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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 00:11

A l'occasion d'une rencontre entre amis dans le nord de la France en octobre 2010, j'ai eu la chance de voir les marionnettes qui ont servi à l'émission "Téléchat".
C'était à Tournai en Belgique 
(un saut de puce depuis Lille) dans le cadre de l'exposition "Marionnettes & télévision".
Quel plaisir de voir en vrai Groucha, Lola et tous les autres personnages ! J'y reviendrai à la fin de l'article.


Qui ne se souvient pas de cette parodie de journal télévisé qui était diffusée entre 1983 et 1986 dans Récré A2 ? Elle a profondément marqué tous les enfants qui la regardaient, elle en a aussi traumatisé un bon paquet !
Moi j'étais déjà grande (13 ans) et j'ai seulement regardé la première saison, mais je m'en souviens particulièrement bien. Il faut dire que Téléchat tenait vraiment de l'OVNI télévisuel tellement c'était insolite et décalé par rapport aux autres programmes pour enfants de l'époque.



Création franco-belge

La série comporte 234 épisodes de 5 minutes, répartis sur 3 saisons. Elle a été créée par Roland Topor et le réalisateur belge Henri Xhonneux, ils en ont écrit les scénarii et
les textes. C'est Aligator Film qui a produit la série, la société de production avait été créée par Henri Xhonneux et Éric Van Beuren.

Topor (décédé en 1997) est un artiste touche-à-tout. Il a entre autre collaboré au journal Hara-Kiri et aux séries télé "Merci Bernard" (1982-1984, un autre JT décalé) puis "Palace" (1988) en y disséminant son humour noir et décapant. S'il s'est lancé dans l'aventure Téléchat c'est qu'il trouvait les programmes pour enfants pauvres, ininteressants et idiots et qu'il avait envie de faire bouger les choses. Finalement il s'est amusé en amusant les mômes avec un ton absurde et décalé qui en a fait sa marque de fabrique.

L'émission ressemblait à un journal télévisé avec ses reportages, ses directs et ses interviews, mais en fait c'était surtout un assemblage de rubriques hétéroclites montrant la vie trépidante des objets grâce à des jeux, des pages de pubs et une
ribambelle de sujets farfelus, du médical au juridique en passant par la gymnastique, le jardinage et les sciences.

Sous ses airs divertissants pour les enfants, Téléchat était aussi une parodie du système médiatique et une critique de l'information télévisée, de la course à l'audience et de la société de consommation en général. Avec ses deux niveaux de lecture, l'émission était intéressante à regarder pour les adultes également.
La plupart des thèmes abordés sont toujours d'actualité, un vrai talent visionnaire des auteurs.


A l’époque, Téléchat a connu un très grand succès : 20,6 % d’audience en moyenne chaque soir pour la première saison. 
Le programme a été sacré meilleure émission pour l'enfance en 1984 (jury présidé par Françoise Dolto), meilleure émission francophone pour enfants et adolescents à Cannes en 1984 et a reçu la médaille d'argent au Festival de la télévision de New-York en 1985. 

La série a entre autre été rediffusée sur la Cinquième chaîne puis remis au goût du jour par Arte en 2010.

Elle a été prolongée à travers le livre "À rebrousse-poil : Le tour du monde de Groucha en 80 jours", co-écrit par Topor et Xhonneux et paru aux Éditions du Seuil.



Conception et tournage

Une saison de Téléchat prenait environ un an à fabriquer.
L’écriture des épisodes par Henri Xhonneux et Roland Topor durait environ 3 mois. Il fallait un mois pour enregistrer les voix de doublage à Paris. Ensuite avait lieu le tournage des images à Bruxelles (Belgique). Les marionnettistes coordonnaient les mouvements des personnages avec les bandes sonores grâce aux écrans vidéos cachés dans le décor.
Le travail de montage, de bruitage et de post-synchronisation prenait encore trois mois.

A noter qu'il n'a pas dû être facile pour les comédiens de doubler les épisodes de la première saison car ils ont enregistré leur voix sans pouvoir visualiser les
marionnettes et les décors puisque ceux-ci n'étaient pas encore fabriqués.
C’est la société hollandaise Harry Tolsma qui a fabriqué les marionnettes.

Le budget de la série n'était pas très élevé, sept fois moins qu’un dessin animé à la même époque. Une seule caméra légère était utilisée.
Les marionnettes étaient assez simplistes en dehors de Groucha et Lola. Le fait que les objets soient uniquement animés au niveau du visage et des yeux permettait de faire des économies de marionnettistes. 
Les décors et accessoires étaient faits de bric et de broc, des objets parfois récupèrés dans la rue par les marionnettistes eux-mêmes car comme les personnages étaient de taille humaine, il n'y avait pas de problème d'échelle. Comme le raconte le marionnettiste de Groucha : " Chaque jour, le régisseur publiait des demandes pour deux trois jours plus tard en disant "Il me faudrait des chaises de bureau" ou "est-ce que quelqu’un a un grille pain?".
Ce côté bricolage et très artisanal permettait également d'avoir un budget serré.



Calendrier

L'univers de Téléchat était bien particulier, son vocabulaire aussi.
L'année en mode Téléchat se divisait en 5 saisons : celle des imperméables, celle des vacances, celle des feuilles mortes, celle des cadeaux et la demi-saison.
Même les jours de la semaine avaient un nom original : lourdi, pardi, morquidi, jourdi, dendrevi, sordi, mitanche. Pour les horaires, il était toujours "terteur" et quelques, par exemple "terteur moins le quart".


Le calendrier des Saints-Objets indiquait quel objet était fêté chaque jour de l'année (Saint bigoudis, Saint pinceau, Saint poil, Saint pompe à vélo, etc...).
Les deux présentateurs démarraient le journal en souhaitant une bonne fête à l'objet du jour. Groucha le sortait de son bras en plâtre en ouvrant une petite trappe.
Exemple ci-contre : "aujourd'hui, lourdi 18, c'est la Saint bandes magnétiques, alors bonne fête à toutes les bandes magnétiques !"



Personnages


Groucha
C'est le chat journaliste vedette de "Téléchat". Il porte un plâtre mais on ne sait pas pourquoi. C'est un vrai baroudeur donc on peut supposer qu'il a pu se blesser sur un reportage de terrain.
Sa phrase fétiche pour dire au revoir aux téléspectateurs : "Chalut, à demain, si on veut bien !". C'est un hommage à Lucien Jeunesse, animateur du "Jeu des 1 000 francs" sur France Inter que j'écoutais tous les jours en déjeunant chez mes grands-parents. Il terminait toujours l'émission avec sa fameuse phrase : “A demain, si vous le voulez bien“.





La tête de la marionnette de Groucha est munie d'une bouche articulée. A l'arrière de la tête, une ouverture permet l'accès au mécanisme pour le mouvement des yeux. La tête est en mousse et en bois recouverte d'un tissu en fibre synthétique. La structure du corps est en fer. Dimension : 74 cm x 45 cm.

Thierry De Smedt était l’animateur de la marionnette. Il est devenu par la suite professeur au Département de communication de l’Université de Louvain en Belgique.

Lola
La co-présentatrice de "Téléchat", est une autruche (originaire d’Australie). 
L'idée du binôme est venue au réalisateur et à Topor en voyant Yves Mourousi et Marie Laure Augry présenter le journal de TF1.
Elle fait ses propres reportages en dehors du studio. Quand elle est choquée ou qu'elle a honte, elle se cache dans son trou (juste devant elle sur le bureau, où se trouve le "gluon du trou") en criant "Ooak !".




Groucha et Lola se vouvoient sur le plateau mais se tutoient dans la vie privée. Ils se retrouvent souvent au café du coin après le tournage, le Milk Bar.
Détail amusant Groucha fait une partie de Space Invaders sur borne d'arcade ! 




Petite anecdote : Aux Etats Unis, Disney Channel avait refusé de diffuser 18 épisodes sur les 42 qu’ils avaient achetés parce qu’ils considéraient que le décolleté de Lola était trop plongeant ! Topor leur avait répondu courtoisement en leur disant qu'ils étaient dans leur droit, mais que pour sa part il n'avait jamais confondu une autruche avec une femme !

La tête de la marionnette est en bois, recouverte de feutrine. Son cou est ouvert à la base et permet de glisser sa main pour accéder à 2 mécanismes différents : ouverture du bec et inclinaison du cou.
Dimension : 63,5 cm x 17 cm.


Les gluons
"plus petit qu'un atome mais bien plus bavard", ces tout petits personnages font découvrir aux téléspectateurs les pensées et les sentiments des objets, ce sont les particules les plus microscopiques et élémentaires de la matière.
Le prototype, le Gluon du Trou a été découvert par Lola.
Les gluons sont ronds et argentés avec une bouche articulée comportant des petites lumières. Le personnage est pourvu d'un mécanisme pour l'ouverture de la bouche (manche en métal). Ils sont déguisés en fonction de l'objet qu'ils représentent.
Dimension : 69 cm x 17 cm.




Micmac
c'est le micro bavard qui permet à Groucha de faire ses interviews. Il est peureux et prend l'accent du midi quand il est ému. Il a une grande oreille du côté gauche.
Le visage de la petite marionnette est en caoutchouc souple. L'oreille est en bois. Sur le boîtier un bouton pression permet à l'oreille de se retourner.
Dimension : 12 cm x 7 cm.




Durallo
Le téléphone dormeur du studio a la faculté d'exprimer à la fois ses propres sentiments et ceux des interlocuteurs. 
La marionnette est en caoutchouc.
Dimension : 30 cm x 13 cm.




Raymonde du Tiroir de la Salle-à-Manger
Raymonde est une fourchette légèrement snob. Elle est toujours accompagnée de Sophie la cuillère.
La bouche et les yeux du personnage sont munis d'un mécanisme pour la manipulation. La marionnette est fixée sur une tige en bois qui sert de mécanisme. Dimension : 80 cm x 7 cm.

Sophie Dure-à-avaler
La cuillère à thé est née d'un couteau écossais et d'une louche hollandaise, c'est pour ça qu'elle a ce léger accent.
La tête de Sophie est en caoutchouc. La marionnette a exactement le même mode de fonctionnement que Raymonde la fourchette.
Dimension : 71 cm x 6 cm.



Maître Duramou
Le fer à repasser, est huissier de justice. Il intervient pour rectifier en direct les propos des autres personnages. D'allure triste, il est cependant toujours prêt à rendre service. Sa phrase favorite : "ça fait pas un pli".
Le fer à repasser est en métal et en bois peint en couleur argentée. Le visage est en caoutchouc. Une ouverture permet de glisser sa main pour la manipulation de la bouche.
Dimension : 34 cm x 18,50 cm.





Brossedur
Le balai brosse travaille aux archives, il a un accent du sud de la France.




Bons-Moments
L'ampoule-audimat fonctionne à "l'énergie nouvelle", elle permet de tester l'humeur du public.
Le pied de la lampe est en bois. Les éléments du visage qui se trouvent sur l'ampoule se manipulent grâce à un mécanisme.

Dimension : 26,5 cm x 12,5 cm.


 

Pub Pub
Le présentateur des publicités pour les produits Nuls est un singe vert particulièrement stupide. Il est tellement mauvais qu'il se fait systématiquement reprendre par la voix off.





Léon Minou
La marionnette de ce chat un peu miteux était en fait la première version de Groucha. Le personnage a été utilisé dans le pilote "télé-pirate". On l'a retrouvé ensuite dans la saison 3 pour incarner le personnage de Léon Minou. 

GTI
Grégoire de La Tour d’Ivoire est le lapin qui pique la place de Groucha durant la deuxième saison de Téléchat lorsque celui-ci a un accident. Groucha l’appelle TGV, triste grand vide. C'est un pistonné, il est le neveu du directeur des produits Nuls, le cousin du propriétaire des studios et le fils du patron de l’électricité. Snob et totalement incompétent, l’équipe le déteste et il finit par être renvoyé par son oncle.




Léguman
La série télé avec un super-héros que les légumes regardent quand on ferme la porte du frigo. Le personnage à tête de citrouille (et constitué de légumes) se bat contre les méchants, des objets qui deviennent fous la plupart du temps.
Il y a eu 21 épisodes tournés en Super-8. Les acteurs sont des enfants.

Groucha enquête dans le réfrigérateur pour savoir si les légumes regardent bien la "série débile" (comme il le dit). D'ailleurs il se demande si la lumière s'éteint quand la porte est fermée. Pour en être sûr, il se fait enfermer dans le frigo !




Leguman a traumatisé beaucoup d'enfants. Il faut dire qu'il avait une apparence terrifiante avec sa tête de citrouille "halloweenesque" et son corps en légumes très étrange. Et puis ses interventions violentes contre des monstres visuellement dérangeants  pouvaient décontenancer les plus jeunes.
J'ai revu notamment l'épisode avec la bouche cracheuse de noyaux, c'est vrai que c'est flippant !




Le personnage et sa chanson parodiaient les séries de super héros genre X-Or, bioman, spectreman...

Les paroles :

Leguman ! ... Léguman !
Tu es l'enfant de la Terre
Le Soleil est ton père
Tu fais mordre la poussière
À ceux qui veulent la guerre
(À tous ceux qui veulent la guerre pour la saison 2)

Léguman ! ... Léguman !


Une petite compil d'épisodes de Léguman à regarder ICI.

 

Dans les personnages, il y avait aussi en vrac Gisèle, la casserole, Jane, la tasse de thé anglaise, Bébert, le camion, Albert, le dictionnaire en deux volumes (on ne le voit pas à l'écran, on entend juste sa voix), Olga, la poubelle vorace tenue en laisse ("Mmmh ch'est bon cha !"), Lucien, le parapluie de Lola.

Pour info, dans la première ébauche de Téléchat qui s'intitulait "Machins Chouettes", il n'y n'avait que quatre personnages : Brossedur, Sophie, Duramou, et une version blanche et dotée de pieds de Durallo. Il n'y avait pas de présentateurs.

Ci-dessous une belle page de présentation de l'émission dans un Pif Gadget de septembre 1983, merci au formidable Grenier de la Télé pour cette image.




Ici des photos des marionnettes trouvées sur le site du musée des arts de la marionnette. On peut voir certains mécanismes de fonctionnemment.
 



Doublage

Groucha : Jean-François Devaux (également interprète de la chanson de Leguman dans la saison 1)
Lola : Maria Laborit
Mic Mac, Sophie la cuillère, Raymonde la fourchette : Valérie Kling
Durallo, Duramou, Brossedur, Albert le dictionnaire : Philippe Dumat.
Il a également
prêté sa voix à Gargamel ou Satanas ("Satanas et Diabolo, "les fous du volant").
GTI : François Jérosme

Ci-contre Jean-François Devaux, Maria Laborit et Philippe Dumat.



Génériques et chansons

Chaque saison possède son propre thème musical.
Le premier générique est le plus connu, "La chanson de Groucha". Il est très jazzy, dans un style polar avec des images plutôt sombres.




Musique : Pierre Papadiamandis. Paroles : Roland Topor, Henri Xhonneux.

La Chanson de Groucha est à écouter en entier ICI.

Le second, plus dynamique, montre un hélicoptère qui arrive dans un immeuble pour se placer devant la télé. "J'suis la vedette" chanté par Jean Pierre Loustau.
Musique : Pierre Papadiamandis. Paroles : Roland Topor.

Le dernier "Aah...Tcha !" (Lou and the Hollywood bananas, groupe belge). 
Musique : Dario Ramirez. Paroles : Roland Topor, Henri Xhonneux, Phil Anka
La chanson est à écouter ICI.

"La chorale de Téléchat" était la musique du générique de fin. La voici en karaoké :

Produits dérivés et discographie

Il y a eu une série de figurines PVC, des masques et des yo-yos.






Voici les 45 tours, 33 tours et cassette avec les génériques et des histoires.
Je possède deux 45 tours et un livre-disque.







Ma visite de l'exposition "Marionnettes & télévision"

Voici donc les photos que j'ai faite de l'exposition "Marionnettes et télévision" au Musée des arts de la Marionnette à Tournay en Belgique
 en novembre 2010.
C'était vraiment génial de voir les personnages qui ont servi aux tournages à quelques centimètres de moi.
Certains ont souffert, ceux en caoutchouc ont sèché et se sont un peu déformés, mais les autres sont particulièrement bien conservés.

 











Pour terminer voici une très jolie petite affichette que j'ai achetée à la sortie de l'exposition, on y retrouve tous les personnages en dessin :
 


Merci au site http://www.afds.tv/ et http://telechatonline.canalblog.com/ pour les infos. Au musée des arts de la marionnette pour les infos et photos.
Merci à Romu pour la photo des Yo-yos.

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Les Copains d'abord - dans Télé
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 12:42

Ce que j'adorais par dessus tout chez La Roche aux Fées, en dehors de leurs délicieux desserts, ce sont les images Magic qu'ils offraient sur les packs de yaourts.
A l'époque j'en ai eues plusieurs de diverses séries mais je n'en ai gardées que 5, celles de l'île aux enfants. Elles m'ont toujours suivie depuis mon enfance, je n'ai jamais pu m'en séparer et elles figurent aujourd'hui en bonne place dans ma vitrine dédiée à l'émission.

La marque bien-aimée des enfants (à laquelle j'ai consacré un grand dossier ICI) a souvent offert des petits cadeaux avec ses produits laitiers : de nombreuses figurines en plastique ou des sujets en carton à découper (j'en parle dans l'article). Mais ce qui a marqué toute une génération, ce sont ces fameuses petites images en relief que l'on appelle images lenticulaires et dont le procédé était très innovant pour l'époque.


Les images en relief

L’impression lenticulaire, née à la fin du 19ème siècle, permet d’obtenir sur des images une impression de relief ou divers effets en fonction de la position du regard de l'observateur.

Le procédé tient son nom du matériau utilisé : le plastique lenticulaire. Il est constitué d'un réseau de mini cylindres ou lenticules (lentilles semi-sphériques de mêmes caractéristiques optiques), disposées parallèlement pour former une plaque transparente.



L'image qui se trouve sous le plastique est composée de fines lamelles issues de 2 ou plusieurs images qui sont entrelacées de manière régulière.

L'orientation des lentilles et le mouvement à effectuer pour visualiser l’animation ne sont pas les mêmes suivant l’effet recherché. En effet, si les mini-cylindres de lentilles sont orientés verticalement, le déplacement se fait de droite à gauche, si ils sont orientés horizontalement, le mouvement se fait de haut en bas.

Les images rouge et bleue sont découpées en fines lamelles qui sont ensuite entrelacées régulièrement. On place cette nouvelle image sous le plastique lenticulaire :



 

Voici une courte vidéo permettant de mieux comprendre le procédé. Elle est issue de l'émission "On n'est pas que des cobayes" que j'apprécie beaucoup.

J'adorais ces images quand j'étais petite, elles me fascinaient. Je n'avais jamais vu auparavant d'images qui "bougeaient toutes seules" (comme je le disais à l'époque). Je les prenais souvent dans mes mains en les tournant dans un sens ou dans l'autre pour en apprécier la magie. J'aimais aussi la sensation et le petit bruit caractéristique quand on passait l'ongle sur l'image. D'ailleurs encore aujourd'hui quand que je vois un plastique avec des petites stries, je ne peux pas m'empêcher de passer l'ongle dessus !

 

Personnages sous licences et animaux

Les premières images lenticulaires offertes avec les produits La Roche aux Fées étaient les Disney, c'était en 1975. Elle s'appelaient les "Disney-Magic".
Il y a eu plusieurs séries Disney, une série de 8 images, une de 18 et une de 24.
En 1976, avec cette dernière série, les "24 plus Célébres personnages de Walt Disney en images animées", on pouvait obtenir un très bel album pour les ranger. Il fallait en faire la demande auprès de La Roche aux Fées en joignant 3,20 francs en timbres.





En 1980, une série de 24 images de Plume d'élan (article sur le dessin animé à lire ICI) étaient offertes dans les packs de yaourts. Il y avait des conseils de la sécurité routière au verso.
On pouvait obtenir le "poster du far-west" pour coller ses images en envoyant 5 timbres à 1,30 franc
.

 

Toujours en 1980, il y a eu également les 18 exploits sportifs des Schtroumpfs. Au verso de chaque image il y avait une question en rapport avec le sport.




Il y a eu deux séries différentes avec des animaux :

"Les animaux préhistoriques et ceux d'aujourd'hui" (les anim-Magics, 24 images). Derrière chaque image, il y avait un petit comparatif entre les animaux préhistoriques et leurs descendants.
Je me souviens bien de cette série, c'était fascinant de voir la transformation des dinosaures en animaux que l'on connait tous aujourd'hui.



 

"Les animaux sauvages et leurs petits" (30 images). Derrière chaque image, il y avait une explication sur chaque animal et ses rejetons (naissance, alimentation, etc...).
 


Casimir et l'île aux enfants

Les plus recherchées des images lenticulaires de la Roche aux Fées sont celles de l'émission culte de TF1. Il y en a eu deux séries offertes à 6 mois d'intervalle : 24 images à dos bleu et 24 images à dos rouge. C'est par ces dénominations "dos bleu" et "dos rouge" que les connaisseurs les appellent pour les différencier.

Derrière l'image, il y avait un petit texte concernant chaque personnage, une petite histoire, une explication ou un conseil en dessin pour Gribouille.

Ci-contre à droite les 5 images que j'ai gardées de mon enfance.

Durant l'été 1978, il y a eu  la série "Les Magics de Casimir et ses amis de TF1" (images à dos bleu). Voici les 24 images et leur nom :


Certaines mêmes images avaient un verso différent en fonction de la date de leur sortie, comme on peut le voir ci-contre avec l'image n°3.

On pouvait commander un magnifique poster métallisé pour coller les images en écrivant à la Roche aux Fées et en joignant 4 timbres à 1 franc ("offre valable jusqu'au 1er janvier 1979").
Les très belles illustrations des images et de ce poster sont de Anne Hofer. Cette production lui demandait énormément de travail en amont, il fallait parfois en effet 5 dessins différents pour créer une seule image lenticulaire.

Je possède ce "super-poster" qui contient les 24 images, j'étais aux anges quand je l'ai trouvé il y a 5 ans. Le voici :

 

Les images sont collées sur une languette qui peut bouger afin de voir l'effet lenticulaire. C'est pour cette raison que je n'ai pas mis mon poster sous verre, on ne pourrait plus soulever les images.


 

Début 1979, il y a eu la 2ème série, "Casimir et ses amis de l'île aux enfants en Magic" (images à dos rouge). Voici les 24 images et leur nom :
 



Le très beau poster qu'on pouvait obtenir contre 5 timbres à 1,20 franc était thermoformé ("offre valable jusqu'au 30 juin 1979").
Les magnifiques illustrations des images et du poster sont également de Anne Hofer.


Petit détail insolite pour les images "Magic" en général : dans les packs de 24 yaourts, il y avait des images doubles :  deux images soudées entre elles qu'il fallait découper suivant les pointillés pour obtenir deux images séparées.
Je n'ai pas connu ces images doubles, étant fille unique, nous n'achetions jamais 24 yaourts en une seule fois !



 

A signaler : en 1979, La Roche aux Fées offrait également 24 images (non lenticulaires celles-ci) de Sibor et Bora, les 2 mascottes des Visiteurs du mercredi. Il y a eu un bel album/livre de 8 pages pour les y coller : "Sibor et Bora en vacances". On y apprend toute l' histoire de ces personnages attachants.


 

Pour terminer et puisqu'on parle de la Roche aux Fées et de l'île aux enfants, je me dois de parler des deux très beaux pots de fromage blanc en forme de seau de plage que la marque offrait aux enfants. Un avec Casimir, Hippolyte, Léonard et sa bande, et un autre avec Albert et Barnabé et les membres du Cramti.
Je n'en ai malheureusement pas eu à l'époque mais j'ai acheté le premier qui a toujours son couvercle (assez rare) il y a quelques années, le voici :



Il y avait également deux jolis bols de fromage blanc, je possède le premier :




Pour info, certains de ces pots de fromage blanc La Roche aux Fées ont été distribués par Vitho donc certains sont signés LRAF et d'autres Vitho. 

L'île aux enfants, Casimir et Sibor et Bora sont des licences Osibo productions. Rejoignez-les sur leur site internet : http://osibo-news.com/
Et retrouvez la magie de l'île aux enfants dans leur merveilleux livre "Nos années Casimir", à commander sur Amazon
ICI.

Je lui ai consacré un dossier ICI.


Merci au blog http://images-magic.voila.net/ pour les images de l'île aux enfants.
Merci pour l’explication du système lenticulaire au site http://cerig.pagora.grenoble-inp.fr/memoire/2009/impression-lenticulaire.htm

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 00:18

Pour moi la Roche aux Fées rime avec souvenirs doux et sucrés. Quand j'étais petite, j'imaginais que c'étaient des fées qui créaient de délicieux desserts pour les enfants. Je croyais aussi dur comme fer que les crèmes et les mousses au chocolat étaient fabriquées comme dans les publicités à la télévision : en donnant du chocolat aux vaches ! On est naïf quand on est petit et on croit tout ce qu'on nous raconte, des clients parfaits pour les publicitaires.



La marque

Elle a été créée en 1935 par Pierre et Marie Saulais. Son nom vient d'un site mégalithique du même nom (un dolmen en forme de couloir) situé en Ille-et-Vilaine
près de Rennes dans la commune d'Essé.

La Roche aux Fées était la première marque sur le secteur des produits laitiers en France dans les années 60, elle avait une très forte renommée.

Ci-contre 2 pots de yaourt des annees 70 en carton paraffiné (dont l'un était distribué par Vitho).

Elle fut cédée en 1965 par ses fondateurs à Unilever, la multinationale anglo-néerlandaise. Elle a fusionné avec Chambourcy ("oh oui !") en 1988 et a disparu des rayons frais des supermarchés en 1989. Chambourcy a elle-même été avalée par le groupe Nestlé en 1996.

Lors de ce rachat, La Roche aux Fées et Chambourcy ne disparurent pas complètement. Elles restèrent inutilisées jusqu'en 1999, date à laquelle une société bordelaise (CBSA) racheta ces deux marques à Nestlé. Elles réapparurent dans les étalages (avec les Marron'suis notamment). Cependant, Nestlé ayant imposé à CBSA des clauses de non-concurrence très strictes sur les deux marques, l'entreprise fit faillite en 2002.

J'ai appris dernièrement que la société Agrial voulait relancer La Roche aux fées en 2015, je ne sais pas si ça se fera, pas facile de s'imposer face à Danone et Yoplait, même si la marque jouit d'une grande renommée auprès des plus de 40 ans.


Les produits

J'aimais beaucoup les desserts de La Roche aux Fées. Déjà je trouvais que la marque avait un très joli nom et aussi un mignon logo bleu avec les deux petites fées. Et
surtout j'adorais les spots à la télé, ils mêlaient magie et gourmandise. J'aimais particulièrement la façon dont ils commençaient, comme dans un conte : "Au pays de la Roche aux fées..."

En préparant cet article j'ai découvert une jolie publicité sous forme de dessin animé noir et blanc datant de 1970, je ne l'avais jamais vue.
On y apprend que les deux petites fées s'appellent Sérieuse et Gourmande et qu'elles vont chaque matin au torrent de lait de la Roche aux Fées. A l'aide de leur baguette magique, elles transforment ce bon lait en trésors de dessert :

Voici ce que la Roche aux Fées produisait comme produits laitiers : crème fraîche, yaourts natures, yaourts aux fruits, yaourts aromatisés aux fruits pour enfants (Yoco), yaourts allégés (Fée ligne), fromages blancs (P'tit blanc et Velours), fromages blancs sur lit de fruits (Fée délice), crèmes desserts, flan vanille et chocolat (Créola), mousses au chocolat (Fée mousse), coupes de crème à glacer (Fée glacée), crèmes caramel (Orly), crèmes liégeoises (Fée liégeoise) et gâteaux de riz. J'en oublie sans doute.



Pour info, lorsque la marque fusionna avec Chambourcy en 1988, les Yoco et les Créola furent conservés, on a donc pu trouver dans les rayons des Yoco et Créola de marque Chambourcy.
En haut les produits de la Roche aux Fées, en bas ceux de Chambourcy. 




Voici un grand assortiment de desserts sous forme de pubs. Régalez-vous !

Fées glacées

Les Fées glacées étaient des des coupes de crème à glacer parfumées au chocolat, à la fraise ou au café. On trouvait le même principe chez Danino de Danone à la même époque (j'ai consacré un sujet entier à Danino, c'est à voir ICI).
Voici une pub de 1971 pour les Fées glacées avec une petite comptine des enfants :

Fée ligne

Dès 1973 est apparu Fée ligne, un yaourt sans matière grasse. Je ne pensais pas que les produits allégés étaient déjà présents dans les rayonnages à cette époque.

Ceci dit ça parait logique, les Fées aussi veulent pouvoir continuer à rentrer dans leur robe !

Fée délice

Les yaourts sur lit de fruit, pub télé de 1971 à voir ICI.
Une très jolie pub magazine du début 70's également :



 

J'adore le joli conte sur la naissance du dessert, ça me rappelle avec émotion les belles histoires que me racontait ma grand-mère quand je faisais quatre-heures en revenant de l'école ! 




Fées liégeoises

Ce sont des crèmes liégeoises au café, chocolat et marrons. Appelées Fées mousse en 1974, elles se sont appelées Fée liégoise par la suite. Voici une pub de 1980 :

Une pub magazine :


Les yaourts (Yoghourt) natures et aux fruits

Voici 2 jolies pubs de 1976 où on voit que ce sont bien les fées qui fabriquent les délicieux desserts. Dans la 1ère, elles sont 3 comme dans "La Belle au bois dormant" :

Une pub beaucoup plus 80's pour les yaourts aux fruits :

Les fromages blancs (P'tits Blancs et Velours)


P'tits Blancs, le fromage qu'on ne partage pas, avec un clin d'oeil au couple Prince Charles et Lady Di et à la Cage aux Folles dans ces 2 pubs de 1983 :

Plus tard les fromages blancs nature ou aux fruits se sont appelés Velours.
Voici la pub de 1986 avec une esthétique typiquement du milieu des années 80, images graphiques, chic et glamour, sons de synthé plus modernes :

Yoco

Yoco, les yaourts aromatisés aux fruits, ils sont apparus en 1984. Auparavant ces yaourts pour enfants ne portaient pas de nom :


 

Un spot de 1984 avec le fameux "mangeons les doucement, ça dure plus longtemps" et avec le slogan "une idée fraîche, la Roche aux Fées" :

Crème dessert et mousse au chocolat

Au pays de la Roche aux Fées, quand on a envie de crème au chocolat, on va voir son amie la vache, on lui donne du chocolat et après un long moment... on obtient de la crème dessert au chocolat ! La pub de 1979 :

Et pour obtenir de la mousse au chocolat, il faut lui mettre quelques carrés de chocolat devant elle et elle fabrique de la mousse en soufflant dessus, magique et vachement bon !

Ces 2 dernières pubs m'ont énormément marquées quand j'étais petite. J'avais 9 ans en 1979, sans doute le même âge que la petite-fille qu'on voit dans le spot ci-dessous et en plus j'ai toujours adoré le chocolat !

Petite parenthèse sur les vaches de La Roche aux Fées : elles sont vraiment très performantes, elles battent elles-mêmes leur lait pour faire du bon fromage blanc battu !
La pub télé de 1978 :

Pour en revenir à la crème dessert au chocolat, elle s'est appelée apparemment Félicie à partir de 1986, je n'en ai aucun souvenir, voici la pub télé :

Créola

Crèmes gélifiées au lait entier au chocolat et à la vanille. Elles sont apparues dès 1972, une pub ICI. Une autre pub de 1976 ICI.

Une pub magazine avec de nouveau un joli conte sur la Reine Créola et son pays lointain et si gourmand, "une histoire à manger à la petite cuillère" :




La pub télé de 1978 :

Et la plus connue, celle de 1985 avec sa chansonnette qui reste bien en tête où Colette, Babeth, Rosette demande de l'aide à Roger pour retrouver un coeur en fête :

Les cadeaux de la Roche aux Fées


Il y avait aussi une raison particulière pour laquelle j'aimais particulièrement cette marque : elle offrait souvent de jolis petits cadeaux.

Il y a eu notamment de nombreuses petites figurines en plastique. Elles sont apparus dans les années 70 : la ferme, le cirque, les clowns, les cowboys, les animaux de la prairie, Blanche-Neige, Bambi et Lucky Luke (les figurines étaient identiques à ceux de Bonux, Omo et Stenval).




Il y a également eu en 1972 des sujets en carton à découper dans les emballages, par exemple ici on peut voir les pubs magazines pour une série de 35 sujets sur le thème des chevaliers. On pouvait glisser le pot de yaourt dans la figurine découpée. Et on avait une paille sous la maison, on pouvait donner une lance à son chevalier !



Je n'ai pas connu ces sujets cartonnés, j'étais trop petite, je pense qu'elles datent du tout début des années 70. Moi j'ai surtout été marquée par les célèbres images "Magic" qui sont apparues sur les paquets à partir de 1975. Je leur ai consacré un dossier complet ICI.

Une Citroën Méhari avait participé à la caravane publicitaire du Tour de France avec un pot de yaourt géant à l'arrière, c'était en 1979. Norev en a fabriqué une réplique miniature au 1/43ème. Je l'achèterai un jour, on peut la trouver sans trop de difficulté.




Merci au livre "50 Marques Françaises, histoire et objets publicitaires" de Francis Elzingre.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 00:19



Bon Ok le formica ne date pas des années 70 ou 80 mais je suis sûre qu'on a tous connu chez nos parents ou nos grands-parents des meubles en Formica et qu'ils font partie de nos souvenirs d'enfance. Ils étaient tellement solides qu'ils ont facilement traversé toutes les époques jusqu'aux portes des années 90.

 
Mais c'est quoi au juste le Formica ?

Le Formica est constitué de feuilles de papier kraft superposées (de 10 à 20) qui sont imprégnées de résine de synthèse et pressées à chaud.
Ce stratifié à haute pression a été inventé à Cincinatti (USA) en 1913 par deux
ingénieurs électriciens, Herbert A Faber et Daniel J O'Conor. Ils recherchaient un matériau isolant facile à fabriquer et pouvant se substituer au papier à base de mica (d'où l'appellation : "for mica" --> à la place du mica).
Ils eurent ensuite l’idée en 1927 de placer un décor lithographié imprégné de résine mélamine à la surface et ainsi de transformer ce produit technique en un élément de décoration.

Dans les années 30 le nouveau matériau fit irruption dans la plupart des foyers américains en devenant rapidement indispensable à tout intérieur digne de ce nom : cuisines, salons, bureaux, chambres d'enfant, salles de bain etc...




Il était élégant (pour l'époque) avec sa grande variété de couleurs et de modèles, léger, résistant, inusable, pratique et pas trop cher. Il était également très facile à entretenir, hygiénique et contrairement au bois, ne craignait ni l'eau, ni les graisses, ni les acides, ni la chaleur, bref c'était le matériau idéal.


Le Formica est entré sur le marché européen en 1946, d'abord en Angleterre puis en France. Il a été fabriqué à partir de 1951 à Quillan, une petite ville située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.
La France d’après guerre s'est couverte de Formica dans toute la maison. Les meubles, les plans de travail ou les murs, rien ne lui échappait.




En dehors de la maison, on pouvait également le retrouver pour le mobilier des collectivités (notamment les écoles), les plans de travail des laboratoires et des hôpitaux, les intérieurs de magasins etc...

On pouvait aussi trouver des objets en Formica, notamment des tables de camping ou des pendules.




Ses atouts sont à la base de son succès, à tel point que comme Frigidaire, Bic ou Sopalin, le nom de la marque est devenu un nom commun. A partir des années 70, on appelait Formica tous les stratifiés, même ceux de marques concurrentes !



En 1975-76, suite à la hausse des coûts des matières plastiques après le choc pétrolier et au retour des meubles traditionnels en bois dans les foyers, Formica connut ses premières difficultés financières. Malgré les nouveautés (les imitations bois avec un fini naturel par exemple), les plastiques stratifiés, symboles des années 50-60, étaient devenus ringards.







L'entreprise de Quillan, qui a employé jusqu'à 800 employés, a fonctionné jusqu'en 2004. Aujourd'hui elle n’existe plus, l’usine a même été complètement rasée.

Le Formica lui par contre existe toujours, il est même redevenu populaire ces dernières années, les designers et architectes d'intérieur redécouvrant son potentiel d'innovation.


 
Mes souvenirs
 
Quand j'étais petite, j'avais une chambre en plastique stratifié orange et blanche, très tendance dans les années 70.Elle était un peu comme le meuble de cuisine ci-dessus. Ce n'était pas du Formica mais plutôt de l'aggloméré recouvert de plastique : j'avais le lit, la table de nuit et le grand meuble-secrétaire. On peut le voir dans la chambre de mon enfance en miniature que j'ai fabriquée il y quelques années ICI.

La table (pliante) et les tabourets de notre cuisine étaient en Fomica imitation bois. 20 ans plus tard, au début des années 90, j'ai récupéré un des tabourets pour mon studio d'étudiante. Je m'étais empressée de le recouvrir de papier collant décoratif pour cacher le plastique d'origine qui faisait vraiment daté et vieillot.
 

Chez mes grands-parents maternels, il y
avait une belle cuisine en Formica imitation bois, j'y déjeunais tous les jours quand j'étais petite car je n'allais pas à la cantine et ils s'occupaient de moi. J'ai réussi à conserver le grand buffet (ci-contre) mais j'ai malheureusement dû m'en séparer la mort dans l'âme il y a 3 ans, faute de place.

 

Mon grand-père paternel était menuisier et en vidant son atelier lorsqu'il est décédé en 1998, j'ai trouvé des échantillons de plaquettes de Formica attachés à une chainette en métal. Je les ai gardés précieusement :





 
"C'est Formica, c'est formidable !"
 
Voici pour terminerune splendide pub de 1958 vantant les mérites du Formica. Je ne me lasse pas de cette ritournelle bien trouvée "c'est Formica, c'est formidable !" et de la dame qui chante "Mon Dieu quel bonheur d'avoir un mari bricoleur !", un grand moment kitsch.
Bon par contre désolée d'avance mais ça reste bien en tête !

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 01:16



Comment ça "La boum" est un film et pas un documentaire ? Eh bien moi je l'ai regardée dernièrement non pas comme une jolie histoire d'ado que je connais par coeur ou presque, mais comme le ferait un sociologue, en analysant les images pour y voir tout ce qui constituait le contexte de la fin des années 70 et du début des années 80.
Voici donc un petit traité divertissant et décalé sur ce film culte.

Vic avait une coupe de cheveux qu'on a été nombreux à porter à la fin des années 70. Me voilà à côté d'elle à peu près à la même époque.

Qui n'a pas eu son appareil dentaire métallique ? Ca rendait le sourire totalement glamour.
Tout comme Stéphane, le copain de Vic, j'ai eu le mien également à 13-14 ans comme on peut le voir sur la photo ci-dessous à droite. Quand on me l'a enlevé, un an après, j'avais l'impression d'avoir des dents immenses et extrèmement blanches ! 
Pour l'anecdote l'acteur, Jean-Philippe Léonard, ne portait ni appareil ni lunettes, il a dû s'y adapter pour le rôle.
Autre anecdote, il a fallu 17 prises pour que la scène du baiser/échange d'appareils dentaires soit enfin dans la boite, en effet les deux ados n'arrivaient pas à faire en sorte que leurs appareils s'accrochent !




Je pense qu'on était nombreux au début des années 80 à porter des baskets 3 bandes Adidas comme celles qu'on voit sur la photo de la préparation de la boum chez Vic. J'ai mis une photo de classe de 4ème où on me voit avec mes baskets 3 bandes, j'avais 13 ans, c'était en 1983.



Continuons dans la mode. Les filles étaient très portées sur les pierrots à cette époque. Moi j'avais une lampe de chevet et des boites décoratives dans ma chambre avec des pierrots tristes. Pénélope, elle, porte un t-shirt avec un pierrot noir et blanc pour aller à la boum de Raoul.



On avait toutes aussi des objets avec les personnages de Sarah-Kay comme Pénélope sur sa trousse en classe. Moi j'avais l'album panini, des puzzles et les crayons de couleurs.
Qui se souvient comme moi des effaceurs comme celui qu'on voit à droite pendant le cour de chimie ? Ca a fait tilt en le revoyant !




Parlons sac de classe. Samantha, la petite soeur de Pénélope qui rentre en 6ème, a un cartable Tann's. On se souvient tous des fameuses pubs de l'époque : "Tas ton Tann's".



Les plus grands ont des sacs U.S de couleur kaki comme on a tous eus aussi au collège. Il fallait le customiser avec des inscriptions au marqueur, des badges en tissu ou des petits badges de chanteurs. Moi je l'avais choisi en version noire à l'époque. J'en ai acheté un kaki il y a 6 ans sur un vide-grenier, il avait un petit bracelet brésilien, je l'ai laissé et j'ai rajouté des badges Depeche Mode, mon groupe fétiche !



Puisqu'on parle musique, en 1980 on écoutait nos 45 tours et nos 33 tours sur des tourne-disques. Un des garçons joue les DJ à la boum de Raoul enchainant les chansons.

La grande innovation fin 70's-début 80's, c'étaient les walkmans. Moi j'ai eu le fameux Sony avec les écouteurs orange.
Moment le plus romantique du film : Matthieu pose le casque sur les oreilles de Vic pour un slow langoureux.
Petite anecdote sur la chanson "Reality" au passage : elle avait d'abord été proposée à Gilbert Montagné qui a préféré ne pas l'interpréter, le morceau ne correspondant pas à la tessiture de sa voix. C'est Richard Sanderson qui l'a chantée finalement.




Pendant la soirée, Raoul part se ravitailler en Coca dans la cuisine. On peut voir sur l'emballage du pack de bouteille en verre (ce qui n'existe pratiquement plus aujourd'hui) l'offre pour obtenir des disques en collectionnant les points. Je ne l'ai pas fait à l'époque mais comme je collectionne aujourd'hui les vinyles de pubs, j'ai deux 45 tours de cette série.



Dans le film on peut voir à plusieurs reprises des produits avec leur ancien packaging, c'est génial car c'est un sujet qui m'interesse particulièrement.

Ici une boîte de margarine Fruit d'or que tient la maman de Raoul dans sa main et une bouteille de Vittel à côté de la boîte d'Alka Seltzer que le père de Vic doit prendre pour faire passer son mal de crâne.




Dans le film ils se sont amusés à cacher la marque des Chipsters de Belin pour le transformer en "Super Chips". Un peu bizarre vu qu'ils n'ont pas caché les autres marques dans le film. J'aimerais bien comprendre pourquoi.



A la boulangerie on peut voir également des paquets de Triscotte, de Chamonix et de Petits-Exquis de l'Alsacienne.



Vic boit du lait Lactel chez Poupette avec du chocolat en poudre Van Houten. Le paquet de chocolat n'a pas bougé d'un pouce depuis 30 ans mais la brique de lait ne ressemble plus du tout à ça aujourd'hui.
Pas de point Casimir sur la brique que l'on voit. L'année d'avant, en 1979 donc, on pouvait obtenir des produits dérivés de l'île aux enfants avec ces points. J'ai consacré un article complet d'ailleurs à Lactel et l'île aux enfants ICI.




Vic boit du chocolat au lait Lactel au petit-déjeuner. Et dans sa chambre, elle a des petits pots pour bébé et un paquet de Banania sur sa table de nuit. Ce packaging avec le large sourire de Banania a été commercialisé de 1977 à 1983.



Sur les murs de sa chambre plusieurs posters, notamment un avec Andy Gibb, le jeune frère des Bee Gees, sur la pochette de son album "After Dark" sorti cette année-là. Au fond je n'ai pas réussi à identifier le groupe sur le poster. Si quelqu'un le connait, je serais ravie d'en savoir plus. Il m'a semblé reconnaitre Jimmy Page, le guitariste de Led Zeppelin, mais les autres ne correspondent pas.



Vic a un très beau poster du Muppet show dans sa chambre. On peut apercevoir son tourne-disque posé sur une petite table sur la photo de droite sous la fenêtre.



Et sur sa porte, le classique panneau sens interdit qu'elle ne se gêne pas de tourner pour que personne ne la dérange dans sa chambre.
Snoopy était très à la mode dans les années 80.




Dans la chambre de Pénélope et Samantha, on peut voir un joli poster Star Wars avec R2D2 et C3PO sur le mur au fond. Le premier film de la trilogie était sorti 3 ans plus tôt.



A propos d'affiche, dans le cabinet de dentiste du père de Vic, on peut apercevoir un petit personnage rose familier : Brossissimo. C'était la mascotte de la campagne pour l’hygiène dentaire. A côté, posées sur l'étagère, une mâchoire et une brosse à dent géantes qui servaient à montrer comment bien se brosser les dents, je ne pense pas être la seule à m'en souvenir je pense.



La maman de Vic travaille à la rédaction de Pif-Gadget, on peut apercevoir sur les murs des couvertures avec Pif, Hercule ou Rahan et le fameux autocollant avec la main de Pif qui avait été offert dans le magazine à partir de 1978. Il fallait la coller à l'arrière de la voiture de ses parents et on pouvait ainsi être tiré au sort dans la rue par une équipe du journal et gagner un cadeau.
 



Quand Vic traverse la rue, on peut voir derrière ce bus parisien une affiche pour le film "Le coup de parapluie" qui est sorti sur les écrans le 8 octobre 1980. Ca veut donc dire que le tournage de "La boum" a eu lieu à ce moment-là. Etant donné qu'il est sorti sur les écrans le 17 décembre 1980, la post-production et le montage ont dû être exécutés très rapidement.



Puisqu'on parle de moyens de transport, on peut voir tout le long du film des voitures de l'époque : la Renault 5 de Poupette bien sûr, des Simca (1307 ou 1308), des R14, des Fuego, des Citroën GS, etc...



Les parents de Vic ont une Rancho orange avec intérieur écossais. Ci-dessous la maman et la grand-mère de Vic et dessous des photos promotionnelles de catalogue d'époque.



A l'époque, il fallait acheter une vignette auto tous les ans et la coller sur le pare-brise (j'explique pour ceux qui ont moins de 30 ans, les autres connaissent évidemment !). La vignette a été supprimée en 2000 par Laurent Fabius, alors Ministre de l'Economie, pour tous les véhicules particuliers.



Les ados des années 80 roulaient en mobs : le 103 Peugeot par exemple. Je n'en ai jamais eues mais je me souviens des couleurs des différents modèles et des casques bleus comme ont les copains de Vic (et qui ne les portent pas sur la tête d'ailleurs !.



Voici de jolis spécimens de téléphones à la sauce 80's : un socotel à cadran et un à touches dans le bureau du directeur de VSD où la mère de Vic a rendez-vous. Celui que tient Dominique Lavanant, la maîtresse du père de Vic, est de type ScandiPhone.



A propos de téléphone, qu'est-ce que ça fait plaisir de revoir ces bonnes vieilles cabines téléphoniques à pièces !



La place de cinéma était à 20 Francs en 1980, ça laisse songeur ! Et il y avait des ouvreuses qui guidaient dans la salle avec leur lampe électrique. C'est elles aussi qui vendaient dans leur panier des petites douceurs, esquimaux glacés, Michoko, Chocoletti etc...



On passe du grand écran au petit avec Léon Zitrone qui apparait devant le vieux logo d'Antenne 2.
Le père de Vic éteint la télé (cathodique évidemment) après la fermeture des programmes, laissant apparaitre "la neige", chose qui n'existe plus depuis belle lurette. A l'époque, passé 23h ou minuit, il n'y avait plus rien sur les 3 chaines !




Pour terminer voici deux photos faites en septembre 2010 à Paris où j'ai eu la chance de rencontrer des acteurs de "La boum" : on me voit à gauche à côté de Sheila O'Connor (Pénélope), Jean-Philippe Léonard (Stéphane), Laurent N'Diaye (Arnaud) et une fille dont je ne me souviens plus du nom. On la voit se repomponner avec Vic dans la salle de bain pendant la boum de Raoul. Je mets d'abord les portraits des jeunes acteurs pour le comparatif :





Et en cadeau bonus, voici une petite vidéo type Super 8, un souvenir du tournage avec les ados qui s'éclatent bien devant la caméra :

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Les Copains d'abord - dans Ciné
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 20:16

Qui pourrait croire que "Love is all" est interprétée par le chanteur de Black Sabbath et composée par le bassiste de Deep Purple ? C'est ce que j'ai découvert avec surprise il y a quelques années en faisant des recherches sur cette chanson et son incroyable petit film en dessin animé.

Si elle nous a tous tellement marquée c'est qu'elle servait d'interlude à Antenne 2 à partir de 1975 dès qu'il y avait un retard de programme ou une interruption pour problèmes techniques. Cela faisait bien entendu le grand bonheur des jeunes téléspectateurs à une époque où les dessins animés n'étaient pas diffusés en boucle à la télévision. Sa diffusion aléatoire et totalement imprévisible créait toujours une belle surprise pour nous, c'est d'ailleurs ce qui a contribué à la rendre aussi culte.


La chanson


Elle est issue de "The Butterfly Ball and the Grasshopper's Feast" (plus connu sous son nom abrégé "Butterfly Ball"), un album-concept paru en 1974, composé et produit par Roger Glover, le bassiste du groupe Deep Purple qui avait envie de passer un peu à autre chose.

Grâce à ses nombreux contacts dans le milieu artistique, Glover rassembla une pleïade de musiciens de divers horizons, créant un disque aux multiples influences, allant de la pop au folk en passant par le rock psychédélique. Chaque titre de l'album étant interprété par un artiste différent : Eddie Hardin, David Coverdale, Glenn Hughes et Ronnie James Dio entre autre.

Ci-dessous la jaquette de la cassette audio de l'album :




C'est Ronnie James Dio qui interprète "Love is all" que Glover a composé avec le pianiste Eddie Hardin. Célèbre pour sa voix puissante et pour avoir popularisé le geste des cornes des "métalleux" avec la main, Ronnie James Dio a été le chanteur des groupes Rainbow et Black Sabbath. Il est décédé en 2010 à l'âge de 67 ans.

Le thème de la chanson tourne autour de l'amour, un peu à la manière du "All you need is love" des Beatles.
A l'époque la chanson n'était pas sous-titrée et j'avoue qu'étant toute petite, je ne me posais pas de questions sur la signification des paroles, pour moi elle servait juste de fond sonore au dessin animé. On comprenait juste que tous les animaux se réunissaient pour une grande fête en suivant la grenouille rockeuse et ça nous suffisait.

Voici le début de la chanson en français :

Tout le monde doit vivre ensemble
Toutes les personnes doivent comprendre
Alors aime ton voisin

Comme tu aimes ton frère
Allez, rejoins la bande

Tout ce dont tu as besoin

c'est d'amour et de compréhension
Sonne la cloche et parles-en autour de toi
Nous sommes si heureux et nous le célébrons
Viens et montre tes sentiments

L'amour est tout, l'amour est tout
L'amour est tout, n'entends-tu pas l'appel
Oh l'amour est tout ce dont tu as besoin
L'amour est tout ce dont tu as besoin au bal du Papillon
N'es-tu pas heureux que nous soyons tous ensemble
Au bal en pleine campagne
Et bien que nous portions des visages différents
Personne ne veut se cacher

L'amour est tout et tout est amour
Et c'est facile, oui c'est si facile
Au bal du Papillon où l'amour est tout
... 


Je possède les deux 45 tours de la chanson, la version originale de 1974 et la réédition de 1991 :




Le film d'animation

Les images du fabuleux court métrage d'animation qui accompagne le morceau ont été créées par le studio Halas et Batchelor, une société d'animation britannique, d'après les dessins de Alan Aldridge.
Cet artiste, qui avait travaillé pour les Beatles, a fait en 1973 les illustrations d'un livre écrit par William Plomer et inspiré du poème pour enfants de William Roscoe en 1806, "The Butterfly's Ball and the Grasshopper's Feast" (Le Bal des papillons et la Fête de la sauterelle). Il raconte l'histoire fantaisiste d'une fête où participent joyeusement tous les insectes et les petits animaux sauvages.

Voici les belles illustrations du livre qui ont donné les images du court-métrage :




C'est Lee Mishkin qui a réalisé le court-métrage, il a reçu deux prix pour cette première vidéo musicale animée, en 1974 puis en 1975. Le script et la conception étaient d'Alan Aldridge. L'animation étaient assurée par Harold Whitaker et Nick Spargo.

Je ne sais pas pour vous mais moi je connais les images par coeur et quand j'ai revu cette vidéo, il n'y a pas si longtemps, je me souvenais de tous les personnages et du moindre petit détail : les lézards à chapeaux attablés à la taverne qui me faisaient penser au chapelier fou dans "Alice au pays des merveilles", la plante qui pousse style "Le haricot magique" et qui joue de la guitare avec plein de têtes de grenouilles qui chantent (limite flippant !), le lapin avec un masque de renard et le renard avec un masque de lapin, la taupe qui se fait marcher sur la tête, la souris pianiste qui porte un masque à l'envers, les deux lucioles qui brillent et virevoltent dans la nuit à la fin, bref tout est marqué à tout jamais dans ma mémoire.

Par contre je me souviens que certaines personnages me faisaient assez peur. En effet à l'époque je n'avais pas forcément compris qu'ils portaient des masques (le lézard à double têtes d'éléphant par exemple).




Voici la vidéo :

 

Le film

A l'origine l'album "The Butterfly Ball" devait servir de bande originale à un long film d'animation basé donc sur le livre pour enfant anthropomorphisant animaux mais devant le peu d'intérêt du public anglais pour la chanson (elle a principalement cartonné en France et au Pays-Bas), le projet a été abandonné. Ainsi seul le titre "Love is all" a été fait en images animées et est finalement resté.

Le 16 Octobre 1975 a eu lieu une performance artistique sous forme de concert avec les chansons de l'album à la salle du Royal Albert Hall à Londres, ilo était donné en faveur d'une association pour les enfants malades et handicapés. Les séquences filmées de l'opéra-rock étaient entrecoupées de scènes jouées par des acteurs. On peut y voir notamment Twiggy qui chante sur scène et Vincent Price en narrateur. Le film de 85mn est produit et réalisé par Tony Klinger.
A noter que Ronnie James Dio n'était pas sur scène pour chanter "Love is all" lors du concert, il était retenu sur d'autres projets à ce moment-là. C'est Ian Gillan, le chanteur de Deep Purple, qui l'a remplacé.

Ci-dessous les photos du concert avec en haut à droite 
Roger Glover, en bas à gauche Twiggy et dans le trio on peut voir Ian Gillan sur la droite.



Voici un extrait du concert avec "Love is all". Certains acteurs de la séquence filmée portent des costumes d'animaux en peluche, c'est spécial ! 

 

Le 25 septembre 1999, Ronnie James Dio rejoint Deep Purple au Royal Albert Hall pour enfin chanter sur scène avec Roger Glover "Love is all" accompagné de l'Orchestre symphonique de Londres.

En 1991, la marque de sirop Sironimo, a utilisé la chanson dans une publicité dont on se souvient tous, un très joli clin d'oeil au premier film d'animation :

Pour l'anecdote, en 1976 Sacha Distel a fait une adaptation française de "Love is all" sous le titre "Toutes les mêmes" à écouter ICI.

Merci au site http://ukanimation.blogspot.fr/ pour les images.

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Les Copains d'abord - dans Musique
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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 15:25
 
Que peuvent bien avoir en commun un boucher, un garagiste et une jeune-fille vêtue de blanc ?... C'est facile : la lessive Gama !
 
J'ai une tendresse particulière pour cette pub qui fleure bon la petite ville de campagne typiquement française avec sa boucherie, son garagiste et son épicier. Dans cette rue idéalisée, on a un concentré de la simplicité, de la gaité et du charme des années 70-80. 
 
On doit l'idée de la Rue Gama à
Philippe Gaumont, alors président de l'agence FCB (de 1983 à 2005, il est décédé en 2006).
Le groupe Colgate-Palmolive avait lancé Gama en 1974 et misé en 1978 sur une campagne de pub sur le thème de "lessive poids lourd" (à voir ICI)
. On se souvient tous que Coluche s'était d'ailleurs moqué de cette pub dans un de ces sketchs : "Gama, la lessive poids lourd... pour laver les camions !".

La lessive faisait certes le poids contre la saleté mais les français n'avaient pas adhéré au concept, la part de marché de Gama était passée de 6 à 3 %. Alors qu'on était en pleine période d'allégement des idées et de l'alimentation, Gama avait besoin d'une campagne moins écrasante et plus légère.

C'est ainsi qu'est née cette idée de petit village, apportant simplicité, fraîcheur et gaieté à la marque, et surtout une vraie identité. Les ventes ont grimpé jusqu'à 6,5 % grâce à cette campagne.

Pour apporter une note musicale à ce tableau idyllique et saupoudrer le décor d'une note encore plus franchouillarde, quoi de mieux qu'un petit air d'accordéon ?
La chanson du spot est inspirée du célèbre "A Paris" de Francis Lemarque en 1949 mais dont on connait plutôt la version par Yves Montand en 1953 (à voir ICI en répétition en 1965).

 
Les paroles de la pub sont inoubliables, malheureusement on ne connait en général que la toute première phrase ! Je vous aide pour la suite :
 
Rue Gama. 
Y'a le boucher tout taché, il lui faut du costaud pour être à nouveau beau pour partir au boulot.
Rue Gamma.
Y a aussi le garagiste qui se tâche, c'est pas triste. Faut queq'chose qui fait l' poids pour enlever ces tâches-là.
Rue Gama.
Y a la fille, qu'est toute blanche, jolie comme un dimanche, propre comme un sous neuf, comme un printemps tout neuf.
Rue Gama
Oui Gama, fait mieux l' poids contre toute la saleté et les tâches se détachent avec facilité.
Rue Gama, Rue Gama, Rue Gama.
 
Ci-dessous, le garagiste tâché mais heureux grâce à sa petite femme qui lave avec Gama, la jeune-fille en fleur, l'épicier joyeux et le boucher fier de son beau tablier immaculé. Merci madame la bouchère et merci Gama !
 
 
Maintenant que vous connaissez les paroles, je compte sur vous pour chanter en regardant le spot :
L'année d'après, en 1981, c'est l'arrivée des biodétachants suractifs dans la lessive, ce qui donne lieu à un duel rue Gama entre poudre traditionnelle et nouveau Gama.
"Le nouveau Gama, c'est quand même aut' chose, hein ?" s'exclame le boucher.
Cliquer sur les images ci-dessous pour voir le spot :


 
1984, dans le nouveau spot pour Gama le moustachu tout tâché est rejoint par un écolier avec ses tâches d'encre et par un pâtissier trop pressé qui décore son tablier de crème au beurre.
Cliquer sur les images ci-dessous pour voir le spot :


 
La transition a lieu en 1986 avec l'arrivée rue Gama d'un fast-food ("qui se prend pour Hollywood") et de nouvelles tâches à combattre : marqueurs, hamburgers, glaces aux fruits.

La rue ne ressemble plus à celle de 1980, on se retrouve dans une grande ville qui n'a plus rien à voir avec la petite bourgade de campagne.
L'accordéon est d'ailleurs remplacé par un rythme rock. Malgré la tentative pour la moderniser, la rue Gama ne fait plus rêver, elle est même devenue ringarde et vieillotte. Les consommateurs ne suivent plus et la part de marché chute à 3%.
Après ce flop, la marque ne fait sa réapparition à la télévision qu'en 1990 avec un tout autre concept : le tout nouveau Gama compact et sa bio-technologie utilise désormais l'image des Triplés de Nicole Lambert avec de la musique classique en fond sonore, complètement à l'opposé de l'ancienne campagne.
 
En 2004 un clin d'oeil à la rue Gama  a été fait dans un spot simpliste avec l'ancienne signature musicale: "Elle s'est fait un nom dans la rue"  (à voir ICI).
 
Un remake fut prévu par Procter & Gamble en 2011 mais il n'a jamais vu le jour.

Il faut s'y faire, la Rue Gama fait définitivement partie du passé, mais il fait toujours bon y flâner de temps en temps au hasard d'un clic de souris !

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Les Copains d'abord - dans Pub
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 22:15
Je n'ai jamais eu de tente ou de maisonnette en toile quand j'étais petite. Ca ne m'a pas vraiment manqué car j'avais au fond de mon jardin une vraie cabane. C'était une très ancienne petite maison qui servait de remise pour les outils du jardin et où il restait beaucoup de place pour jouer. Mais j'avoue que je trouvais ces petites tentes très jolies sur les catalogues de jouets qu'on recevait dans nos boîtes aux lettres à l'époque, notamment ceux de Noël.
 
Le grand spécialiste en France s'appelle Mundia, l'entreprise est basée à Noisy-le-Grand. La grande majorité des tentes de cet article est de marque Mundia. Quelques-unes sont également de marque Masport.

Les plus répandues des tentes en tissu étaient les tipis d'indiens, un grand classique. Pas un catalogue de jouets sans son tipi aux couleurs chatoyantes avec des têtes d'indiens, des plumes, des chevaux, des tomahawks et des totems.

En voici une belle ribambelle : je ne voulais en mettre qu'une petite sélection au départ et puis j'ai décidé de mettre toutes les images que j'avais en stock car je me suis dit que certains lecteurs seraient sans doute très heureux de retrouver leur tipi d'enfance.

 
Qui dit indien dit forcément cowboys, avec les chapeaux, colts, saloons, diligences et shérifs qui vont avec.
 

 
Heureusement parfois les cowboys et les indiens enterraient la hache de guerre et jouaient ensemble !
 

Du côté des filles, on faisait dans la douceur avec des petites maisons aux tons pastels joliment décorées avec des fleurs, des petits oiseaux, de belles dames ou des Pierrots.
Elles portaient souvent des noms : Lisa, Sophie, Rebecca, Gigi, Sylvie, Eglantine ou Primevère.



 
Ci-dessous une pub télé de 1988 pour une maison Sylvie de chez Mundia avec un mini Cloclo et ses mini claudettes, je ne l'avais jamais vue avant de la trouver sur le site de l'INA, elle est mignonne.
Dans un style plus champêtre, on pouvait aussi trouver des moulins à vent et des fermes avec des animaux.



Mais également un peu plus insolites : des caravanes, des marchandes des quatre-saisonsdes stations services, des bureaux de Poste ou des robots.
 

Mais ce qui plaisait le plus aux enfants dans les années 70 et 80 et ce qui remportait le plus de succès, c'étaient les tentes avec des personnages connus.
Ci-dessous une petite maison aux couleurs de Barbie (1986)


Chez Disney on trouvait des tentes avec Baloo, Bambi, Bernard et Bianca, Mickey et Donald, Blanche Neige ou les 3 petits cochons.
Il y a même eu une canadienne des Castors Juniors en 1981. Les 3 neveux de Donald étant scouts, c'est très logique.
 

 
La BD n'était pas en reste avec Snoopy, Lucky Luke, les Schtroumpfs et Tintin.


 
Voici maintenant les plus appréciées des enfants : les tentes avec des licences de dessins animés ou de séries télé.
 
Titi et Gros Minet (1975), Zorro (1969 et 1986), le Muppet Show (1979) et la panthère rose (1984)


 
Heidi et Maya l'abeille (1979)



1 Rue Sésame avec Toccata et Mordicus (1979) et Plume d'élan (1979)

 
Le Village dans les nuages et Candy dont je n'ai que ces visuels malheureusement.
 
 
Goldorak (1979) et Ulysse 31 (1982)


 
La Bataille des planètes, Capitaine Flam et Albator.

 
Spiderman (1979), Musclor et les Maîtres de l'Univers (1985), les Chevaliers du Zodiaque (1988)


 
Bibifoc et son igloo (1986), les Bisounours (1988), les P'tits Malins (1988). Et une tente Ghosbusters issue du dessin animé (1987).
 
 
Une magnifique hutte Vic le Viking.
 


J'ai gardé le meilleur (en tout cas à mon goût !) pour la fin : les deux tentes Casimir qui datent de 1977 et 1979. J'aime tout particulièrement l'adorable petit kiosque de Julie qui reproduit vraiment bien la forme de l'original, j'aurais adoré l'avoir !
Casimir est rigolo en grand chef indien ! On reconnait Antivol à ses pieds qui l'observe bizarrement. Sur l'autre côté de la toile, on peut voir Léonard, Toba, Monsieur Martin, Grouchi et Touta.


 
Pour terminer, petit clin d'oeil à Pif qui a offert deux tentes en gadget dans son magazine. Une première fois en août 1985 (Pif 854) : une tente-canadienne (enfin seulement la bâche) de couleur beige illustrée de logos de Pif de couleur verte. C'était dans le cadre de son opération "Passeport pour l'aventure".
Et une seconde fois en juillet 1989 (Pif 1060) : une vraie tente avec en dessin Pif couché dans un sous-bois qui dit "vive la nature".



Merci au site http://jouetsdupasse.centerblog.net/ pour les visuels du catalogue Mundia.

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Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:04

 



Casimir est LE symbole de mon enfance, ce grand monstre de douceur orangée représente l'essence même des beaux moments d'insouciance passée, il a bercé mes soirées de ses tendres histoires entre mes 5 ans et mes 12 ans, autant dire la plus grande partie de mes jeunes années.

De cette époque bénie, je n'avais gardé qu'un album panini que je n'ai jamais eu l'occasion de terminer. D'ailleurs pour l'anecdote, à l'époque je n'avais pas eu l'image de Casimir en première page, je ne l'ai que depuis 5 ans
seulement.



Tout est parti de 4 cassettes VHS de l'émission trouvées avec bonheur au Virgin Megastore des Champs Elysées en 1992, j'avais alors 22 ans. J'ai ainsi pu revoir Casimir et les séquences de l'île avec une joie immense, 10 ans très exactement après la fin du programme.
Ci-contre les VHS que j'ai toujours.

A partir de 1994, j'ai commencé à trouver quelques objets de-ci de-là sur les années 70 et 80 mais sans avoir envie d'en faire une vraie collection (des verres à moutarde, pas mal de 45 tours et 33 tours, des petites figurines). A cette époque-là, il n'y avait pas encore la folie des vide-greniers et des sites de ventes d'occasion donc les objets étaient difficiles à trouver.

J'avais aussi récupéré au milieu des années 90 chez ma grand-mère à la campagne, un joli couvercle de boîte à œufs aux couleurs de Casimir, elle se servait de la boîte en carton pour acheter des œufs à la ferme et les transporter. Trouvaille insolite dans un tel endroit ! Je l'ai gardée très précieusement. Il s'avère que je suis à priori la seule personne au monde à posséder cet objet, il est extrêmement rare. 



Le vrai raz-de-marée a eu lieu fin 2007 où j'ai basculé toute entière du côté obscur de la force orange ! Je me suis mise à arpenter les vide-greniers avec frénésie pour retrouver des jeux, jouets, disques, objets du quotidien et autres produits dérivés. Ma prédilection allant vers Casimir et l'île aux enfants.
A chaque trouvaille, j'avais l'impression de me rapprocher un peu plus de mon enfance et de la toucher du doigt. C'était aussi une manière de me souvenir de ceux que j'aimais, qui en faisaient partie et qui ont malheureusement disparu depuis.

J'ai donc amassé progressivement des tas de jouets, des livres, des objets en tout genre. Bien entendu mes proches m'ont aussi régulièrement offert des cadeaux. Au fur et à mesure j'ai pu constituer chez moi un vrai petit musée 70-80's et une collection conséquente sur l'île aux enfants.

Ci-dessous, une petite partie de ma collection :
"L'origine de ma passion pour Casimir et les années 70-80's" par Nath-Didile
Voici une photo de mon stand sur l'île aux enfants au salon des collectionneurs de jouets de l'association des "Grands z'enfants" en juin 2014, je m'étais déguisée en Casimirette pour l'occasion !
"L'origine de ma passion pour Casimir et les années 70-80's" par Nath-Didile
La consécration a été la rencontre avec Casimir et son papa Yves Brunier en 2010 pour mes 40 ans, des moments remplis d’émotions qui sont gravés à tout jamais dans ma mémoire (à voir ICI).
4 ans plus tard, en 2014, pour rendre hommage aux 40 ans de l’émission, j'ai eu l'idée de fabriquer une île aux enfants miniature (ICI). Grâce à ce diorama, j'ai pu réaliser mon autre rêve : rencontrer le 2ème papa de Casimir : Christophe Izard. Je lui avais envoyé les photos, car c’était aussi en son honneur, et il m'a proposé de venir le voir chez lui. Un autre moment d'intenses et mémorables émotions ! (ICI)

Ci-dessous avec Casimir et avec Christophe Izard :




Mon grand plaisir est de partager ma passion et ma "nostalgite aigüe" avec d'autres personnes attachées à leur enfance et à leur passé. C'est pour cette raison que j'écris des sujets divers et variés sur la culture des années 70 et 80 depuis 2008 et que j'ai créé ce blog en août 2011. Le succès est au rendez-vous puisque le nombre de lecteurs quotidiens ne cesse de croître, d'année en année.
 
La mascotte du blog est un Kiki Georges Brassens (c'est un custom créé de toute pièce !) car j'ai beaucoup d'affection pour ce grand Monsieur qui a écrit l'une des plus belles chansons françaises : "Les Copains d'abord". Elle symbolise à merveille l'amitié, la convivialité, le partage et la joie de vivre, des valeurs très importantes à mes yeux.
J'en ai fait le nom de mon forum d'amis et par extension le nom de mon blog dédiés aussi aux souvenirs.
 
Rien ne me réjouit plus que de lire des messages enthousiastes de personnes qui se souviennent avec joie et émotions de tels ou tels jouets, de pubs, d'émissions ou de petites douceurs d'enfance évoqués dans un de mes articles.
 
Merci à tous mes lecteurs, occasionnels ou réguliers, qui viennent prendre un petit bain de jouvence et d'évasion bienfaisants au pays des souvenirs. J'espère continuer encore très longtemps à perpétuer cette belle culture des années 70 et 80 à travers mes nombreux petits dossiers.
 
                                                                                       
                                                                                                       Nath-Didile

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 15:11

 

Après les chewing-gums, les glaces et les barres au chocolat, j'ai envie aujourd'hui de parler des sucettes et autres bonbons à suçoter qu'on appréciait énormément quand on était mômes. Certains ont malheureusement disparu mais beaucoup d'autres existent encore, on peut les trouver dans certains magasins de bonbons et surtout sur le net.

Si jusqu'aux années 70 il n'y avait pas beaucoup d'originalité dans les formes (rondes ou pointues, le choix se limitait à ça), avec les années 80 sont arrivées de nombreuses formes originales et rigolotes.
Voici de quoi rappeler de savoureux souvenirs  à tous les gourmands nostalgiques !
 
Quand on évoque les sucettes, on se doit de parler tout d'abord des plus anciennes : les éternelles Pierrot Gourmand. Elles ont été créées par Evrard et Herbert, deux confiseurs parisiens. Ce sont les inventeurs de la première vraie sucette, ils en ont déposé le brevet en 1924. Il s'agissait de sucre d’orge parfumé et coloré en forme de fer de lance planté sur un bâtonnet de bois (pour l'anecdote, à l'origine le petit bâton était en rotin de Madagascar). Ce système permettant de savourer la confiserie sans se salir les doigts.

La sucette a pris ensuite le nom de Pégé (P.G.), d’après les initiales de la marque. La vraie Pégé est au caramel, mais elle existe aussi parfumée aux fruits. 
L'entreprise est célèbre pour son présentoir, une tête de Pierrot qui est encore utilisée de nos jours. Elle a été aussi l'une des premières à envelopper ses bonbons dans du papier imprimé. Pierrot gourmand vend cent quarante millions de sucettes chaque année.

Ci-dessous à droite une photo de moi bébé dans mon landeau avec une sucette Pierrot Gourmand au caramel dans la bouche.


Il y a aussi bien sûr Chupa Chups, l'incontournable reine des sucettes qui a été inventée en Espagne en 1958 et qui est arrivée en France en 1964. Son logo si caractéristique a été créé par Salvador Dali en 1969. J'ai consacré un article entier aux célèbres sucettes ICI.
 


 
La pub télé de 1981 :
Mes sucettes préférées (et qui ont marqué nombre d'entre nous j'en suis sûre) étaient les sucettes-sifflets. Il y en avait de deux sortes : celles à sifflet fixe qui s'appelaient Music Pops (Whistling Pops en anglais) qui sont arrivées au tout début des années 80 et celles avec un sifflet à coulisse, les Melody Pops, qui sont apparues en 1985. Ces dernières étaient très rigolotes car elles permettaient de moduler le son grâce au mini piston. Cet effet de son s'appelle le glissando, il est souvent utilisé dans les dessins animés quand on voit un personnage se casser la figure. 


 
Je me souviens que j'hésitais toujours à croquer le haut de la sucette (qui était plus fin) parce que j'étais gourmande mais que ça détruisait ensuite tout espoir de sortir un son du sifflet !
Je me souviens bien de cette image :


 
Une pub télé de 1981 pour les Music Pops :
Et une de 1985 pour les Melody Pops :
J'aimais beaucoup également les sucettes Apollo de chez Lutti, je m'en rappelle très bien. Elles étaient en forme de roue avec un trou au milieu dans lequel il était très marrant de glisser la langue. Il y avait régulièrement cette pub dans Pif Gadget ou Mickey Magazine, je faisais également come le petit garçon, je regardais à travers le trou !



Il y avait aussi les sucettes avec un coeur de chewing-gum, les Gum Chups. Je me souviens que c'était une vraie révolution cette friandise deux-en-un à l'époque ! 
Chupa Chups en a fabriqué également, elles s'appelait "Fantasy Ball", je n'en ai aucun souvenir pour ma part.
 
 

Du côté des sucettes au chocolat, il y en a deux qui m'ont particulièrement marquée. Il y avait celle en forme de parapluie avec un papier métallisé de différentes couleurs (confiserie Abtey), on la trouve encore de nos jours au moment de Noël car on peut l'accrocher dans le sapin Et je me souviens d'une autre sucettes, mais dont j'ignore le nom, qui était en forme de trapèze allongé et qui comportait des petites rainures verticales. Dans mon souvenir le papier métallisé était à rayures.
En faisant des recherches pour préparer ce sujet, je suis tombée sur une image de Karine/Casa qui a lancé une recherche sur son blog pour les retrouver et en a proposé un dessin que je partage ici.
Dans mon souvenir, l'une comme l'autre étaient assez écœurantes, se rapprochant un peu du goût des chocolats "Les Pyrénéens" de Lindt.


 
Les sucettes poudre "Lollie" (dites rafraichissantes) aux couleurs pastelles, étaient de la même composition que les colliers bonbons à croquer. Elles se dégustaient rapidement contrairement aux autres sucettes en sucre cuit. Elles se laissaient croquer facilement et la poudre fondaient ensuite dans la bouche. Je me souviens surtout combien le bâtonnet devenait mou dans la bouche à la fin ! 


 
Et puis il y avait Fresquito de chez Fiesta, "Le doigt qui pétille", une sucette à la fraise en forme de pouce qu'il fallait tremper dans une poudre acidulée. C'était bon, original et très rigolo. Ces sucettes sont apparus en 1984.



Les sucettes cerises allaient toujours par deux dans leur sachet, elles étaient jolies et avaient bon goût. On les léchait une par une ou les deux en même temps à tour de rôle.


Les filles adoraient faire semblant de se maquiller avec le bonbon rouge à lèvre. J'adorais son goût très particulier. Pour les garçons, il y avait la version sifflet, que les filles appréciaient aussi bien sûr. C'était la seule sucette qu'on pouvait refermer pour la déguster plus tard, c'était vraiment pratique. 


 
Le sucre coloré des célèbres Roudoudou (que Renaud évoque dans "Mistral gagnant") était coulé dans une petite coquille en plastique en forme de coquillage (auparavant dans de véritables coquillages de praires). C'était joli comme bonbon mais il faut reconnaitre que c'était assez difficile à déguster, on finissait toujours avec les doigts bien collants !


 

Je n'ai jamais vraiment aimé les sucettes rondes et plates avec des dessins de fruits ou de fleurs au centre. Elles étaient belles mais je n'appréciais pas leur texture. Par contre j'étais intriguée par leur dessin central qui était apparemment teinté dans la masse et non imprimé à la surface. Je me suis souvent demandée comment elles étaient fabriquées, avant de comprendre bien plus tard qu'elles étaient faites à partir d'un long boudin de couleur blanche enrobant plusieurs petits boudins colorés, on en coupait ensuite des petits tronçons. Le motif était donc toujours identique sur toute la longueur.
Un exemple avec de la pâte Fimo à droite.


 
Il y avait aussi en vrac les totoches, les sucettes coeur, les cônes glacé avec poudre acidulée à l'intérieur, les sucettes de fête foraine qu'on n'arrivait jamais à finir mais qui faisait toujours diablement envie à croquer (tortillons et spirales) ! Et aussi les sucres d'orge, dont ceux de noël à rayures en forme de canne.

 
Pif a eu une sucette à son effigie. Elle était fabriquée par l'entreprise "Brabo Confiserie" (merci au site pif-collection).
 
Finissons avec quelques images de sucettes avec des célèbrités.
La plus connue bien entendu c'est Kojak (alias Telly Savalas) qui a quand même réussi le fabuleux exploit de rendre la sucette virile ! 
La marque Fiesta fabrique d'ailleurs une sucette chewing-gum Kojak avec un sachet en forme de cible.



 
Les Spice Girls ont eu leurs propres sucettes en 1994 (Chupa Chups)

 

La sucette jouent les vedettes !



Enfin pour terminer, difficile de parler sucette et musique sans évoquer France Gall et ses sucettes à l'anis. "Les sucettes" a été écrite en 1966 par Serge Gainsbourg, elle a la particularité d'avoir deux niveaux de lecture. France Gall ignorait totalement le double sens à l'époque.



Le réalisateur Jean-Christophe Averty, lui, avait bien capté ce double-sens, et dans l'émission "Au risque de vous plaire" en 1966, il ne montre que des (grosses) sucettes de forme allongée sur le plateau autour de France Gall et on peut y voir des femmes sucer les confiseries avec des regards aguicheurs !

On peut acheter certaines sucettes citées dans cet article et d'autres bonbons 80's sur le site "Génération souvenirs".

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Dernière mise à jour  : 16 avril 2015
 

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Liste des articles du blog

MUSIQUE :

- David Lee Roth "Just A Gigolo"
- 1978 Rika Zaraï chante "Super Skate"
- "Ma petite collec Depeche Mode"
- La chanson "Les Copains d'abord"
- "Le Bordeaux rosé de Claude Francois"
- Karel Fialka "Hey Matthew"
- "Le clip le plus kitsch que j'ai trouvé !"
- Killing joke "love like blood"
- "Mais où qu'elle est ma p'tite culotte ?"
- Damien "E.T. petit copain de la nuit"
- "Under the ice, le tube de TOPO & Roby"
- "Disques vinyle de couleur/picture-discs"
- "Topaloff superstar"
- "Pas besoin d'éducation sexuelle/Julie Bataille"
- "Le petit pull marine d'Isabelle Adjani"
- "Jarre-Lenorman, la Belle et la Bête"

- "The Butterfly Ball - Love is all"


PUB :

- "La pub no limit pour les tronçonneuses"
- "L'ampoule du plafonnier ne marche pas"
- "1981, le strip-teasing culte de Myriam"

-"L'Histoire du Père Noël"
- "Les Martiens de Lustucru"
- La pub Délifrance "c'est moi qui l'ai fait"
- La chanson "La publicité" (1984)
- "Loeki le petit lion de la pub de TF1"
- "La saga Panzani avec Don Patillo"
- "Marie-Pierre Casey/Pliz"
- "La pub pour le Sucre, les dominos"
- La pub pour Gerflor "Et hop !"
- "Le sourire Ultra Brite"
- "La pub pour Tapitouf"
- "La pub Baygon avec Michel Leeb"
- "Une femme, une pipe, un pull"
- "L'ami Ricoré"
- "Il fait beau dans l'métro"
- "Monsieur Propre, serial cleaner"
- "1979, la pub pour EDF"
- "La main baladeuse de Perrier
- "Ticket chic, ticket choc"
- "La pub pour le parfum Egoïste"

- "Mon nom est Fuego"
- "Monsieur Plus"

- "Rue Gama"
 


JEUX ET JOUETS :

Le jeu "Badaboum"
- Le jeu "Dix de chute"
- "La poupée Barbie"
- Le jeu "Canon noir"
- "Le View-Master"
- "Merlin, l'enchanteur de 1978"
-
Le jeu "Mad"
- "La bonne-aventure, le jeu de la voyance"
- "Simon, l'OVNI électronique de 1978"
- "Elastic man"
- "Playmobil color, les Playmobil à colorier"
- "Le Casper parlant de mon enfance"
- "Le shaker magique"
- "La pâte à modeler Play-Doh"

- "Le Télécran"

- "Les tentes et maisons en toile des 70-80''"
 


CINE :

"Roger Rabbit nous fait le coup du lapin"
- "Blade runner"
- "E.T, toujours culte 30 ans aprés !"
- "Sans peur et sans reproche"

- "Le père-noël est une ordure, images des coulisses et secrets de tournage"

- "La boum, formidable documentaire de 1980"
 


PETITES DOUCEURS REGRESSIVES :

- "Les sucettes Chupa Chups"
- "Les bonbons Pez"
- "Les Picorettes"
- "Les chewing-gums des 70-80's"
- "Les Treets et les Bonitos"
- "Danino de Danone"
- "Le jour où Raider est devenu Twix"
- "Tang, la boisson de l'espace"
- "La barre chocolat-caramel 3 Mousquetaires"
- "YES de Nestlé"
- "Les boules de glaces qui se démoulent"
- "Les mini berlingots de lait concentré Nestlé"
- "Les glaces des années 70-80's"

- "Drinky, la poudre à diluer"
- "Les barres chocolat disparues des 70-80's"
- "Les chapelets de choco-BN des 70's"
- "Les sucettes des années 70-80's"

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TELE :

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SOUVENIRS D'ENFANCE :

- "Ma vitrine miniature hommage aux 70-80's"
- "Les décalcomanies"
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"Les barils de lessive décorés des 70's"
- "Bali, boisson aux oranges"
- "Les images Poulain"
- "Un vrai disque 45 tours dans Pif Gadget"

- "Les chapeaux cache-rouleaux de papier toilette"
- "Les décorations de Noël des années 70-80"

- "Mon sapin Pif Gadget"
- "Catalogue de jouets Nouvelles Galeries 1975"

- "Le Formica, c'est formidable !"
 


L'ILE AUX ENFANTS/ CASIMIR :

- "Ma rencontre avec Casimir" 
- "Albert et Barnabé"
- "L'ile aux enfants en Afrique du sud"
- "Lactel et l'île aux enfants"

- "La télé musicale MOB de l'île aux Enfants"
- "Les surprises Casimir de May"

- "Mon île aux enfants miniature"
- "Making-of de mon île aux enfants miniature"
- "Ma belle rencontre avec Christophe Izard"
- "Nos années Casimir
-
 L'origine de ma passion pour Casimir"

- Les images Magic de la Roche aux Fées

 

- "L'origine de ma passion pour Casimir"

 Qui suis-je ?

Je m'appelle Nathalie mais mon pseudo est Nath-Didile. Je suis née en 1970, j'ai deux enfants et j'habite Bordeaux. Pour en connaitre plus sur ma passion pour les années 70-80, cliquez sur l'image.

 

Les petits Dossiers des Copains d'abord vous recommandent ...

"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

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A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection)


 

"Les séries de notre enfance", de Nordine Zemrak et Maroin Eluasti, dédié à l'histoire du studio DIC (Mystérieuses cités d'or, Ulysse 31, Inspecteur Gadget etc...), pour découvrir les secrets de fabrication des séries cultes qui ont rythmé notre enfance. (Pollux)