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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 01:16



Comment ça "La boum" est un film et pas un documentaire ? Eh bien moi je l'ai regardée dernièrement non pas comme une jolie histoire d'ado que je connais par coeur ou presque, mais comme le ferait un sociologue, en analysant les images pour y voir tout ce qui constituait le contexte de la fin des années 70 et du début des années 80.
Voici donc un petit traité divertissant et décalé sur ce film culte.

Vic avait une coupe de cheveux qu'on a été nombreux à porter à la fin des années 70. Me voilà à côté d'elle à peu près à la même époque.

Qui n'a pas eu son appareil dentaire métallique ? Ca rendait le sourire totalement glamour.
Tout comme Stéphane, le copain de Vic, j'ai eu le mien également à 13-14 ans comme on peut le voir sur la photo ci-dessous à droite. Quand on me l'a enlevé, un an après, j'avais l'impression d'avoir des dents immenses et extrèmement blanches ! 
Pour l'anecdote l'acteur, Jean-Philippe Léonard, ne portait ni appareil ni lunettes, il a dû s'y adapter pour le rôle.
Autre anecdote, il a fallu 17 prises pour que la scène du baiser/échange d'appareils dentaires soit enfin dans la boite, en effet les deux ados n'arrivaient pas à faire en sorte que leurs appareils s'accrochent !




Je pense qu'on était nombreux au début des années 80 à porter des baskets 3 bandes Adidas comme celles qu'on voit sur la photo de la préparation de la boum chez Vic. J'ai mis une photo de classe de 4ème où on me voit avec mes baskets 3 bandes, j'avais 13 ans, c'était en 1983.



Continuons dans la mode. Les filles étaient très portées sur les pierrots à cette époque. Moi j'avais une lampe de chevet et des boites décoratives dans ma chambre avec des pierrots tristes. Pénélope, elle, porte un t-shirt avec un pierrot noir et blanc pour aller à la boum de Raoul.



On avait toutes aussi des objets avec les personnages de Sarah-Kay comme Pénélope sur sa trousse en classe. Moi j'avais l'album panini, des puzzles et les crayons de couleurs.
Qui se souvient comme moi des effaceurs comme celui qu'on voit à droite pendant le cour de chimie ? Ca a fait tilt en le revoyant !




Parlons sac de classe. Samantha, la petite soeur de Pénélope qui rentre en 6ème, a un cartable Tann's. On se souvient tous des fameuses pubs de l'époque : "Tas ton Tann's".



Les plus grands ont des sacs U.S de couleur kaki comme on a tous eus aussi au collège. Il fallait le customiser avec des inscriptions au marqueur, des badges en tissu ou des petits badges de chanteurs. Moi je l'avais choisi en version noire à l'époque. J'en ai acheté un kaki il y a 6 ans sur un vide-grenier, il avait un petit bracelet brésilien, je l'ai laissé et j'ai rajouté des badges Depeche Mode, mon groupe fétiche !



Puisqu'on parle musique, en 1980 on écoutait nos 45 tours et nos 33 tours sur des tourne-disques. Un des garçons joue les DJ à la boum de Raoul enchainant les chansons.

La grande innovation fin 70's-début 80's, c'étaient les walkmans. Moi j'ai eu le fameux Sony avec les écouteurs orange.
Moment le plus romantique du film : Matthieu pose le casque sur les oreilles de Vic pour un slow langoureux.
Petite anecdote sur la chanson "Reality" au passage : elle avait d'abord été proposée à Gilbert Montagné qui a préféré ne pas l'interpréter, le morceau ne correspondant pas à la tessiture de sa voix. C'est Richard Sanderson qui l'a chantée finalement.




Pendant la soirée, Raoul part se ravitailler en Coca dans la cuisine. On peut voir sur l'emballage du pack de bouteille en verre (ce qui n'existe pratiquement plus aujourd'hui) l'offre pour obtenir des disques en collectionnant les points. Je ne l'ai pas fait à l'époque mais comme je collectionne aujourd'hui les vinyles de pubs, j'ai deux 45 tours de cette série.



Dans le film on peut voir à plusieurs reprises des produits avec leur ancien packaging, c'est génial car c'est un sujet qui m'interesse particulièrement.

Ici une boîte de margarine Fruit d'or que tient la maman de Raoul dans sa main et une bouteille de Vittel à côté de la boîte d'Alka Seltzer que le père de Vic doit prendre pour faire passer son mal de crâne.




Dans le film ils se sont amusés à cacher la marque des Chipsters de Belin pour le transformer en "Super Chips". Un peu bizarre vu qu'ils n'ont pas caché les autres marques dans le film. J'aimerais bien comprendre pourquoi.



A la boulangerie on peut voir également des paquets de Triscotte, de Chamonix et de Petits-Exquis de l'Alsacienne.



Vic boit du lait Lactel chez Poupette avec du chocolat en poudre Van Houten. Le paquet de chocolat n'a pas bougé d'un pouce depuis 30 ans mais la brique de lait ne ressemble plus du tout à ça aujourd'hui.
Pas de point Casimir sur la brique que l'on voit. L'année d'avant, en 1979 donc, on pouvait obtenir des produits dérivés de l'île aux enfants avec ces points. J'ai consacré un article complet d'ailleurs à Lactel et l'île aux enfants ICI.




Vic boit du chocolat au lait Lactel au petit-déjeuner. Et dans sa chambre, elle a des petits pots pour bébé et un paquet de Banania sur sa table de nuit. Ce packaging avec le large sourire de Banania a été commercialisé de 1977 à 1983.



Sur les murs de sa chambre plusieurs posters, notamment un avec Andy Gibb, le jeune frère des Bee Gees, sur la pochette de son album "After Dark" sorti cette année-là. Au fond je n'ai pas réussi à identifier le groupe sur le poster. Si quelqu'un le connait, je serais ravie d'en savoir plus. Il m'a semblé reconnaitre Jimmy Page, le guitariste de Led Zeppelin, mais les autres ne correspondent pas.



Vic a un très beau poster du Muppet show dans sa chambre. On peut apercevoir son tourne-disque posé sur une petite table sur la photo de droite sous la fenêtre.



Et sur sa porte, le classique panneau sens interdit qu'elle ne se gêne pas de tourner pour que personne ne la dérange dans sa chambre.
Snoopy était très à la mode dans les années 80.




Dans la chambre de Pénélope et Samantha, on peut voir un joli poster Star Wars avec R2D2 et C3PO sur le mur au fond. Le premier film de la trilogie était sorti 3 ans plus tôt.



A propos d'affiche, dans le cabinet de dentiste du père de Vic, on peut apercevoir un petit personnage rose familier : Brossissimo. C'était la mascotte de la campagne pour l’hygiène dentaire. A côté, posées sur l'étagère, une mâchoire et une brosse à dent géantes qui servaient à montrer comment bien se brosser les dents, je ne pense pas être la seule à m'en souvenir je pense.



La maman de Vic travaille à la rédaction de Pif-Gadget, on peut apercevoir sur les murs des couvertures avec Pif, Hercule ou Rahan et le fameux autocollant avec la main de Pif qui avait été offert dans le magazine à partir de 1978. Il fallait la coller à l'arrière de la voiture de ses parents et on pouvait ainsi être tiré au sort dans la rue par une équipe du journal et gagner un cadeau.
 



Quand Vic traverse la rue, on peut voir derrière ce bus parisien une affiche pour le film "Le coup de parapluie" qui est sorti sur les écrans le 8 octobre 1980. Ca veut donc dire que le tournage de "La boum" a eu lieu à ce moment-là. Etant donné qu'il est sorti sur les écrans le 17 décembre 1980, la post-production et le montage ont dû être exécutés très rapidement.



Puisqu'on parle de moyens de transport, on peut voir tout le long du film des voitures de l'époque : la Renault 5 de Poupette bien sûr, des Simca (1307 ou 1308), des R14, des Fuego, des Citroën GS, etc...



Les parents de Vic ont une Rancho orange avec intérieur écossais. Ci-dessous la maman et la grand-mère de Vic et dessous des photos promotionnelles de catalogue d'époque.



A l'époque, il fallait acheter une vignette auto tous les ans et la coller sur le pare-brise (j'explique pour ceux qui ont moins de 30 ans, les autres connaissent évidemment !). La vignette a été supprimée en 2000 par Laurent Fabius, alors Ministre de l'Economie, pour tous les véhicules particuliers.



Les ados des années 80 roulaient en mobs : le 103 Peugeot par exemple. Je n'en ai jamais eues mais je me souviens des couleurs des différents modèles et des casques bleus comme ont les copains de Vic (et qui ne les portent pas sur la tête d'ailleurs !.



Voici de jolis spécimens de téléphones à la sauce 80's : un socotel à cadran et un à touches dans le bureau du directeur de VSD où la mère de Vic a rendez-vous. Celui que tient Dominique Lavanant, la maîtresse du père de Vic, est de type ScandiPhone.



A propos de téléphone, qu'est-ce que ça fait plaisir de revoir ces bonnes vieilles cabines téléphoniques à pièces !



La place de cinéma était à 20 Francs en 1980, ça laisse songeur ! Et il y avait des ouvreuses qui guidaient dans la salle avec leur lampe électrique. C'est elles aussi qui vendaient dans leur panier des petites douceurs, esquimaux glacés, Michoko, Chocoletti etc...



On passe du grand écran au petit avec Léon Zitrone qui apparait devant le vieux logo d'Antenne 2.
Le père de Vic éteint la télé (cathodique évidemment) après la fermeture des programmes, laissant apparaitre "la neige", chose qui n'existe plus depuis belle lurette. A l'époque, passé 23h ou minuit, il n'y avait plus rien sur les 3 chaines !




Pour terminer voici deux photos faites en septembre 2010 à Paris où j'ai eu la chance de rencontrer des acteurs de "La boum" : on me voit à gauche à côté de Sheila O'Connor (Pénélope), Jean-Philippe Léonard (Stéphane), Laurent N'Diaye (Arnaud) et une fille dont je ne me souviens plus du nom. On la voit se repomponner avec Vic dans la salle de bain pendant la boum de Raoul. Je mets d'abord les portraits des jeunes acteurs pour le comparatif :





Et en cadeau bonus, voici une petite vidéo type Super 8, un souvenir du tournage avec les ados qui s'éclatent bien devant la caméra :

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Les Copains d'abord - dans Ciné
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 20:16

Qui pourrait croire que "Love is all" est interprétée par le chanteur de Black Sabbath et composée par le bassiste de Deep Purple ? C'est ce que j'ai découvert avec surprise il y a quelques années en faisant des recherches sur cette chanson et son incroyable petit film en dessin animé.

Si elle nous a tous tellement marquée c'est qu'elle servait d'interlude à Antenne 2 à partir de 1975 dès qu'il y avait un retard de programme ou une interruption pour problèmes techniques. Cela faisait bien entendu le grand bonheur des jeunes téléspectateurs à une époque où les dessins animés n'étaient pas diffusés en boucle à la télévision. Sa diffusion aléatoire et totalement imprévisible créait toujours une belle surprise pour nous, c'est d'ailleurs ce qui a contribué à la rendre aussi culte.


La chanson


Elle est issue de "The Butterfly Ball and the Grasshopper's Feast" (plus connu sous son nom abrégé "Butterfly Ball"), un album-concept paru en 1974, composé et produit par Roger Glover, le bassiste du groupe Deep Purple qui avait envie de passer un peu à autre chose.

Grâce à ses nombreux contacts dans le milieu artistique, Glover rassembla une pleïade de musiciens de divers horizons, créant un disque aux multiples influences, allant de la pop au folk en passant par le rock psychédélique. Chaque titre de l'album étant interprété par un artiste différent : Eddie Hardin, David Coverdale, Glenn Hughes et Ronnie James Dio entre autre.

Ci-dessous la jaquette de la cassette audio de l'album :




C'est Ronnie James Dio qui interprète "Love is all" que Glover a composé avec le pianiste Eddie Hardin. Célèbre pour sa voix puissante et pour avoir popularisé le geste des cornes des "métalleux" avec la main, Ronnie James Dio a été le chanteur des groupes Rainbow et Black Sabbath. Il est décédé en 2010 à l'âge de 67 ans.

Le thème de la chanson tourne autour de l'amour, un peu à la manière du "All you need is love" des Beatles.
A l'époque la chanson n'était pas sous-titrée et j'avoue qu'étant toute petite, je ne me posais pas de questions sur la signification des paroles, pour moi elle servait juste de fond sonore au dessin animé. On comprenait juste que tous les animaux se réunissaient pour une grande fête en suivant la grenouille rockeuse et ça nous suffisait.

Voici le début de la chanson en français :

Tout le monde doit vivre ensemble
Toutes les personnes doivent comprendre
Alors aime ton voisin

Comme tu aimes ton frère
Allez, rejoins la bande

Tout ce dont tu as besoin

c'est d'amour et de compréhension
Sonne la cloche et parles-en autour de toi
Nous sommes si heureux et nous le célébrons
Viens et montre tes sentiments

L'amour est tout, l'amour est tout
L'amour est tout, n'entends-tu pas l'appel
Oh l'amour est tout ce dont tu as besoin
L'amour est tout ce dont tu as besoin au bal du Papillon
N'es-tu pas heureux que nous soyons tous ensemble
Au bal en pleine campagne
Et bien que nous portions des visages différents
Personne ne veut se cacher

L'amour est tout et tout est amour
Et c'est facile, oui c'est si facile
Au bal du Papillon où l'amour est tout
... 


Je possède les deux 45 tours de la chanson, la version originale de 1974 et la réédition de 1991 :




Le film d'animation

Les images du fabuleux court métrage d'animation qui accompagne le morceau ont été créées par le studio Halas et Batchelor, une société d'animation britannique, d'après les dessins de Alan Aldridge.
Cet artiste, qui avait travaillé pour les Beatles, a fait en 1973 les illustrations d'un livre écrit par William Plomer et inspiré du poème pour enfants de William Roscoe en 1806, "The Butterfly's Ball and the Grasshopper's Feast" (Le Bal des papillons et la Fête de la sauterelle). Il raconte l'histoire fantaisiste d'une fête où participent joyeusement tous les insectes et les petits animaux sauvages.

Voici les belles illustrations du livre qui ont donné les images du court-métrage :




C'est Lee Mishkin qui a réalisé le court-métrage, il a reçu deux prix pour cette première vidéo musicale animée, en 1974 puis en 1975. Le script et la conception étaient d'Alan Aldridge. L'animation étaient assurée par Harold Whitaker et Nick Spargo.

Je ne sais pas pour vous mais moi je connais les images par coeur et quand j'ai revu cette vidéo, il n'y a pas si longtemps, je me souvenais de tous les personnages et du moindre petit détail : les lézards à chapeaux attablés à la taverne qui me faisaient penser au chapelier fou dans "Alice au pays des merveilles", la plante qui pousse style "Le haricot magique" et qui joue de la guitare avec plein de têtes de grenouilles qui chantent (limite flippant !), le lapin avec un masque de renard et le renard avec un masque de lapin, la taupe qui se fait marcher sur la tête, la souris pianiste qui porte un masque à l'envers, les deux lucioles qui brillent et virevoltent dans la nuit à la fin, bref tout est marqué à tout jamais dans ma mémoire.

Par contre je me souviens que certaines personnages me faisaient assez peur. En effet à l'époque je n'avais pas forcément compris qu'ils portaient des masques (le lézard à double têtes d'éléphant par exemple).




Voici la vidéo :

 

Le film

A l'origine l'album "The Butterfly Ball" devait servir de bande originale à un long film d'animation basé donc sur le livre pour enfant anthropomorphisant animaux mais devant le peu d'intérêt du public anglais pour la chanson (elle a principalement cartonné en France et au Pays-Bas), le projet a été abandonné. Ainsi seul le titre "Love is all" a été fait en images animées et est finalement resté.

Le 16 Octobre 1975 a eu lieu une performance artistique sous forme de concert avec les chansons de l'album à la salle du Royal Albert Hall à Londres, ilo était donné en faveur d'une association pour les enfants malades et handicapés. Les séquences filmées de l'opéra-rock étaient entrecoupées de scènes jouées par des acteurs. On peut y voir notamment Twiggy qui chante sur scène et Vincent Price en narrateur. Le film de 85mn est produit et réalisé par Tony Klinger.
A noter que Ronnie James Dio n'était pas sur scène pour chanter "Love is all" lors du concert, il était retenu sur d'autres projets à ce moment-là. C'est Ian Gillan, le chanteur de Deep Purple, qui l'a remplacé.

Ci-dessous les photos du concert avec en haut à droite 
Roger Glover, en bas à gauche Twiggy et dans le trio on peut voir Ian Gillan sur la droite.



Voici un extrait du concert avec "Love is all". Certains acteurs de la séquence filmée portent des costumes d'animaux en peluche, c'est spécial ! 

 

Le 25 septembre 1999, Ronnie James Dio rejoint Deep Purple au Royal Albert Hall pour enfin chanter sur scène avec Roger Glover "Love is all" accompagné de l'Orchestre symphonique de Londres.

En 1991, la marque de sirop Sironimo, a utilisé la chanson dans une publicité dont on se souvient tous, un très joli clin d'oeil au premier film d'animation :

Pour l'anecdote, en 1976 Sacha Distel a fait une adaptation française de "Love is all" sous le titre "Toutes les mêmes" à écouter ICI.

Merci au site http://ukanimation.blogspot.fr/ pour les images.

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Les Copains d'abord - dans Musique
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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 15:25
 
Que peuvent bien avoir en commun un boucher, un garagiste et une jeune-fille vêtue de blanc ?... C'est facile : la lessive Gama !
 
J'ai une tendresse particulière pour cette pub qui fleure bon la petite ville de campagne typiquement française avec sa boucherie, son garagiste et son épicier. Dans cette rue idéalisée, on a un concentré de la simplicité, de la gaité et du charme des années 70-80. 
 
On doit l'idée de la Rue Gama à
Philippe Gaumont, alors président de l'agence FCB (de 1983 à 2005, il est décédé en 2006).
Le groupe Colgate-Palmolive avait lancé Gama en 1974 et misé en 1978 sur une campagne de pub sur le thème de "lessive poids lourd" (à voir ICI)
. On se souvient tous que Coluche s'était d'ailleurs moqué de cette pub dans un de ces sketchs : "Gama, la lessive poids lourd... pour laver les camions !".

La lessive faisait certes le poids contre la saleté mais les français n'avaient pas adhéré au concept, la part de marché de Gama était passée de 6 à 3 %. Alors qu'on était en pleine période d'allégement des idées et de l'alimentation, Gama avait besoin d'une campagne moins écrasante et plus légère.

C'est ainsi qu'est née cette idée de petit village, apportant simplicité, fraîcheur et gaieté à la marque, et surtout une vraie identité. Les ventes ont grimpé jusqu'à 6,5 % grâce à cette campagne.

Pour apporter une note musicale à ce tableau idyllique et saupoudrer le décor d'une note encore plus franchouillarde, quoi de mieux qu'un petit air d'accordéon ?
La chanson du spot est inspirée du célèbre "A Paris" de Francis Lemarque en 1949 mais dont on connait plutôt la version par Yves Montand en 1953 (à voir ICI en répétition en 1965).

 
Les paroles de la pub sont inoubliables, malheureusement on ne connait en général que la toute première phrase ! Je vous aide pour la suite :
 
Rue Gama. 
Y'a le boucher tout taché, il lui faut du costaud pour être à nouveau beau pour partir au boulot.
Rue Gamma.
Y a aussi le garagiste qui se tâche, c'est pas triste. Faut queq'chose qui fait l' poids pour enlever ces tâches-là.
Rue Gama.
Y a la fille, qu'est toute blanche, jolie comme un dimanche, propre comme un sous neuf, comme un printemps tout neuf.
Rue Gama
Oui Gama, fait mieux l' poids contre toute la saleté et les tâches se détachent avec facilité.
Rue Gama, Rue Gama, Rue Gama.
 
Ci-dessous, le garagiste tâché mais heureux grâce à sa petite femme qui lave avec Gama, la jeune-fille en fleur, l'épicier joyeux et le boucher fier de son beau tablier immaculé. Merci madame la bouchère et merci Gama !
 
 
Maintenant que vous connaissez les paroles, je compte sur vous pour chanter en regardant le spot :
L'année d'après, en 1981, c'est l'arrivée des biodétachants suractifs dans la lessive, ce qui donne lieu à un duel rue Gama entre poudre traditionnelle et nouveau Gama.
"Le nouveau Gama, c'est quand même aut' chose, hein ?" s'exclame le boucher.
Cliquer sur les images ci-dessous pour voir le spot :


 
1984, dans le nouveau spot pour Gama le moustachu tout tâché est rejoint par un écolier avec ses tâches d'encre et par un pâtissier trop pressé qui décore son tablier de crème au beurre.
Cliquer sur les images ci-dessous pour voir le spot :


 
La transition a lieu en 1986 avec l'arrivée rue Gama d'un fast-food ("qui se prend pour Hollywood") et de nouvelles tâches à combattre : marqueurs, hamburgers, glaces aux fruits.

La rue ne ressemble plus à celle de 1980, on se retrouve dans une grande ville qui n'a plus rien à voir avec la petite bourgade de campagne.
L'accordéon est d'ailleurs remplacé par un rythme rock. Malgré la tentative pour la moderniser, la rue Gama ne fait plus rêver, elle est même devenue ringarde et vieillotte. Les consommateurs ne suivent plus et la part de marché chute à 3%.
Après ce flop, la marque ne fait sa réapparition à la télévision qu'en 1990 avec un tout autre concept : le tout nouveau Gama compact et sa bio-technologie utilise désormais l'image des Triplés de Nicole Lambert avec de la musique classique en fond sonore, complètement à l'opposé de l'ancienne campagne.
 
En 2004 un clin d'oeil à la rue Gama  a été fait dans un spot simpliste avec l'ancienne signature musicale: "Elle s'est fait un nom dans la rue"  (à voir ICI).
 
Un remake fut prévu par Procter & Gamble en 2011 mais il n'a jamais vu le jour.

Il faut s'y faire, la Rue Gama fait définitivement partie du passé, mais il fait toujours bon y flâner de temps en temps au hasard d'un clic de souris !

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Les Copains d'abord - dans Pub
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 22:15
Je n'ai jamais eu de tente ou de maisonnette en toile quand j'étais petite. Ca ne m'a pas vraiment manqué car j'avais au fond de mon jardin une vraie cabane. C'était une très ancienne petite maison qui servait de remise pour les outils du jardin et où il restait beaucoup de place pour jouer. Mais j'avoue que je trouvais ces petites tentes très jolies sur les catalogues de jouets qu'on recevait dans nos boîtes aux lettres à l'époque, notamment ceux de Noël.
 
Le grand spécialiste en France s'appelle Mundia, l'entreprise est basée à Noisy-le-Grand. La grande majorité des tentes de cet article est de marque Mundia. Quelques-unes sont également de marque Masport.

Les plus répandues des tentes en tissu étaient les tipis d'indiens, un grand classique. Pas un catalogue de jouets sans son tipi aux couleurs chatoyantes avec des têtes d'indiens, des plumes, des chevaux, des tomahawks et des totems.

En voici une belle ribambelle : je ne voulais en mettre qu'une petite sélection au départ et puis j'ai décidé de mettre toutes les images que j'avais en stock car je me suis dit que certains lecteurs seraient sans doute très heureux de retrouver leur tipi d'enfance.

 
Qui dit indien dit forcément cowboys, avec les chapeaux, colts, saloons, diligences et shérifs qui vont avec.
 

 
Heureusement parfois les cowboys et les indiens enterraient la hache de guerre et jouaient ensemble !
 

Du côté des filles, on faisait dans la douceur avec des petites maisons aux tons pastels joliment décorées avec des fleurs, des petits oiseaux, de belles dames ou des Pierrots.
Elles portaient souvent des noms : Lisa, Sophie, Rebecca, Gigi, Sylvie, Eglantine ou Primevère.



 
Ci-dessous une pub télé de 1988 pour une maison Sylvie de chez Mundia avec un mini Cloclo et ses mini claudettes, je ne l'avais jamais vue avant de la trouver sur le site de l'INA, elle est mignonne.
Dans un style plus champêtre, on pouvait aussi trouver des moulins à vent et des fermes avec des animaux.



Mais également un peu plus insolites : des caravanes, des marchandes des quatre-saisonsdes stations services, des bureaux de Poste ou des robots.
 

Mais ce qui plaisait le plus aux enfants dans les années 70 et 80 et ce qui remportait le plus de succès, c'étaient les tentes avec des personnages connus.
Ci-dessous une petite maison aux couleurs de Barbie (1986)


Chez Disney on trouvait des tentes avec Baloo, Bambi, Bernard et Bianca, Mickey et Donald, Blanche Neige ou les 3 petits cochons.
Il y a même eu une canadienne des Castors Juniors en 1981. Les 3 neveux de Donald étant scouts, c'est très logique.
 

 
La BD n'était pas en reste avec Snoopy, Lucky Luke, les Schtroumpfs et Tintin.


 
Voici maintenant les plus appréciées des enfants : les tentes avec des licences de dessins animés ou de séries télé.
 
Titi et Gros Minet (1975), Zorro (1969 et 1986), le Muppet Show (1979) et la panthère rose (1984)


 
Heidi et Maya l'abeille (1979)



1 Rue Sésame avec Toccata et Mordicus (1979) et Plume d'élan (1979)

 
Le Village dans les nuages et Candy dont je n'ai que ces visuels malheureusement.
 
 
Goldorak (1979) et Ulysse 31 (1982)


 
La Bataille des planètes, Capitaine Flam et Albator.

 
Spiderman (1979), Musclor et les Maîtres de l'Univers (1985), les Chevaliers du Zodiaque (1988)


 
Bibifoc et son igloo (1986), les Bisounours (1988), les P'tits Malins (1988). Et une tente Ghosbusters issue du dessin animé (1987).
 
 
Une magnifique hutte Vic le Viking.
 


J'ai gardé le meilleur (en tout cas à mon goût !) pour la fin : les deux tentes Casimir qui datent de 1977 et 1979. J'aime tout particulièrement l'adorable petit kiosque de Julie qui reproduit vraiment bien la forme de l'original, j'aurais adoré l'avoir !
Casimir est rigolo en grand chef indien ! On reconnait Antivol à ses pieds qui l'observe bizarrement. Sur l'autre côté de la toile, on peut voir Léonard, Toba, Monsieur Martin, Grouchi et Touta.


 
Pour terminer, petit clin d'oeil à Pif qui a offert deux tentes en gadget dans son magazine. Une première fois en août 1985 (Pif 854) : une tente-canadienne (enfin seulement la bâche) de couleur beige illustrée de logos de Pif de couleur verte. C'était dans le cadre de son opération "Passeport pour l'aventure".
Et une seconde fois en juillet 1989 (Pif 1060) : une vraie tente avec en dessin Pif couché dans un sous-bois qui dit "vive la nature".



Merci au site http://jouetsdupasse.centerblog.net/ pour les visuels du catalogue Mundia.

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Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:04

 



Casimir est LE symbole de mon enfance, ce grand monstre de douceur orangée représente l'essence même des beaux moments d'insouciance passée, il a bercé mes soirées de ses tendres histoires entre mes 5 ans et mes 12 ans, autant dire la plus grande partie de mes jeunes années.

De cette époque bénie, je n'avais gardé qu'un album panini que je n'ai jamais eu l'occasion de terminer. D'ailleurs pour l'anecdote, à l'époque je n'avais pas eu l'image de Casimir en première page, je ne l'ai que depuis 5 ans
seulement.



Tout est parti de 4 cassettes VHS de l'émission trouvées avec bonheur au Virgin Megastore des Champs Elysées en 1992, j'avais alors 22 ans. J'ai ainsi pu revoir Casimir et les séquences de l'île avec une joie immense, 10 ans très exactement après la fin du programme.
Ci-contre les VHS que j'ai toujours.

A partir de 1994, j'ai commencé à trouver quelques objets de-ci de-là sur les années 70 et 80 mais sans avoir envie d'en faire une vraie collection (des verres à moutarde, pas mal de 45 tours et 33 tours, des petites figurines). A cette époque-là, il n'y avait pas encore la folie des vide-greniers et des sites de ventes d'occasion donc les objets étaient difficiles à trouver.

J'avais aussi récupéré au milieu des années 90 chez ma grand-mère à la campagne, un joli couvercle de boîte à œufs aux couleurs de Casimir, elle se servait de la boîte en carton pour acheter des œufs à la ferme et les transporter. Trouvaille insolite dans un tel endroit ! Je l'ai gardée très précieusement. Il s'avère que je suis à priori la seule personne au monde à posséder cet objet, il est extrêmement rare. 



Le vrai raz-de-marée a eu lieu fin 2007 où j'ai basculé toute entière du côté obscur de la force orange ! Je me suis mise à arpenter les vide-greniers avec frénésie pour retrouver des jeux, jouets, disques, objets du quotidien et autres produits dérivés. Ma prédilection allant vers Casimir et l'île aux enfants.
A chaque trouvaille, j'avais l'impression de me rapprocher un peu plus de mon enfance et de la toucher du doigt. C'était aussi une manière de me souvenir de ceux que j'aimais, qui en faisaient partie et qui ont malheureusement disparu depuis.

J'ai donc amassé progressivement des tas de jouets, des livres, des objets en tout genre. Bien entendu mes proches m'ont aussi régulièrement offert des cadeaux. Au fur et à mesure j'ai pu constituer chez moi un vrai petit musée 70-80's et une collection conséquente sur l'île aux enfants.

Ci-dessous, une petite partie de ma collection :
"L'origine de ma passion pour Casimir et les années 70-80's" par Nath-Didile
Voici une photo de mon stand sur l'île aux enfants au salon des collectionneurs de jouets de l'association des "Grands z'enfants" en juin 2014, je m'étais déguisée en Casimirette pour l'occasion !
"L'origine de ma passion pour Casimir et les années 70-80's" par Nath-Didile
La consécration a été la rencontre avec Casimir et son papa Yves Brunier en 2010 pour mes 40 ans, des moments remplis d’émotions qui sont gravés à tout jamais dans ma mémoire (à voir ICI).
4 ans plus tard, en 2014, pour rendre hommage aux 40 ans de l’émission, j'ai eu l'idée de fabriquer une île aux enfants miniature (ICI). Grâce à ce diorama, j'ai pu réaliser mon autre rêve : rencontrer le 2ème papa de Casimir : Christophe Izard. Je lui avais envoyé les photos, car c’était aussi en son honneur, et il m'a proposé de venir le voir chez lui. Un autre moment d'intenses et mémorables émotions ! (ICI)

Ci-dessous avec Casimir et avec Christophe Izard :




Mon grand plaisir est de partager ma passion et ma "nostalgite aigüe" avec d'autres personnes attachées à leur enfance et à leur passé. C'est pour cette raison que j'écris des sujets divers et variés sur la culture des années 70 et 80 depuis 2008 et que j'ai créé ce blog en août 2011. Le succès est au rendez-vous puisque le nombre de lecteurs quotidiens ne cesse de croître, d'année en année.
 
La mascotte du blog est un Kiki Georges Brassens (c'est un custom créé de toute pièce !) car j'ai beaucoup d'affection pour ce grand Monsieur qui a écrit l'une des plus belles chansons françaises : "Les Copains d'abord". Elle symbolise à merveille l'amitié, la convivialité, le partage et la joie de vivre, des valeurs très importantes à mes yeux.
J'en ai fait le nom de mon forum d'amis et par extension le nom de mon blog dédiés aussi aux souvenirs.
 
Rien ne me réjouit plus que de lire des messages enthousiastes de personnes qui se souviennent avec joie et émotions de tels ou tels jouets, de pubs, d'émissions ou de petites douceurs d'enfance évoqués dans un de mes articles.
 
Merci à tous mes lecteurs, occasionnels ou réguliers, qui viennent prendre un petit bain de jouvence et d'évasion bienfaisants au pays des souvenirs. J'espère continuer encore très longtemps à perpétuer cette belle culture des années 70 et 80 à travers mes nombreux petits dossiers.
 
                                                                                       
                                                                                                       Nath-Didile

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 15:11

 

Après les chewing-gums, les glaces et les barres au chocolat, j'ai envie aujourd'hui de parler des sucettes et autres bonbons à suçoter qu'on appréciait énormément quand on était mômes. Certains ont malheureusement disparu mais beaucoup d'autres existent encore, on peut les trouver dans certains magasins de bonbons et surtout sur le net.

Si jusqu'aux années 70 il n'y avait pas beaucoup d'originalité dans les formes (rondes ou pointues, le choix se limitait à ça), avec les années 80 sont arrivées de nombreuses formes originales et rigolotes.
Voici de quoi rappeler de savoureux souvenirs  à tous les gourmands nostalgiques !
 
Quand on évoque les sucettes, on se doit de parler tout d'abord des plus anciennes : les éternelles Pierrot Gourmand. Elles ont été créées par Evrard et Herbert, deux confiseurs parisiens. Ce sont les inventeurs de la première vraie sucette, ils en ont déposé le brevet en 1924. Il s'agissait de sucre d’orge parfumé et coloré en forme de fer de lance planté sur un bâtonnet de bois (pour l'anecdote, à l'origine le petit bâton était en rotin de Madagascar). Ce système permettant de savourer la confiserie sans se salir les doigts.

La sucette a pris ensuite le nom de Pégé (P.G.), d’après les initiales de la marque. La vraie Pégé est au caramel, mais elle existe aussi parfumée aux fruits. 
L'entreprise est célèbre pour son présentoir, une tête de Pierrot qui est encore utilisée de nos jours. Elle a été aussi l'une des premières à envelopper ses bonbons dans du papier imprimé. Pierrot gourmand vend cent quarante millions de sucettes chaque année.

Ci-dessous à droite une photo de moi bébé dans mon landeau avec une sucette Pierrot Gourmand au caramel dans la bouche.


Il y a aussi bien sûr Chupa Chups, l'incontournable reine des sucettes qui a été inventée en Espagne en 1958 et qui est arrivée en France en 1964. Son logo si caractéristique a été créé par Salvador Dali en 1969. J'ai consacré un article entier aux célèbres sucettes ICI.
 


 
La pub télé de 1981 :
Mes sucettes préférées (et qui ont marqué nombre d'entre nous j'en suis sûre) étaient les sucettes-sifflets. Il y en avait de deux sortes : celles à sifflet fixe qui s'appelaient Music Pops (Whistling Pops en anglais) qui sont arrivées au tout début des années 80 et celles avec un sifflet à coulisse, les Melody Pops, qui sont apparues en 1985. Ces dernières étaient très rigolotes car elles permettaient de moduler le son grâce au mini piston. Cet effet de son s'appelle le glissando, il est souvent utilisé dans les dessins animés quand on voit un personnage se casser la figure. 


 
Je me souviens que j'hésitais toujours à croquer le haut de la sucette (qui était plus fin) parce que j'étais gourmande mais que ça détruisait ensuite tout espoir de sortir un son du sifflet !
Je me souviens bien de cette image :


 
Une pub télé de 1981 pour les Music Pops :
Et une de 1985 pour les Melody Pops :
J'aimais beaucoup également les sucettes Apollo de chez Lutti, je m'en rappelle très bien. Elles étaient en forme de roue avec un trou au milieu dans lequel il était très marrant de glisser la langue. Il y avait régulièrement cette pub dans Pif Gadget ou Mickey Magazine, je faisais également come le petit garçon, je regardais à travers le trou !



Il y avait aussi les sucettes avec un coeur de chewing-gum, les Gum Chups. Je me souviens que c'était une vraie révolution cette friandise deux-en-un à l'époque ! 
Chupa Chups en a fabriqué également, elles s'appelait "Fantasy Ball", je n'en ai aucun souvenir pour ma part.
 
 

Du côté des sucettes au chocolat, il y en a deux qui m'ont particulièrement marquée. Il y avait celle en forme de parapluie avec un papier métallisé de différentes couleurs (confiserie Abtey), on la trouve encore de nos jours au moment de Noël car on peut l'accrocher dans le sapin Et je me souviens d'une autre sucettes, mais dont j'ignore le nom, qui était en forme de trapèze allongé et qui comportait des petites rainures verticales. Dans mon souvenir le papier métallisé était à rayures.
En faisant des recherches pour préparer ce sujet, je suis tombée sur une image de Karine/Casa qui a lancé une recherche sur son blog pour les retrouver et en a proposé un dessin que je partage ici.
Dans mon souvenir, l'une comme l'autre étaient assez écœurantes, se rapprochant un peu du goût des chocolats "Les Pyrénéens" de Lindt.


 
Les sucettes poudre "Lollie" (dites rafraichissantes) aux couleurs pastelles, étaient de la même composition que les colliers bonbons à croquer. Elles se dégustaient rapidement contrairement aux autres sucettes en sucre cuit. Elles se laissaient croquer facilement et la poudre fondaient ensuite dans la bouche. Je me souviens surtout combien le bâtonnet devenait mou dans la bouche à la fin ! 


 
Et puis il y avait Fresquito de chez Fiesta, "Le doigt qui pétille", une sucette à la fraise en forme de pouce qu'il fallait tremper dans une poudre acidulée. C'était bon, original et très rigolo. Ces sucettes sont apparus en 1984.



Les sucettes cerises allaient toujours par deux dans leur sachet, elles étaient jolies et avaient bon goût. On les léchait une par une ou les deux en même temps à tour de rôle.


Les filles adoraient faire semblant de se maquiller avec le bonbon rouge à lèvre. J'adorais son goût très particulier. Pour les garçons, il y avait la version sifflet, que les filles appréciaient aussi bien sûr. C'était la seule sucette qu'on pouvait refermer pour la déguster plus tard, c'était vraiment pratique. 


 
Le sucre coloré des célèbres Roudoudou (que Renaud évoque dans "Mistral gagnant") était coulé dans une petite coquille en plastique en forme de coquillage (auparavant dans de véritables coquillages de praires). C'était joli comme bonbon mais il faut reconnaitre que c'était assez difficile à déguster, on finissait toujours avec les doigts bien collants !


 

Je n'ai jamais vraiment aimé les sucettes rondes et plates avec des dessins de fruits ou de fleurs au centre. Elles étaient belles mais je n'appréciais pas leur texture. Par contre j'étais intriguée par leur dessin central qui était apparemment teinté dans la masse et non imprimé à la surface. Je me suis souvent demandée comment elles étaient fabriquées, avant de comprendre bien plus tard qu'elles étaient faites à partir d'un long boudin de couleur blanche enrobant plusieurs petits boudins colorés, on en coupait ensuite des petits tronçons. Le motif était donc toujours identique sur toute la longueur.
Un exemple avec de la pâte Fimo à droite.


 
Il y avait aussi en vrac les totoches, les sucettes coeur, les cônes glacé avec poudre acidulée à l'intérieur, les sucettes de fête foraine qu'on n'arrivait jamais à finir mais qui faisait toujours diablement envie à croquer (tortillons et spirales) ! Et aussi les sucres d'orge, dont ceux de noël à rayures en forme de canne.

 
Pif a eu une sucette à son effigie. Elle était fabriquée par l'entreprise "Brabo Confiserie" (merci au site pif-collection).
 
Finissons avec quelques images de sucettes avec des célèbrités.
La plus connue bien entendu c'est Kojak (alias Telly Savalas) qui a quand même réussi le fabuleux exploit de rendre la sucette virile ! 
La marque Fiesta fabrique d'ailleurs une sucette chewing-gum Kojak avec un sachet en forme de cible.



 
Les Spice Girls ont eu leurs propres sucettes en 1994 (Chupa Chups)

 

La sucette jouent les vedettes !



Enfin pour terminer, difficile de parler sucette et musique sans évoquer France Gall et ses sucettes à l'anis. "Les sucettes" a été écrite en 1966 par Serge Gainsbourg, elle a la particularité d'avoir deux niveaux de lecture. France Gall ignorait totalement le double sens à l'époque.



Le réalisateur Jean-Christophe Averty, lui, avait bien capté ce double-sens, et dans l'émission "Au risque de vous plaire" en 1966, il ne montre que des (grosses) sucettes de forme allongée sur le plateau autour de France Gall et on peut y voir des femmes sucer les confiseries avec des regards aguicheurs !

On peut acheter certaines sucettes citées dans cet article et d'autres bonbons 80's sur le site "Génération souvenirs".

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 23:46
Je connaissais le téléfilm vaguement de nom et de réputation mais sans en connaître le contenu ni les images. Je me suis penchée sur la question au hasard d'un clic sur un lien vidéo il y a quelques jours. Je suis tombée sur la princesse Leïa interprétant une chanson style comédie musicale des années 50 entourée de Luke, Han Solo, Chewbacca, C-3PO et R2-D2 et j'en suis restée bouche bée, un vrai OVNI télévisuel !

 
Ca m'a donné envie de regarder le film, j'étais vraiment curieuse de savoir s'il méritait vraiment sa réputation de nanar... je n'ai pas été décue !
 
 "Au temps de la guerre des étoiles" ("The Star Wars Holiday Special" en V.O) a été réalisé par Steve Binder et diffusé aux États-Unis sur CBS le 17 novembre 1978.
Il a été diffusé chez nous sur TF1 le 1er janvier 1980, pendant les vacances de Noël. La version a été raccourcie à 72 minutes (au lieu des 97 initiales) et pour le doublage, seul Francis Lax s'y est collé parmi le casting original en prêtant de nouveau sa voix à Harisson Ford.

L'histoire se situe après "Un nouvel espoir", le premier Star Wars, et avant "L'empire contre-attaque", le second.
Chewbacca et Han Solo tentent d'échapper à des Destroyers Stellaires pour pouvoir rentrer sur Kashyyyk (la planète natale des Wookies) fêter la journée de la vie (sorte de Noël chez eux. Dans la version française ils l'ont fait passer pour l'anniversaire de Chewbacca, j'ignore pourquoi). Pendant ce temps, la femme de Chewie, Malla, prépare la fête avec l'aide de son fils, Lumpy, et d'Itchy, le père de Chewie. La famille reçoit la visite de Stormtroopers à la recherche de rebelles. 




George Lucas avait participé à l'élaboration du scénario mais pas à la réalisation du téléfilm. Il le découvrit lors sa diffusion et trouva le résultat tellement ridicule et désastreux qu'il exigea qu'il ne soit plus jamais diffusé à la télévision. Ce qui a bien été le cas, mais il y a bien sûr eu des versions pirates enregistrées en VHS à l'époque puis échangées un peu partout sous le manteau. Autant dire qu'avec l'arrivée d'internet, tout contrôle de la diffusion du téléfilm s'avère inutile.

Petite anecdote sur le tournage : il a eu lieu quelques semaines après le grave accident de voiture de Mark Hamill, ses cicatrices étaient recouvertes de plusieurs couches de maquillage ce qui donne un côté complètement inexpressif et "plastique" à son visage.

La critique a été unanime à l'époque. Et après l'avoir visionné, je ne peux qu'être d'accord : c'est un vrai suicide artistique ! Scénario à deux balles, dialogues nullissimes, personnages sans relief, effets spéciaux ratés, bref un vrai fiasco.


Il faut dire qu'ils se sont donnés du mal pour obtenir ce superbe résultat qui se situe quelque part entre film de science fiction et émission de variété : interminables et incompréhensibles discussions entre wookies, spectacle de danse holographique bizarre pour amuser le rejeton de la famille (assez flippant d'ailleurs le mini Chewbacca !), maman wookie en tablier de cuisine regardant une émission culinaire style "La cuisine des mousquetaires", concert des Jefferson Starship (groupe de rock américain avec d'anciens membres de Jefferson Airplane) diffusé à travers une sorte de visionneur afin de divertir un agent impérial, dessin animé futuriste avec des personnages pas très ressemblants, sans oublier le générique type "La croisière s'amuse" et la chanson finale en mode comédie musicale au rabais, j'en passe et des meilleures ! Franchement il y a de quoi se demander ce qu'avaient bien pu prendre les scénaristes avant de pondre ça !
 
Ci-dessous Mme Chewbacca en tablier devant "Maïté" qui montre comment préparer un succulent bantha surprise !



Seul point un peu moins négatif (je n'ai pas osé dire "positif" !) : le téléfilm marque la toute première apparition de Boba Fett à l'écran. Comme tous les fans le savent, à l'origine il n'apparait pas dans "Un nouvel espoir", la scène où on le voit avec Jabba a été rajoutée en 1997 par Georges Lucas.



Le dessin animé qui dure une dizaine de minutes est la partie la moins pire du téléfilm, en tout cas celle où on ne s'ennuie pas !
Ci-dessous Chewbacca,
C-3PO, Luke et Han Solo qui a vraiment un sale bobine !

 
A la fin de l'histoire, et après moultes séquences divertissantes intercalaires, Han Solo et Chewie rentrent sans dommage sur Kashyyyk et peuvent ainsi participer à la journée de la vie. Han a ramené avec lui ses amis Luke, Leïa, C-3PO et R2-D2. La princesse Leïa fait un petit discours sur le sens de la Journée vie et interprète une chanson de célébration sur l'air de la bande originale du film devant tous les Wookies habillés de grandes robes rouges.
Cette scène pour le moins improbable a été coupée dans la version française, j'imagine que c'est parce que la chanson ne pouvait pas être doublée en français et que ça aurait paru bizarre d'entendre la princesse Leïa avec sa vraie voix.



Cette fin est tellement mauvaise qu'elle en devient géniale, comme tout le reste du film. Ou comment un navet devient nanar !
Comme dirait Arthur à Perceval et Karadoc dans la série "Kaamelott" (merci Topito) "C'est systématiquement débile, mais c'est toujours inattendu"

 
Je vous laisse déguster cette petite merveille musicale :

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Les Copains d'abord - dans Télé
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 17:30

Comme tous les enfants au moment de Noël, j'attendais avec fébrilité les catalogues des magasins distribués dans les boîtes aux lettres pour y voir les jouets que je voulais commander au Père Noël. Et il y en a un en particulier que j'attendais avec beaucoup plus d'impatience que les autres, celui des Nouvelles Galeries, le grand magasin du centre-ville d'Angoulême où j'ai vécu mes 20 premières années.

Les catalogues des Nouvelles Galeries étaient petits, assez épais et de forme carrée, facile à transporter partout. Je me souviens qu'à l'époque à l'école c'était à qui l'aurait dans sa boîte aux lettres en premier ! Et ça entretenait une grande partie de nos discussions à la récré.

Je me souviens aussi parfaitement bien de toutes les couvertures des catalogues, comme si c'était hier. Quand on est enfant on étudie les images dans leurs moindres détails.
Voici les visuels de 1971 à 1979, je ne me souviens que de celle de 1974 à 1979.




L'an dernier j'ai reçu en cadeau de Noël le catalogue de 1975, celui dont je me rappelais le mieux car cette année-là les Nouvelles Galeries avaient un papier cadeau assorti au graphisme du petit catalogue avec des Pères Noël et des polichinelles. On pouvait en faire des pantins articulés en découpant les personnages qui étaient dessinés en parties séparées sur le papier (tête, corps, bras, jambes...), en les collant sur un carton fort et en glissant des attaches parisiennes dans les articulations. Je l'avais fait d'ailleurs, ça m'avait marquée.

Pour ces fêtes de fin d'année, je vous offre à mon tour des scans des pages de ce petit catalogue, j'en ai numérisé la très grande majorité (des pages ont été malheureusement arrachées). J'espère qu'elles vous rappeleront de beaux souvenirs de cadeaux reçus à noël.

Pour info, les magasins Nouvelles Galeries ont été rachetés par le groupe Galerie Lafayette en 1991.

Cliquez sur les images pour les voir en grand.

 

"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
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"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
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"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile
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"Le catalogue de jouets des Nouvelles Galeries de 1975" par Nath-Didile

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 14:14


Je n'étais qu'une jeune ado lorsque "L'Esprit de famille" a été diffusé à la télévision mais le feuilleton m'a beaucoup marquée émotionnellement parlant, sans doute parce qu'il correspondait à ce que je ressentais dans ma propre famille et à ma manière de la voir : un doux cocon dans lequel il fait bon se blottir et parfois se réfugier quand on a des soucis. A l'époque la série m'a émue, attendrie, amusée et parfois attristée. Elle me renvoie aujourd'hui à de beaux souvenirs de cette époque bénie.

Composée de 7 épisodes de 52 minutes, elle a été diffusée sur TF1 du 17 septembre au 29 octobre 1982 à raison de un par semaine. Elle a été rediffusée ensuite en 1985 toujours sur TF1.

"L'Esprit de famille" raconte sur plusieurs années l'histoire de la famille Moreau : le père, médecin, la mère et leurs filles : Claire, Bernadette, Pauline et Cécile. "La Marette", leur grande maison en banlieue parisienne, est le théâtre des joies, des drames familiaux et des premières amours des quatre jeune-filles.

J'ai pu revoir les épisodes en dvd et j'ai passé de délicieux moments en me replongeant dans le quotidien de cette famille si attachante que j'avais perdu de vue depuis plus de 30 ans.
Je trouve que malgré son âge et son côté indéniablement daté (décors, vêtements etc...), elle n'a rien perdu de son charme et soulève des questionnements toujours d'actualité : la difficulté de grandir, les problèmes de l'adolescence, la place de la femme dans la famille et dans le monde du travail, la maladie, la recherche de l'amour et du bonheur etc...


 
Les personnages

Charles Moreau est interprété par Maurice Biraud
Charles est médecin généraliste (conventionné, il y tient !) et essaie de concilier son métier avec sa vie de famille, ce qui n'est pas toujours facile car il se laisse régulièrement déborder par le tempérament de ses quatre filles. Il aime fumer la pipe et jardiner.

 

 
Maurice Biraud a eu le rôle d'une manière assez insolite. Sachant que la série allait être tournée et tenant absolument à interpréter Charles Moreau, il a téléphoné un jour à l'auteur du livre dont est tiré le feuilleton : Janine Boissard. Elle a décroché et a entendu alors "Allo Janine Boissard ?... ici le Docteur Moreau". Elle a trouvé sa démarche touchante, il est venu la voir chez elle et elle a appuyé pour qu'il ait le rôle car elle savait que c'était un bon comédien et qu'il ferait un chef de famille épatant.
On a vu très souvent l'acteur à la télévision et au cinéma, il a également participé à des pubs et il était même chanteur à ses heures, entre autre en duo avec France Gall. Il est décédé en 1982 à la veille de noël, quelques semaines seulement après la diffusion de la série. Il avait 60 ans.




Mme Moreau est jouée par Monique Lejeune
On ne connait pas son prénom, il n'est jamais indiqué dans la série. Elle est femme au foyer, c'est une maman douce et à l'écoute. Ses journées sont occupées par sa maison, ses filles et son mari, sauf le mercredi, jour qu'elle se réserve. Elle brode et elle tricote, elle est aussi artiste à ses heures, elle fait des tableaux avec des choses qu'elle récupère.



La comédienne a également joué dans " Les Rois maudits", "La Chambre des dames" et dans diverses séries télé jusqu'en 1996 où elle a participé au tournage d'"Une Femme d'honneur" (photo de droite) :
 
 
Claire est interprétée par Claire Dupray
Elle est surnommée "La Princesse" car elle est belle et délicate. Elle a 21 ans au début de l'histoire. Elle est très bohème, ne sait pas vraiment quoi faire dans la vie et se cherche, ce qui donne bien des inquiétudes à ses parents.




Parallèlement à ses études au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, Claire Dupray a suivi une formation en peinture et en céramique. Après quelques années consacrées au théâtre et au cinéma (elle a notamment joué dans "L'Avare" aux côtés de Louis de Funés en 1980), elle se concentre dorénavant à la sculpture et elle expose régulièrement.



Bernadette est interprétée par Anne Teyssèdre
Elle est surnommée "La Cavalière". Elle a 19 ans au début de l'histoire. Elle est énergique, volontaire et passionnée de chevaux. C'est un garçon manqué, elle est toujours habillée en pantalon et fume la pipe comme son père. Elle travaille comme monitrice d'équitation au manège Heurte-Bise auprès de "Crève-Coeur", son patron (l'acteur Robert Party) qu'elle a surnommé ainsi car il a voulu envoyer son cheval favori à l'abattoir parce qu'il devenait trop vieux.



Après le cours Simon et le Conservatoire national supérieur d'art dramatique dans la classe de Michel Bouquet, l'actrice a joué au théâtre, à la télévision et au cinéma.
Elle a abandonné sa carrière d'actrice au milieu des années 90 pour des raisons de santé et s'est tournée depuis vers l'écriture.



 
Pauline est interprétée par Véronique Delbourg
Elle a 17 ans au début de l'histoire. Elle n’a pas de surnom particulier et elle n’aime pas son prénom. Elle est secrète, fragile, romantique et rêveuse. Sa passion est l'écriture et elle désire plus que tout devenir écrivain.
Tout au long des épisodes de la série, elle écrit l'histoire de sa famille sur un grand cahier, à la manière d'un journal intime. Elle en trouvera le titre dans le dernier épisode : "L'Esprit de famille".
Elle a également rédigé une "Lettre à ceux qui n’ont plus confiance" où elle rejette la surprotection de ses parents et exprime toutes ses incertitudes et ses désirs d'indépendance, c'est un texte magnifique. A lire ICI.



 
L'actrice (qui avait 23 ans en 1982) a joué dans plusieurs productions dont la plus connue est "A nous les petites anglaises" en 1975 où elle joue le rôle de la petite française Claudie, elle avait 16 ans. Après une carrière au cinéma et à la télévision qui s'étend de 1974 à 1991, elle se partage aujourd'hui principalement entre l'écriture et la mise en scène de pièces.



Cécile est interprétée par Carène Ferrey
Elle est surnommée "La Poison". Elle a 12 ans au début de l'histoire. Elle mène la vie dure aux autres d’où son surnom. Très enthousiaste et espiègle, la benjamine de la famille n'a pas la langue dans sa poche et exprime tout haut ce que les autres pensent tout bas. Elle est fan de rugby et est collectionneuse de champignons mortels (photos ci-dessous). Elle a également un coeur en or et n'hésite pas à jouer les bons samaritains. Elle sauve par exemple Germain, le cheval préféré de Bernadette, de l'abattoir grâce à sa participation à une émission télé musicale.




Un petit détail m'a faite sourire : dans un épisode Cécile porte une barrette avec une pomme dans les cheveux et une "puce d'amour" coincée dedans (photo ci-dessous au centre). J'avais exactement la même barrette et j'y mettais une puce en bois moi aussi. Cécile a 12 ans dans la série, tout comme moi en 1982, je me suis donc identifiée à elle à l'époque. Moi on ne m'appelait pas "La Poison" mais "la Démone", surnom donné par ma tante car j'étais une petite-fille vive et j'avais un peu le diable dans la peau. Je n'avais pas la langue dans la poche non plus et comme Cécile, j'ai toujours aimé aider les autres autour de moi.
Carène Ferrey n'a pas fait de carrière de comédienne après cette série. Elle a seulement joué dans une autre série en 1981 et un film en 1980 : "Mon oncle d'Amérique". Aucune trace d'elle depuis.




Denise Grey interprète la grand-mère
C'est la mamie idéale qu'on aimerait tous avoir. Elle est tendre, complice, rigolote et en même temps elle sait ce qu'elle veut et ne s'en laisse pas compter ! Elle habite en Bourgogne, à Montbard, avec son frère Alexis et sa fille Nicole. C'est la mère de Mme Moreau.
L'actrice avait 85 ans au moment du tournage. A la même époque (1980-82), on la retrouve dans ce même genre de rôle dans "La Boum" où elle jouait Poupette, la très sympathique arriére grand-mère de Vic/Sophie Marceau.
Denise Grey, qui a eu une très belle et longue carrière de 1913 à 1991, est décédée en 1996 à l'âge de 99 ans.



Pierre, le premier amoureux de Pauline, est interprété par Paul Barge
Pierre est un artiste, il peint des marines. C'est l'oncle de Béa, la meilleure amie de Pauline. Malgré le fait qu'il ait 40 ans, une compagne et une petite fille, il tombe amoureux de Pauline qui a 17 ans.




Paul Barge a tourné dans quelques films au cinéma, notamment aux côtés de Jugnot et Auteuil dans "Pour 100 briques t'as plus rien" en 1982 mais il a surtout travaillé pour la télévision, on le retrouve dans de nombreuses séries comme "Les Cinq Dernières Minutes", "Commissaire Moulin" ou récemment " Plus belle la vie". Il a été également la voix des premiers "Fort Boyard" sur Antenne 2 en 1990.



Paul Démogée, le second amoureux de Pauline, est interprété par Erik Colin
C'est un écrivain relativement célèbre, il a 31 ans. Pauline fait sa connaissance pendant les vacances de Noël chez sa grand-mère en Bourgogne. Il marche avec une béquille après un accident de chasse quand il avait 18 ans, ce qui a ruiné ses espoirs de nageur de haut niveau.



 
On connait bien la tête d'Erik Colin mais en plus jeune et avec des moustaches puisqu'il était le Lieutenant Duvauchel dans "Mais où est donc passée la septième compagnie ?" (1973) et "On a retrouvé la septième compagnie" (1975). Il a joué dans plusieurs séries télé mais il est surtout connu pour sa belle voix grave. Il a doublé en effet un nombre très impressionnant d'acteurs et de personnages télé, notamment Michael Douglas ("A la poursuite du diamant vert"), Hugh Laurie (Stuart Little) ou James Gandolfini (Les Soprano). Dans les dessins animés, il a incarné entre autre Tactimor dans "Télétactica" ou Patrick l'Étoile de mer dans "Bob l'éponge".
Il est décédé le 15 novembre 2013 à l'âge de 66 ans.



Antoine, le petit-ami de Claire est interprété par Jean-François Garreaud
C'est le médecin qui remplace Charles Moreau lorsque celui-ci part à San Francisco en voyage.
Le comédien a participé a plusieurs films, téléfilms et séries télé dont de nombreux épisodes de "Sous le soleil",  "La Crim" ou "Plus belle la vie".


Stéphane, le petit-ami de Bernadette est interprété par Luc Etienne
Il veut épouser Bernadette malgré l'avis de ses parents, les Saint-Aimond, qui sont des grands bourgeois (interprétés par François Perrot et Martine Sarcey).
Aucune trace de l'acteur en dehors de ce rôle-là.



Béa, l'ami de Pauline, est interprétée par Dorothée Jemma 
Elle vit seule dans un grand et luxueux appartement. Sa mère est partie et son père, diplomate, n'est que très peu présent auprès de sa fille.
La comédienne est notamment la voix française de Jennifer Aniston, Melanie Griffith et Heather Thomas (Jody dans "L'homme qui tombe à pic"). Elle est également la voix de Sally dans "L'Étrange Noël de monsieur Jack".
 

Les voisins des Moreau s'appellent les Tavernier
Le monsieur, très attachant et toujours de bon conseil, est surnommé "Grosso Modo" par toute la famille car il colle la locution dans presque toutes ses phrases. La difficulté pour les Moreau est de ne pas employer ce surnom en sa présence mais ça leur échappe régulièrement !
L'acteur se nomme André Dupon, il a quelques films et séries à son palmarès jusqu'en 1993 ("Jean de Florette", "Manon des sources", "Marie Pervenche" ou "Le château des oliviers").
 
A noter aussi la présence de Fiona Gélin qui joue la soeur de Stéphane et de Perette Pradier qui joue la tante des quatre filles.


 
"La Marette", la grande demeure des Moreau, tient un rôle à part entière dans la série elle aussi. C'est un doux refuge où il fait bon vivre. Elle est située à la campagne du côté de Pontoise, à 25 kms de Paris, et est entourée d'un grand et beau jardin avec bassin et verger que Charles Moreau entretient avec bonheur. Elle est au bord de l'Oise ce qui donne aux uns et aux autres l'occasion de se promener au bord du fleuve par moment.



Chacune des filles y a sa chambre. Celle de Bernadette, avec des posters de chevaux sur les murs, est au sous-sol. Celle de Pauline est au second étage, sous les toits, c'est un grenier aménagé. Cécile a élu domicile dans une toute petite pièce au même étage, elle a couvert les murs de posters de rugby. Quant à Claire, elle est au premier, à côté des parents et surtout de la salle de bain ! 
Au rez-de-chaussée il y a la grande cuisine et le salon/salle à manger où se trouve la cheminée.

 
 
Réalisation et tournage

La série a été réalisée par Roland-Bernard. Son vrai nom est Bernard Rouland, il est le frère aîné de Jean-Paul Rouland et Jacques Rouland que nous connaissions bien à la télévision. Il a également réalisé des épisodes des "Cinq Dernières Minutes" (1958 et 1967) ainsi que la série "Nans le Berger" (1974) que l'on regardait chez moi quand j'étais toute petite et dont j'ai des souvenirs plutôt flous.

Le feuilleton a été tourné en 1981, d'abord en France. A Paris, dans le Val d'Oise (à Jouy-le-Moutier et Pontoise), en Bourgogne (
Noyers-sur-Serein, Vézelay et Saint-Père) et en Bretagne (à l'Île-de-Bréhat). Puis en partie aux Etats-Unis (à San Francisco).

Voici "La Marette" aujourd'hui. Elle se situe au 7bis rue de la Fontaine Bénite à Jouy-le-Moutier (Île-de-France). Le mur d'enceinte et le portail n'existent plus malheureusement.


 
La scène où Paul et Pauline comptent les lumières a été filmée depuis les remparts de Vézelay, le village qu'on y aperçoit et où s'allument les maisons est Saint-Père-sous-Vézelay.
Ci-dessous à gauche, Pauline sur les remparts de Vézelay, elle regarde
Saint-Père. A droite, une vue actuelle depuis ces même remparts.


 
Petite anecdote à propos de la cité médiévale de Noyers-sur-Serein : c'est également dans ce joli petit village, sous les arcades, qu'a été tournée en partie une scène de "La grande vadrouille". On y voit Bourvil et Louis de Funès de nuit en cavale poser leurs bicyclettes contre un mur et se glisser dans une auberge en plein banquet SS.
Ci-dessous à gauche, l'arrivée de la famille Moreau à Noyers-sur-Serein. Les deux autres photos sont actuelles, on y voit le porche sous lequel on passe pour entrer dans le village et les portes vitrées du fameux restaurant de la "Grande Vadrouille" (en bas à droite de l'image). Plus de détails ICI.



 
A noter qu'il y a eu un film s'appelant "L'esprit de famille" en 1979, tiré de la série et réalisé par Jean-Pierre Blanc avec Michel Serrault, Nicole Courcel, Pascale Rocard, Jean-Marie Proslier et Dave (qui joue son propre rôle). Je n'ai jamais vu ce long-métrage.

 
Le générique 

La chanson participe pleinement au charme du feuilleton. Elle est interprétée par Vava, de son vrai nom Valentine Saint-Jean, qui a fait partie du Big Bazar de Michel Fugain.
Le morceau a été composée par Roger Candy et Jean Bouchéty qui ont beaucoup travaillé également avec Michel Fugain et son groupe.
Le thème musical est décliné en version lente et triste ou au contraire rapide et légère au grè de l'histoire.
Un 45 tours est sorti pour le générique, je l'ai trouvé avec joie il y a quelques années déjà.

J'aime beaucoup les paroles de la chanson qui accentuent le côté doux et nostalgique de la série :

"On a joué a la Marette dans le secret des contre-jours.
On cachait nos premières amours
Comme nos premières cigarettes.
Aidez-moi, à sortir des jeux d'enfance,
À me passer de mon passé, à partir parmi les blasés,
En conservant mon innocence"


On peut voir Vava dans le 1er épisode de la série (ci-dessous), elle est chanteuse sur le plateau du jeu télévisé auquel participe Cécile
(émission présentée par Pierre Sabbagh au passage).
Vava a sorti des 45T pour enfants et un 33T reprenant des génériques TV (ICI).


 
 
Les romans

Le feuilleton est tiré d'une série de six romans écrits par Janine Boissard. Le premier intitulé "L'esprit de famille" est paru en 1977. Puis il y a eu "L'avenir de Bernadette" (1980), "Claire et le bonheur" (1981), "Moi Pauline" (1982), "Cécile la poison" (1985) et "Cécile et son amour" (1986). Seuls les 4 premiers romans ont été portés à l'écran.
Ci-contre Janine Boissard.

Pauline est la narratrice des quatre premiers tomes puis c'est Cécile pour les deux derniers. Le premier roman présente la famille et plante le décor, chacun des livres suivants se concentre plutôt sur le parcours d'une des filles.

L'histoire est inspirée de la propre vie de Janine Boissard. Elle a pris des traits de caractère des gens qui l'entouraient, notamment de sa propre famille. Elle a eu elle-même quatre soeurs et un frère, et elle est mère de deux filles et deux garçons. Le fait d'avoir des adolescents autour d'elle et de les écouter parler lui a permis de donner un ton très moderne à son récit.

Au départ elle voulait faire une nouvelle version des "Quatre filles du docteur March", elle avait même songé à nommer son roman "Les quatre filles du Docteur Moreau" et puis son éditeur lui a suggéré de l'appeler "L'esprit" de famille" qui collait parfaitement à l'histoire.
A droite Janine Boissard et Maurice Biraud à l'époque du tournage.
Le livre a eu un succès énorme dès sa sortie, tout comme ceux qui ont suivi et qui étaient à chaque fois très attendus. C'est donc tout naturellement qu'une série a été envisagée pour la télévision. Et c'est Janine Boissard elle-même qui s'en est vue confier l'adaptation ainsi que les dialogues.


 
J'ai pris un énorme plaisir à lire ces romans qui sont écrits avec poésie, tendresse et sincérité, je les ai même dévorés ! Je les ai lus avant de revoir la série afin de pouvoir mieux comparer le texte et son adaptation pour la télévision.
J'ai ainsi pu constater que le feuilleton était très fidèle aux livres, je n'ai pas été déçue et j'ai même au contraire été très agréablement surprise : tous les petits détails du récit sont présents, même ceux qui paraissent anecdotiques, les quartiers d'orange trempés dans le bol de chocolat du petit-déjeuner de Cécile par exemple. Je pense que certains détails échappent d'ailleurs à ceux qui n'ont pas lu les livres auparavant.
On sent que l'adaptation a été faite par l'auteur elle-même et qu'elle a apporté un soin tout particulier au script pour que chaque petite particularité soit ajoutée.
Évidemment certains passages sont raccourcis mais c'est inévitable en portant l'histoire à l'écran sinon il aurait fallu doubler le nombre d'épisodes et cela aurait inévitablement manqué de rythme.

Ce qui fait le plus défaut dans la série télé, ce sont les pensées de Pauline et ses émotions puisque les romans sont écrits à la première personne. C'est d'ailleurs ce qui m'a plu à la lecture car on se sent beaucoup plus proche d'elle. Mais c'est compensé par autre chose que j'ai énormément apprécié : les images d'ambiance de la fin des années 70 et du début des 80's où tout me rappelle de tendres souvenirs d'enfance : les vêtements, la déco, les éléments du mobilier etc....



Ca a été fantastique pour moi de revoir la tapisserie bien typique 70's, le canapé en velours, le fameux téléphone gris Socotel, la télé imitation bois, le vieux transistor, le polaroïd (voir photo avec Charles Moreau plus haut à droite) et toutes les voitures dans la rue, les 2 CV, 4L, GS, R12 et autres 305 pour ne citer qu'elles.



J'ai tellement regardé tous les éléments derrière l'action principale que j'en oubliais parfois d'écouter les protagonistes parler au premier plan et que j'étais obligée de revenir en arrière pour revoir la scène !
 
J'ai adoré ces tranches de vie du quotidien où on voit les personnages préparer les repas en cuisine ou lorsqu'ils sont à table en train de manger. Je me suis revue moi-même en train de regarder ma grand-mère cuisiner. Ce sont des petites scènes anodines mais qui donnent tout son charme à la série et mettent du baume au coeur dans un monde où tout va si vite et où l'on prend à peine le temps de vivre.



Je me suis sentie complètement immergée dans un univers que je connaissais bien et qui m'était très familier et chaque épisode a été pour moi une occasion d'être transportée dans une bulle apaisante (comme je l'avais été pour "Papa Poule").
Après le visionnage du dernier épisode, j'avoue avoir même ressenti un grand vide, comme une page qui se tournait... comme si j'avais moi aussi tourné une page de mon  propre passé. Oui, je sais, je suis trop sensible et trop sentimentale !
 
En lisant les livres je me suis aussi rendue compte à quel point je me sentais proche des émotions de Pauline, de ses interrogations sur la vie et sur le bonheur. De sa manière d'être attachée aux détails qui l'entourent, ces petits riens du quotidien qui rassurent et qui font qu'on se sent bien dans son nid douillet familial : une odeur familière, un petit bruit qu'on reconnait ou le geste machinal d'un de nos proches. Cela correspond totalement à ma sensibilité et à ma manière d'appréhender mon environnement également. 

J'aime aussi la façon dont elle tombe amoureuse de Pierre puis de Paul, s'attachant beaucoup plus à leur personnalité, leur âme et leur sensibilité qu'a leur physique (au départ en tout cas), avec une attirance indéfinissable, troublante et enivrante.
A l'époque, je vibrais aux émotions de Pauline et à travers son coeur si romantique, il en est toujours de même aujourd'hui, 30 ans après, mais avec plus d'intensité.




Il faut ajouter qu'en plus de la tendresse et de l'émotion, il y a aussi beaucoup d'humour dans la série (romans et feuilletons), on passe souvent des larmes aux rires, et vice versa, au grè des petits malheurs et des grands bonheurs de la famille Moreau.


 
Ce qui est vraiment formidable, c'est que chacun peut y puiser quelque chose, se replonger dans une situation qu'il a connu et se reconnaitre dans le caractère de l'un ou de l'autre des personnages, notamment des 4 filles car elles ont chacune un tempérament bien à part.
Ce que j'aime avant tout et ce qui en ressort au final, c'est que l'amour familial est capital pour l'équilibre et la construction des enfants et qu'il faut profiter de chaque instant passé auprès de ceux que l'on aime.
Comme il est écrit dans le roman, "Avoir l'esprit de famille, c'est aimer se retrouver parmi les siens, non pour s'y enfermer, mais pour y prendre des forces afin de mieux s'ouvrir aux autres". 

J'aime également beaucoup cette très belle phrase de Pauline qui me parle tout particulièrement :
"Moi je crois qu'on garde toute sa vie, en soi, l'enfant qu'on a été. On a beau l'habiller de sérieux, de principes, de responsabilités ou d'insouciance, il est là, et vous regarde de son regard d'avant. Vous ouvrez la fenêtre, il passe ; il sommeille dans cette odeur, danse derrière les yeux fermés, rit entre les larmes et quand on l'attend le moins, un vent le porte jusqu'au coeur".



Une chose est sûre, je retournerai voir les Moreau régulièrement et toujours avec le même plaisir pour m'immerger dans leur joie et dans leur tendresse bienfaisantes.
 
Merci infiniment à Janine Boissard de nous avoir offert ces magnifiques romans et de les avoir si joliment adaptés pour la télévision. Merci aux acteurs d'avoir si bien interprétés ces personnages en les rendant attachants, particulièrement Véronique Delbourg qui a incarné une Pauline magnifique, douce et émouvante. Et une grande pensée pour Maurice Biraud, Erik Colin et Denise Grey.

Pour conclure, voici le générique accompagné d'un diaporama que j'ai fait avec de nombreuses images tirées des 7 épisodes (à ne pas regarder si l'on n'a pas vu la série ou lu les livres pour ne pas se gâcher l'intrigue de l'histoire)

Pour info, le feuilleton édité chez Koba Video est disponible en une édition double DVD avec en prime une interview touchante et très intéressante de Janine Boissard.

Merci beaucoup au site du cinéma français TOUT EN IMAGES ! : 
http://php88.free.fr/bdff/index.php?p=accueil
et à Annuséries.com : http://www.a-suivre.org/annuseries/

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Les Copains d'abord - dans Télé
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:48

Un petit coup de coude à droite, un petit coup de coude à gauche, "Monsieur Plus" ne ménageait jamais ses efforts pour augmenter les doses d'ingrédients dans les biscuits Bahlsen. Il avait la main lourde pour le plus grand bonheur des gourmands !

C'est en 1978 que "Monsieur plus" est apparu dans les spots de la marque allemande pour communiquer sur les quantités généreuses de produits apportés à ses préparations. Un mouvement convulsif de son bras (voire de son fessier !) et la quantité de sucre, de noisettes ou de chocolat versée par les pâtissiers dans les ateliers Bahlsen était multipliée par deux.
Le personnage a été créé par Daniel Robert, un grand publicitaire à qui l'on doit également le personnage de Bison Futé.
Il est l'auteur de slogans célèbres comme "Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !", "Tu t'es vu, quand t'as bu ?" ou "SNCF, c'est possible !".

L'acteur qui incarne Monsieur Plus s'appelle Gérard Cuvier. Il est malheureusement décédé le 21 juillet 1992 en se noyant dans la Seine lors d'une promenade en barque à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Acteur de café-théâtre, Gérard Cuvier avait joué aussi dans quelques films, notamment "La boum 2" en 1982, "Papy fait de la résistance" en 1983 et "Une époque formidable" en 1990 où il incarnait un clochard.

Voici la pub télé de 1979 pour les biscuits aux noisettes Kipferl :
Et les pubs magazines issues du spot :



Toujours en 1979, il se fait aider de "Coco", le perroquet, pour multiplier les ingrédients, normal puisque c'est pour Cortez, un biscuit à la noix de... coco !
 
Voici le spot télé :
Et les pubs papiers. La seconde avec la bulle me fait penser à la pub télé pour la boisson Tropico ("Tropico Coco ?")


Dans ce 3ème spot de 1979, "Monsieur Plus" joue les James Bond pâtissier avec pour mission de rajouter des pépites de chocolat dans la préparation des Chokinis :
Dans une pub télé de 1992, une jeune femme demande à "Monsieur Plus" : "Vous êtes chez Bahlsen ?". Le moustachu au tique sympathique répond : "J'étais chez Bahlsen. Aujourd'hui ils n'ont plus besoin de moi".
La marque a en effet changé son fusil d'épaule et préfère communiquer sur la qualité plutôt que sur la quantité. Mais curieusement Bahlsen a encore besoin des services de "Monsieur Plus" pour dire qu'il n'en a plus besoin, ce qui est comique il faut bien l'avouer si on y réfléchit.
Dans cette publicité-ci, réalisée par Patrice Leconte et toujours en 1992, on le voit pêcher avec un petit garçon. "Qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus ?" explique-t'il à l'enfant avec humour en parlant des biscuits qui semblent si parfaits :
Et dans celle-ci, il avoue à des voisins fêtards qu'il n'est pour rien dans le croustillant et petit goût de Paprika des Stackers.
Au passage, on peut reconnaitre l'actrice Elodie bouchez au centre :

"Monsieur Plus" apparait dans un dernier spot en septembre 1992 pour les biscuits Graffiti. Elle est sortie à titre posthume, il est décédé seulement 2 mois auparavant.

En 1993, un nouveau "Monsieur Plus" apparait dans une pub télé mais ça ne fonctionne plus, le moustachu au noeud papillon qu'on a tous connu est irremplaçable.
Ce n'est pourtant pas ce qu'affirme Michel Maître, directeur général adjoint de Lintas (l'agence de pub) tout en déplorant  les circonstances tragiques de la disparition de l'acteur : "Monsieur Plus existe en soi, le personnage doit continuer".
N'empêche, pour moi il n'y a qu'un seul "Monsieur Plus" et c'est Gérard Cuvier.

Celui-là a vraiment l'air déguisé avec une moustache postiche !
Ci-contre un pin's de Monsieur Plus que j'ai trouvé au hasard d'un vide-grenier.

J'ouvre une parenthèse au sujet des biscuits Graffitis de Bahsen que j'aimais beaucoup car ils étaient enrobés de chocolat et on n'en faisait qu'une bouchée !

Voici deux spots télé, je me souviens particulièrement bien du premier (de 1986) mais pas du second avec Christophe Salengro (1989). Ce dernier avait fait la campagne "Et hop" de la pub Gerflor 3 ans auparavant.

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