlement à ses études au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, Claire Dupray a suivi une formation en peinture et en céramique. Après quelques années consacrées au théâtre et au cinéma (elle a notamment joué dans "L'Avare" aux côtés de Louis de Funés en 1980), elle se concentre dorénavant à la sculpture et elle expose régulièrement.



Bernadette est interprétée par Anne Teyssèdre
Elle est surnommée "La Cavalière". Elle a 19 ans au début de l'histoire. Elle est énergique, volontaire et passionnée de chevaux. C'est un garçon manqué, elle est toujours habillée en pantalon et fume la pipe comme son père. Elle travaille comme monitrice d'équitation au manège Heurte-Bise auprès de "Crève-Coeur", son patron (l'acteur Robert Party) qu'elle a surnommé ainsi car il a voulu envoyer son cheval favori à l'abattoir parce qu'il devenait trop vieux.



Après le cours Simon et le Conservatoire national supérieur d'art dramatique dans la classe de Michel Bouquet, l'actrice a joué au théâtre, à la télévision et au cinéma.
Elle a abandonné sa carrière d'actrice au milieu des années 90 pour des raisons de santé et s'est tournée depuis vers l'écriture.



 
Pauline est interprétée par Véronique Delbourg
Elle a 17 ans au début de l'histoire. Elle n’a pas de surnom particulier et elle n’aime pas son prénom. Elle est secrète, fragile, romantique et rêveuse. Sa passion est l'écriture et elle désire plus que tout devenir écrivain.
Tout au long des épisodes de la série, elle écrit l'histoire de sa famille sur un grand cahier, à la manière d'un journal intime. Elle en trouvera le titre dans le dernier épisode : "L'Esprit de famille".
Elle a également rédigé une "Lettre à ceux qui n’ont plus confiance" où elle rejette la surprotection de ses parents et exprime toutes ses incertitudes et ses désirs d'indépendance, c'est un texte magnifique. A lire ICI.



 
L'actrice (qui avait 23 ans en 1982) a joué dans plusieurs productions dont la plus connue est "A nous les petites anglaises" en 1975 où elle joue le rôle de la petite française Claudie, elle avait 16 ans. Après une carrière au cinéma et à la télévision qui s'étend de 1974 à 1991, elle se partage aujourd'hui principalement entre l'écriture et la mise en scène de pièces.



Cécile est interprétée par Carène Ferrey
Elle est surnommée "La Poison". Elle a 12 ans au début de l'histoire. Elle mène la vie dure aux autres d’où son surnom. Très enthousiaste et espiègle, la benjamine de la famille n'a pas la langue dans sa poche et exprime tout haut ce que les autres pensent tout bas. Elle est fan de rugby et est collectionneuse de champignons mortels (photos ci-dessous). Elle a également un coeur en or et n'hésite pas à jouer les bons samaritains. Elle sauve par exemple Germain, le cheval préféré de Bernadette, de l'abattoir grâce à sa participation à une émission télé musicale.




Un petit détail m'a faite sourire : dans un épisode Cécile porte une barrette avec une pomme dans les cheveux et une "puce d'amour" coincée dedans (photo ci-dessous au centre). J'avais exactement la même barrette et j'y mettais une puce en bois moi aussi. Cécile a 12 ans dans la série, tout comme moi en 1982, je me suis donc identifiée à elle à l'époque. Moi on ne m'appelait pas "La Poison" mais "la Démone", surnom donné par ma tante car j'étais une petite-fille vive et j'avais un peu le diable dans la peau. Je n'avais pas la langue dans la poche non plus et comme Cécile, j'ai toujours aimé aider les autres autour de moi.
Carène Ferrey n'a pas fait de carrière de comédienne après cette série. Elle a seulement joué dans une autre série en 1981 et un film en 1980 : "Mon oncle d'Amérique". Aucune trace d'elle depuis.




Denise Grey interprète la grand-mère
C'est la mamie idéale qu'on aimerait tous avoir. Elle est tendre, complice, rigolote et en même temps elle sait ce qu'elle veut et ne s'en laisse pas compter ! Elle habite en Bourgogne, à Montbard, avec son frère Alexis et sa fille Nicole. C'est la mère de Mme Moreau.
L'actrice avait 85 ans au moment du tournage. A la même époque (1980-82), on la retrouve dans ce même genre de rôle dans "La Boum" où elle jouait Poupette, la très sympathique arriére grand-mère de Vic/Sophie Marceau.
Denise Grey, qui a eu une très belle et longue carrière de 1913 à 1991, est décédée en 1996 à l'âge de 99 ans.



Pierre, le premier amoureux de Pauline, est interprété par Paul Barge
Pierre est un artiste, il peint des marines. C'est l'oncle de Béa, la meilleure amie de Pauline. Malgré le fait qu'il ait 40 ans, une compagne et une petite fille, il tombe amoureux de Pauline qui a 17 ans.




Paul Barge a tourné dans quelques films au cinéma, notamment aux côtés de Jugnot et Auteuil dans "Pour 100 briques t'as plus rien" en 1982 mais il a surtout travaillé pour la télévision, on le retrouve dans de nombreuses séries comme "Les Cinq Dernières Minutes", "Commissaire Moulin" ou récemment " Plus belle la vie". Il a été également la voix des premiers "Fort Boyard" sur Antenne 2 en 1990.



Paul Démogée, le second amoureux de Pauline, est interprété par Erik Colin
C'est un écrivain relativement célèbre, il a 31 ans. Pauline fait sa connaissance pendant les vacances de Noël chez sa grand-mère en Bourgogne. Il marche avec une béquille après un accident de chasse quand il avait 18 ans, ce qui a ruiné ses espoirs de nageur de haut niveau.



 
On connait bien la tête d'Erik Colin mais en plus jeune et avec des moustaches puisqu'il était le Lieutenant Duvauchel dans "Mais où est donc passée la septième compagnie ?" (1973) et "On a retrouvé la septième compagnie" (1975). Il a joué dans plusieurs séries télé mais il est surtout connu pour sa belle voix grave. Il a doublé en effet un nombre très impressionnant d'acteurs et de personnages télé, notamment Michael Douglas ("A la poursuite du diamant vert"), Hugh Laurie (Stuart Little) ou James Gandolfini (Les Soprano). Dans les dessins animés, il a incarné entre autre Tactimor dans "Télétactica" ou Patrick l'Étoile de mer dans "Bob l'éponge".
Il est décédé le 15 novembre 2013 à l'âge de 66 ans.



Antoine, le petit-ami de Claire est interprété par Jean-François Garreaud
C'est le médecin qui remplace Charles Moreau lorsque celui-ci part à San Francisco en voyage.
Le comédien a participé a plusieurs films, téléfilms et séries télé dont de nombreux épisodes de "Sous le soleil",  "La Crim" ou "Plus belle la vie".


Stéphane, le petit-ami de Bernadette est interprété par Luc Etienne
Il veut épouser Bernadette malgré l'avis de ses parents, les Saint-Aimond, qui sont des grands bourgeois (interprétés par François Perrot et Martine Sarcey).
Aucune trace de l'acteur en dehors de ce rôle-là.



Béa, l'ami de Pauline, est interprétée par Dorothée Jemma 
Elle vit seule dans un grand et luxueux appartement. Sa mère est partie et son père, diplomate, n'est que très peu présent auprès de sa fille.
La comédienne est notamment la voix française de Jennifer Aniston, Melanie Griffith et Heather Thomas (Jody dans "L'homme qui tombe à pic"). Elle est également la voix de Sally dans "L'Étrange Noël de monsieur Jack".
 

Les voisins des Moreau s'appellent les Tavernier
Le monsieur, très attachant et toujours de bon conseil, est surnommé "Grosso Modo" par toute la famille car il colle la locution dans presque toutes ses phrases. La difficulté pour les Moreau est de ne pas employer ce surnom en sa présence mais ça leur échappe régulièrement !
L'acteur se nomme André Dupon, il a quelques films et séries à son palmarès jusqu'en 1993 ("Jean de Florette", "Manon des sources", "Marie Pervenche" ou "Le château des oliviers").
 
A noter aussi la présence de Fiona Gélin qui joue la soeur de Stéphane et de Perette Pradier qui joue la tante des quatre filles.


 
"La Marette", la grande demeure des Moreau, tient un rôle à part entière dans la série elle aussi. C'est un doux refuge où il fait bon vivre. Elle est située à la campagne du côté de Pontoise, à 25 kms de Paris, et est entourée d'un grand et beau jardin avec bassin et verger que Charles Moreau entretient avec bonheur. Elle est au bord de l'Oise ce qui donne aux uns et aux autres l'occasion de se promener au bord du fleuve par moment.



Chacune des filles y a sa chambre. Celle de Bernadette, avec des posters de chevaux sur les murs, est au sous-sol. Celle de Pauline est au second étage, sous les toits, c'est un grenier aménagé. Cécile a élu domicile dans une toute petite pièce au même étage, elle a couvert les murs de posters de rugby. Quant à Claire, elle est au premier, à côté des parents et surtout de la salle de bain ! 
Au rez-de-chaussée il y a la grande cuisine et le salon/salle à manger où se trouve la cheminée.

 
 
Réalisation et tournage

La série a été réalisée par Roland-Bernard. Son vrai nom est Bernard Rouland, il est le frère aîné de Jean-Paul Rouland et Jacques Rouland que nous connaissions bien à la télévision. Il a également réalisé des épisodes des "Cinq Dernières Minutes" (1958 et 1967) ainsi que la série "Nans le Berger" (1974) que l'on regardait chez moi quand j'étais toute petite et dont j'ai des souvenirs plutôt flous.

Le feuilleton a été tourné en 1981, d'abord en France. A Paris, dans le Val d'Oise (à Jouy-le-Moutier et Pontoise), en Bourgogne (
Noyers-sur-Serein, Vézelay et Saint-Père) et en Bretagne (à l'Île-de-Bréhat). Puis en partie aux Etats-Unis (à San Francisco).
La scène où Paul et Pauline comptent les lumières a été filmée depuis les remparts de Vézelay, le village qu'on y aperçoit et où s'allument les maisons est Saint-Père-sous-Vézelay.
Ci-dessous à gauche, Pauline sur les remparts de Vézelay, elle regarde
Saint-Père. A droite, une vue actuelle depuis ces même remparts.


 
Petite anecdote à propos de la cité médiévale de Noyers-sur-Serein : c'est également dans ce joli petit village, sous les arcades, qu'a été tournée en partie une scène de "La grande vadrouille". On y voit Bourvil et Louis de Funès de nuit en cavale poser leurs bicyclettes contre un mur et se glisser dans une auberge en plein banquet SS.
Ci-dessous à gauche, l'arrivée de la famille Moreau à Noyers-sur-Serein. Les deux autres photos sont actuelles, on y voit le porche sous lequel on passe pour entrer dans le village et les portes vitrées du fameux restaurant de la "Grande Vadrouille" (en bas à droite de l'image). Plus de détails ICI.



 
A noter qu'il y a eu un film s'appelant "L'esprit de famille" en 1979, tiré de la série et réalisé par Jean-Pierre Blanc avec Michel Serrault, Nicole Courcel, Pascale Rocard, Jean-Marie Proslier et Dave (qui joue son propre rôle). Je n'ai jamais vu ce long-métrage.

 
Le générique 

La chanson participe pleinement au charme du feuilleton. Elle est interprétée par Vava, de son vrai nom Valentine Saint-Jean, qui a fait partie du Big Bazar de Michel Fugain.
Le morceau a été composée par Roger Candy et Jean Bouchéty qui ont beaucoup travaillé également avec Michel Fugain et son groupe.
Le thème musical est décliné en version lente et triste ou au contraire rapide et légère au grès de l'histoire.
Un 45 tours est sorti pour le générique, je l'ai trouvé avec joie il y a quelques années déjà.

J'aime beaucoup les paroles de la chanson qui accentuent le côté doux et nostalgique de la série :

"On a joué a la Marette dans le secret des contre-jours.
On cachait nos premières amours
Comme nos premières cigarettes.
Aidez-moi, à sortir des jeux d'enfance,
À me passer de mon passé, à partir parmi les blasés,
En conservant mon innocence"


On peut voir Vava dans le 1er épisode de la série (ci-dessous), elle est chanteuse sur le plateau du jeu télévisé auquel participe Cécile
(émission présentée par Pierre Sabbagh au passage).
Vava a sorti des 45T pour enfants et un 33T reprenant les génériques TV ICI.


 
 
Les romans

Le feuilleton est tiré d'une série de six romans écrits par Janine Boissard. Le premier intitulé "L'esprit de famille" est paru en 1977. Puis il y a eu "L'avenir de Bernadette" (1980), "Claire et le bonheur" (1981), "Moi Pauline" (1982), "Cécile la poison" (1985) et "Cécile et son amour" (1986). Seuls les 4 premiers romans ont été portés à l'écran.
Ci-contre Janine Boissard.

Pauline est la narratrice des quatre premiers tomes puis c'est Cécile pour les deux derniers. Le premier roman présente la famille et plante le décor, chacun des livres suivants se concentre plutôt sur le parcours d'une des filles.

L'histoire est inspirée de la propre vie de Janine Boissard. Elle a pris des traits de caractère des gens qui l'entouraient, notamment de sa propre famille. Elle a eu elle-même quatre soeurs et un frère, et elle est mère de deux filles et deux garçons. Le fait d'avoir des adolescents autour d'elle et de les écouter parler lui a permis de donner un ton très moderne à son récit.

Au départ elle voulait faire une nouvelle version des "Quatre filles du docteur March", elle avait même songé à nommer son roman "Les quatre filles du Docteur Moreau" et puis son éditeur lui a suggéré de l'appeler "L'esprit" de famille" qui collait parfaitement à l'histoire.
A droite Janine Boissard et Maurice Biraud à l'époque du tournage.
Le livre a eu un succès énorme dès sa sortie, tout comme ceux qui ont suivi et qui étaient à chaque fois très attendus. C'est donc tout naturellement qu'une série a été envisagée pour la télévision. Et c'est Janine Boissard elle-même qui s'en est vue confier l'adaptation ainsi que les dialogues.


 
J'ai pris un énorme plaisir à lire ces romans qui sont écrits avec poésie, tendresse et sincérité, je les ai même dévorés ! Je les ai lus avant de revoir la série afin de pouvoir mieux comparer le texte et son adaptation pour la télévision.
J'ai ainsi pu constater que le feuilleton était très fidèle aux livres, je n'ai pas été déçue et j'ai même au contraire été très agréablement surprise : tous les petits détails du récit sont présents, même ceux qui paraissent anecdotiques, les quartiers d'orange trempés dans le bol de chocolat du petit-déjeuner de Cécile par exemple. Je pense que certains détails échappent d'ailleurs à ceux qui n'ont pas lu les livres auparavant.
On sent que l'adaptation a été faite par l'auteur elle-même et qu'elle a apporté un soin tout particulier au script pour que chaque petite particularité soit ajoutée.
Évidemment certains passages sont raccourcis mais c'est inévitable en portant l'histoire à l'écran sinon il aurait fallu doubler le nombre d'épisodes et cela aurait inévitablement manqué de rythme.

Ce qui fait le plus défaut dans la série télé, ce sont les pensées de Pauline et ses émotions puisque les romans sont écrits à la première personne. C'est d'ailleurs ce qui m'a plu à la lecture car on se sent beaucoup plus proche d'elle. Mais c'est compensé par autre chose que j'ai énormément apprécié : les images d'ambiance de la fin des années 70 et du début des 80's où tout me rappelle de tendres souvenirs d'enfance : les vêtements, la déco, les éléments du mobilier etc....



Ca a été fantastique pour moi de revoir la tapisserie bien typique 70's, le canapé en velours, le fameux téléphone gris Socotel, la télé imitation bois, le vieux transistor, le polaroïd (voir photo avec Charles Moreau plus haut à droite) et toutes les voitures dans la rue, les 2 CV, 4L, GS, R12 et autres 305 pour ne citer qu'elles.



J'ai tellement regardé tous les éléments derrière l'action principale que j'en oubliais parfois d'écouter les protagonistes parler au premier plan et que j'étais obligée de revenir en arrière pour revoir la scène !
 
J'ai adoré ces tranches de vie du quotidien où on voit les personnages préparer les repas en cuisine ou lorsqu'ils sont à table en train de manger. Je me suis revue moi-même en train de regarder ma grand-mère cuisiner. Ce sont des petites scènes anodines mais qui donnent tout son charme à la série et mettent du baume au coeur dans un monde où tout va si vite et où l'on prend à peine le temps de vivre.



Je me suis sentie complètement immergée dans un univers que je connaissais bien et qui m'était très familier et chaque épisode a été pour moi une occasion d'être transportée dans une bulle apaisante (comme je l'avais été pour "Papa Poule").
Après le visionnage du dernier épisode, j'avoue avoir même ressenti un grand vide, comme une page qui se tournait... comme si j'avais moi aussi tourné une page de mon  propre passé. Oui, je sais, je suis trop sensible et trop sentimentale !
 
En lisant les livres je me suis aussi rendue compte à quel point je me sentais proche des émotions de Pauline, de ses interrogations sur la vie et sur le bonheur. De sa manière d'être attachée aux détails qui l'entourent, ces petits riens du quotidien qui rassurent et qui font qu'on se sent bien dans son nid douillet familial : une odeur familière, un petit bruit qu'on reconnait ou le geste machinal d'un de nos proches. Cela correspond totalement à ma sensibilité et à ma manière d'appréhender mon environnement également. 

J'aime aussi la façon dont elle tombe amoureuse de Pierre puis de Paul, s'attachant beaucoup plus à leur personnalité, leur âme et leur sensibilité qu'a leur physique (au départ en tout cas), avec une attirance indéfinissable, troublante et enivrante.
A l'époque, je vibrais aux émotions de Pauline et à travers son coeur si romantique, il en est toujours de même aujourd'hui, 30 ans après, mais avec plus d'intensité.




Il faut ajouter qu'en plus de la tendresse et de l'émotion, il y a aussi beaucoup d'humour dans la série (romans et feuilletons), on passe souvent des larmes aux rires, et vice versa, au grè des petits malheurs et des grands bonheurs de la famille Moreau.


 
Ce qui est vraiment formidable, c'est que chacun peut y puiser quelque chose, se replonger dans une situation qu'il a connu et se reconnaitre dans le caractère de l'un ou de l'autre des personnages, notamment des 4 filles car elles ont chacune un tempérament bien à part.
Ce que j'aime avant tout et ce qui en ressort au final, c'est que l'amour familial est capital pour l'équilibre et la construction des enfants et qu'il faut profiter de chaque instant passé auprès de ceux que l'on aime.
Comme il est écrit dans le roman, "Avoir l'esprit de famille, c'est aimer se retrouver parmi les siens, non pour s'y enfermer, mais pour y prendre des forces afin de mieux s'ouvrir aux autres". 

J'aime également beaucoup cette très belle phrase de Pauline qui me parle tout particulièrement :
"Moi je crois qu'on garde toute sa vie, en soi, l'enfant qu'on a été. On a beau l'habiller de sérieux, de principes, de responsabilités ou d'insouciance, il est là, et vous regarde de son regard d'avant. Vous ouvrez la fenêtre, il passe ; il sommeille dans cette odeur, danse derrière les yeux fermés, rit entre les larmes et quand on l'attend le moins, un vent le porte jusqu'au coeur".



Une chose est sûre, je retournerai voir les Moreau régulièrement et toujours avec le même plaisir pour m'immerger dans leur joie et dans leur tendresse bienfaisantes.
 
Merci infiniment à Janine Boissard de nous avoir offert ces magnifiques romans et de les avoir si joliment adaptés pour la télévision. Merci aux acteurs d'avoir si bien interprétés ces personnages en les rendant attachants, particulièrement Véronique Delbourg qui a incarné une Pauline magnifique, douce et émouvante. Et une grande pensée pour Maurice Biraud, Erik Colin et Denise Grey.

Pour conclure, voici le générique accompagné d'un diaporama que j'ai fait avec de nombreuses images tirées des 7 épisodes (à ne pas regarder si l'on n'a pas vu la série ou lu les livres pour ne pas se gâcher l'intrigue de l'histoire)

Pour info, le feuilleton édité chez Koba Video est disponible en une édition double DVD avec en prime une interview touchante et très intéressante de Janine Boissard.

Merci beaucoup au site du cinéma français TOUT EN IMAGES ! : 
http://php88.free.fr/bdff/index.php?p=accueil
et à Annuséries.com : http://www.a-suivre.org/annuseries/

Partager cet article

Les Copains d'abord - dans Télé
commenter cet article
10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:48

Un petit coup de coude à droite, un petit coup de coude à gauche, "Monsieur Plus" ne ménageait jamais ses efforts pour augmenter les doses d'ingrédients dans les biscuits Bahlsen. Il avait la main lourde pour le plus grand bonheur des gourmands !

C'est en 1978 que "Monsieur plus" est apparu dans les spots de la marque allemande pour communiquer sur les quantités généreuses de produits apportés à ses préparations. Un mouvement convulsif de son bras (voire de son fessier !) et la quantité de sucre, de noisettes ou de chocolat versée par les pâtissiers dans les ateliers Bahlsen était multipliée par deux.
Le personnage a été créé par Daniel Robert, un grand publicitaire à qui l'on doit également le personnage de Bison Futé.
Il est l'auteur de slogans célèbres comme "Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !", "Tu t'es vu, quand t'as bu ?" ou "SNCF, c'est possible !".

L'acteur qui incarne Monsieur Plus s'appelle Gérard Cuvier. Il est malheureusement décédé le 21 juillet 1992 en se noyant dans la Seine lors d'une promenade en barque à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Acteur de café-théâtre, Gérard Cuvier avait joué aussi dans quelques films, notamment "La boum 2" en 1982, "Papy fait de la résistance" en 1983 et "Une époque formidable" en 1990 où il incarnait un clochard.

Voici la pub télé de 1979 pour les biscuits aux noisettes Kipferl :
Et les pubs magazines issues du spot :



Toujours en 1979, il se fait aider de "Coco", le perroquet, pour multiplier les ingrédients, normal puisque c'est pour Cortez, un biscuit à la noix de... coco !
 
Voici le spot télé :
Et les pubs papiers. La seconde avec la bulle me fait penser à la pub télé pour la boisson Tropico ("Tropico Coco ?")


Dans ce 3ème spot de 1979, "Monsieur Plus" joue les James Bond pâtissier avec pour mission de rajouter des pépites de chocolat dans la préparation des Chokinis :
Dans une pub télé de 1992, une jeune femme demande à "Monsieur Plus" : "Vous êtes chez Bahlsen ?". Le moustachu au tique sympathique répond : "J'étais chez Bahlsen. Aujourd'hui ils n'ont plus besoin de moi".
La marque a en effet changé son fusil d'épaule et préfère communiquer sur la qualité plutôt que sur la quantité. Mais curieusement Bahlsen a encore besoin des services de "Monsieur Plus" pour dire qu'il n'en a plus besoin, ce qui est comique il faut bien l'avouer si on y réfléchit.
Dans cette publicité-ci, réalisée par Patrice Leconte et toujours en 1992, on le voit pêcher avec un petit garçon. "Qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus ?" explique-t'il à l'enfant avec humour en parlant des biscuits qui semblent si parfaits :
Et dans celle-ci, il avoue à des voisins fêtards qu'il n'est pour rien dans le croustillant et petit goût de Paprika des Stackers.
Au passage, on peut reconnaitre l'actrice Elodie bouchez au centre :

"Monsieur Plus" apparait dans un dernier spot en septembre 1992 pour les biscuits Graffiti. Elle est sortie à titre posthume, il est décédé seulement 2 mois auparavant.

En 1993, un nouveau "Monsieur Plus" apparait dans une pub télé mais ça ne fonctionne plus, le moustachu au noeud papillon qu'on a tous connu est irremplaçable.
Ce n'est pourtant pas ce qu'affirme Michel Maître, directeur général adjoint de Lintas (l'agence de pub) tout en déplorant  les circonstances tragiques de la disparition de l'acteur : "Monsieur Plus existe en soi, le personnage doit continuer".
N'empêche, pour moi il n'y a qu'un seul "Monsieur Plus" et c'est Gérard Cuvier.

Celui-là a vraiment l'air déguisé avec une moustache postiche !
Ci-contre un pin's de Monsieur Plus que j'ai trouvé au hasard d'un vide-grenier.

J'ouvre une parenthèse au sujet des biscuits Graffitis de Bahsen que j'aimais beaucoup car ils étaient enrobés de chocolat et on n'en faisait qu'une bouchée !

Voici deux spots télé, je me souviens particulièrement bien du premier (de 1986) mais pas du second avec Christophe Salengro (1989). Ce dernier avait fait la campagne "Et hop" de la pub Gerflor 3 ans auparavant.

Partager cet article

Les Copains d'abord
commenter cet article
24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 12:43

"Mon ami Ben" est une série que j'affectionnais particulièrement. J'aimais beaucoup le duo formé par le petit bonhomme à la bouille craquante et son gros ours attachant. Je pense qu'on a tous eu envie à l'époque d'être à la place du petit garçon pour faire des câlins à la peluche géante qui nous rappelait sans doute un peu notre Nounours national ! J'aimais aussi le générique avec sa jolie petite musique entrainante.


"Mon ami Ben" faisait partie du lot de feuilletons avec des enfants et des animaux qui avaient beaucoup de succès dans les années 50, 60 et 70 à la télévision : de Flipper le dauphin à Skippy le kangourou en passant par les aventures de Poly, Prince noir, Toumaï, Lassie, Rintintin ou Belle et Sébastien. Et j'en oublie sans doute.

La série américaine de 56 épisodes de 26 minutes (deux saisons) a été créée par Ivan Tors (également à l'origine des séries "Flipper" et "Daktari") d'après le roman "Gentle Ben" de Walt Morey (1965). "Gentle Ben"  est également le titre du feuilleton en V.O qui est en fait un spin-off du film "Gentle Giant" (1967).


Diffusée aux Etats-Unis de 1967 à 1969, elle est arrivée en France sur la première chaîne de l'ORTF en 1969. Elle était programmée dans  "Ohé ! jeudi", une émission pour la jeunesse et a été ensuite rediffusée dans "Les Visiteurs du Mercredi" et "Croque Vacances" à la fin des années 70 et dans les années 80, c'est là que je l'ai découverte et suivie.
 


L'histoire

 

La série raconte les aventures de Mark, un petit garçon de 8 ans, et son grand ami, un ours apprivoisé nommé Ben, dans les Everglades de Floride où le père de Mark est garde-chasse. Ensemble ils déjouent les dangers de la nature et ceux provoqués par les hommes au milieu de la faune et de la flore.
 


 


La rencontre

On apprend dans le film qui a précédé la série que Mark a rencontré Ben alors qu'il n'était qu'un ourson en se promenant un jour dans la forêt. La mère du petit ours, apparue soudainement, avait chassé Mark qui s'était réfugié en haut d'un arbre. Des braconniers de passage, voyant la scène, avaient tiré sur la mère, laissant le pauvre ourson orphelin. Celui-ci avait été capturé, enchainé et enfermé dans un garage. Mark avait rendu visite régulièrement à l'animal en lui donnant de la nourriture et de l'affection. Au bout de quelques mois, le petit garçon avait réussi à convaincre ses parents d'adopter l'ours dans leur famille.
Comme le dit adorablement Mark à son compagnon à fourrure : "tu n'as plus de maman mais tu as un ami, ne l'oublie jamais".



Ben était certes docile mais faisait régulièrement des bétises, notamment à l'intérieur de la maison. Les ours sont gourmands et un peu encombrants !


Les acteurs

Mark, le petit garçon intrépide, était incarné par Clint Howard. 

Il s’agit du frère cadet (de 5 ans) de l'acteur et réalisateur Ron Howard qui est l'inoubliable Richie Cunningham de la série "Happy days".

Clint avait 8 ans en 1967 lors du tournage de "Mon ami Ben", mais il avait démarré une carrière d'acteur dès l'âge de 4 ans. Depuis 1963, il n'a jamais arrêté de tourner et il a joué dans de nombreuses séries télé et au cinéma, même s'il n'a jamais eu de très grands rôles.

Il a tourné dans un épisode de Star Trek en 1966 à l'âge de 7 ans et a fait un remake avec humour 40 ans plus tard comme on peut le voir dans la vidéo ICI.

Il garde un grand souvenir de son expérience de tournage sur cette série, notamment les scènes avec l'ours.




Le rôle du père de Mark, Tom Wedloe, était tenu par Dennis Weaver.
Dans le feuilleton Tom Wedloe est garde-chasse, il veille à maintenir le fragile équilibre préservé entre la vie marine et terrestre.
L'acteur Dennis Weaver a écrit un des épisodes. Son rôle le plus connu au cinéma est celui du conducteur harcelé et menacé par un poids lourd dans le téléfilm "Duel" de Steven Spielberg en 1971 (adapté en version longue pour le cinéma en 1973). Il est malheureusement décédé en 2006.




 

La mère de Mark, Ellen Wedloe, était interprétée par Beth Brickell.

Elle est mère au foyer dans la série.

L'actrice est également réalisatrice, productrice, scénariste et monteuse. Elle n'est pas connue chez nous à part dans le rôle de la mère de Mark.




Le rôle d'Henry Broomhauer, un ami et voisin des Wedloe, était tenu par Rance Howard.

L'acteur est le père de Clint et Ron Howard dans la vraie vie. Il est l'auteur-scénariste de 5 épisodes de la série et a une longue carrière au cinéma à son actif. Il a commencé en 1956 et tourne toujours, à l'âge de 86 ans.
Ci-dessous à gauche avec ses deux garçons Clint et Ron.



 


Tournage

Les tournages ont eu lieu à Miami, dans les studios Ivan Tors pour les scènes intérieures et dans le parc national des Everglades, situé à la pointe sud de la Floride, pour les extérieures.



 

La maison des Wedloe dans le style typiquement 60's :



Un épisode était tourné en 3 jours ce qui est un délai très court. Les ours n'étant pas habitués à des températures aussi hautes et à l'humidité de la Floride, il fallait faire le plus rapidement possible pour les prises de vue.


Des ours dressés nommés Bruno et Buck ont joué le rôle de Ben. Ce sont des ours noirs canadiens, plus petits que les ours bruns. Ils savent très bien se tenir et marcher sur leurs pattes arrières.


Clint Howard avait des gâteaux dans ses poches ou du miel sur sa main pour motiver les ours à exécuter certaines actions.
Plusieurs scènes plus spécifiques avec l'ours furent tournées avec un acteur dans un costume en fourrure (le comédien Patrick Newell).



J'étais fascinée par l'hydroglisseur qu'utilisait le père de Mark, c'était pour moi un moyen de transport très insolite car je n'en avais jamais vu auparavant. Ca m'aurait beaucoup plu de faire un tour sur l'engin comme Mark !



Voici pour finir le joli générique que j'aimais beaucoup avec sa musique joyeuse où les cuivres donnent un air pataud et rigolo à l'ours quand on le voit se dresser sur ses pattes arrières. 

Merci au site http://www.toutelatele.com/ pour les infos sur la série.

Partager cet article

Les Copains d'abord - dans Télé
commenter cet article
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 19:58
"Nos années Casimir" par Nath-Didile

Jeudi 9 octobre 2014 sort le livre officiel de l'île aux enfants à l'occasion de ses 40 ans, une vraie bible sur cette émission mythique qui était attendue depuis longtemps par tous les fans de Casimir.

J'ai eu la grande chance de le recevoir avant sa sortie officielle. C'était une fabuleuse surprise en le découvrant dans ma boîte aux lettres en arrivant chez moi vendredi dernier, comme si le père-noël était passé avant l'heure pour me gâter ! J'étais fébrile et surexcitée en ouvrant le paquet, comme un petit enfant le matin du 25 décembre !
Sur la photo à droite je tiens dans mes bras avec bonheur LE livre juste après avoir ouvert le colis.

J'ai feuilleté les pages avec gourmandise et excitation, ouvrant de grands yeux ou m'exclamant tout haut à la vue de tel ou tel souvenir ! Car tous les personnages de l'île sont réunis dans ce splendide album illustré de plus de 1000 images : Casimir, Julie, François, Hippolyte, Léonard, M. du Snob, le facteur, Albert et Barnabé, La Linéa, Antivol, Gribouille, Toba, La Noiraude, Pinkie Pou et tous leurs amis. Personne ne manque à l'appel.

J'y ai appris des tonnes de choses et pourtant j'en connaissais déjà beaucoup sur l'émission.
Que c'est passionnant d'apprendre l'histoire de la création de l'émission, de découvrir les premiers croquis des personnages, de lire toutes les anecdotes de tournage.




Chaque page tournée est un émerveillement, on y découvre des tas d'images inédites et des photos étonnantes de making of, notamment pour les séquences de Gribouille. Combien de fois je me suis demandée comment ce mignon et attachant petit personnage était animé, s'il y avait quelqu'un derrière ? dedans ? Comment faisait-il pour dessiner si c'etait une marionnette ? Bref je sais enfin comment Denis Dugas, le papa de Gribouille, faisait et je n'en suis que plus admirative encore !


 

Pierre-Alek Beddiar et Arnaud Magnier, mes amis d'Osibo, ont rassemblé pendant plus de 15 ans les archives de l'émission (photos, objets, figurines, magazines, dessins originaux...) pour concocter ce livre richement illustré et particulièrement bien documenté qui va devenir une vraie référence.

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer les bouilles de Pierre-Alek (à gauche) et Arnaud (à droite) à l'âge où ils regardaient l'émission. Quelle chance ils ont d'avoir ces photos avec le monstre gentil !

 

Je tiens aussi beaucoup à parler de la mise en page du livre qui est vraiment magnifique et qui m'a vraiment enthousiasmée. Lorenzo Vallée, le 3ème larron d'Osibo, a fait un travail graphique fantastique pour mettre en valeur les images, les photos et les textes. On en prend plein les yeux avec ces double-pages où on sent qu'un soin tout particulier a été apporté à leur construction.
La couverture quant à elle est tout simplement fabuleuse, je l'adore !






Quand on se plonge dans les jolies pages colorées de cet ouvrage, on ressent toute la joie, la douceur et la poésie de notre chère île aux enfants. C'est bien simple, on se sent redevenir un enfant... de l'île. La magie opère de nouveau, et pour cette raison je veux adresser un immense bravo et un énorme merci au trio magique de nous avoir offert ce si beau cadeau.
Et bien sûr je n'oublie pas de remercier encore une fois Christophe Izard et Yves Brunier, les deux papas du plus gentil des monstres oranges.

Les auteurs m'ont fait l'immense honneur de parler dans leur album de mon île aux enfants miniature faite il y a quelques mois à l'occasion des 40 ans de l'émission (voir ICI). On y voit deux photos de mon diorama et mon portrait avec un adorable petit texte et un lien vers le blog. Je suis d'autant plus flattée que je suis sur la même page que mon adorable gribouilleur préféré !
Les mots ne sont pas assez forts et représentatifs de mes émotions pour leur dire ma reconnaissance, ma joie et le plaisir infini que j'ai à participer, à ma toute petite échelle, à ce fantastique ouvrage. MERCI ! <3

 


 

Courez vite acheter ce livre déjà culte et indispendable "Nos années Casimir" chez Hors Collection. 176 pages de bonheur (26 x 26cm, 25.50€) disponible dès le 9 octobre 2014

Lien vers le site officiel :
http://nosanneescasimir.com/

Partager cet article

26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 22:01
Quand j'étais petite on appelait les biscuits BN des Chocos et ils étaient vendus en chapelets. Il y avait pas mal d'autres produits vendus sous cette forme dans les années 70-80, je repense notamment aux  jolis chapelets de bonbons acidulés qui étaient suspendus sur des tourniquets en boulangerie, ou les chapelets multicolores de berlingots de shampooing Dop.
 
J'aimais beaucoup ces ribambelles de Chocos, c'était vraiment pratique comme emballage même si ce n'était pas vraiment facile à ranger (ça se cassait un peu la figure dans les placards) et même si c'était parfois compliqué de les séparer. Il arrivait qu'on déchire de travers et qu'on ouvre malencontreusement deux paquets à la fois au lieu d'un seul, ce qui fait qu'on était obligé d'en manger deux... rhalala, vraiment pas d'bol ! ^^
Je me souviens de l'application qu'il fallait pour déchirer bien droit entre deux biscuits emballés (en sortant le bout de la langue, ça aide !). Avec le recul, je me dis qu'on aurait très bien pu découper proprement avec des ciseaux. Mais c'est comme avec les berlingots de lait sucré Nestlé, c'était plus rapide de faire avec les mains et les dents !

 

Un peu d'histoire

La Biscuiterie nantaise (fondée en 1896 à Nantes) lance en 1922 le fameux Casse-Croûte BN, un biscuit simple et économique qui devient l’emblème de la marque.
Le Choco-BN quant à lui est né en 1933 sur une idée toute simple : tartiner un Casse-Croûte d’une couche de chocolat puis poser un autre biscuit dessus comme un sandwich. Il fut appelé Choco Cas’Croûte.

Resté en suspend pendant la guerre (où on préférait des biscuits plus économiques et plus nutritifs), il connut son heure de gloire à partir de 1952 en étant rebaptisé Choco BN : "le goûter complet, le goûter tout prêt".






A partir de 1964, les goûters se diversifient avec de nouveaux parfums. Le BN fourré à la confiture de fraise est le premier à faire son apparition, suivi de l’abricot en 1966, de la cerise et du cassis en 1968 puis de la framboise en 1969. Quant au fourrage vanille, on en trouve la trace en 1972.

C'est aussi dans les années 60 que la marque innove en terme de packaging. Les chapelets de 6 biscuits en portion unique apparaissent en 1963. D'abord dans les épiceries sur des présentoirs spéciaux (comme on peut le voir à droite) puis en grande surface dans les années 70.

Sur la belle publicité colorée de 1972 ci-dessous, les chapelets sont appelés "accordéons".



C'est en 1965 qu'est apparu le paquet vertical familial de 16 chocos dont on a tous connu le packaging. Je me souviens parfaitement bien des portraits des enfants, on a le temps de bien les observer en dégustant ses biscuits ! Qu'ont-ils pu devenir ? 



Les "16 Choco BN" sont devenus "16 Goûters BN" en 1977, "16 BN" en 1978, "BN 16 Goûters fourrés" en 1986 (aujourd'hui c'est juste "BN" avec toujours 16 biscuits dans le paquet).

Le cultissime slogan et sa ritournelle "il est 4h, à la bonne heure, sortez des placards les quatre-heures… ", écrit par Richard Gotainer, débarque en 1978 dans la pub télé "L’horloge" (pour info BN était présent à la télé depuis 1972).
A chaque fois que je vois cette pub, je m'interroge sur le fameux "nous avons faim comme des baleines". La rime avec BN est tout de même très hasardeuse, est-ce que les baleines aiment autant les biscuits au chocolat que ça ?... ceci dit est-ce que ça aurait mieux avec "hyènes" ? Pas sûr ! ^^

Mes deux pubs préférées datent de 1980, on y voit des enfants manger un BN et en donner un à leur sac (de classe et de sport) qui prend vie et mange le biscuit. Vraiment mignons et inoubliables ces spots, j'adore !

Les ventes de biscuits doublent entre 1968 et 1980, les Goûters Fourrés BN occupent plus de 50% du marché national.

En 1984, la biscuiterie offrait des albums pour y coller des images Lucky Luke qu'on trouvait sur les paquets de BN et de casse-croûte :

 

 
Cette même année le paquet évolue, on ne voit plus de photos d'enfants dégustant les biscuits mais un dessin. 

En 1986, de nouveaux goûts apparaissent encore : chocolat au lait, chocolat-noix de coco et chocolat-noisette.




Ici deux pubs de 1984 issues du blog "Rétroblogpub" :



En 1988, Etienne Chatiliez réalise une pub très drôle où on voit des mamans retourner à l’école pour vivre une journée de leur enfant : "Maintenant que je sais la vie que tu mènes, je te promets, j’oublierai plus tes BN".
La petite BN Box en plastique rigide, permettant d'emmener deux biscuits partout sans les écraser dans sa poche ou dans son sac, est apparue en 1986, elle était offerte avec les paquets de biscuits. Il y avait une pince à l'arrière qui permettait de l'accrocher à la ceinture.
Cliquer sur la photo ci-contre pour voir une petite vidéo démo de mon ami Eko du blog Paperjouets.


En 1992, suite à son déclin face à la concurrence, la marque réussit à donner une seconde jeunesse à son biscuit emblématique en lui créant deux yeux et un sourire. Le biscuit abandonne également sa forme carrée pour avoir des sortes d'oreilles aux 4 coins.
Les mini BN quant à eux apparaissent en 1993 pour répondre à la mode du
snacking et cibler les jeunes adultes, mais finalement ce sont les jeunes enfants qui en sont les plus gros consommateurs.
 
Malgré toutes ces nouveautés, BN n'est plus le premier sur le marché, la marque se trouve confrontée à la concurrence des Prince de LU et aux marques des distributeurs.
 
Il parait qu'avec ce nouveau look de smiley, les enfants ne séparent plus les deux biscuits pour manger le chocolat mais qu'ils croquent les coins/oreilles en premier. 

Au fait, il parait que cette technique qui consiste à séparer les deux biscuits pour lècher le chocolat, 
comme on l'a tous fait quand on était petits, s'appelle le "twist", on en apprend tous les jours !



Merci au site officiel BN, à Prodimarques et 
à Delcampe.

Partager cet article

22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 20:55

 

Voilà encore un petit bijoux de la chanson publicitaire comme je les aime ! Une perle découverte par hasard en cherchant des infos sur la Renault Fuego, voiture emblématique du tout début des années 80.

Richard Lord qui interprète ce morceau en 1980 en est aussi l'auteur-compositeur, un beau moustachu à col roulé ! Il était apparemment spécialiste des chansons publicitaires pour les voitures puisqu'il a aussi "commis" : "La chanson du Rallye Monte-Carlo" (1972), "Renault Sport Disco/Le Mans 78" (1978), "Macadam star" pour la Renault 9 (1982) et "The Winning Lion" pour la 205 turbo de Peugeot, championne du monde des rallyes en 1985.

Richard Lord a interprété trois chansons différentes pour la Fuego en 1980, rien que ça ! Il y a eu "Fuego reggae", "I feel Fine (with my Renault Fuego)" et donc "Mon nom est fuego" dont voici le visuel flamboyant sur la pochette du 45 tours.

C'est vraiment marrant quand même comme concept d'écrire un titre entier sur une voiture pour une publicité !
Il faut s'imaginer écouter les paroles en conduisant une superbe Fuego avec le volant en moumoute, le pare-soleil arc-en-ciel, le chien qui remue la tête et le chapeau cache rouleau de papier toilette sur la plage arrière !

"On peut te chanter sans faire du disco.
Un nom qui claque comme un flamenco.
Nouveau produit des usines Renault.
C'est merveilleux. On roule en stereo !
Fuego, tu es magnifique,
Ta ligne sobre, sportive est magique ...Olé !"


Quel talent ! ^^

La Fuego a été lancée par Renault en mars 1980, c'était un coupé semi-sportif au confort de berline qui remplaçait les coupés Renault 15 et Renault 17, disparus en 1979. Elle utilisait de nombreuses pièces mécaniques de la Renault 18.
Son nom évocateur (feu en espagnol) comme sa ligne originale et audacieuse, signée par Robert Opron (auteur des designs des Citroën DS, GS ou CX), ont marqué les esprits.

C'était la première Renault depuis 1961 qui avait un vrai nom  alors que les autres voitures de la marque avait à cette époque une appellation chiffrée (R5, R14, R16 etc...).

Elle a été produite de 1979 à 1985 mais les stocks ont été écoulés en Europe jusqu'en 1992. La production totale a été de 265 367 exemplaires (dans les 19 pays où elle fut distribuée). Elle ne trouva jamais vraiment son public. Peut-être était-elle trop originale ? Le prix assez élevé a sans nul doute également découragé les acheteurs.
En 1983, la Fuego est la première voiture au monde à être équipée de l'ouverture centralisée à télécommande infrarouge.
Le prix clé en main était de 43 000 francs pour le modèle TL millésime 1981.

"Mon nom est Fuego" n'est pas qu'une chanson, c'est aussi le slogan utilisé lors de la grande campagne de pub dans la presse et en affichage en 1980.






Aussi étonnant que cela puisse paraitre la Fuego a eu du succès aux États-Unis quand elle y a débarqué au printemps 1982 !



On peut la voir ici dans un épisode de K2000, c'est assez marrant et insolite je trouve !

Kad et Olivier lui ont rendu hommage dans leur film "Mais qui a retué  Pamela Rose ?" dont l'action se déroule aux Etats-Unis. On y voit une version jaune de la Fuego avec la mention "The French car of the year 1982" , puis en noire avec une voix comme K.I.T.T. dans K2000 !
Il parait que la voiture a une vraie popularité aux Etats-Unis. Comme le raconte Kad Merad : "On n’a même pas eu besoin d’importer la voiture de France parce que là-bas, il existe des clubs de Fuego ! Dans les années 80, 20 000 Fuego ont été fabriquées aux États-Unis et des gens sont même venus nous voir sur le tournage avec leur Fuego. Je ne plaisante pas ! Ça m’a tué ! Les mecs sont aussi fans que ceux qui vouent un culte aux Mustang dans notre pays".

A titre personnel, je me souviens de l'arrivée d'une Fuego rouge flambant neuve conduite par l'oncle d'une amie autour de 1980-81 (j'avais 10 ans) dans le petit village où nous étions en vacances. Il travaillait chez Renault donc il était bien placé pour avoir les derniers modèles. Dans mes souvenirs, j'avais été impressionnée, je l'avais trouvée vraiment d'enfer avec son look de voiture de sport, ça changeait de tout ce qu'on voyait habituellement !



Je finis avec une pub argentine de 1983. Elle se voulait sans doute futuriste, mais ça donne un spot de science fiction totalement ringard, je le trouve vraiment too much et du coup... génial ! 

 

Merci au site "http://blog.auto-selection.com/" pour les infos sur le film de Kad et Olivier.

Partager cet article

Les Copains d'abord - dans Pub
commenter cet article
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 19:42
C'est marrant comme le hasard fait bien les choses parfois : j'ai eu la chance de rencontrer Yves Brunier, un des papas de Casimir, pour mes 40 ans (voir ICI) et cette année, pour les 40 ans de l'île aux enfants et donc de Casimir, j'ai eu le très grand privilège de rencontrer son deuxième papa : Christophe Izard.

J'ai choisi aujourd'hui pour en parler car l'émission a été diffusée pour la première fois le 16 septembre 1974 sur FR3, il y a donc 40 ans jour pour jour.


          
JOYEUX ANNIVERSAIRE L'ILE AUX ENFANTS, 40 ANS !



Il y a 3 mois et demi, lorsque j'ai fabriqué mon île aux enfants miniature (voir ICI), il me tenait grandement à cœur que Christophe Izard soit le premier à la voir puisque c'était en son honneur et en celui de l'île aux enfants.

J'ai donc fait plusieurs photos que je lui ai envoyées par mail le jour-même. Le hasard a encore fait merveilleusement bien les choses puisque sans le savoir je lui ai envoyé ce message le jour de son anniversaire, ce que j'ignorais totalement. Cette coïncidence est tellement belle que je me demande si le destin n'a pas donné un petit coup de pouce sur ce coup-là ! Comme le disait Paul Eluard, "il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous".

Christophe Izard m'a répondu dès le lendemain en disant qu'il le trouvait superbe et que c'était vraiment du très beau travail". Dans son message il m'invitait également à venir le  rencontrer chez lui quand je le pourrai. L'occasion s'est présentée 2 mois après, début août, car je passais dans sa région avec mon amoureux et mes deux fils en partant en vacances.


J'étais très émue à la pensée de rencontrer ce grand Monsieur, le créateur de l'île si chère à mon coeur et d'autres merveilleuses émissions qui ont enchanté notre enfance : Les Visiteurs du mercredi, Les Visiteurs de Noël, Le Village dans les nuages, Mercredi-moi tout, Vitamine et bien d'autres encore. J'étais donc intimidée mais je me disais aussi qu'un monsieur qui avait créé de si belles émissions pour les enfants ne pouvait être que quelqu'un d'adorable.

Christophe nous a reçu avec sa femme chez lui avec la plus grande des gentillesses. Il a répondu patiemment et chaleureusement à toutes les questions que nous lui avons posées sur l'île aux enfants, les acteurs, les lieux de tournage, les séquences intercalaires et d'une manière générale sur la télévision de l'époque... J'ai bu ses paroles ! Quelle grande joie et quelle chance immense de discuter de vive voix avec lui.

Je lui ai ensuite montré mon diorama qu'il a pu observer en détail, ce qui m'a permis de lui poser plein d'autres questions sur les décors. Ayant passé plusieurs dizaines d'heures à les fabriquer en miniature, cela m’intéressait beaucoup d'en connaitre l'histoire et les anecdotes.

Comme il me l'avait promis, il me l'a dédicacé ensuite : "Pour Didile, merci et encore bravo". C'est drôle, il m'a appelé "Didile" !
Voici Christophe en train d'écrire au dos du diorama avec un de mes fils, Hadrien, qui tient mon pouêt Casimir.



Voici pour finir la photo de notre belle rencontre devant le diorama.
Mais auparavant je veux profiter de cet article pour lui adresser ces quelques mots :

Cher Christophe, en ce beau jour anniversaire de l'île aux enfants, je tiens encore à vous remercier infiniment pour les délicieux moments d'insouciance passés devant notre petit écran grâce à vos si belles émissions qui ont rendu notre enfance si belle et si douce.
Je me souviendrai encore très longtemps de ces bons instants passés en votre compagnie et avec Mme Izard, de votre gentillesse et de votre bienveillance à tous les deux.
Merci.


 

Partager cet article

4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 20:51
Je suis retournée dans le village de mes grands-parents il y a quelques mois pour une occasion bien triste, l'enterrement de ma grand-mère, la dernière de mes quatre grand-parents. C'était une grande page qui se tournait...

En faisant le tour de leur ancienne maison qui a été vendue il y a quelques années déjà, j'ai essayé de voir si mon sapin Pif existait toujours dans le jardin, si on ne l'avait pas coupé. A mon grand soulagement, j'ai pu constater qu'il était toujours bien là, même s'il avait perdu quelques branches à cause de la tempête de décembre 1999 qui a été très violente dans ce coin de la Charente.
 
J'avais 12 ans quand j'ai eu la petite branche de sapin dans le numéro 714 de Pif-Gadget, c'était en décembre 1982, un joli cadeau de noël avant l'heure.
Ci-contre on peut voir la couverture du Pif dans lequel j'ai eu la pousse (enfin plutôt la seconde couverture car à cette époque-là le magazine avait une couverture différente au recto et au verso).

J'avais la chance d'avoir Pif toutes les semaines depuis mes 6-7 ans et j'attendais toujours le gadget avec beaucoup d'impatience, d'autant plus qu'il était annoncé la semaine précédente sur la dernière page du magazine, ce qui fait que la plupart du temps j'étais vraiment fébrile le mardi en ouvrant le blister pour trouver le gadget prévu !
 
On avait planté la brindille avec mon grand-père maternel dans un pot en terre cuite afin qu'elle puisse pousser, mais je l'avoue je n'y croyais pas vraiment. Et pourtant ! Quand le mini-sapin est devenu trop grand pour tenir dans le pot, on a décidé de le replanter en pleine terre mais cette fois chez mes grands-parents paternels à la campagne à 25 kilomètres de là car ils avaient plus de place chez eux. Il y avait en effet déjà sur leur propriété de nombreux sapins car mon grand-père était menuisier et il avait planté ces arbres afin de produire du bois pour en faire des meubles et des charpentes. On n'avait pas voulu mettre mon sapin Pif à coté des autres dans la sapinière où il aurait été insignifiant, non ! Lui avait l'honneur de trôner au milieu du jardin potager ce qui fait que je pouvais le voir facilement à chaque fois que je m'y rendais.
 
Je l'ai regardé grandir à chaque vacances passées chez eux, devenir de plus en plus grand et vigoureux et finir par me dépasser allègrement pour ne plus s'arrêter ! Incroyable que cette brindille de rien du tout, à peine 9 ou 10 cm, soit devenu un géant !
Donc c'est avec un grand bonheur que j'ai pu constater qu'il était toujours au même endroit en retournant dans le village de mes grands-parents. J'ai même eu du mal à le reconnaitre, je ne l'avais pas vu depuis longtemps, il atteint plus de 10 mètres de haut aujourd'hui ! 
C'est pour moi un symbole du temps passé, un symbole de mon enfance qui me rappelle de bons souvenirs chez mes grands-parents. J'espère qu'il restera encore longtemps debout et qu'il aura une longue vie. 32 ans c'est encore très jeune pour un sapin !
Ci-dessus à droite une petite branche prise sur mon sapin Pif que j'ai ramenée chez moi en souvenir. La brindille n'était pas plus grande que ça dans le magazine.

Voici donc une image de mon arbre, il est un peu "déplumé" avec ses branches en moins sur le tronc mais il est toujours là !


 
 
La saga des sapins Pif
 
Ce n'était pas la première fois que Pif offrait un sapin dans son magazine. En effet, dans le Pif-Gadget n°347 du 18 octobre 1975, l'hebdomadaire innovait en offrant pour la première fois de son histoire un plant de sapin "Picea Abies" et en titrant sur la couverture "Attention, dans deux ans, ce sapin sera plus grand que toi !". On y voyait l'arbre en dessin transpercer le toit d'une maison.



C'était un gros défi que s'était lancé Pif d'offrir un végétal vivant dans son magazine. Cette opération a demandé un énorme travail en amont pour trouver les plants afin de les offrir à ses petits lecteurs. 615 000 pousses ont ainsi été commandées auprès de la société "Sergaflor", basée en Hollande. Les petites boutures ont ensuite été conditionnées en France dans un sachet plastique où on voit Pif avec le pouce levé.
360 000 exemplaires ont été vendus.

L'opération sapin a été renouvelée en décembre 1982, c'est celui que j'ai eu, puis en décembre
 1987 avec le n°974 et début 1992 avec le n°1181. Il est apparu une dernière fois dans le numéro 2 de "Pif Découverte" de novembre 1993.
 
Il y a donc des milliers de sapins Pif de différentes générations plantés un peu partout sur notre territoire, c'est vraiment marrant d'y penser !

Ces numéros ont connu un énorme succès à chaque parution. Presque autant que ceux avec les pifises, qui étaient des artémias (sortes de mini crustacés) et les pois sauteurs du Mexique qui étaient des larves qui s'agitaient dans des graines.

Ci-dessous les Pif de 1987, 1992 et 1993 :



 
Voici les explications qui étaient données dans le mode d'emploi du gadget-sapin (issu du Pif n°347) avec de très belles illustrations par Luguy (l'auteur de "Sylvio" que j'aimais beaucoup) :

1) Après l'avoir sorti de son sac, fais un trou dans la terre... Puis, poses-y les racines avec leur terre !
2) Plante ton sapin dans un pot rempli de terreau ou dans ton jardin.
3) Après, c'est très important, recouvre les racines jusqu'aux premières branches.
4) Soutiens ton sapin à l'aide d'un tuteur. Arrose-le tous les jours et tu pourras le garder pendant trois ans sur ta fenêtre.
5) Ensuite, tu pourras le planter en pleine terre et le voir grandir de 80 cm tous les ans pour atteindre une hauteur de 30 à 40 m (10 étages).




 
Le petit garçon blond qu'on voit en photo dans cette double-page s'appelle Eric, c'était un petit voisin de la journaliste-pigiste qui a écrit le sujet, Annette Schreiber qui habite dans l’Essonne.



Le sapin a été planté chez elle et il y est toujours. Voici une photo d'Eric devenu grand, 36 ans plus tard, avec le sapin qu'il avait planté chez la journaliste, c'est le premier de tous les sapins Pif ! 




La communauté du sapin Pif

Joël Fauré, ancien lecteur de Pif et fonctionnaire au tribunal de grande instance de Toulouse, a créé un blog pour retrouver tous les sapins plantés par les
enfants dans les années 70 et 80.
En 2011, 36 ans après la mise en terre de son propre petit sapin, il avait lancé un avis de recherche dans la presse, un "appel de la forêt" comme il l'a appelé, lui permettant de retrouver plus de 180 arbres à travers la France, mais aussi à l'étranger et de recueillir des témoignages très touchants.
Il dit vouloir "établir une sorte de "sapineraie" du coeur, du souvenir et de la mémoire". C'est une magnifique démarche qui ne peut que me plaire.

Je lui enverrai un lien vers mon article, ça lui fera sans doute plaisir.

Voici le lien vers son "appel de la forêt" de 2011 sur son blog :

http://pifgadget.blogs.liberation.fr/blog/2011/09/index.html



 
Merci au site Pif Collection pour les divers renseignements :
http://www.pif-collection.com/

Partager cet article

6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 18:00



Quand j'étais petite, j'avais deux préoccupations majeures avec mon Télécran : 
1) arriver à faire un toit de maison oblique et bien droit.
2) essayer de comprendre comment il fonctionnait à l'intérieur.

Bon je n'ai jamais réussi à faire un toit parfaitement droit malgré un nombre incalculable d'essais, mais j'étais fière d'avoir réussi à percer le mystère du fonctionnement de l'engin à force de patience !

Invention

L'écran magique, appelé également ardoise magique, a été inventé le 23 juillet 1959 par André Cassagnes, un électricien vivant à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il avait constaté que la poudre d'aluminium utilisée par la compagnie qui l'employait dans son processus de fabrication (une petite société de décoration d'intérieur) possédait la caractéristique d'adhérer au verre en lui donnant un aspect métallisé et qu'on pouvait ensuite y faire des dessins à l'aide d'un stylet en grattant la poudre.

Il comprit qu'il suffisait de construire un boitier rectangulaire vitré en emprisonnant cette poudre d’aluminium et de dessiner sur l'envers de la vitre puis de retourner l’objet en le secouant pour redisposer cette poudre sur le verre, effaçant ainsi les traits.
La machine à dessin mécanique était née !

Il présenta son invention pour la première fois à une foire aux jeux à Nuremberg en Allemagne en 1959. La firme américaine Ohio Art Company l'y repéra et lui acheta les droits pour 25 000 dollars.
Elle coopéra ensuite avec lui pour construire la version définitive du jouet qui fut appelé Etch A Sketch (qu'on peut traduire en gros par "grave un croquis") et commercialisé à partir de 1960 aux Etats-Unis puis dans le monde entier.

Ci-dessous une boîte originale du Etch A Sketch et une publicité de 1960 :




En France, le jouet a été distribué à partir de 1960 sous le nom Télécran par la société des Jouets Rationnels (JR). Il coûtait alors 27,50 Francs (4,20€).

Ci-dessous la boîte du Télécran et à droite une publicité de 1960 :




Les Jouets Rationnels ont fusionné en 1969 avec la société de jouets Joustra qui a elle-même été rachetée par la Compagnie Financière Edmond de Rothschild. Elle y sera regroupée en 1973 avec d'autres marques dans la Compagnie Générale du Jouet (Ceji). Ceji coula en  1985 mais Joustra continua de produire des jouets. Tout le monde a suivi ?

Ces différents rachats et fusions expliquent le fait qu'on pouvait trouver des Télécran de différentes marques entre 1960 et 1985 : JR, Joustra, Ceji et Interlude (filiale de CEJI).
Aujourd'hui on peut encore trouver des Télécran de marque Joustra et Mattel.

Ci-dessous, des Télécran JR, Interlude et Ceji :




De 1960 à 1964, les Télécran avaient une production mensuelle de 1 000 à 3 000 exemplaires, atteignant jusqu'à 25 000 unités à la fin des années 60. A cette époque, il se vendait en moyenne 33 000 Télécran par an en France.
Il s'est écoulé à ce jour plus de 100 millions d'exemplaires dans le monde !

Petite anecdote : sur la photo intérieure de la première boîte du jouet, on peut voir les enfants et la nièce du patron de la société des Jouets Rationnels, Philippe Mayer, ainsi qu'un salarié de l'agence publicitaire. Cette image sera utilisée pendant de nombreuses années sur les packagings :




Le jouet était vendu avec une série de modèles et caches transparents pour aider à dessiner.

Dans les années 80, Ceji proposait des cassettes qui se posaient sur le jouet afin de proposer des jeux supplémentaires de parcours et labyrinthes. Il fallait tourner la molette en haut de la cassette pour faire apparaitre les différents panneaux de jeu.




Ci-dessous une publicité magazine de 1985 à l'occasion du 25ème anniversaire du jouet, avec un concours pour gagner des vélo bi-cross, il fallait dessiner Tintin et Milou :



Pour information, André Cassagnes n'avait pas les moyens de payer le dépôt de brevet de son invention, il a dû emprunter l'argent à un investisseur. C'est ainsi que sur le brevet du Télécran, daté du 25 septembre 1952, il y a le nom du trésorier qui s'est chargé des démarches administratives, Arthur Granjean.
André Cassagnes est décédé le 16 janvier 2013 à l'âge de 86 ans après une vie d'inventions bien remplie, il est en effet également à l'origine de très nombreux prototypes de cerfs-volants.


Fonctionnement

Autour de mes 7-8 ans, quand j'ai eu mon Télécran, j'avais cherché à en connaitre le secret du fonctionnement comme je l'ai dit en introduction.
J'avais bien essayé de l'ouvrir en soulevant légèrement un côté et en faisant levier avec une paire de ciseaux, mais à part me pincer les doigts je n'y étais pas arrivée (et heureusement car sinon mon jouet aurait été cassé).


A force de dessiner avec, j'avais deviné que le trait noir créé par les boutons était en fait une trace laissée par une pointe juste en dessous de la vitre.
Depuis cet instant, mon occupation favorite a été de dégager un maximum de poudre dorée afin de voir comment c'était fait en dessous. Je me souviens bien que j'avais mal au pouce et à l'index à force de triturer les deux boutons dans tous les sens pour mener à bien cette opération ! Mais c'est grâce à cet acharnement que j'ai pu voir qu'il y avait une sorte de petite petite pointe grise au croisement de deux tiges qui étaient actionnées par les boutons. Ma curiosité était satisfaite et surtout quelle fierté d'avoir percé le secret du jouet ! Je l'ai refait de nombreuses fois par la suite, ça m'amusait autant voire plus que de faire des dessins.

Ci-dessus, le Télécran que j'ai sans doute eu à l'époque, c'est celui que j'ai racheté depuis (à vrai dire, j'ai du mal à me souvenir si j'ai eu un JR ou un Ceji).

Il y a quelques mois, j'ai pu trouver un Télécran en mauvais état ce qui m'a permis de l'ouvrir pour ENFIN voir l'intérieur de l'engin. J'étais très contente, depuis le temps que j'en rêvais ! Ca n'a pas été sans mal, le boitier est en effet très fortement scellé et j'ai eu beaucoup de difficulté à le casser pour pouvoir l'ouvrir.




A l'intérieur il y a donc deux tiges en métal disposées à angle droit, une horizontale et une verticale, qui sont actionnées par des fils en nylon attachés aux deux boutons blancs sur la face avant du jouet. Au croisement des tiges se trouve un petit cône pointu qui peut donc coulisser sur les deux tiges et qui est collé à la surface vitrée. Lorsqu'on tourne les boutons, on déplace les tiges et donc le stylet de traçage qui gratte la pellicule de poudre collée sur la vitre et forme ainsi un trait noir d'apparence (en fait transparent, c'est l'absence de poudre qui donne cette impression).



Le fait de secouer le jouet à l’envers remet de la poudre sur l’écran à l'aide de centaine de mini-billes (en métal ?) qui permettent une adhérence uniforme entre la poudre et la surface translucide et donc efface le dessin en rendant l'écran opaque.

Je ne sais pas si cette poudre dorée a des propriétés électro-statiques mais en tout cas elle est bigrement envahissante quand on a le malheur d'y toucher. Voyant que j'en avais partout sur les mains, j'en ai profité pour me faire une belle paire de gants dorés, ce qui m'a immédiatement fait penser à la James Bond Girl dans "Goldfinger" !




Ci-dessous le dessin du brevet pour le Télécran qui date du 25 septembre 1952 (avec le nom d'Arthur Granjean et non d'André Cassagnes comme je l'ai expliqué plus haut) qui montre le fonctionnement de l'appareil.




Autour du Télécran

Il y a eu d'autres formes d'ardoise magique dans les années 80, notamment cette jolie sphère et le SkeDoodle dont je me souviens bien des pubs et qui me semblait vraiment chouette avec ses pochoirs qui permettaient de faire des dessins automatiquement :




De nombreux artistes ont créé de magnifiques dessins grâce au Télécran/Etch A Sketch. En voici un petit échantillon. Ils ont toute mon admiration, quel talent et quelle patience !



Mes amis d'Osibo ont parlé d'Etcha, un artiste très doué, à voir ICI.

Les films d'animation "Toy Story" (1996) et "Toy story 2" (2000) ont contribué à remettre le jouet à la mode. Il parait que cela a eu un vrai impact sur les ventes à l'époque.

 



Il existe des coques pour ipad et téléphone portable qui permettent de customiser son écran
Il y a même des applications en flash pour dessiner comme sur le jouet !
Vous pourrez dessiner sur un Télécran virtuel depuis votre PC avec cette animation en flash ICI. Il suffit de cliquer sur "Start" et de faire des traits avec les flèches directionnelles de votre clavier.




Voici une photo insolite des Beatles à Paris en 1965 avec Georges Harrisson tenant en main un Télécran JR, marrant !



Ci-contre un pin's que j'ai découvert un jour par hasard en vide-grenier.

Le télécran est un jouet que j'ai beaucoup utilisé, le fait qu'il n'avait pas besoin de piles et qu'il était très résistant aux chocs permettait de le garder longtemps. De plus il n'était pas très cher, à peine 60 francs à la fin des années 70 (un peu moins de 10€) et on pouvait y jouer dès 4 ans.

Il avait également des vertus pédagogiques et à ce titre il était même "recommandé par le ministère de l'éducation" comme indiqué sur la boite. Il développait en effet la coordination manuelle, la concentration et l'imagination créative.
Il avait également obtenu l'oscar du meilleur jouet.

Son seul gros inconvénient venait du fait qu'il était très compliqué d'exécuter des dessins vraiment satisfaisants, surtout si on voulait faire des courbes et des obliques. De plus il suffisait de déraper un peu et de faire une erreur pour ruiner complètement le dessin qu'on venait patiemment de faire, donnant ainsi une irrésistible envie d'envoyer valdinguer l'engin à l'autre bout de la pièce !

Pour finir, voici une belle photo à l'ambiance purement 70's que j'aime beaucoup, elle était sur le packaging intérieur d'une boîte Ceji :




Et deux publicités télé de 1979 et 1983 :
 

Partager cet article

Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
commenter cet article
22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 20:42
J'ai trouvé un joli livre-disque de Plume d’Élan en vide-grenier il y a quelques temps et en le feuilletant j'ai été assez surprise de constater qu'il y avait des images réelles incluses dans l'histoire en dessin, je ne m'en souvenais pas. Cela m'a donné envie de replonger dans les souvenirs de cette série car j'aimais beaucoup les aventures du petit indien malicieux. 

Elles ont été diffusées de 1979 à 1981 dans "Au plaisir du samedi", une émission de TF1 présentée par Denise Fabre, Pierre Douglas et Garcimore, qui permettait aux téléspectateurs de choisir les programmes de l'après-midi.

Dans cette émission, il y avait également le dessin animé "Maya l'abeille" qui reste pour moi inséparable de Plume d’Élan lors des samedis après-midi de mon enfance.
Les épisodes ont été rediffusés en 1982 dans "Mer-cre-dis-moi Tout" toujours sur TF1.
 
Les indiens avaient beaucoup de succès auprès des enfants à la fin des années 70 et au début des années 80 puisqu'il y a eu également "Bouba" en 1981 sur FR3, les aventures d'un petit ours qui avait pour ami Moy, un petit garçon amérindien. Il y avait aussi les "Légendes indiennes du Canada" dans Récré A2 en 1982-83 auxquelles j'ai consacré un article ICI et puis bien sûr "Yakari" qui a été diffusé également dans Récré A2 à partir de 1983. 


 
On doit "Les Aventures de Plume d’Élan" à Belokapi, la société qui a notamment produits "L'île aux enfants", et à Christophe Izard, le créateur de cette même émission, qui en a écrit les scénarii.
La série avait pour but de sensibiliser les enfants aux dangers de la ville et de la campagne. Elle a été produite en collaboration avec le Ministère des Transports.

 
La sécurité routière avait déjà créé en juin 1976 le personnage de Bison Futé, qui informait et conseillait les automobilistes afin de faciliter le trafic sur les routes pendant l'été. L'opération avait été couronnée de succès, Bison Futé avait été suivi dès la première année par des millions de français, soucieux de ne pas se retrouver coincés dans les embouteillages pendant leurs vacances.
 
Ci-dessous deux images extraites d'un spot TV de la prévention routière de 1978 avec Laurent Broomhead, alors jeune journaliste, et une photo du 28 juin 1977 où on voit un homme à cheval déguisé en Indien donner des indications à une automobiliste, lors d'une opération de distribution de cartes routières. J'adore ces vieilles photos avec les voitures de l'époque.



Je me souviens très bien de ces cartes routières qui étaient offertes par la Sécurité routière. On y voyait un Bison Futé souriant sur fond rouge, j'en ai gardé une dans ma chambre
 pendant un bon moment.

 
C'est Daniel Robert qui fut chargé de donner vie à la mascotte. On ne connait pas forcément le nom de ce publicitaire mais on connait un grand nombre de formules chocs qu'il a inventées : "Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !", "Tu t'es vu, quand t'as bu ?", "SNCF, c'est possible !".
Il explique à propos de Bison Futé : "Il fallait faire oublier au grand public que le message venait de l'Etat, un message d'ordinaire perçu comme castrateur et conçu pour nous casser les pieds. Pour gommer cet émetteur, j'ai opté pour le décalage et un personnage fun et intelligent".
 
Les traits du chef indien se sont modernisés d'année en année mais il tient toujours son rôle préventif aujourd'hui, 38 ans après sa création :
 

 
Voici un autocollant, un porte-clef et une figurine :


 
Les grands avaient Bison Futé pour les guider sur les routes, les petits ont eu Plume d’Élan pour leur apprendre les rudiments de la sécurité routière. C'est ainsi que furent créés ces mini-épisodes de 5 minutes dans lesquels on suivait les aventures de ce petit indien attachant dont la devise était "un indien prudent en vaut 2 !".
 
Les épisodes étaient composés de deux tiers de dessin animé avec les aventures de Plume d’Élan et d’un tiers de vidéo où on voyait des enfants en conditions réelles sur la route, à pieds, en vélo ou dans la voiture de leurs parents.

Voilà les photos extraites du livre-disque dans le style roman-photos. On peut y voir une Simca 1100 et une Autobianchi.
Détail amusant : à cette époque la ceinture de sécurité n'était pas obligatoire donc nulle part sur les images on ne la voit bouclée à l'avant ou à l'arrière, ce qui serait le comble pour la communication de la sécurité rtoutière aujourd'hui !




Les histoires étaient simples à comprendre pour les plus petits et pleine d'humour ce qui permettait de mieux faire passer le côté pédagogique.

C'est Jackie Berger (ci-contre à droite) qui prêtait sa voix à Plume d’Élan. Cette actrice-doubleuse a fait un très grand nombre de voix de petits garçons dans les publicités, les séries et les dessins animés des années 70 et 80, les plus célèbres sont Arnold dans "Arnold et Willy" et Esteban dans "Les Mystérieuses Cités d'or".
 
Il y avait également Gérard Hernandez dont on ne présente plus les nombreuses voix (le grand Schtroumpf, Waldo Kitty etc...), Henri Djanick (Bourriquet, Mister T.) ou Jacques Deschamps (Oscar Goldman dans "L'Homme qui valait trois milliards" et "Super Jaimie"  entre autre).
 
J'adorais la chanson du générique, "Les peaux-rouges heureux", interprétée par Jackie Berger, elle m'a particulièrement marquée. Les paroles étaient signées Christophe Izard (voir à la fin de cet article pour la vidéo).
 
Il y a eu beaucoup de produits dérivés pour la série, notamment de jolies images lenticulaires de La Roche aux Fées avec les conseils au dos : "Pour voir le danger, marchez face à la circulation" ou "A plusieurs vélos, roulez toujours en file indienne".

 
Quelques livres chez Flammarion :


Les 45 tours du générique et plusieurs livres-disques, quatre en tout à ma connaisance avec celui dont j'ai mis le visuel en tête d'article et le 33 tours qui les regroupe.



Et aussi un album Panini, un masque César, des VHS, une mini-poupée, une figurine PVC, un calendrier (1982), un album de coloriage, une toile de tente etc...

J'aimais beaucoup ces épisodes qui étaient drôles et nous donnaient de bons conseils pour le quotidien mais par contre je ne saisissais pas très bien le rapport entre Plume d'Elan et Bison Futé et je ne comprenais pas pourquoi on ne voyait jamais le grand chef indien dans la série pour expliquer les rudiments de la sécurité routière puisqu'on nous distribuait des cartes à son effigie. C'était d'autant plus bizarre qu'en 1978, il y a eu à la télé des petits spots en dessin animé avec Bison Futé, il y avait vraiment de quoi se mélanger les pinceaux !

Voici une de ces pubs (avec des voix bien connues au passage) :

Voici pour finir le fameux générique avec la chanson "Les peaux-rouges heureux" :

Pour voir le livre-disque "La longue guerre des oreilles vertes" dans son intégralité, rendez-vous sur le blog de mon ami dGé "Le Grenier de la télé" ici :

http://greniertv.over-blog.com/article-plume-d-elan-la-longue-guerre-des-oreilles-vertes-123938542.html

Partager cet article

Les Copains d'abord - dans Télé
commenter cet article

  • : Les petits dossiers des Copains d'abord
  • Les petits dossiers des Copains d'abord
  • : Souvenirs des années 70 et 80 : musique, ciné, émissions télé, dessins animés, séries, pub, jeux, jouets, petites douceurs régressives, produits et marques disparus etc ...
  • Contact

Si mes calculs sont bons ...

Le blog a reçu plus de 300 000 visites depuis sa création le 17 aout 2011


119 articles sont en ligne


Dernière mise à jour  : 25 novembre 2014 
 

Compteur Global gratuit sans inscription

Liste des articles du blog

MUSIQUE :

- David Lee Roth "Just A Gigolo"
- 1978 Rika Zaraï chante "Super Skate"
- "Ma petite collec Depeche Mode"
- La chanson "Les Copains d'abord"
- "Le Bordeaux rosé de Claude Francois"
- Karel Fialka "Hey Matthew"
- "Le clip le plus kitsch que j'ai trouvé !"
- Killing joke "love like blood"
- "Mais où qu'elle est ma p'tite culotte ?"
- Damien "E.T. petit copain de la nuit"
- "Under the ice, le tube de TOPO & Roby"
- "Disques vinyle de couleur/picture-discs"
- "Topaloff superstar"
- "Pas besoin d'éducation sexuelle/Julie Bataille"
- "Le petit pull marine d'Isabelle Adjani"
- "Jean-Michel Jarre, Gérard Lenorman, la Belle et la Bête"

 


PUB :

- "La pub no limit pour les tronçonneuses"
- "L'ampoule du plafonnier ne marche pas"
- "1981, le strip-teasing culte de Myriam"

-"L'Histoire du Père Noël"
- "Les Martiens de Lustucru"
- La pub Délifrance "c'est moi qui l'ai fait"
- La chanson "La publicité" (1984)
- "Loeki le petit lion de la pub de TF1"
- "La saga Panzani avec Don Patillo"
- "Marie-Pierre Casey/Pliz"
- "La pub pour le Sucre, les dominos"
- La pub pour Gerflor "Et hop !"
- "Le sourire Ultra Brite"
- "La pub pour Tapitouf"
- "La pub Baygon avec Michel Leeb"
- "Une femme, une pipe, un pull"
- "L'ami Ricoré"
- "Il fait beau dans l'métro"
- "Monsieur Propre, serial cleaner"
- "1979, la pub pour EDF"
- "La main baladeuse de Perrier
- "Ticket chic, ticket choc"
- "La pub pour le parfum Egoïste"

- "Mon nom est Fuego"
- "Monsieur Plus"


JEUX ET JOUETS :

 

Le jeu "Badaboum"
- Le jeu "Dix de chute"
- "La poupée Barbie"
- Le jeu "Canon noir"
- "Le View-Master"
- "Merlin, l'enchanteur de 1978"
-
Le jeu "Mad"
- "La bonne-aventure, le jeu de la voyance"
- "Simon, l'OVNI électronique de 1978"
- "Elastic man"
- "Playmobil color, les Playmobil à colorier"
- "Le Casper parlant de mon enfance"
- "Le shaker magique"
- "La pâte à modeler Play-Doh"

- "Le Télécran"


CINE :

"Roger Rabbit nous fait le coup du lapin"
- "Blade runner"
- "E.T, toujours culte 30 ans aprés !"
- "Sans peur et sans reproche"

- "Le père-noël est une ordure, images des coulisses et secrets de tournage"


PETITES DOUCEURS REGRESSIVES :

- "Les sucettes Chupa Chups"
- "Les bonbons Pez"
- "Les Picorettes"
- "Les chewing-gums des 70-80's"
- "Les Treets et les Bonitos"
- "Danino"
- "Le jour où Raider est devenu Twix"
- "Tang, la boisson de l'espace"
- "La barre chocolat-caramel 3 Mousquetaires"
- "YES de Nestlé"
- "Les boules de glaces qui se démoulent"
- "Les mini berlingots de lait concentré Nestlé"
- "Les glaces des années 70-80's"

- "Drinky, la poudre à diluer"
- "Les barres chocolat disparues des 70-80's"
- "Les chapelets de choco-BN des 70's"

TELE :

"Les speakerines des 70-80's"
- Le feuilleton "La Pierre blanche"
- "Papivole"
- "Waldo Kitty"
- "L'émission Declic (Vision on)"
- "La série Matt et Jenny"
- La série "Les années collège"
- "La série Les Robinson suisses"
- "Les Schtroumpfs"
- Ma visite de l'expo "De Nounours à Casimir"
- "Les Visiteurs de Noël"
- "Les petits papiers de Noël"
- "Brok et Chnok"
- "Télétactica"
- "Toumaï - Elephant boy"
- "Les dessins animés Hanna Barbera"
- "La série Papa poule"
- "Les secrets de fabrication d'Hanna Barbera"

- "Les brigades du tigre"
- Les légendes indiennes du Canada"
- "Plume d’Élan et Bison Futé"​

- "Mon ami Ben"
- "L'esprit de famille"
 

SOUVENIRS D'ENFANCE :

- "Ma vitrine miniature hommage aux 70-80's"
- "Les décalcomanies"
-
"Les barils de lessive décorés des 70's"
- "Bali, boisson aux oranges"
- "Les images Poulain"
- "Un vrai disque 45 tours dans Pif Gadget"

- "Les chapeaux cache-rouleaux de papier toilette"
- "Les décorations de Noël des années 70-80"

- "Mon sapin Pif Gadget"

L'ILE AUX ENFANTS/
CASIMIR
 :


- "Ma rencontre avec Casimir" 
- "Albert et Barnabé"
- "L'ile aux enfants en Afrique du sud"
- "Lactel et l'île aux enfants"

- "La télé musicale MOB de l'île aux Enfants"
- "Les surprises Casimir de May"

- "Mon île aux enfants miniature"
- "Making-of de mon île aux enfants miniature"

- "Ma belle rencontre avec Christophe Izard"
- "Nos années Casimir"

Articles les plus populaires

AvenirCasi LactelSimon

MousquetaireBaygonTreets Bonitos

GerflorTangPliz

RaiderLustucruPicorettes

Waldo KittyYesSpeakerines 
Vignette lien Visiteurs noëlVignette lien Brok et ChnokBerlingots nestlé 

 

 Blog photo accueil Kiki Brassens

Les petits Dossiers des Copains d'abord vous recommandent ...

"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

66942 119491734892480 1910590478 n

A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection)

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog