6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 20:00



Quand j'étais petite, j'avais deux préoccupations majeures avec mon Télécran : 
1) arriver à faire un toit de maison oblique et bien droit.
2) essayer de comprendre comment il fonctionnait à l'intérieur.

Bon je n'ai jamais réussi à faire un toit parfaitement droit malgré un nombre incalculable d'essais, mais j'étais fière d'avoir réussi à percer le mystère du fonctionnement de l'engin à force de patience !

Invention

L'écran magique, appelé également ardoise magique, a été inventé le 23 juillet 1959 par André Cassagnes, un électricien vivant à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il avait constaté que la poudre d'aluminium utilisée par la compagnie qui l'employait dans son processus de fabrication (une petite société de décoration d'intérieur) possédait la caractéristique d'adhérer au verre en lui donnant un aspect métallisé et qu'on pouvait ensuite y faire des dessins à l'aide d'un stylet en grattant la poudre.

Il comprit qu'il suffisait de construire un boitier rectangulaire vitré en emprisonnant cette poudre d’aluminium et de dessiner sur l'envers de la vitre puis de retourner l’objet en le secouant pour redisposer cette poudre sur le verre, effaçant ainsi les traits.
La machine à dessin mécanique était née !

Il présenta son invention pour la première fois à une foire aux jeux à Nuremberg en Allemagne en 1959. La firme américaine Ohio Art Company l'y repéra et lui acheta les droits pour 25 000 dollars.
Elle coopéra ensuite avec lui pour construire la version définitive du jouet qui fut appelé Etch A Sketch (qu'on peut traduire en gros par "grave un croquis") et commercialisé à partir de 1960 aux Etats-Unis puis dans le monde entier.

Ci-dessous une boîte originale du Etch A Sketch et une publicité de 1960 :




En France, le jouet a été distribué à partir de 1960 sous le nom Télécran par la société des Jouets Rationnels (JR). Il coûtait alors 27,50 Francs (4,20€).

Ci-dessous la boîte du Télécran et à droite une publicité de 1960 :




Les Jouets Rationnels ont fusionné en 1969 avec la société de jouets Joustra qui a elle-même été rachetée par la Compagnie Financière Edmond de Rothschild. Elle y sera regroupée en 1973 avec d'autres marques dans la Compagnie Générale du Jouet (Ceji). Ceji coula en  1985 mais Joustra continua de produire des jouets. Tout le monde a suivi ?

Ces différents rachats et fusions expliquent le fait qu'on pouvait trouver des Télécran de différentes marques entre 1960 et 1985 : JR, Joustra, Ceji et Interlude (filiale de CEJI).
Aujourd'hui on peut encore trouver des Télécran de marque Joustra et Mattel.

Ci-dessous, des Télécran JR, Interlude et Ceji :




De 1960 à 1964, les Télécran avaient une production mensuelle de 1 000 à 3 000 exemplaires, atteignant jusqu'à 25 000 unités à la fin des années 60. A cette époque, il se vendait en moyenne 33 000 Télécran par an en France.
Il s'est écoulé à ce jour plus de 100 millions d'exemplaires dans le monde !

Petite anecdote : sur la photo intérieure de la première boîte du jouet, on peut voir les enfants et la nièce du patron de la société des Jouets Rationnels, Philippe Mayer, ainsi qu'un salarié de l'agence publicitaire. Cette image sera utilisée pendant de nombreuses années sur les packagings :




Le jouet était vendu avec une série de modèles et caches transparents pour aider à dessiner.

Dans les années 80, Ceji proposait des cassettes qui se posaient sur le jouet afin de proposer des jeux supplémentaires de parcours et labyrinthes. Il fallait tourner la molette en haut de la cassette pour faire apparaitre les différents panneaux de jeu.




Ci-dessous une publicité magazine de 1985 à l'occasion du 25ème anniversaire du jouet, avec un concours pour gagner des vélo bi-cross, il fallait dessiner Tintin et Milou :



Pour information, André Cassagnes n'avait pas les moyens de payer le dépôt de brevet de son invention, il a dû emprunter l'argent à un investisseur. C'est ainsi que sur le brevet du Télécran, daté du 25 septembre 1952, il y a le nom du trésorier qui s'est chargé des démarches administratives, Arthur Granjean.
André Cassagnes est décédé le 16 janvier 2013 à l'âge de 86 ans après une vie d'inventions bien remplie, il est en effet également à l'origine de très nombreux prototypes de cerfs-volants.


Fonctionnement

Autour de mes 7-8 ans, quand j'ai eu mon Télécran, j'avais cherché à en connaitre le secret du fonctionnement comme je l'ai dit en introduction.
J'avais bien essayé de l'ouvrir en soulevant légèrement un côté et en faisant levier avec une paire de ciseaux, mais à part me pincer les doigts je n'y étais pas arrivée (et heureusement car sinon mon jouet aurait été cassé).


A force de dessiner avec, j'avais deviné que le trait noir créé par les boutons était en fait une trace laissée par une pointe juste en dessous de la vitre.
Depuis cet instant, mon occupation favorite a été de dégager un maximum de poudre dorée afin de voir comment c'était fait en dessous. Je me souviens bien que j'avais mal au pouce et à l'index à force de triturer les deux boutons dans tous les sens pour mener à bien cette opération ! Mais c'est grâce à cet acharnement que j'ai pu voir qu'il y avait une sorte de petite petite pointe grise au croisement de deux tiges qui étaient actionnées par les boutons. Ma curiosité était satisfaite et surtout quelle fierté d'avoir percé le secret du jouet ! Je l'ai refait de nombreuses fois par la suite, ça m'amusait autant voire plus que de faire des dessins.

Ci-dessus, le Télécran que j'ai sans doute eu à l'époque, c'est celui que j'ai racheté depuis (à vrai dire, j'ai du mal à me souvenir si j'ai eu un JR ou un Ceji).

Il y a quelques mois, j'ai pu trouver un Télécran en mauvais état ce qui m'a permis de l'ouvrir pour ENFIN voir l'intérieur de l'engin. J'étais très contente, depuis le temps que j'en rêvais ! Ca n'a pas été sans mal, le boitier est en effet très fortement scellé et j'ai eu beaucoup de difficulté à le casser pour pouvoir l'ouvrir.




A l'intérieur il y a donc deux tiges en métal disposées à angle droit, une horizontale et une verticale, qui sont actionnées par des fils en nylon attachés aux deux boutons blancs sur la face avant du jouet. Au croisement des tiges se trouve un petit cône pointu qui peut donc coulisser sur les deux tiges et qui est collé à la surface vitrée. Lorsqu'on tourne les boutons, on déplace les tiges et donc le stylet de traçage qui gratte la pellicule de poudre collée sur la vitre et forme ainsi un trait noir d'apparence (en fait transparent, c'est l'absence de poudre qui donne cette impression).



Le fait de secouer le jouet à l’envers remet de la poudre sur l’écran à l'aide de centaine de mini-billes (en métal ?) qui permettent une adhérence uniforme entre la poudre et la surface translucide et donc efface le dessin en rendant l'écran opaque.

Je ne sais pas si cette poudre dorée a des propriétés électro-statiques mais en tout cas elle est bigrement envahissante quand on a le malheur d'y toucher. Voyant que j'en avais partout sur les mains, j'en ai profité pour me faire une belle paire de gants dorés, ce qui m'a immédiatement fait penser à la James Bond Girl dans "Goldfinger" !




Ci-dessous le dessin du brevet pour le Télécran qui date du 25 septembre 1952 (avec le nom d'Arthur Granjean et non d'André Cassagnes comme je l'ai expliqué plus haut) qui montre le fonctionnement de l'appareil.




Autour du Télécran

Il y a eu d'autres formes d'ardoise magique dans les années 80, notamment cette jolie sphère et le SkeDoodle dont je me souviens bien des pubs et qui me semblait vraiment chouette avec ses pochoirs qui permettaient de faire des dessins automatiquement :




De nombreux artistes ont créé de magnifiques dessins grâce au Télécran/Etch A Sketch. En voici un petit échantillon. Ils ont toute mon admiration, quel talent et quelle patience !



Mes amis d'Osibo ont parlé d'Etcha, un artiste très doué, à voir ICI.

Les films d'animation "Toy Story" (1996) et "Toy story 2" (2000) ont contribué à remettre le jouet à la mode. Il parait que cela a eu un vrai impact sur les ventes à l'époque.

 



Il existe des coques pour ipad et téléphone portable qui permettent de customiser son écran
Il y a même des applications en flash pour dessiner comme sur le jouet !
Vous pourrez dessiner sur un Télécran virtuel depuis votre PC avec cette animation en flash ICI. Il suffit de cliquer sur "Start" et de faire des traits avec les flèches directionnelles de votre clavier.




Voici une photo insolite des Beatles à Paris en 1965 avec Georges Harrisson tenant en main un Télécran JR, marrant !



Ci-contre un pin's que j'ai découvert un jour par hasard en vide-grenier.

Le télécran est un jouet que j'ai beaucoup utilisé, le fait qu'il n'avait pas besoin de piles et qu'il était très résistant aux chocs permettait de le garder longtemps. De plus il n'était pas très cher, à peine 60 francs à la fin des années 70 (un peu moins de 10€) et on pouvait y jouer dès 4 ans.

Il avait également des vertus pédagogiques et à ce titre il était même "recommandé par le ministère de l'éducation" comme indiqué sur la boite. Il développait en effet la coordination manuelle, la concentration et l'imagination créative.
Il avait également obtenu l'oscar du meilleur jouet.

Son seul gros inconvénient venait du fait qu'il était très compliqué d'exécuter des dessins vraiment satisfaisants, surtout si on voulait faire des courbes et des obliques. De plus il suffisait de déraper un peu et de faire une erreur pour ruiner complètement le dessin qu'on venait patiemment de faire, donnant ainsi une irrésistible envie d'envoyer valdinguer l'engin à l'autre bout de la pièce !

Pour finir, voici une belle photo à l'ambiance purement 70's que j'aime beaucoup, elle était sur le packaging intérieur d'une boîte Ceji :




Et deux publicités télé de 1979 et 1983 :
 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 22:42
J'ai trouvé un joli livre-disque de Plume d’Élan en vide-grenier il y a quelques temps et en le feuilletant j'ai été assez surprise de constater qu'il y avait des images réelles incluses dans l'histoire en dessin, je ne m'en souvenais pas. Cela m'a donné envie de replonger dans les souvenirs de cette série car j'aimais beaucoup les aventures du petit indien malicieux. 

Elles ont été diffusées de 1979 à 1981 dans "Au plaisir du samedi", une émission de TF1 présentée par Denise Fabre, Pierre Douglas et Garcimore, qui permettait aux téléspectateurs de choisir les programmes de l'après-midi.

Dans cette émission, il y avait également le dessin animé "Maya l'abeille" qui reste pour moi inséparable de Plume d’Élan lors des samedis après-midi de mon enfance.
Les épisodes ont été rediffusés en 1982 dans "Mer-cre-dis-moi Tout" toujours sur TF1.
 
Les indiens avaient beaucoup de succès auprès des enfants à la fin des années 70 et au début des années 80 puisqu'il y a eu également "Bouba" en 1981 sur FR3, les aventures d'un petit ours qui avait pour ami Moy, un petit garçon amérindien. Il y avait aussi les "Légendes indiennes du Canada" dans Récré A2 en 1982-83 auxquelles j'ai consacré un article ICI et puis bien sûr "Yakari" qui a été diffusé également dans Récré A2 à partir de 1983. 


 
On doit "Les Aventures de Plume d’Élan" à Belokapi, la société qui a notamment produits "L'île aux enfants", et à Christophe Izard, alors directeur de la jeunesse de TF1, qui en a écrit les scénarii.
La série avait pour but de sensibiliser les enfants aux dangers de la ville et de la campagne. Elle a été produite en collaboration avec le Ministère des Transports.

 
La sécurité routière avait déjà créé en juin 1976 le personnage de Bison Futé, qui informait et conseillait les automobilistes afin de faciliter le trafic sur les routes pendant l'été. L'opération avait été couronnée de succès, Bison Futé avait été suivi dès la première année par des millions de français, soucieux de ne pas se retrouver coincés dans les embouteillages pendant leurs vacances.
 
Ci-dessous deux images extraites d'un spot TV de la prévention routière de 1978 avec Laurent Broomhead, alors jeune journaliste, et une photo du 28 juin 1977 où on voit un homme à cheval déguisé en Indien donner des indications à une automobiliste, lors d'une opération de distribution de cartes routières. J'adore ces vieilles photos avec les voitures de l'époque.



Je me souviens très bien de ces cartes routières qui étaient offertes par la Sécurité routière. On y voyait un Bison Futé souriant sur fond rouge, j'en ai gardé une dans ma chambre
 pendant un bon moment.

 
C'est Daniel Robert qui fut chargé de donner vie à la mascotte. On ne connait pas forcément le nom de ce publicitaire mais on connait un grand nombre de formules chocs qu'il a inventées : "Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !", "Tu t'es vu, quand t'as bu ?", "SNCF, c'est possible !".
Il explique à propos de Bison Futé : "Il fallait faire oublier au grand public que le message venait de l'Etat, un message d'ordinaire perçu comme castrateur et conçu pour nous casser les pieds. Pour gommer cet émetteur, j'ai opté pour le décalage et un personnage fun et intelligent".
 
Les traits du chef indien se sont modernisés d'année en année mais il tient toujours son rôle préventif aujourd'hui, 38 ans après sa création :
 

 
Voici un autocollant, un porte-clef et une figurine :


 
Les grands avaient Bison Futé pour les guider sur les routes, les petits ont eu Plume d’Élan pour leur apprendre les rudiments de la sécurité routière. C'est ainsi que furent créés ces mini-épisodes de 5 minutes dans lesquels on suivait les aventures de ce petit indien attachant dont la devise était "un indien prudent en vaut 2 !".
 
Les épisodes étaient composés de deux tiers de dessin animé avec les aventures de Plume d’Élan et d’un tiers de vidéo où on voyait des enfants en conditions réelles sur la route, à pieds, en vélo ou dans la voiture de leurs parents.

Voilà les photos extraites du livre-disque dans le style roman-photos. On peut y voir une Simca 1100 et une Autobianchi.
Détail amusant : à cette époque la ceinture de sécurité n'était pas obligatoire donc nulle part sur les images on ne la voit bouclée à l'avant ou à l'arrière, ce qui serait le comble pour la communication de la sécurité rtoutière aujourd'hui !




Les histoires étaient simples à comprendre pour les plus petits et pleine d'humour ce qui permettait de mieux faire passer le côté pédagogique.

C'est Jackie Berger (ci-contre à droite) qui prêtait sa voix à Plume d’Élan. Cette actrice-doubleuse a fait un très grand nombre de voix de petits garçons dans les publicités, les séries et les dessins animés des années 70 et 80, les plus célèbres sont Arnold dans "Arnold et Willy" et Esteban dans "Les Mystérieuses Cités d'or".
 
Il y avait également Gérard Hernandez dont on ne présente plus les nombreuses voix (le grand Schtroumpf, Waldo Kitty etc...), Henri Djanick (Bourriquet, Mister T.) ou Jacques Deschamps (Oscar Goldman dans "L'Homme qui valait trois milliards" et "Super Jaimie"  entre autre).
 
J'adorais la chanson du générique, "Les peaux-rouges heureux", interprétée par Jackie Berger, elle m'a particulièrement marquée. Les paroles étaient signées Christophe Izard (voir à la fin de cet article pour la vidéo).
 
Il y a eu beaucoup de produits dérivés pour la série, notamment de jolies images lenticulaires de La Roche aux Fées avec les conseils au dos : "Pour voir le danger, marchez face à la circulation" ou "A plusieurs vélos, roulez toujours en file indienne".

 
Quelques livres chez Flammarion :


Les 45 tours du générique et plusieurs livres-disques, quatre en tout à ma connaisance avec celui dont j'ai mis le visuel en tête d'article et le 33 tours qui les regroupe.



Et aussi un album Panini, un masque César, des VHS, une mini-poupée, une figurine PVC, un calendrier (1982), un album de coloriage, une toile de tente etc...

J'aimais beaucoup ces épisodes qui étaient drôles et nous donnaient de bons conseils pour le quotidien mais par contre je ne saisissais pas très bien le rapport entre Plume d'Elan et Bison Futé et je ne comprenais pas pourquoi on ne voyait jamais le grand chef indien dans la série pour expliquer les rudiments de la sécurité routière puisqu'on nous distribuait des cartes à son effigie. C'était d'autant plus bizarre qu'en 1978, il y a eu à la télé des petits spots en dessin animé avec Bison Futé, il y avait vraiment de quoi se mélanger les pinceaux !

Voici une de ces pubs (avec des voix bien connues au passage) :

Voici pour finir le fameux générique avec la chanson "Les peaux-rouges heureux" :

Pour voir le livre-disque "La longue guerre des oreilles vertes" dans son intégralité, rendez-vous sur le blog de mon ami dGé "Le Grenier de la télé" ici :

http://greniertv.over-blog.com/article-plume-d-elan-la-longue-guerre-des-oreilles-vertes-123938542.html

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Les Copains d'abord - dans Télé
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 23:49

Comme promis pour les petits curieux qui veulent connaître les secrets de fabrication de mon diorama (à voir ICI), voici des explications et des photos des différentes étapes de sa conception.

 
J'ai commencé le diorama le 8 mai, il fallait qu'il soit terminé pour le salon des collectionneurs de jouets des Grands z'enfants le 31 mai. Cela m'a certes mis la pression, mais cela m'a également et surtout motivée.

Je pense avoir mis plus d'une cinquantaine d'heures pour le faire.


En premier lieu j'ai passé de longs moments à visionner des émissions sur le site de l'INA et à faire des photos d'écran de chaque élément de l'île aux différentes époques, les décors ayant en effet changé plusieurs fois entre 1974 et 1982.
Ces images m'ont servie de base de travail.
 
Ensuite il a fallu que je détermine la taille du diorama et donc de la boite qui le contient. Pour l'échelle je me suis basée sur le petit pouet Casimir de 8cm, tout est fait à partir de sa taille. J'ai un peu condensé l'île par rapport à l'originale sinon il m'aurait fallu une boite deux fois plus encombrante !
L'échelle est en gros au 1/25ème.
 
J'ai demandé au grand-père de mon amoureux, qui est très bricoleur, de me fabriquer cette boite en bois. Je lui ai demandé de la faire arrondie devant de chaque côté pour casser le côté trop anguleux.
 
J'ai commencé par le sol qui a servi de base à tout le reste. C'est un carton entoilé blanc sur lequel j'ai collé du papier Canson gris clair. J'ai ensuite posé la partie vert foncé en la découpant dans une autre feuille Canson à l'aide de mon cutter de maquettiste. J'ai choisi délibérément de couper le rond au sol devant sinon le diorama aurait été trop étendu en profondeur.
 
Pour les fleurs au sol, je les ai retravaillées avec Photoshop d'après une photo de l'émission. Je les ai reproduites en plusieurs exemplaires à la bonne échelle puis découpées et collées.

 
Je me suis ensuite attaquée au kiosque de Julie. L'élément qui m'a donné le plus de fil à retordre, au propre comme au figuré d'ailleurs !
 
Pour la base, je me suis servi d'une boite de médicament ronde en plastique de 5cm de diamètre que j'ai coupée à la bonne taille en enlevant une petite partie pour mettre la porte plus tard.
Je l'ai recouverte d'une plaque assez épaisse de pâte d'argile auto-durcissante en formant le rebord caractéristique du kiosque.
Après séchage (au moins deux jours), je l'ai poncée et lissée au papier de verre très fin puis peinte en vert pomme et enfin vernie.

 
L'armature en métal blanc a été faite en grande partie par mon amoureux qui maîtrise ce matériau un peu mieux que moi. La difficulté étant de doubler tous les montants du kiosque et de faire en sorte que chaque tige passe aussi en bas afin de couvrir tout le tour du kiosque.
On a utilisé un fil de fer plastifié que l'on a trouvé au rayon jardinage dans un magasin de bricolage et on a assemblé avec de la colle cyanolite.

 
J'ai beaucoup cogité en amont sur le toit du kiosque que je ne savais vraiment pas comment faire car il n'est pas réellement demi-sphérique, je ne pouvais donc pas me contenter de couper une balle en plastique en deux et la peindre. Il est rond dessus mais il comporte aussi 6 pans.
 
Après de très nombreux essais sur plus d'une semaine - et quelques découragements il faut bien l'avouer - j'ai fini par réaliser une forme "éclatée" à peu près convenable du toit sur mon PC, je l'ai coloré en vert, le plus proche possible de celui de la base du kiosque que j'avais déjà faite, je l'ai imprimé puis assemblé. Enfin je l'ai verni pour qu'il paraisse être fait en plastique.

Ci-dessous tous les essais avant d'atteindre le bon résultat :




Voici le toit en version éclatée à plat avec une petite photo du toit original en imagette :



J'ai fait le poinçon (le petit ornement sur le haut du toit) en pâte auto-durcissante.
J'ai préféré cette version verte du toit à la version blanche des précédents kiosques, je le trouvais plus joli ainsi.
 
La porte derrière le kiosque est taillée en balsa, peinte puis vernie.
 
Les petits jouets qui se trouvent sur le kiosque sont des jolis boutons ou des motifs de boucles d'oreille.
 
Les autres jouets autour sont des Playmobil (seau que j'ai peint, arrosoir, ballon de foot). J'ai fait le ballon rouge et vert en pâte auto-durcissante.
 
Les bocaux de bonbons sont fait en tube plastique. Je prends des tubes de gousse de vanille que je tronçonne avec ma boîte à onglet miniature, je mets un morceau de scotch dessous puis je remplis de perles de rocaille. Le couvercle est un bouton transparent.
 
La cage-à-poule a été plus facile à réaliser car elle est entièrement en bois. Je n'ai pas utilisé de bâtonnets de glace comme on me l'a déjà demandé car ces bâtonnets sont trop épais d'abord, difficiles à couper et sculpter ensuite, et de toute façon l'arrondi au bout n'est pas le bon pour les planches.
 
J'ai donc utilisé du balsa qui se coupe très facilement et peut se sculpter à la lime à ongle afin d'obtenir le bon arrondi.
 
Pour les couleurs, j'ai pas mal hésité, la structure ayant été repeinte au cours des 8 ans de l'émission, les planches ont été oranges ou rouges. J'ai opté pour un rouge qui claquait plus à l'oeil.
 
Le toboggan est également en balsa avec un autocollant couleur argenté pour la glissade. Il repose sur un petit morceau de fil de fer plastifié peint du même bleu.
 
La base de la chaise de jardin de François a été faite en fil de fer (du fil blanc plastifié qui a été dénudé) dont les montants ont été attachés avec du fil de couture et collés. J'ai ensuite taillé des petits morceaux de carton pour faire l'assise et le dossier (du balsa aurait été trop épais et peu réaliste). Je l'ai peinte en rose comme l'originale.
 
Les ballons sont en pâte auto-durcissante, je les ai peints, vernis puis collés en grappe sur une tige de fil de fer. Pour que l'ensemble reste stable, j'ai fait un petit socle en pâte d'argile comme un pied de parasol.
Ci-contre les ballons avant la peinture.
 
Le banc d'apparence simple m'a tout de même donné du fil à retordre lui aussi. J'ai dû tailler les deux montants sculptés en carton très fort (j'ai sacrifié la couverture cartonnée d'un livre dont je ne voulais plus) car il est impossible de sculpter si finement du balsa. Les trois autres barres sont en balsa. J'ai refait la peinture trois fois en deux jours avant d'obtenir les bons coloris et la précision que je désirais pour les motifs.

Là François est assis sur le côté qui se trouve au fond sur le banc miniature :



 
J'ai peint la mer au fond de l'île ainsi que les montagnes avec les petits arbres de chaque côté en ombre comme dans l'île originale. Il y a eu plusieurs versions du décor, je trouvais celui-là beaucoup plus sympa.
 
Je me suis lancée ensuite dans les podiums ronds au fond de l'île. Là encore on s'est beaucoup interrogé avec mon cher et tendre pour savoir comment les fabriquer. On avait même acheter quelques boîtes de camembert en prévision en se disant qu'on pourrait garder les côtés des couvercles pour les confectionner. Mais ça ne nous satisfaisait pas : pas assez solide et fiable. On a donc décidé de tailler des cercles dans des bouteilles en plastiques de différents diamètres (lait, soda) en variant les hauteurs puis de les remplir de plâtre très fin en les lissant précautionneusement sur le dessus.

Essai des podiums des coins droit et gauche 
avant la peinture :


 
Après séchage (très long, au moins 4 jours), je les ai peints puis vernis et j'ai taillé des ronds dans du papier Canson vert et gris pour les recouvrir.


 
Le chemin qui englobe les podiums au fond est en carton recouvert de Canson gris également. Il n'a l'air de rien mais a demandé au moins 6h de travail !

 
La petite trottinette a été faite par mon fils Hugo (13 ans), avec des roues de jouet Kinder, du fil de fer et du balsa. J'ai juste passé de la couleur argenté sur les roues et le guidon pour leur donner un aspect métallique.
 
Le soleil est en papier Canson orange les rayons sont découpés dans une feuille de papier cadeau plastifié argenté.
 
J'ai trouvé le dessin d'un arc-en-ciel sur internet que j'ai customisé sur Photoshop pour qu'il ait les bonnes teintes et la bonne courbure. Je l'ai imprimé puis contrecollé sur une bande cartonnée.


Je me suis ensuite occupée des arbres, encore un gros morceau ! 
Comme je voulais qu'ils soient la réplique exacte des originaux, j'ai fait des photos d'écran de ceux de l'émission. j'ai imprimé chacun d'eux séparément puis les ai découpés par type de couleur avant de décalquer ces formes sur des feuilles Canson de 4 verts différents. Je suis un peu déçue de ne pas avoir trouvé les teintes exactes des originaux, j'ai fait plusieurs magasins d'art et de loisirs créatifs à Bordeaux sans succès.


 
La base du feuillage le plus clair est collé sur une feuille vert pomme encore plus clair qui en souligne le contour. L'impression de relief est donné par les couches successives de balsa que j'ai intercalées entre deux feuilles de couleur. 
J'ai placé des buissons de verdures également sur les murs à droite et à gauche.


 
J'ai enfin terminé le diorama en confectionnant les petites arcades roses sur les murs de l'île. Pour cela j'ai utilisé du papier Canson rose très pale et du papier calque. J'ai découpé le Canson avec un compas-cutter que j'avais gardé de mes études de maquettiste publicitaire. Celles du mur de gauche ne sont pas identiques aux originales mais l'échelle ne permettait pas d'en placer des plus grandes.


 
La dernière touche a été de coller les 3 arbres, 2 sur des socles/podiums à gauche et au centre, et le 3ème à même le sol à droite. On a dû mettre des petites cales derrières les troncs pour qu'ils puissent tenir debout correctement, ils ne sont pas lourds mais haut.


 
Pour décorer les deux cotés extérieurs de la boite, j'ai collé deux belles illustrations avec des personnages de l'émission : Gribouille, Antivol, Léonard etc...
 
Voilà, la fabrication de mon diorama n'a plus de secret pour vous ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires, j'y répondrai avec plaisir.

Cadeau bonus : moi en pleine action sur ce satané toit du kiosque ! ^^


 
J'ai demandé au grand-père de mon amoureux, qui est très bricoleur, de me fabriquer cette boite en bois. Je lui ai demandé de la faire arrondie devant de chaque côté pour casser le côté trop angulaire.
 
J'ai commencé par le sol qui a servi de base à tout le reste. C'est un carton entoilé blanc sur lequel j'ai collé du papier Canson gris clair. J'ai ensuite posé la partie vert foncé en la découpant dans une autre feuille Canson à l'aide de mon cutter de maquettiste. J'ai choisi délibérément de couper le rond au sol devant sinon le diorama aurait été trop étendu en profondeur.
 
Pour les fleurs au sol, je les ai retravaillées avec Photoshop d'après une photo de l'émission. Je les ai reproduites en plusieurs exemplaires à la bonne échelle puis découpées et collées.
 
Je me suis ensuite attaquée au kiosque de Julie. L'élément qui m'a donné le plus de fil à retordre, au propre comme au figuré d'ailleurs !
 
Pour la base, je me suis servi d'une boite de médicament ronde en plastique de 5cm de diamètre que j'ai coupée à la bonne taille en enlevant une petite partie pour mettre la porte plus tard.
Je l'ai recouverte d'une plaque assez épaisse de pâte d'argile auto-durcissante en formant le rebord caractéristique du kiosque.
Après séchage (au moins deux jours), je l'ai poncée et lissée au papier de verre très fin puis peinte en vert pomme et enfin vernie.
 
L'armature en métal blanc a été faite en grande partie pour mon amoureux qui maîtrise ce matériaux un peu mieux que moi. La difficulté étant de doubler tous les montants du kiosque et de faire en sorte que chaque tige passe aussi en bas afin de couvrir tout le tour du kiosque.
On a utilisé un fil de fer plastifié que l'on a trouvé au rayon jardinage dans un magasin de bricolage et on a assemblé avec de la colle cyanolite.
 
J'ai beaucoup cogité en amont sur le toit du kiosque que je ne savais vraiment pas comment faire car il n'est pas réellement demi-sphérique, je ne pouvais donc pas me contenter de couper une balle en plastique en deux et la peindre. Il est rond dessus mais il comporte aussi 6 pans. Ci-contre la photo du toit originale.
Après de très nombreux essais sur plus d'une semaine - et quelques découragements il faut bien l'avouer - j'ai fini par réaliser une forme "éclatée" à peu près convenable du toit sur mon PC, je l'ai coloré en vert, le plus proche possible de celui de la base du kiosque que j'avais déjà faite, je l'ai imprimé puis assemblé. Enfin je l'ai verni pour qu'il paraisse être fait en plastique.
J'ai fait le poinçon (le petit ornement sur le haut du toit) en pâte auto-durcissante.
J'ai préféré cette version verte du toit à la version blanche des précédents kiosques, je le trouvais plus joli ainsi.
 
Ci-dessous les nombreux essais pour le kiosque et à droite le toit à plat que j'ai imprimé puis assemblé. 
 
La porte derrière le kiosque est taillée en balsa, peinte puis vernie.
 
Les petits jouets qui se trouvent sur le kiosque sont des jolis boutons ou des motifs de boucles d'oreille.
Les autres jouets autour sont des Playmobil (saut repeint, arrosoir, ballon de foot). J'ai fait le ballon rouge et vert en pâte auto-durcissante.
 
Les bocaux de bonbons sont fait en tube plastique (je prends des tubes de gousse de vanille) que je tronçonne, je mets un morceau de scotch dessous puis je remplis de perles de rocaille. Le couvercle est un bouton transparent.
 
La cage-à-poule a été plus facile à réaliser car elle est entièrement en bois. Je n'ai pas utilisé de bâtonnets de glace comme on me l'a déjà demandé car ces bâtonnets sont trop épais d'abord, difficile à couper et sculpter ensuite et de toute façon l'arrondi des bouts n'est pas le bon pour les planches de la cage-à-poules.
J'ai donc utilisé du balsa qui se coupe très facilement et peut se sculpter à la lime à ongle afin d'obtenir le bon arrondi.
Pour les couleurs, j'ai pas mal hésité, la structure ayant été repeinte au cours des 8 ans de l'émission, les planches ont été oranges ou rouges. J'ai opté pour un rouge qui claquait plus à l'oeil.
Le toboggan est également en balsa avec un autocollant couleur argenté pour la glissade. Il repose sur un petit morceau de fil de fer plastifié peint du même bleu.
 
La base de la chaise de jardin de François a été faite en fil de fer (du fil blanc plastifié qui a été dénudé) dont les montants ont été attachés avec du fil de couture et collés. J'ai ensuite taillé des petits morceaux de carton pour faire l'assise et le dossier (du balsa aurait été trop épais et peu réaliste). Je l'ai peinte en rose comme l'originale.
 
Les ballons sont en pâte auto-durcissante, je les ai peints, vernis puis collés en grappe sur une tige de fil de fer. Pour que l'ensemble reste stable, j'ai fait un petit socle en pâte d'argile comme un pied de parasol.
 
Le banc d'apparence simple m'a tout de même donné du fil à retordre lui aussi. J'ai dû tailler les deux montants sculptés en carton très fort (j'ai sacrifié la couverture cartonnée d'un livre dont je ne voulais plus) car il est impossible de sculpter si finement du balsa. Les trois autres barres sont en balsa. J'ai refait la peinture trois fois en deux jours avant d'obtenir les bons coloris et la précision que je désirais pour les motifs.
 
J'ai peint la mer au fond de l'île ainsi que les montagnes avec les petits arbres de chaque côté en ombre comme dans l'île originale. Il y a eu plusieurs versions du décor, je trouvais celui-là beaucoup plus sympa.
 
Je me suis lancée ensuite dans les podiums ronds au fond de l'île. Là encore on s'est beaucoup interrogé avec mon cher et tendre pour savoir comment les fabriquer. On avait même acheter quelques boîtes de camembert en prévision en se disant qu'on pourrait garder les côtés des couvercles pour les confectionner. Mais ça ne nous satisfaisait pas : pas assez solide et fiable. On a donc décidé de tailler des cercles dans des bouteilles en plastiques de différents diamètres (lait, soda) en variant les hauteurs puis de les remplir de plâtre très fin en les lissant précautionneusement sur le dessus.
Après séchage (très long, au moins 4 jours), je les ai peints puis vernis et j'ai taillé des ronds dans du papier Canson vert et gris pour les recouvrir.
Le chemin qui englobe les podiums au fond est en carton recouvert de Canson gris également. Il n'a l'air de rien mais a demandé au moins 6h de travail !
 
La petite trottinette a été faite par mon fils Hugo (13 ans), avec des roues de jouet Kinder et du balsa. J'ai juste passé de la couleur argenté sur les roues et le guidon pour leur donner un aspect métallique.
 
Le soleil est en papier Canson orange, les rayons sont découpés dans une feuille de papier cadeau plastifiée argenté.
 
J'ai trouvé le dessin d'un arc-en-ciel sur internet que j'ai customisé sur Photoshop pour qu'il ait les bonnes teintes et la bonne courbure. Je l'ai imprimé puis contrecollé sur une bande cartonnée.
 
Le moment était venu de s'occuper des arbres, encore un gros morceau ! 
Comme je voulais qu'ils soient la réplique exacte des originaux, j'ai fait des photos d'écran de ceux de l'émission. j'ai imprimé chacun d'eux séparément puis les ai découpés par type de couleur avant de décalquer ces formes sur des feuilles Canson de 4 verts différents. Je suis un peu déçue de ne pas avoir trouvé les teintes exactes des originaux, j'ai fait plusieurs magasins d'art et de loisirs créatifs à Bordeaux sans succès.
La base du feuillage le plus clair est collé sur une feuille vert pomme encore plus clair qui en souligne le contour. L'impression de relief est donné par les couches successives de balsa que j'ai intercalées entre deux feuilles de couleur. 
J'ai placé des buissons de verdures également sur les murs à droite et à gauche.
 
J'ai enfin terminé le diorama en confectionnant les petites arcades roses sur les murs de l'île. Pour cela j'ai utilisé du papier Canson rose très pale et du papier calque. J'ai découpé le Canson avec un compas-cutter que j'avais gardé de mes études de maquettiste publicitaire. Celles du mur de gauche ne sont pas identiques aux originales mais l'échelle ne permettait pas d'en placer des plus grandes.
 
La dernière touche a été de coller les 3 arbres, 2 sur des socles/podiums à gauche et au centre, et le 3ème à même le sol à droite. On a dû mettre des petites cales derrières les troncs pour qu'ils puissent tenir debout correctement, ils ne sont pas lourds mais haut.
 
Pour décorer les deux cotés extérieur de la boite, j'ai collé deux belles illustrations avec des personnages de l'émission : Gribouille, Antivol, Léonard etc...
 
Voilà, la fabrication de mon diorama n'a plus de secret pour vous ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires, j'y répondrai avec plaisir.
 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 22:51
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile

L'île aux enfants fête ses 40 ans en 2014. L'émission a en effet débarqué sur nos petits écrans le 16 septembre 1974. D'abord sur la 3ème chaîne de l'ORTF puis sur TF1 à partir de février 1975.

A cette occasion, je voulais rendre hommage à ce programme mythique et à son créateur qui a tant fait pour la jeunesse des années 70 et 80 à la télévision : Christophe Izard.

J'ai donc eu l'idée de recréer le plateau de l'émission en version miniature. J'avais déjà fabriqué ma chambre d'enfant en miniature ICI il y a quelques années, je me suis ainsi lancé un nouveau défi avec cette création "casimiresque".

Le diorama mesure 57 cm de largeur, 39 cm en profondeur et 31 cm en hauteur. Tout est à l'échelle du petit pouet Casimir Delacoste de 8 cm que l'on aperçoit au centre de l'île.
Il y a tout comme dans l'originale : le kiosque de Julie, la chaise et les ballons de François, le banc, la cage-à-poules et son tobbogan, les arbres et l'arc-en-ciel... il ne manque que les habitants de l'île et les enfants qui jouent autour.

Comme j'aimerais moi aussi être en version mini pour aller m'amuser dans ce pays merveilleux !

"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile
"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile

Je l'ai présenté pour la première fois lors du salon des collectionneurs de jouets de l'association des Grands z'enfants le 31 mai 2014. J'avais emmené avec moi une grande partie de ma collection sur l'île aux enfants.

J'étais habillée en mode "Casimirette" pour l'occasion.

"Mon île aux enfants miniature" par Nath-Didile

JOYEUX ANNIVERSAIRE
A NOTRE CHERE ILE AUX ENFANTS
QUI NOUS A FAIT PASSER DE SI BELLES SOIREES
DEVANT NOTRE PETIT ECRAN !

 

Pour les petits curieux qui veulent connaître les secrets de fabrication de mon diorama, voir mon sujet avec les explications et les photos des différentes étapes de sa conception ici : "Making-of de mon île aux enfants miniature"

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 18:31
"La pub pour le parfum Egoïste" par Nath-Didile
Je pense que nombreux ont été comme moi marqués par cette splendide publicité pour le parfum "Egoïste" de Chanel, par son côté à la fois esthétique, mélodramatique et lyrique. La musique, qui en est indissociable, est totalement inoubliable. D'ailleurs j'ai une belle anecdote à son sujet que je raconterai à la fin de l'article.

La pub démarre en noir et blanc. Aux fenêtres d'un palace luxueux, des femmes en robes haute-couture crient leur rancœur envers un homme qu'on ne voit pas avec des airs de tragédiennes, elles le supplient de se montrer. Le film passe ensuite en couleurs, on aperçoit le bras nu de l'homme qui pose le flacon de parfum sur la balustrade de son balcon. Elles se mettent alors à scander "Égoïste" en ouvrant et fermant les volets au rythme de la musique.
 


Théâtral et diablement efficace. A l'époque tout le monde s'est souvenu du nom du parfum après la première diffusion à la télé. Toutes les pubs ne peuvent pas en dire autant !
 
Le réalisateur Jean-Paul Goude raconte :
"Si le film est réussi, c'est probablement parce qu'il s'inspire d'un projet personnel, en l'occurrence un film musical de 52 minutes destiné à une chaîne
de télévision. Inspiré par Farida, ma compagne à l'époque, qui avait écrit un poème extraordinaire intitulé "La Femme au nez coupé", le projet chroniquait un fait divers particulièrement dramatique dont elle avait été le témoin lorsqu'elle habitait encore aux Minguettes à Lyon : un macho ivre de jalousie avait coupé le nez de sa femme bien-aimée pour la punir de son infidélité. Penchées aux fenêtres de leur HLM, des ménagères d'origine maghrébines, témoins de la tragédie, insultaient le criminel tout en claquant les volets sur le rythme de la musique ambiante.
Le projet TV Farida étant malheureusement mort aussi vite que je l'avais présenté, je l'ai ressuscité pour Egoïste en substituant nos Maghrébines à une cohorte de top-modèles en colère penchés aux balcons d'un palace de La Riviera pour dénoncer l'égoïsme masculin. Le film fut tourné à 10 kilomètres de Rio, en rase campagne, dans un décor de cinéma entièrement reconstitué à l'image du Carlton de Cannes. Pas question à l'époque de trucages sur ordinateur, donc très peu de postproduction. A ce titre, Egoïste reste sans doute le dernier film publicitaire d'une époque et mon bref-métrage préféré".


Digne d'une super-production cinématographique, la pub a en effet nécessité la construction d'une reproduction de l'hotel Carlton à Cannes en plein désert brésilien. Pour cela, Jean-Paul Goude a fait appel à Michel Rose
(en collaboration avec Yves Bernard), un décorateur-scénographe qui a beaucoup travaillé avec lui, notamment pour les pub Dim, EDF, Club Med etc...

Ci-dessous à gauche le vrai Carlton, à droite la reproduction de la pub, bluffant !




Ici le dessin préparatoire pour le bâtiment et le story-board :



Trois cents ouvriers se sont attelés à la construction du palace en stuc pendant près de quatre semaines.

Ci-dessous en haut à gauche la maquette préparatoire puis au fond la construction de la structure grandeur nature.



 
Bien sûr la structure n'est qu'un mur, Michel Rose n'a pas reproduit tout le bâtiment.




Pendant le tournage :



La musique sophistiquée et rythmée est un extrait de "Romeo et Juliette", ballet pour orchestre symphonique du compositeur russe Sergei Prokofiev (1935). Le morceau s'appelle "La Danse des chevaliers" (Acte 1, scène 13), il va crescendo et souligne bien l'intensité dramatique du film.

Quant au texte, qui monte également en puissance, il parodie "Le Cid" de Corneille.

"Égoïste.
Où es-tu ?
Montre-toi misérable !
Prends garde à mon courroux, je serai implacable.
Ô rage !
Ô désespoir !
Ô mon amour trahi !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Montre-toi, égoïste !"




Voici la vraie tirade de don Diègue dans "Le Cid" (Acte 1, Scène 4)

"O rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?"

Tout y est pour montrer le côté mélodramatique : des femmes hystériques qui semblent souffrir à cause du même homme, des cris, des pleurs, du désespoir, le tout souligné par le noir et blanc.
Comme le dit Jean-Paul Goude dans le dossier de presse : "un style lyrique sur un mode dramatique qui se réfère aux films d'Eisenstein. Au rythme saccadé d'une symphonie musicale grandiose, elles déclament des alexandrins qui révèlent haut et fort leur souffrance. Celle que les hommes – un homme en particulier – leur font subir"

Les types de plan utilisés par le réalisateur sont très variés et suivent la logique du récit : on passe du très gros plan (l'œil qui pleure) au gros plan, puis au plan rapproché pour arriver à un plan d’ensemble pour l'image finale (le bâtiment entier avec des voitures qui passent devant).

Voici donc le spot de 30 secondes :
Jean-Paul Goude obtint un Lion d'or à Cannes lors du festival international de la publicité en 1990 pour cette campagne avant de récidiver pour Chanel l'année d'après pour le parfum Coco avec Vanessa Paradis.
 
En 2001, Michael Youn avait fait une parodie de la pub que je trouve très drôle  dans son émission "Morning live" :  
Mon anecdote autour de la pub comme promis :

On est donc en 1990 et sur le plateau de l'émission "Nulle Part Ailleurs" présentée par Philippe Gildas, il y a un chroniqueur que j'adore : Jérôme Bonaldi. Je regardais déjà ses interventions dans l'émission "Direct" toujours présentée par Gildas sur Canal + (85-87). J'aimais l'entendre parler de trucs et de bidules, d'inventions et surtout de publicité.
Ce soir là, il parle d'un tout nouveau spot pour le parfum Egoïste réalisé par Jean-Paul Goude. Devant mon petit écran, je suis vraiment époustouflée par la beauté de la pub et surtout je tombe instantanément amoureuse de la musique. Malheureusement Bonaldi n'en parle pas et je me demande bien comment je vais pouvoir retrouver le morceau. A l'époque pas d'internet bien entendu.
 
Comme j'habite Paris à ce moment-là, je me rends à la Fnac de la Bastille dès le lendemain avec l'espoir de retrouver la fameuse musique mais je sais que les chances sont très minces. Il faut en effet tomber sur quelqu'un qui, premièrement a vu l'émission de la veille et deuxièmement connait le morceau en question.
 
Je vais au rayon classique et je demande au vendeur : il n'a malheureusement pas regardé l'émission, ni ses collègues. En désespoir de cause, je me balade dans le rayon classique et j'aperçois un papy affairé devant un bac de CD. Qui ne tente rien n'a rien, on ne sait jamais, je me dirige donc vers lui et lui demande si par le plus grand des hasards il n'aurait pas regardé "Nulle part ailleurs" la veille. Il me répond "oui" ! Je lui demande alors s'il se souvient de la pub présentée par Jérôme Bonaldi. Là encore il me dit "oui"... la chance ! Donc je me lance en croisant les doigts derrière mon dos : "Connaissez-vous le morceau classique qui était en fond ?"... roulements de tambour... il me répond : "oui bien sûr, c'est "Roméo et Juliette" de Prokoviev". Bingo !!!
Je me dirige donc vers le bac Prokofiev pour trouver le CD mais problème, il y a de nombreuses versions par différents orchestres... Je retourne donc voir le papy et en m'excusant de l’importuner de nouveau, je lui demande si par hasard il ne saurait pas quelle version est la meilleure. Par chance là aussi il sait très bien quel enregistrement est le meilleur, il cherche le CD, le trouve parmi tous les autres et me le tend avec un sourire. Je n'en reviens toujours pas du hasard chanceux que j'ai eu ce jour-là !
25 ans plus tard, j'ai toujours ce disque, je l'ai écouté un nombre incalculable de fois depuis.

 
Pour couronner le tout et "boucler la boucle", j'ai pu aller voir en décembre 2011 le ballet "Romeo et Juliette" avec la divine musique de Prokofiev au Grand-Théâtre de Bordeaux. J'avoue que lorsque j'ai entendu les premières notes de la "Danse des chevaliers", le thème utilisé dans la pub, j'ai eu les larmes aux yeux et j'ai senti une très grande exaltation.
 
 
Un grand merci au scénographe Michel Rose qui a bien voulu que j'utilise ses photos de la création du décor. Son site internet : http://www.michelrose.fr/

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Les Copains d'abord - dans Pub
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:39
"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

"Les légendes indiennes du Canada" est une série composée de 13 épisodes de 26 minutes chacun. Elle a été diffusée les vendredis dans "Récré A2" entre octobre 1982 et janvier 1983 puis rediffusée entre avril et juillet 1985 dans la même émission.

On doit nos souvenirs de ces moments de poésie et de sagesse à Jacqueline Joubert qui était alors directrice des programmes jeunesse d'Antenne 2 et voulait proposer aux petits téléspectateurs des rubriques intelligentes et culturelles entre les programmes habituels de Récré A2. C'est dans cette optique qu'elle a choisi ces petits films à mi-chemin entre la fiction et le documentaire qui permettaient de découvrir la culture des différentes nations indiennes (malheureux menacées) qui peuplent l'est du Canada. Chaque épisode est un récit adapté d'un conte ou d'une légende traditionnelle puisés dans le patrimoine oral de ces peuples autochtones.
 
On pouvait y voir de beaux paysages et de magnifiques costumes et peintures sur les visages. C'est d'ailleurs à cause de ces peintures que certains gardent encore aujourd'hui un souvenir un peu effrayant des Légendes quand ils les regardaient étant enfants.
 
Les histoires d'animaux, d'amour, d'esprits de la nature étaient captivantes et émouvantes. Avec de jolies morales pleines d'espoir à la fin comme par exemple "Apprenez à aimer vos enfants pour ce qu'ils sont et pas pour ce que vous voudriez qu'ils soient". Cela donnait une image bien différente de ce que l'on voyait habituellement dans les westerns.
"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

Il faut dire qu'outre les westerns, les indiens avaient du succès auprès des enfants à la fin des années 70 et au début des années 80. A la télé il y a eu en effet "Les Aventures de Plume d’Élan" (de Christophe Izard) en 1979 sur TF1 qui apprenaient aux enfants les rudiments de la sécurité routière (le fameux personnage Bison futé avait été créé quant à lui pour les adultes). Puis "Bouba" en 1981 sur FR3, le petit ours qui avait pour ami Moy, un petit garçon amérindien. Et puis bien sûr "Yakari" dont les aventures ont été diffusées à partir de 1983 dans Récré A2. 

"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

Revenons à la série. Elle a été créée par Daniel Bertolino, un infatigable explorateur des continents, sur une idée de sa seconde épouse, Diane Renaud. Le réalisateur est l'auteur d’innombrables films et documentaires, et en particulier une grande série sur les légendes du monde, un projet ambitieux tourné dans une trentaine de pays. Les légendes indiennes du Canada représentent une petite partie de ce vaste projet. 

Les épisodes ont été tournés avec la participation de différentes communautés, en langues amérindiennes avec une narration en français ce qui donne un côté documentaire à la série. Le tournage a duré plus de trois ans, chaque tribu devait trouver la légende qu'elle voulait bien partager et vérifier ensuite que le texte correspondait bien à l'histoire. Elle participait ensuite à sa reconstitution et assurait les dialogues dans sa propre langue.


Avec le premier épisode, "Pitchi le Rouge-Gorge", Daniel Bertolino remportera le Grand Prix jeunesse International UNESCO à Munich en juin 1982.

Daniel Bertolino décida d’écrire et d’éditer les meilleures légendes produites par Via le Monde, société dont il est président et fondateur. "Les Legendes Indiennes" ont été éditées chez Flammarion, "Les Legendes du Monde' Chez Nathan.
L’éditeur de disques Ades à Paris proposa de commercialiser les textes de Daniel Bertolino et la musique composée par Osvaldo Montés dans la collection des livres-disques "le Petit Menestrel" que nous connaissons tous.

 

Ci-dessous à gauche le livre et à droite le disque avec le générique :

"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

Voici les deux livres-disques dont je connais l'existence, je possède celui de droite qui correspond au premier épisode de la série ("Pitchi le Rouge-Gorge") et dont sont issues les images qui illustrent cet article :

"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

 

Dans la collection des livres-disques "le Petit Menestrel" (Ades), il y a eu aussi "Les lègendes du monde" dont j'ai parlées plus haut, toujours avec les musiques de Osvaldo Montés.
La série avait été diffusée sur Antenne 2 mais je n'en ai gardée aucun souvenir.

Sur ce livre-disque qui date de 1984, il s'agit de Coquena", une  légende d'argentine.

Liste des épisodes (extraite de la page officielle Via le monde)

01. Pitchi le rouge-gorge. Légende Ojibway tournée à Cape Crocker, Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa, de la Bande Nawash. D'après une histoire racontée par Basil H. Johnston de la nation des Indiens Ojibaway du Lac Huron. Cette légende raconte les  origines de Pitchi le Rouge-Gorge, ainsi que la recherche des jeunes pour la paix, à travers la musique et les chants.




02. Windigo. Légende innue (ou Montagnaise) tournée à Pointe-Bleue, au Québec, avec la participation des tribus innues. Cette histoire raconte comment le grand vent, Windigo, ou l'Esprit de l'Avidité, punit un jeune homme de son avarice.


03. Nokome, Le Roi de Glace/Glooscap. Légende Abenakise tournée à Cape Crocker, en Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa, de la bande Newash. L'esprit de l'été, Glooscap, enseigne aux Abenakis comment apprivoiser le Roi de Glace, esprit de l'hiver.


04. La Boîte Magique. Légende Mic Mac tournée a Maria (Gaspésie), au Québec, avec la participation des Indiens Mic Mac. Un jeune découvre à travers la mystérieuse sagesse d'une boîte magique que l'amour véritable n'a pas besoin d'être mis à l'épreuve.


05. Le chemin des Esprits. Légende Ojibway tournée à Whitfish River, en Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa de la réserve Birch Island. Cette Légende parle de l'espoir retrouvé par un jeune homme qui, ayant perdu sa très belle femme, souffrit un douloureux chagrin.



06. La femme d'hiver. Légende Ojibway tournée à Wikwemikong, en Ontario, avec la participation des Autochtones d'Ottawa. Cette légende parle de la magie du monde animal et enseigne la signification de la fidélité et de l'amour.


07. Moowis, où es-tu Moowis ? Légende Algonquine, tournée au Lac à la Truite, en Abitibi-Témiscamingue, avec la participation des Indiens Algonquins. Cette histoire raconte comment deux jeunes gens perdirent l'amour qui les unissait, à cause de leur fierté et de leur jalousie entêtée.


08. Mandamin ou la légende du maïs. Légende Ojibway tournée àWikwenmikong, en Ontario, avec la participation des Indiens d'Ottawa. Cette légende décrit comment le Grand Manitou envoya Mandamin (ou le maïs) chez les tribus indiennes pour les préserver de la faim


09. Le retour de l'enfant. Légende tournée au Lac à la Truite, en Abitibi-Témiscamingue, avec la participation des Indiens Algonquins. Cette légende raconte le chagrin d'un jeune homme face à la mort de sa femme, et sa lutte pour trouver un avenir meilleur pour lui et pour son fils.




10. Le chemin sans fin. Légende Ojibway tournée à Whitefish River, en Ontario, avec la participation des indiens Chippewa de la réserve Birch Island. Cette histoire décrit les tours que joue l'esprit du monde à un jeune homme qui cherche égoïstement à posséder la beauté.


11. L'esprit du chef mort. Légende Chippewa tournée à Wikwemikong, en Ontario, avec la participation des indiens d'Ottawa. C'est le récit d'un chef décédé qui laisse tomber sa colère et trouve un moyen de raconter à son peuple son expérience magnifique sur le chemin des esprits.



12. Les Pléiades. Légende Mohawk tournée à Oka, Québec, avec la participation des Indiens Mohawk. Légende de la constellation des  Pléiades, ou Okt-Kwa-tah, qui fut engendrée par la danse de sept enfants transformés en étoiles.


13. L’Homme invisible. Légende Mic Mac tournée Maria (Gaspésie) au Québec, avec la participation des Indiens Mic Mac. Ce récit explique comment un jeune-homme invisible révèle aux Mic Macs l'origine de l'arc-en-ciel.

"Les légendes indiennes du Canada" par Nath-Didile

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 23:25
"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Oui je l'avoue sans aucune honte, j'ai un énorme faible pour le chocolat. Et si en plus on y ajoute des noisettes, du caramel, de la gaufrette ou toutes autres petites douceurs dans le même style, alors là je fonds complètement !

On a eu la chance d'avoir un grand choix de barres chocolatées dans les années 70 et 80 mais beaucoup ont malheureusement disparu depuis. Voici celles dont je me souviens ou qui m'ont marquées, que j'ai pu goûter ou dont j'ai vu les publicités à l'époque.

Tout d'abord YES, la délicieuse barre fondante et moëlleuse au chocolat de chez Nestlé, commercialisée en 1983 et disparue des rayonnages à la fin des années 90. On peut encore l'acheter sur certains site internet.
J'ai écrit un sujet complet sur YES, à lire ICI.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Les Raider, du groupe Mars, à base de biscuits recouverts de caramel et enrobés de chocolat au lait. Ils ont changé de nom en 1991 et sont devenus les Twix.
Cliquer ICI pour en connaitre l'histoire et savoir pourquoi ils ont changé de nom.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

La barre 3 Mousquetaires en forme de tresse était au caramel fondant enrobé de chocolat. Elle a été créée en 1970 au Royaume-Uni. On peut encore la trouver de nos jours sous le nom Curly Wurly en magasin spécialisé.
Cliquer
ICI pour lire le sujet complet que je lui ai consacrée.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Il y avait aussi la barre Banjo, du groupe Mars, (apparue en 1979). Elle était au chocolat, avec de la gaufrette et des cacahuètes.
Une variété aux noisettes est apparue par la suite, c'est la plus connue.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Une publicité télé de 1982 :

La barre Topset, de Suchard, est apparue en 1971. Elle était composée de riz soufflé et de caramel et était enrobée de chocolat. "La barre des costauds" comme le disaient les pubs.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile
"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Ici une pub télé de 1981 avec Patrick Bruel, il avait 22 ans :

La barre Kriffy, de Côte d'or, (créé en 1970). Une barre de chocolat au lait fourrée riz et caramel. Je n'en ai jamais goûté mais je me souviens particulièrement des pubs magazines avec l'éléphant.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Chez Côte d'or, il y a eu aussi les Nougatti et les Zouki, je n'ai aucun souvenir de ce dernier.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Chez l'Alsacienne, il y a eu les Western, des barres de gaufrettes fourrées chocolat-caramel et recouvertes de chocolat, dans le style des barres Raider.

Sur la pub de 1983 ci-dessous on voit également la barre Euréka et le gâteau Choco-prince.

"Les barres au chocolat disparues des années 70-80" par Nath-Didile

Il y avait ausi la barre Cha-Cha, de Parein (Tuc), qui était une gaufrette nappée de caramel enrobée de chocolat.
On peut encore la trouver chez certains buralistes apparemment, tout comme les Nougatti mais pas en grande surface.

Quant à Nussini (chocolat, gaufrette, éclats de noisettes) et Lila Pause (chocolat, praliné, riz soufflé), toutes les deux de chez Milka, elles ont certes disparu des rayonnages mais on peut encore en trouver sur certains sites internet.
 



Les deux pubs télé de 1987 pour Nussini avec Antoine de Caunes sont bien rigolotes :

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:47
RATP Ticket chic ticket choc 45 tours 1981 ... ou comment un petit rectangle de carton jaune à bande marron est devenu culte et a marqué tous les esprits grâce à une campagne de pub fun et percutante en 1981.

A l'époque j'avais 11 ans et je ne connaissais pas grand chose de Paris, je n'y avais jamais mis les pieds et je n'avais même jamais vu un ticket de métro. La première fois que j'y suis allée 3 ans plus tard, et à cause de cette fameuse pub, j'ai gardé un de mes tickets qui est ensuite resté dans mon porte-feuille durant plusieurs années. L'objet usuel était devenu un symbole à mes yeux, j'étais déjà une grande fan de pub !

Le plus étonnant c'est que tout le monde se souvient de ces publicités alors qu'elles ne s'adressaient pourtant qu'à un public relativement restreint : les 18.8% de la population française vivant en région parisienne.

1981

Ticket-RATP-en-1981.jpgLa RATP cherche à faire oublier l'image caricaturale "métro-boulot-dodo" et veut partir à la reconquête du public, notamment les automobilistes. Dans l'esprit des consommateurs le métro et le bus sont reservés à ceux qui n'ont pas le choix et qui n'ont pas les moyens d'avoir un véhicule. Depuis 1978, la RATP se présentait déjà comme "La deuxième voiture" mais la communication devait aller encore plus loin.

C'est l'agence Ecom/Univas qui a été chargé de la campagne en ayant pour mission de faire évoluer les mentalités, changer le regard des voyageurs sur les transports en commun et donner une image de marque moderne à la RATP. Et pour ça le héros de la campagne était tout trouvé : le ticket jaune citron à piste magnétique, un signe reconnaissable qui colle parfaitement à la marque et qui a un grand capital sympathie auprès du public.

Ainsi dans le premier spot télé de 1981, le petit rectangle cartonné est présent partout et sous toutes les formes dans une avalanche d'images colorées et dynamiques. On le retrouve coincé dans un chapeau, dans un décolleté, dans un ourlet de pantalon, sur la poche d'un jean. Il habille aussi de ses couleurs une vache, un kiosque percuté par un vélo et un banc public où s'embrassent des jeunes mariés.

Vache Ticket chic
Les responsables de la création se sont inspirés des courants artistiques de l'époque, notamment des visuels de pochettes de disque, des titres détournés du journal Libération et des graphismes du magazine Actuel, un mensuel branché et agitateur d'idées des années 80 (disparu en 1994). Choc des images, jeux sur les mots, les publicitaires avaient trouvé la recette miracle pour faire de la RATP une marque jeune et branchée.

Voici donc le spot de 30 secondes de 1981 :


Le tournage a eu lieu en septembre 1981 pendant une dizaine de jours aux studios de Boulogne-Billancourt pour un budget de 560 000 francs (85 000€ environ). Il a été réalisé par Lester Bookbinder à qui l'on doit également la pub pour Nestlé dessert avec la poire recouverte de chocolat fondu.  
RATP Ticket chic ticket choc 45 tours et portrait Roddy Jul
Le 45 tours avec la version longue du morceau est sorti en 1982, il fait partie de ma collection de vinyles de pub. La chanson a été écrite par Isabelle Dumont créatrice du fameux slogan "Ticket chic, ticket choc", la musique était composé par Germinal Tenas.
L'interprète s'appelle Roddy Julienne, il a participé à de nombreuses comédies musicales connues et composé les génériques et chansons de l'émission "Les Minikeums" (1993) et "Micro kid's" (1996).
Ci-contre à droite le visuel du 45 tours avec le portrait de Roddy Julienne que j'ai placé en vignette.
Pour l'anecdote, le mot "ticket" est cité pas moins de 113 fois dans le morceau !

On retrouve les couleurs du ticket aussi en affichage avec des images originales très graphiques et des accroches qui jouent sur les mots "chic" et "choc".

Montage RATP Ticket chic ticket choc campagne 1981
Montage hauteur RATP Ticket chic ticket choc campagne 1981Montage visuel 45 tours RATP Ticket chic ticket choc campag
RATP Ticket chic ticket choc campagne 1981
Affichage RATP Ticket chic ticket choc campagne 1981
1983

C'est Etienne chatillez qui fut en charge du deuxième spot télé. Le célèbre réalisateur a tourné de nombreuses pubs cultes, notamment celles pour Eram, Super Timor ou les fêlés de Lustucru.
 
Dans cette nouvelle pub, il y a toujours un jeu sur les codes couleurs du ticket mais on est moins éloigné de la réalité que dans le premier film puisqu'il y a un fil conducteur : départ depuis une station de bus vers des destinations de rêve : pyramides, jungle, vélo sur le pont de Brooklyn, engins spatiaux et arrivée sur la lune, avec au passage un petit clin d'oeil à "Star Wars".

RATP 1983
4 jours de tournage en studio ont été nécessaires avec de multiples trucages et effets spéciaux. 
Le thème musical est conservé mais l'interprétation en a été modifiée, il est plus lyrique avec la participation des Choeurs de l'Opéra de Paris, rien que ça !

RATP Ticket chic ticket choc pyramide 1983
RATP Ticket chic ticket choc jungle 1983

Voici le spot de 30 secondes de 1983 :


Le titre de transport s'invite aussi sur les affiches de différents autres annonceurs. Les publicités Ricard, Loïs, Kindy ou Printemps sont ainsi détournées, colorées, taggées autour des slogans 
 "Un ticket, sinon rien" ou "Sur sa peau était marqué ticket".

RATP-Ticket-chic-ticket-choc-Ricard.jpg 
RATP-Ticket-chic-ticket-choc-Kindy--Lois--Printemps.jpg

RATP Ticket chic ticket choc Gainsbourg 19851985
 
Un dernier spot sur le même thème est apparu sur nos écrans fin 1985. On voit le petit ticket sur le divan d'un psy auquel il se confie sur sa notoriété un peu trop envahissante.
On peut y apercevoir Gainsbourg mettre le feu à un ticket de métro en disant "Tu as le ticket chic, moi j'ai le briquet choc", un clin d'oeil au billet de 500 Francs brûlé en direct à la télévision l'année précédente.

Voici le spot de 45 secondes de 1985 : 


La saga "Ticket chic, ticket choc" a pris fin au début des années 90, avec l'arrivée de Christian Blanc à la tête de la RATP. La marque changea totalement d'identité visuelle à ce moment-là avec l'arrivée notamment du ticket vert jade.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 21:30

Coiffeur-Play-Doh-ouverture.jpgEt dire que les créateurs de la Play Doh  cherchaient au départ à fabriquer un produit pour nettoyer le papier peint ! Quelle merveilleuse idée ils ont eu de l'utiliser comme pâte à modeler, ils ont enchanté des générations d'enfants avec leur fameuse pâte si douce au toucher et à l'odeur si particulière.

Prendre la Play-Doh dans mes mains et la renifler me fait faire à chaque fois un grand bond en arrière dans le temps, à l'époque où je m'amusais à faire pousser les cheveux des petits personnages sur le siège du coiffeur !


Création

La pâte à modeler fut créée en 1956 par Noah McVicker et son neveu Joseph McVicker qui travaillaient chez Kutol, un fabriquant de savon et de décapant pour papier peint à Cincinnati (Ohio). Noah avait créé un produit de nettoyage non toxique à base de farine, d'eau et d'acide borique. Ce qui est étonnant c'est qu'à ce moment-là, la société était pratiquement au bord de la faillite, les ventes ayant considérablement baissé avec l'arrivée de chauffages moins salissants que le charbon et l'apparition des papiers peints en vinyle lessivable.

Kutol-Play-DohParallèlement à ça, la sœur de Joseph, qui était institutrice, lui demanda si la société ne pouvait pas trouver un substitut sans danger pour la pâte à modeler, celle-ci étant souvent trop difficile à manipuler pour les petites mains des enfants. Joseph pensa immédiatement au produit décapant non toxique et lui envoya un échantillon. Elle testa cette sorte de mastic souple sur ses élèves et il remporta immédiatement un vif succès auprès des petits.
La fameuse pâte à modeler était née !

Elle n'existait qu'en une seule couleur à cette époque-là : blanc cassé. 

En 1955, le produit fut testé dans les écoles et les garderies de la région de Cincinnati. L'année suivante, sous la bannière de la nouvelle société "Rainbow Crafts" crée par Noah et Joseph McVicker, la pâte baptisée Play-Doh (Play dough en anglais signifiant tout simplement pâte à modeler) a été vendue dans le rayon des jouets du magasin "Woodward & Lothrop Department Store", à Washington DC. A partir de 1957, Play-Doh était distribuée dans des grands magasins à New York et Chicago.
Elle était fabriquée alors en trois couleurs supplémentaires : jaune, rouge et bleu.

Ci-dessous le siège de 
"Rainbow Crafts" et Joseph McVicker :

Rainbow Crafts Playdoh Joseph McVicker

En 1958, les ventes de Play-Doh atteignaient déjà près de 3 millions de dollars, en grande partie grâce à une grande campagne de communication dans les émissions enfantines de la télévision américaine.

Etrangement le brevet officiel n'a été accordé à la firme Rainbow Crafts pour le produit qu'en 1965. Il semble étonnant qu'aucune autre entreprise ne leur ait piqué l'idée entre-temps !

Pub US Play-Doh1958En 1964, la Play-Doh est devenue si populaire aux États-Unis, qu'elle a été exportée en France, en Grande-Bretagne et en Italie. Mais bien que présente dans les rayonnages des magasins de jouets français, les premières publicités à la télévision ne sont apparues qu'en 1978.

Plusieurs entreprises ont distribué les produits Play-Doh chez nous : Jamarex (1978), Raynal (1979), Clippers (1979), Miro-Meccano (1981).

En 1983, quatre nouvelles couleurs se sont ajoutées aux trois primaires, il y en avait donc huit en tout en comptant le blanc. Il existe aujourd'hui une cinquantaine de couleurs et textures différentes.

 En 1986, les boîtes en carton avec un fond en métal, qui étaient fragiles et avaient tendance à rouiller, furent abandonnées pour des boîtes plus pratiques et solides entièrement en plastique.

Succès

Ce qui a rendu la Play-Doh si populaire, en dehors de ses qualités intrinsèques, ce sont les produits vendus autour : les accessoires, les moules, les systèmes de presse, les personnages, les boites thèmatiques etc... Les créateurs en avaient pris conscience très tôt comme on peut le voir sur cette image de 1965 avec Noah et Joseph McVicker qui présentent le coffret "Fun factory" ( "Usine magique" en français). Ce système de presse ingénieux créé en 1960 est toujours vendu de nos jours.

Play-Doh McVicker

Depuis 1991, et après quelques rachats et fusion, c'est Hasbro qui est devenu propriétaire de Parfum play dohPlay-Doh et qui le distribue à travers le monde. Plus de deux milliards de boîtes ont été vendues entre 1955 et 2005 dans le monde et 100 millions de boîtes sont vendues chaque année dans 75 pays à travers le monde !

En 2006, pour célèbrer les 50 ans de la marque,
Hasbro avait décidé de lancer un parfum aux senteurs de la célèbre pâte à modeler en s'associant avec la firme Demeter, un créateur de fragrances originales, une manière de se replonger dans les vieus x souvenirs d'enfance !

 

Composition

La composition exacte est un secret industriel, la pâte est principalement composée de farine de Play-Doh 60's Franceblé, d'eau, d'un additif à base de pétrole inodore (qui procure une texture douce au toucher), de sel, d'un dessicant pour éliminer la moisissure, d'un agent de durcissement à base d'alun, de colorant et de parfum.
L'odeur très particulière, qui ressemble à celle de l'amande douce, a été donnée par McVickers qui essayait de dissimuler l'odeur originale du produit de nettoyage.

La Play-Doh n'est pas toxique, ne laisse pas de tâche et est soluble dans l'eau savonneuse. Si elle est maintenue dans un contenant hermetique, elle demeure souple et modelable. Par contre, si elle est exposée à l'air, elle durcit en 24 heures.

Qui n'a pas fait l'expérience un jour de laisser un petit modelage sècher à l'air libre pour le conserver et voir ce que cela donne ? Il faut avouer que le résultat n'est pas brillant, le modelage sèche, se racornit et perd ses belles couleurs dès le lendemain.

Ci-dessus à droite la première boite française de 1964. 


Mascottes

Sur les toutes premières boîtes américaines, on voyait deux enfants qui jouaient (voir sur les images plus haut). Puis il y a eu un petit elfe heureux qui fut remplacé en 1960 par un petit enfant blond portant un beret du nom de "Play-Doh Pete". Le béret est devenu rouge seulement dans les années 70.

Play-Doh Pete

Bonhomme Play-Doh
En France, nous avons connu la boite avec le petit personnage au béret que l'on voit ci-dessus à droite, je m'en souviens très bien avec la boite en carton et le fond en métal.

Dans les publicités télé on pouvait voir évoluer un bonhomme rond comme une balle à la bouille très sympathique qui vantait les qualités de la Play-Doh, je le trouvais rigolo !

Aujourd'hui n'y a plus aucune mascotte sur les boîtes.
 


Mes boites Play-Doh

Le coiffeur  

J'ai eu plusieurs boites Play-Doh dans mon enfance et j'ai la chance de les avoir toujours aujourd'hui grâce à ma maman qui les avait précieusement gardées toutes ces années.

Ma préférée était celle du coiffeur, je l'ai eu à neuf ans, en 1979. La boite en carton a un peu souffert mais tout fonctionne encore parfaitement et c'est toujours un plaisir de pouvoir faire pousser les cheveux des personnages !

Coiffeur 02

Le principe est simple : on remplit de pâte leur corps en plastique creux criblés de petits trous, on les place sur le siège du coiffeur puis on tourne la manivelle dans le sens des aiguilles d'une montre. Un cylindre sort du siège et pousse la pâte vers le haut, elle ressort par les petits trous sous forme de serpentins, créant ainsi des cheveux ou de la barbe.


Il ne reste plus qu'à faire de jolies coupes de cheveux avec le peigne ou les ciseaux et à tailler la barbe avec le rasoir à main ou le rasoir mécanique.
Si on met le casque sur la tête de la dame, les serpentins de pâte s'aglutinent pour former une mise-en-pli du plus bel effet.

Coiffeur Play-Doh 01

Il y a eu deux boites Play-Doh "le coiffeur" aux visuels différents distribuées par Clipper et Meccano. Moi j'ai eu celle de gauche.

Coiffeur Play-Doh deux boites différentes

Voici trois publicités trouvées dans des magazines Mickey de 1979 :

Pub Coiffeur Play-Doh 

Pub Journal de Mickey décembre 1979

Pub Play-Doh 1979

Ici un extrait d'un catalogue La redoute de 1979 où on peut voir le prix de la boite (62 francs = 9€50) et un bel autocollant que je possède également :

Catalogue-et-boite-Play-Doh-1979.jpg
Et le spot télé de 1979 :


Le snack-bar

En 1981 j'ai eu le Snack-bar qui permettait de fabriquer des hamburgers, des frites et des milk-shakes. J'aimais beaucoup la presse avec laquelle on pouvait faire des serpentins de toutes les formes et de toutes les tailles. La boite a été renommée "Play burger" à la fin des années 80.

Snack-bar Play-DohSnack-bar Play-Doh 2
Voici la pub télé de 1981 :

Magasin Play-Doh

 

 

Le magasin

J'ai eu également au même moment Le magasin qui me plaisait beaucoup avec son mini chariot en plastique vert.
Les différents moules permettaient de fabriquer des bouteilles, des tartes, des boites d'oeufs, des pots de confitures et des tas de fruits et lègumes. On pouvait ensuite jouer à la marchande en plaçant les produits sur le poster en plastique fourni dans la boite qui représentait un supermarché.

Magasin-Play-Doh-decor.jpg
J'ai pu continuer à jouer à la Play-Doh avec mon petit frère alors que je n'avais plus l'âge en théorie, c'était une bonne excuse pour m'amuser de nouveau avec mes boites !
Ci-dessous une photo avec mon petit-frère Alexandre en train de faire des moulages avec la boite du "magasin". J'avais 20 ans et lui 4.

Nath et Alex Play-Doh 

Il y a quelques années j'ai trouvé la boite "Fantomasque" que je ne connaissais pas. Le jeu date de 1983-84 et permet de fabriquer des monstres un peu sur le même principe que le coiffeur. On abaisse les bras du personnage ce qui actionne un cylindre et fait sortir la pâte par des trous sur la tête. On pose un masque sur le visage, devant et derrière, et la pâte colorée fait apparaitre des têtes de loups-garous, de vampires ou de momies. L'effet est très réussi, les monstres sont assez effrayants.

Fantomasque Play-Doh

Voici la pub télé de 1984 :

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 01:07

Noël 70-80'sA l'approche des fêtes de fin d'année, j'avais envie de partager avec vous mes souvenirs de décorations de Noël de la fin de années 70 et du début des années 80. Ces images aux couleurs chatoyantes me replongent avec délice dans la magie de mes Noëls d'enfance.


Quand j'étais petite, nous fêtions Noël tous les ans avec ma maman chez mes grands-parents. Mon grand-père allait lui-même couper un sapin dans les bois que ma
famille possèdait à la campagne. Quand il y allait, je ne tenais plus en place en l'attendant, le temps me paraissait infiniment long ! Je me revois encore faisant les cent pas puis le nez collé à la fenêtre de la maison, guêtant fébrilement l'arrivée de la Renault 16 blanche qui transportait le grand arbre sur son toit.

Nath-noel-avec-Simon.jpgDès que le sapin était en place, nous allions chercher le grand carton rempli de décorations à la cave. C'était tout un cérémonial d'ouvrir la boîte et de re-découvrir les guirlandes, les boules et les petits personnages de toutes les couleurs. 

Avec ma maman, nous achetions en général une nouvelle petite décoration tous les ans au magasin Nouvelles Galeries d'Angoulême, la ville où j 'ai grandi. Je me souviens encore avec émotion des rayons avec les guirlandes scintillantes, les boules colorées et les petites figurines diverses et variées, et aussi de l'odeur mélangée du plastique et du chocolat qui allait avec (ah les fameux sabots en chocolat au lait avec un petit Jésus rose en sucre dessus !). Avec mes yeux d'enfant, je trouvais tout ça vraiment merveilleux et féérique.

A droite une photo où on me voit à 9 ans devant mon grand sapin avec un des cadeaux que j'ai eu ce Noël-là : un jeu Simon électronique.

Les boules de noël étaient parfois à rayures ou avec des dessins blancs sur fond de couleur. Je me souviens bien de celles qui étaient creuses, elles donnaient un joli effet dans le sapin. Il y en avait qui étaient recouvertes de fils soyeux ou en forme de pommes de pin ou de cloches.
 

déco noël 70-80 (7)

Boule noël 70-80 (2)

Boule noël 70-80 (4)

Boule noël 70-80


Les petits personnages étaient en feutrine ou en carton recouvert de tissu avec parfois des cure-pipe pour les bras et les jambes. Certains étaient également en plastique floqué, technique beaucoup utilisée pour les jouets
dans les années 70.
Il y avait des pères-noël, des petites fées, des rennes, des lutins...
Je me souviens d'avoir eu deux jolies petites fées à tête enfantine, une rose et une blanche et aussi une mini-botte rouge et un père-noël sur une balançoire.

déco noël 70-80 (5)  

déco noël 70-80 (4)

Père-noël 70-80  

déco noël 70-80 (9)


Voici les pages de décorations de Noël d'un catalogue "La Redoute" automne-hiver 79-80 :

La Redoute


Et ici une double page d'un catalogue des magasins Printemps de 1983 :

Printemp 83
Dans ma toute petite enfance nous n'avions pas de guirlande électrique, nous accrochions des petites pinces aux branches sur lesquelles on posait des petites bougies c
omme celles des gâteaux d'anniversaire. Mon grand-père les allumait une à une avant que je ne me lève le matin de noël, cela donnait une ambiance magique à ces instants de découverte des cadeaux.

Les premières guirlandes électriques étaient multicolores avec une petite partie en plastique transparent qui recouvrait l'ampoule. D'ailleurs on en perdait toujours une ou deux d'un noël sur l'autre !
On ne pouvait pas choisir la forme, la couleur ou la fréquence de clignotement comme on peut le faire avec celles que l'on trouve dans le commerce aujourd'hui.

Ci-dessous les pinces-bougeoirs et une fameuse gurlande électrique verte avec ampoules multicolores :

Eclairage-pice-bougie.jpg

Pour finir, voici en petit cadeau bonus des photos d'un Noël très 70's avec Sheila et Ringo !

Sheila et Ringo noël 70's

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 23:19
Brigades du tigre série 1C'est marrant comme parfois mon boulot peut recouper ma nostalgie télévisuelle : j'ai reçu un communiqué de presse il y a quelques jours pour annoncer une exposition des peintures originales ayant été utilisées pour les "Brigades du Tigre".

Lorsque j'ai vu les images, j'ai tout de suite reconnu cette touche particulière et cela m'a donné envie d'écrire un article pour me replonger dans l'ambiance de cette série que j'aimais beaucoup regarder lorsque j'étais petite avec ma grand-mère.


Elle raconte l’histoire des brigades mobiles qui furent créées par Georges Clémenceau, alors ministre de l'Intérieur et surnommé le Tigre, pour moderniser les forces de police et contrer la montée du banditisme. L’action se déroule à la Belle Epoque autour du commissaire Valentin et des inspecteurs Pujol et Terrasson qui mènent l'enquête afin de déjouer les complots politiques et de traquer les meurtriers et les trafiquants d’armes. On les voit évoluer avec leur temps grâce aux nouveaux équipements tels l'automobile, le téléphone ou le Brigades du tigre trio 6microscope ainsi qu'aux techniques de pointe de l'époque : empreintes digitales, photographies anthropométriques, analyses chimiques etc ...

La série comporte 36 épisodes de 52 minutes répartis en six saisons. Elle a été diffusée de 1974 à 1983, d'abord sur la deuxième chaîne de l'ORTF puis sur Antenne 2.

L’action des quatre premières saisons, tournées de 1973 à 1978, se situe entre 1907 et 1914. Les deux dernières saisons, tournées en 1982 et 1983, se passent pendant l’entre-deux-guerres : "Les Nouvelles Brigades du Tigre" (saison 5) et "Les Brigades du Tigre : les années folles" (saison 6). Une septième et dernière saison était prévue mais elle n'est jamais entrée en production suite à un changement de direction au sein d'Antenne 2.


La génèse

Le scénariste Claude Desailly avait pensé à ce thème dès 1968 par l'intermédiaire de l'historien Alain Decaux avec qui il avait précédemment travaillé. Celui-ci voulait créer une série policière équivalente à ce qui se faisait aux Etats-Unis à la même époque, notamment "les Incorruptibles". Alain Decaux le mit en relation avec Pierre Bellemare qui voulait en faire un projet de grande envergure mais ayant vu trop grand (150 épisodes étaient prévus !), le projet tomba à l'eau. L'idée ressurgit trois ans plus tard grâce au producteur Roland Gritti avec qui Claude Dessailly avait travaillé auparavant. Roland Gritti avait déjà produit "Les Nouvelles Aventures de Vidocq" avec Claude Brasseur en 1971 et cherchait justement une idée de série policière.

Afin de trouver l'inspiration pour les scénarios des différentes épisodes, Claude Desailly fit un travail de recherche dans les archives des brigades mobiles (qui ont réellement existé, elles sont l’ancêtre de l’actuelle police judiciaire) mais il a vite déchanté car la grande majorité des affaires résolues concernait des petits larcins sans grand intérêt. Il dût donc inventer toutes les histoires en utilisant habilement les évènements et les personnages de cette époque.

Il écrivit la totalité des scénarios et des dialogues des 36 épisodes. Quant au réalisateur Victor Vicas, il travailla sur la série au cours des six saisons également, c'est assez rare pour être noté.

Ci-dessous une image tirée des "Nouvelles Brigades du Tigre" (saison 5) :
 
Brigades du tigre série 2

Le tournage 

Il durait trois mois par saison. Les huit premiers jours étaient consacrés à l'ensemble des séquences dans les bureaux pour les six épisodes donc plusieurs histoires étaient filmées en même temps. Autant dire que cela ne devait pas être facile pour les acteurs qui devaient constamment se souvenir dans quelle histoire ils évoluaient.
Toutes les scènes en extérieur étaient tournées par la suite.
Au final, un épisode nécessitait entre onze et quatorze jours de tournage. Les prises de vues étaient en son direct ce qui lieux du tournage Brigades du tigre à Orléansexplique qu'on entende moins bien les acteurs par moment (notamment ceux qui ne sont pas au premier plan) ou qu'il y ait des bruits parasites.


Plusieurs tournages ont eu lieu dans le Loiret et dans la ville d'Orléans où certaines rues offraient une bonne idée du Paris du début du siècle, comme la Place Saint-Aignan. La circulation était momentanément coupée, interdisant à tout véhicule moderne de s'y aventurer. D'autres tournages ont été réalisés en Belgique avec des acteurs locaux.

Ci-contre une coupure de journal montrant la rue de la Bretonnerie lors d'un tournage à Orléans.


 
Les voitures d'époque étaient empruntées au musée Briare ou louées à des collectionneurs. Elles étaient des vedettes à part entière, leurs locations coûtaient en effet très cher à la production.

Brigades du tigre trio automobiles

Les acteurs

Le commissaire Valentin était interprété par Jean-Claude Bouillon.
Lorsqu'il apprend la création des brigades, le charmant inspecteur Paul Valentin, policier intègre et réfléchi, demande sa mutation et accède rapidement au grade de commissaire. Il est secondé par ses amis, les inspecteurs Terrasson et Pujol.
Petit détail marrant : Jean-Claude Bouillon, contrairement à ses deux camarades du trio, portait une fausse moustache.
Après l’arrêt de la série, il a poursuivi sa carrière sur le petit et le grand écran. Il a notamment joué dans "Sous le soleil" de 2003 à 2007, "R.I.S Police scientifique" en 2008 et "Plus belle la vie" en 2011.

Brigades du tigre Valentin

Pierre Maguelon était l'inspecteur Marcel Terrasson, un grand gaillard à l'accent méridional, l'homme fort du trio qui n'hésite pas à se servir de ses poings pour faire règner l'ordre. Ses amis le surnomment "Le Colosse de Rodez."
L'acteur, qui a joué dans pas mal de films et séries, est maheureusement décédé le 10 juillet 2010 à l'âge de 76 ans.

Brigades du tigre série Maguelon

Jean-Paul Tribout était l'inspecteur Gustave Pujol, plus petit et frêle, ce policier rusé et discret est un champion de la filature et du déguisement.
L'acteur, qui a beaucoup plus joué au théâtre qu'au cinéma ou à la télévision, est devenu metteur en scène, il est actuellement directeur artistique du Festival des Jeux de Théâtre de Sarlat et du Festival de la comédie de Dax.

Brigades du tigre trio Pujol

Le redouté divisionnaire Faivre était interprété par François Maistre (le comédien a d'ailleurs souvent été abonné aux rôles de policiers). Le chef des Brigades mobiles fut remplacé après la 1ère guerre mondiale (à partir de la saison 5) par le divisionnaire Gabrielli, joué par Pinkas Braun, un acteur allemand. Le but étant de satisfaire aux exigences de la coproduction franco-allemande. C'est François Maistre qui fit le doublage de son remplaçant.

Brigades du tigre série Faivre
De nombreux comédiens ont joué les guests-stars, entre autre Macha Béranger, Isabelle Mergault, Katia Tchenko, Eddie Constantine, Jacques Legras, Marion Game, Catherine Alric, Laurence Badie, Guy Montagné.

Ci-dessous on peut voir Katia Tchenko, Marion Game et Catherine Alric :

Brigades du tigre série 3

L'ambiance sur le tournage était excellente, les trois acteurs principaux s'entendaient à merveille et étaient même devenus amis dans la vie. Cette complicité pouvait se percevoir à l'écran.
Petite anecdote au passage, le succès n'étant venu qu'à partir de la seconde saison, Jean-Paul Tribout avait baptisé la série : "Les Trigades du Bide" !


Brigades du tigre trio 4

La musique

Elle a été composée par Claude Bolling et a grandement contribué au succès de la série. On doit également au compositeur la très belle B.O de "Borsalino" (film de Jacques Deray en 1970), qui fut utilisée comme générique de "La séquence du spectateur" dans les dernières années. A écouter ICI.

Les thèmes des scènes d’action ou de suspens étaient particulièrement inoubliables, ils permettaient de s'immerger complètement dans l'ambiance policière du début du siècle. Ils m'ont beaucoup marquée, notamment celui-ci qui évoquait le suspens et dont je me suis toujours souvenu, je l'aimais particulièrement. Je suis contente d'avoir pu le trouver pour en partager quelques secondes ici :


Brigades du tigre trio disque 2Le générique composé par Claude Bolling, "La complainte des Apaches", était chanté par Philippe Clay, les paroles étaient d'Henri Djian (les Apaches était un gang du Paris de la Belle Époque).

Je souris en y pensant car la chanson commence par ces paroles "M'sieur Clemenceau, vos flics maintenant sont devenus des cerveaux", et moi à chaque fois je pense que c'est plutôt "vos flics maintenant sont devenus des salauds" ! A tel point que j'ai eu du mal à me souvenir des vraies paroles quand j'ai préparé ce sujet, il a fallu que j'aille vérifier !


Le générique de la cinquième saison a connu quelques variantes instrumentales et il n'y a plus de paroles chantées. Pour la sixième et dernière saison, Claude Bolling réarrangea la musique une nouvelle fois.



Les dessins

Avant le générique de chaque épisode, il y avait un prologue, une petite présentation constituée de dessins avec une voix off qui permettait de resituer la fiction dans le contexte socio-politique et historique de l'époque. La voix, qui concluait également les épisodes, était celle de Claude Dasset dans un premier temps puis de Jacques Thébault, un comédien doubleur dont on connait bien les intonations puisqu'il est aussi entre autre la voix de Robert Conrad dans "Les Mystères de l'ouest" et "Les têtes brûlées" ou de Lucky Luke dans le dessin animé. Pour l'anecdote, il était également le narrateur dans la série "Les Incorruptibles".

Voici le premier générique avec la voix Claude Dasset :



Et le générique des "Nouvelles brigades du tigre" avec la voix de Jacques Thébault, il n'y a plus de paroles sur la musique.


L'exposition dont je parlais au début de l'article a lieu jusqu'au 1er février 2014 à Libourne (32 kms de Bordeaux). Elle présente 94 dessins gouachés originaux qui servaient au générique et aux fondus enchaînés des épisodes. C’est la plus grande exposition jamais réalisée sur le sujet grâce aux prêts de la galerie parisienne Semiose et de plusieurs collectionneurs privés.

André Raffray Les brigades du tigreL'artiste auteur de ces dessins, André Raffray (décédé en 2010), était entré en 1953 au service animation de la société Gaumont dont il devint plus tard le responsable et où il resta jusqu’en 1982. Il y rencontra Victor Vicas qui lui confia la réalisation des images des prologues. Il assistait aux projections privées et discutait avec le réalisateur des mises en scène des peintures. La documentaliste et la monteuse lui fournissaient les photos et les images nécessaires à la réalisation des illustrations. Raffray effectuait un méticuleux travail Brigades du tigre série acteursd'enquêteur en apportant beaucoup de détails à ses dessins et en leur donnant un aspect cinématographique. Comme il le dit lui-même :"Jamais auparavant dans mon travail le dessin n'avait autant épousé le cinéma".
Les gouaches qui étaient réalisées sur carton (18 x 24 cm), étaient ensuite filmées sur un banc d’animation afin de raccorder, en fondu enchaînée ou en coupe, avec les images réelles.

Ci-contre,
Jean-Claude Bouillon et Jean-Paul Tribout début 2013 lors d'une précédente exposition des dessins d'André Raffray.

Voici quelque-uns des magnifiques gouaches légendés qui permettent de replonger dans les épisodes les plus marquants.

1907, le célèbre groupe anarchiste de La Bande à Bonnot, auteur de nombreux attentats, est démantelé par les Brigades du Tigre. Le repaire de Bonnot est assiégé par la police. Mais l'affaire n'est pas terminée. Un déséquilibré déclare vouloir délivrer ses amis emprisonnés. Il s'appelle Lacombe, dit "Nez de chien"..

1907, le célèbre groupe anarchiste de La Bande à Bonnot

1908, Scotland Yard fait savoir au chef des brigades mobiles que le plus célèbre escroc du Royaume-Uni, Tommy Bennett, spécialiste de vols de bijoux, est venu sur le territoire français. Les brigadiers lancent une chasse à l'homme pour arrêter ce bandit, mais ce dernier s'avère difficilement saisissable.

1908, Scotland Yard

1911, à force de multiplier les crimes, "La confrérie des loups", un mystérieux syndicat du crime, jette le trouble dans la population. Les Brigades du Tigre enquêtent.

1911 La confrérie des loups, 1974

1913, La rumeur court que le milieu du crime a infiltré la police. Après une accusation de corruption, le commissaire Valentin des Brigades du Tigre va devoir donner sa démission

1913. La rumeur court que le milieu du crime

1914, un conflit oppose le monde politique et la presse. Un jeune député Germain Bergeval essaye de rester honnête mais il est victime de calomnies. Il crée un mouvement, les "Vrais Démocrates". Un jour, la presse publie trois lettres manuscrites de Bergeval qui démontrent ses moeurs scandaleuses.

1914, un conflit oppose le monde politique et la presse

1918, la paix est revenue. Mais une nouvelle délinquance fait son apparition et la criminalité augmente. Les brigadiers doivent faire face à une série d'attentats inattendus: vol d'un avion militaire, bombardement des jardins de l'Elysée...

1918, la paix est revenue.

1927, l'affaire Sacco et Vanzetti ébranle le monde. Le juge Webster, l'homme qui a fait condamner les deux anarchistes, vient en France avec sa famille pour passer les fêtes de Noël dans le château de Sermoise. Les brigades du Tigre sont chargées de sa surveillance.

1927, l'affaire Sacco et Vanzetti

1929, la prohibition aux Etats-Unis favorise la production française d'alcool et son commerce clandestin, auquel Al Capone s'intéresse de fort près. Le chef de la mafia de Chicago envoie l'un de ses agents dans l'Hexagone. Prévenues, les brigades du Tigre prennent l'individu en filature dès son arrivée en France. Mais après quelques jours d'observation, les brigadiers s'aperçoivent vite que Cosmano est venu sur Paris pour s'amuser.

1929, la prohibition aux Etats-Unis

Cinéma

brigadesdutigreIl y a eu une version cinématographique des "Brigades du Tigre" en 2006, réalisée par Jérôme Cornuau. Clovis Cornillac y interprétait le commissaire Valentin, Édouard Baer, l'inspecteur Pujol, Olivier Gourmet, l'inspecteur Terrasson. Gérard Jugnot jouait le commissaire Faivre.
Le bide relatif qu'a fait le long métrage s'explique par le fait que l'époque n'était pas respectée contrairement à la série et qu'il y a eu pas mal d'erreurs chronologiques.
Détail insolite : l'actrice Myriam Boyer, mère de Clovis Cornillac, a joué le rôle d'une prostituée dans un des  épisodes de la série en 1974. Elle y donne la réplique au commissaire Valentin qui sera interprété par son fils 32 ans plus tard !


J'espère que mon sujet vous aura rappelé de bon souvenirs de cette série culte française (elles ne sont pas si nombreuses) qui combinait si habilement le suspens, l'action et l'humour et que j'appréciais beaucoup même si à l'époque je ne comprenais pas forcément tout. En tout cas, on y apprenait des choses sur la petite et la grande histoire sans que cela ne soit rébarbatif pour des enfants.


Merci au site "Le magazine des séries" pour les infos.

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Les Copains d'abord - dans Télé
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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 20:39
Père-noël est une ordure Première juin 82
Inutile de faire un topo complet sur la fameuse comédie réalisée avec brio (avec qui ?) par Jean-Marie Poiré, tout le monde l'a au moins vue une fois dans sa vie (voire dix ou même vingt !). On Afficheconnait tous l'histoire loufoque et corrosive, les personnages aussi drôles qu'attachants et toutes les répliques cultes. Par contre on connait moins les petites anecdotes qui entourent le film et il y a assez peu de photos du tournage qui circulent sur le net.

 
J'avais donc envie de partager avec vous un reportage paru dans un magazine "Première" de juin 1982 que j'ai trouvé sur un vide-grenier il y a quelques années. Il permet de voir les coulisses du film et de se rendre compte que les acteurs du splendid se sont bien amusés pendant le tournage. A vrai dire, on n'en doutait pas !
Il était apparemment très difficile pour eux de garder leur sérieux et de canaliser leurs rires. Jean-Marie Poiré gardait même son écharpe autour de son nez pour ne pas pouffer pendant les prises !

 
La comédie n'a pas fait un grand triomphe comme on pourrait le croire à sa sortie, à peine 1.582.000 entrées. A titre de comparaison, "Les sous-doués en vacances" avaient fait 3.500.000 la même année et "Deux heures moins le quart avant Jésus Christ" comptabilisait 4.600.000 entrées. C'est à force de rediffusions à la télé pour les fêtes de fin d'année et grâce aux enregistrements en VHS (on l'a tous fait !) qu'il est devenu aussi culte.

Père-noël est une ordure groupe
Le 25 août 1982, lors de sa sortie sur les écrans, le film a connu des problèmes de publicité, la RATP et la Ville de Paris ont en effet refusé de louer des emplacements publicitaires pour les campagnes d'affichage car son titre était jugé politiquement incorrect. Et dire que Josiane Balasko, qui avait imaginé le nom, avait pensé au départ l'appeler "Le Père Noël s'est tiré une balle dans le cul"! On imagine le tolé qu'un tel titre aurait provoqué alors !
 
On doit aussi à Balasko l'idée des doubitchous de Sofia de M. Preskovich. Ces sortes de truffes en chocolat existent réellement, ils sont la spécialité d’Osjek en Croatie, ville natale d’Ivan Balaskovic, le père de l’actrice. 
Elle raconte s'être inspirée du look de Simone Veil pour son personnage de Marie-Ange-Musquin. Il y a effectivement une vraie ressemblance avec la femme politique.

Père-noël est une ordure Balasko Simone Veil

J'aime beaucoup la scène où Mme Musquin joue à Simon pour s'occuper dans l'ascenceur, j'en ai d'ailleurs parlé dans l'article que j'ai consacré à ce jeu (cliquer sur l'image pour lire l'article et voir l'extrait vidéo).
     Père-noël est une ordure Mme Musquin Simon  
Le personnage de Pierre Mortez a été inspiré par le père de Marie-Anne Chazel, pasteur et bénévole à SOS Amitié.
   
Le rôle de Katia avait été écrit au départ pour Gérard Jugnot mais celui-ci ne voulant pas se raser la moustache, c'est Christian Clavier qui s'y est collé.

Ci-dessous Christian Clavier sans son déguisement et sans maquillage discute avec Thierry Lhermitte sur le plateau :

Père-noël est une ordure Première 04
Thierry Lhermitte a inventé le personnage de Josette en s'inspirant d'une SDF qui vivait dans son quartier et qui amassait des bouteilles vides dans un caddie pour les revendre à un marchand de vin. L'idée de la cagoule a été apportée par Josiane Balasko lorsqu'elle a incarné le personnage au théâtre pendant un mois. Marie-Anne Chazel a eu l'idée du fameux chuintement, elle avait fait faire par son dentiste un appareil spécial qui lui a permis de rentrer tout de suite dans son rôle grâce à ce défaut de prononciation et à cet air nunuche que ça lui donne. 

On voit ici Marie-Anne Chazel en train d'essayer le dentier :

Zézette dentier Père-noël

  Zézette en mode détente :

Père-noël est une ordure Première 11
Lors d’une scène tournée au zoo de Vincennes, les passants qui croyaient avoir affaire à une authentique SDF, donnaient des pièces à l'actrice !

Ci-dessous Zézette et son caddie pendant les repèrages face au directeur de la photo :

Père-noël est une ordure Première 01
Pour le tournage des premières scènes du film en décembre 1981 sur les grands boulevards parisiens, Gérard Jugnot avait la consigne de rester cacher dans une camionnette et de ne sortir que quelques instants déguisé en père-noël devant les Galeries Lafayette pour les prises. Les vigiles ayant repéré son manège, il finit dans un car de police et écopa d’une contravention pour "port illégal de la tenue de Père Noël".

Père-noël est une ordure Galeries Lafayette

Pour obtenir les différentes autorisations, l'équipe de tournage avait précisé que le film s'appelait "Les Bronzés fêtent Noël", l'argument paraissait plausible car "Les bronzés font du ski" était sorti à peine deux ans auparavant.
C'est Pierre Lenoir, ingénieur du son sur le film, qui a gardé le "clap" avec ce titre factice.

Gérard Jugnot, un père-noël à la dégaine plutôt inquiètante !

Père-noël est une ordure Première 12
Le reste du film a été tourné dans les studios d'Epinay-sur-Seine. Un immeuble a été reconstruit pour l'occasion, avec un ascenseur pouvant monter trois étages. Voici Jean-Marie Poiré devant la cage d'ascenseur pendant le tournage.

Père-noël est une ordure Première 02
Père-noël est une ordure tournage
Christian Clavier tient la "Lili", la mire qui sert de repère commun au directeur de la photo et au laboratoire :

Père-noël est une ordure Première 03
Rigolades entre deux prises pour Anémone, Thierry Lhermitte et Jean-Marie Poiré !

Père-noël est une ordure Première 05
Autre petite anecdote marrante : lors du slow entre Pierre et Katia, on entend la chanson de Guy Marchand, "Destinée", qui avait été composée par Vladimir Cosma avec Guy Marchand pour "Les Sous-doués en vacances", sorti 5 mois auparavant. Mais ce n'était pas celle prévue à l'origine, la scène a été tournée avec "Vous les femmes" de Julio Iglesias mais pour des problèmes de droit, les autorisations n'ont pas été données. Cosma, qui a composé la B.O du film, a donc été chargé de trouver une chanson avec un rythme similaire. Les dialogues ont dû être réenregistrés par la suite. On entend Katia demander "Vous aimez ce genre de musique ?" alors qu'en réalité Clavier dit "Vous aimez Julio Iglesias ?". Lhermitte répond "C'est un grand chanteur" et on entend "C'est très joliment chanté".

Père-noël est une ordure Pierre et Katia slow

Ce qui est rigolo, c'est que Julio Iglesias est tout de même présent dans le film. Zézette porte en effet pendant tout le film un badge "J'aime Julio" comme on peut le voir ci-dessous :

Père-noël est une ordure Zézette Julio
Il y a également plusieurs photos et posters du chanteur dans la caravane du couple :

Père-noël est une ordure Zézette et Felix caravane

Cela fait partie des petits détails qu'on peut apprécier désormais grâce à la version Blu-Ray du film. On peut mieux voir également tous les petits mots que Pierre a disséminé dans les locaux de Détresse-amitié pour rappeler les règles d'hygiène et de savoir vivre. Il y en a partout, sur les meubles, les accessoires, les portes ! Il invite par exemple ses collègues à nettoyer le combiné du téléphone : "un coup d'éponge sur le combiné, c'est vite fait et ça fait plaisir".

Père-noël est une ordure Musquin petits mots
Ci-dessous Pierre à son bureau : à gauche dans le film et à droite pendant le tournage avec une irresistible envie de rire, marrant le parallèle.
On remarquera qu'il n'avait pas encore rajouté "surtout en cas de grippe" au stylo rouge sur le petit écriteau comme on peut le voir sur l'image précédente.

Père-noël est une ordure Pierre combiné
Apparemment la fameuse réplique de Jacques François "mais... c'est de la merde" n'était pas écrite, elle a été improvisée par l'acteur.

Ci-dessous Anémone et Christian Clavier se reposent entre deux prises :

Père-noël est une ordure Première 09 

Les tableaux offerts par Pierre à Thérèse avec les superbes cochons en slip kangourou ne sont pas les mêmes dans la pièce de théâtre et dans le film, mais ils ont été réalisés par le même artiste : Bernard de Desnoyers (mais signé du pseudonyme "Henry"), un peintre de Marine qui vit au Havre.

Père-noël est une ordure tableau cochon 2 

Sur le tableau de la pièce, on pourra observer que les nuages et les fleurs sont en forme de sexe masculin, du plus bel effet !

Père-noël est une ordure tableau cochon
Bernard de Desnoyers a conservé l'oeuvre du film mais celle de la pièce a été achetée par l'acteur Jean-Claude Dreyfus (le Monsieur Marie de la pub, entre autre) qui a depuis de nombreuses années une passion pour les cochons.

Père-noël est une ordure tableau cochon Dreyfus 

Père-noël est une ordure Mixed nutsEn 1994, "Le père Noël est une ordure" a fait l'objet d'un remake américain réalisé par Nora Ephron sous le titre "Mixed Nuts" (sorti en France sous le titre "Joyeux noël") avec Steve Martin, Liev Schreiber, Adam Sandler et Juliette Lewis entre autre. Je ne l'ai pas vu mais je ne pense pas que cela soit une grande réussite, j'imagine qu'ils ont dû beaucoup l'aseptiser pour correspondre au public américain.
 
Pour finir voici deux cadeaux-bonus. Tout d'abord la méthode pour faire soi-même le fameux gilet de Thérèse par "Mimi tricot", son modèle est très fidèle à l'original, ça donnerait presque envie de se mettre au tricot ça !

A gauche une photo de Thierry Lhermitte pendant le tournage, à droite le pull par "Mimi tricot" (cliquer sur l'image pour voir les explications)

Père-noël est une ordure pull Thérèse Pierre
 
Et ici sur vimeo un reportage de 52 mn sur les coulisses du film : "Il était une fois le père-noël est une ordure" :

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Les Copains d'abord - dans Ciné
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 19:01
DrinkyDrinky était une poudre à diluer dans du lait produite par Nestlé en 1984. Il y avait la version menthe et la version fraise.

Il fallait verser deux cuillères de poudre dans un grand verre de lait et c'était prêt à déguster, cela donnait une sorte de milkshake.
On pouvait aussi mélanger la poudre à du yaourt ou l'intégrer à des pâtes à gâteaux.

Je n'ai jamais goûté même si je connaissais le produit à l'époque. A vrai dire cela ne m'a jamais tenté, le goût du chimique mélangé à du lait devait être vraiment spécial...

Drinky était vendu en boite cartonnée de 400g. Il n'a duré que peu de temps, bien moins longtemps que le Tang, la fameuse boisson aux fruits à diluer dans de l'eau, auquel j'ai consacré un article complet ICI.

Dans le numéro 778 de Pif, en février 1984, un sachet à la fraise et une paille à l'effigie de Pif étaient offerts. Sur la couverture du magazine on voit Billy, le jeune chanteur, en train de déguster "La boisson des branchés".

Drinky dans Pif
 Voici une belle publicité magazine de 1984 :    

Pub drinky 1984

Et un spot télé de 1984, toujours sur le thème sportif de l'aérobic, l'émission "Gym Tonic" connaissait un gros succès sur le petit écran à la même époque :
 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 20:11

Lenorman la belle et la bête en 1975Quel rapport peut-il bien y avoir entre le compositeur, le chanteur et le conte pour enfant ? Pas facile de savoir quand on ne connait pas bien le répertoire de Gérard Lenorman !

C'est en faisant une recherche sur le film de Disney, et en voulant connaître les origines de ce fameux conte que je suis tombée par hasard sur une chanson dont je n'avais jamais entendue parler auparavant.


"La belle et la bête" est un titre écrit par Maurice Vidalin et composé par Jean-Michel Jarre pour Gérard Lenorman en 1975.
Là où cela devient insolite, c'est que Jarre a réutilisé le thème de ce morceau dans son "Deuxième rendez-vous" issu de l'album "Rendez-vous" sorti en 1986. On le reconnait parfaitement bien dès l'intro, c'est étonnant. Jamais je n'aurais cru qu'il l'avait composé pour un autre artiste au départ !

La chanson est très belle et l'interprétation vraiment magnifique, on sent que le chanteur met toute son âme à exprimer la tristesse et la souffrance de la bête. On sent l'émotion palpable. Moi qui ne suis pas très fan de Lenorman en général, j'avoue que sur ce coup-là, je suis sous le charme. Il faut dire aussi que j'adore les vieux morceaux de Jarre, ça aide beaucoup !

Le voici donc interprètant la chanson dans "Numéro 1", la célèbre émission de Maritie et Gilbert Carpentier en 1975 (l'intégration a été désactivée, il faut cliquer sur le lien pour voir la vidéo) :  


 
    
Jean-Michel Jarre a également recyclé une autre musique composée pour Gérard Lenorman en 1977 (parmi 4 en tout). Il s'agit de "La mort du cygne" qui est devenu le "Troisième rendez-vous".
JMJ manquait-il d'inspiration pour son disque à l'époque pour ainsi reprendre de vieux thèmes ? 
En tout cas, j'adore ces petites trouvailles au hasard du net, c'est réjouissant !

"La mort du cygne" 1977 :
     

 

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Les Copains d'abord - dans Musique
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 19:32
Chewing-gum MayMon ami Christophe m'a envoyé un magnifique cadeau dernièrement : un chewing-gum qui se trouvait à l'époque dans le ventre d'un Casimir surprise accompagné d'une mini-figurine de l'île aux enfants.
 
C'est extrêmement rare bien entendu. On peut acheter assez facilement ces Casimir qui s'ouvrent en deux et les mini-figurines sur des vide-greniers mais le chewing-gum c'est une trouvaille inespérée. J'étais aux anges quand je l'ai eu en main !

LChewing-gum May Casimir2es petites boites en forme de Casimir, qui datent du tout début des années 80, mesuraient 8 centimètres de haut. Il y a eu 8 papiers d'emballage différents pour les chewing-gums et 8 mini-figurines jaunes en plastique d'environ 2 cm pour aller avec : Casimir, Hippolyte, Léonard, Antivol, La Noiraude, Barnabé, Antoine le jardinier et Gribouille.

Sur le blog "La malle magique de Casimir" de mon amie Mag, une grande collectionneuse de tout ce qui touche à "L'île aux enfants", vous pourrez voir toutes ces figurines, c'est ICI.



Ci-dessous Hippolyte, Antivol, Gribouille et Casimir :

CASIMIR MAY 3
 
Voici le chewing-gum, on peut voir Casimir sur une face et Toba sur l'autre.

Chewing-gum May Casimir Hyppolite
Chewing-gum May tatouageQuand on ouvre la papillote, on trouve un chewing-gum blanc entouré d'un tatouage à faire sur la peau comme ceux que l'on trouvait dans les chewing-gums Malabar à la même époque : il fallait humidifier légèrement la peau, poser le tatouage, appuyer quelques secondes puis décoller le papier et on se retrouvait avec un faux tatouage en deux couleurs.
Ici c'est Antoine le jardinier.

Je me demande bien si le chewing-gum a encore du goût si longtemps aprés... mais je ne me lancerai pas dans l'expérimentation !

Ci-dessous des photos où on peut voir notamment une mini-figurine d'Antivol et un emballage avec la Noireaude :

Casimir May 2
On pouvait acheter ces Casimir-surprises dans les boulangeries, ils étaient disposés dans un présentoir cartonné contenant 25 figurines. Je n'en ai jamais vu quand j'étais enfant sinon j'en aurais réclamé un à ma maman, c'est sûr !

May Casimir chewing-gum

Voici la magnifique silhouette en carton qui servait de présentoir. Merci beaucoup à Fasig pour l'image.

Chewing-gum May Casimir
L'entreprise May implantée à Bonneuil-sur-marne (94) avait compris depuis longtemps déjà que pour attirer les enfants, il n'y avait rien de mieux que les boites surprises, les petits jouets et les tatouages.

Il y a eu ainsi sur le même principe Nono le petit robot ("Ulysse 31"), Métro ("Il était une fois l'espace") ou Patanok ("Le village dans les nuages").
Merci au merveilleux site OSIBO-NEWS pour la photo de Métro.

Nono Métro Patanok MAY
Dans les années 80, la confiserie May a aussi proposé des figurines en forme de Schtroumpf accompagnées de plusieurs séries de tatouages (1981 et 1984).

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 19:32

Chapeau cache-PQ 01Qui n'a pas connu ces fameux petits chapeaux tricotés au crochet qui permettaient de couvrir des rouleaux de papier de toilette pour les rendre plus discrets ?

La plupart du temps on les trouvaient sur la plage arrière des voitures de nos grands-parents à côté du chien qui dodeline de la tête ou dans les toilettes.

ChapeauC'est vraiment très kitsch et cela me rappelle des souvenirs d'enfance donc j'adore évidemment !

Ci-dessus et ci-contre on peut voir les deux qui se trouvent encore dans les résidences de vacances d'une grand-mère et d'une grand-tante à moi.

Ce qui me surprend, c'est que ces petits chapeaux sont redevenus à la mode et on ne compte plus les blogs de tricoteuses qui présentent les leurs. Il y a de tout, du plus sobre au plus chargé ! Toutes les fantaisies sont permises : avec des noeuds, des boucles, des rubans, des pompons, des perles etc...

En voici quelques spécimen trouvés au hasard du net :

Chapeaux cache-papier toilette PQ

 On en trouve même avec des formes beaucoup plus originales : champignon, bonbon ou cochon ! 

Chapeaux cache-papier toilette PQ2
Mention très spéciale pour cette jolie maisonnette et la boite aux lettres anglaise :

Chapeaux cache-papier toilette PQ3


Pour celles qui voudraient se lancer, voici une explication pour faire un chapeau au crochet :

Prenez un rouleau de papier WC pour en prendre les mesures.

Monter une chaînette de 6 mailles au crochet, les fermer en rond. Augmenter le double au deuxième tour (donc 12 mailles) puis continuer les augmentations pour couvrir tout le diamètre du rouleau. Ensuite faire les mailles tout droit pour la hauteur. Terminer en faisant des augmentations pour le rebord du chapeau.
Passer une cordelette ou un ruban autour pour décorer.



La maisonnette et les autres ouvrages originaux ont été pris sur le blog d'Isabelle Kessedjian : http://isabellekessedjian.blogspot.fr/

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 22:18
Hanna Barbera Pelliucule
C'est avec plaisir que je partage aujourd'hui avec vous un reportage découvert dans un magazine "Télé junior" de 1977 que j'ai acheté chez un bouquiniste cet été.
 
Cette magnifique double page m'a tout de suite interpellée, j'avais en effet déjà écrit un gros dossier sur les dessins animés Hanna Barbera il y a quelques semaines et je n'avais pas trouvé d'images assez interessantes pour pouvoir aborder cet aspect du sujet.

Hanna Barbera Tele Junior 1977
 
La partie gauche de la double page du Télé Junior est consacrée à l'histoire des studios Hanna Barbera. J'en ai parlé en détail dans mon article à consulter ICI. Et sur la page de droite, on peut découvrir les secrets de fabrication des dessins animés.
 
Voici donc les différentes étapes décrites par Télé-Junior. C'est très interessant de savoir comment ils sont conçus, je ne pensais pas que cela avait lieu dans cet ordre-là. 
 
1) Le scénario
Un dessin animé est imaginé par un écrivain comme une histoire. Celle-ci est ensuite traduite en scénario sous forme de bande-dessinée qui sert de guide.

Hanna Barbera Photo 1
 
2) Les voix
On enregistre les voix des acteurs interprétant les personnages. Ensuite on mesure le temps des longueurs de la pellicule-son qui doivent correspondre aux gestes et aux mouvements de la pellicule-image.

Hanna Barbera Photo 2
 
3) Les dessinateurs
Ils dessinent au crayon sur des brouillons les personnages et les décors des scènes d'après le scénario-guide.

Hanna Barbera Photo 3
 
4) Les essais d'animation
En suivant le scénario et les voix enregistrées, les animateurs font bouger les dessins selon les attitudes et la personnalité des héros.

Hanna Barbera Photo 4

 
5) L'encrage
Le dessin définitif est tracé à l'encre sur celluloïdes (ou cellulos, feuilles transparentes d'acétate de cellulose) par des spécialistes d'après le travail des animateurs.

Hanna Barbera Photo 5
 
6) Le gouachage
Il consiste à colorier personnages et décors avec des couleurs pré-choisies (environ 350 couleurs chez Hanna Barbera) sur l'envers des cellulos encrés.

Hanna Barbera Photo 6
 
7) Le tournage
On tourne les scènes image par image selon le tableau d'exposition établi par le chef d'animation. Le ou les cellulos sont placés sur le décor (dessin de fond) puis photographiés par une machine. Une scène de quelques secondes prend des heures au cameraman.

 Hanna Barbera Photo 7  
8) Le montage  
Il consiste à faire correspondre le dialogue et l'image en choisissant la musique et les effets sonores.

Hanna Barbera Photo 8

J'ai fait quelques recherches pour complèter ce sujet.

Les nombreux  bâtiments qui accueillaient les studios et les bureaux ont été construits en 1963 sur deux hectares de terrains, ils étaient situés au 3400 Cahuenga Boulevard, à Hollywood, Los Angelès.
Ils ont été fermés en 1998, date à laquelle Time Warner a racheté et déplacé l'entreprise. Il y a aujourd'hui des commerces à la place de ces bâtiments historiques.
A l'époque du reportage de Télé Junior, 800 personnes y travaillaient.
 
Ci-dessous les bâtiments à Los Angeles :

Studio Hanna Barbera-copie-1
 
Les bâtiments en photo et en dessin avec quelques personnages ermblèmatiques : 

Hanna Barbera Studio dessin

Voici des photos prises dans les studios dans les années 60 où on peut voir les animateurs en plein travail :


Hanna Barbera studio 2

 
Ici les monteurs images et sons :

Hanna Barbera studio 5
   
Les studios en 1981 :

Hanna Barbera 81

Et pour finir quelques dessins préparatoires, des crayonnés et des cellulos :

DEssin Yoggy Hanna Barbera 1Hanna Barbera cel 1
On peut voir ci-dessous que 3 cellulos ont été posés sur le décor de fond, un pour chaque personnage :

Hanna Barbera cel 4

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Les Copains d'abord - dans Télé
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 01:04
Maison ouverture
Ah quel grand souvenir ces épisodes de "Papa Poule" ! Dès que j'entendais les premières notes de la chanson du début, je me calais devant mon petit écran jusqu'au générique de fin sans en perdre une miette.


La série raconte les aventures familiales de Bernard Chalette, illustrateur et auteur de BD, et de ses quatre enfants issus de deux mariages et dont il a la charge, les mères se consacrant à leur carrière, l'une travaillant dans la mode, l'autre étant orthodontiste.
Papa poule est souvent débordé, il essaye de gérer au mieux sa petite tribu pour le moins remuante et de conjuguer son travail, sa vie sentimentale et les surprises du quotidien.

Les douze épisodes de 55 minutes, répartis en deux saisons, ont été diffusés sur Antenne 2 les vendredis soirs à 20h35 pendant six semaines d'affilée en 1980 puis 1982.
La série a été réalisée par Roger Kahane. Son complice Daniel Goldenberg en a écrit le scénario, l'adaptation et les dialogues, d'après l'oeuvre de l'écrivain Patrick Cauvin.

Papa poule (Bernard Chalette) était interprété par Sady Rebbot
Le papa idéal, disponible, compréhensif et tendre.

Papa Poule Sadie
   
Après avoir été licencié de son précédent emploi et pour plus de commodité par rapport aux enfants, Bernard décide de travailler en free-lance et installe son petit atelier de dessin au rez-de-chaussée de la maison, à côté de la salle à manger.

Papa Poule BD

Sady Rebbot est malheureusement décédé en 1994, à l'âge de 59 ans des suites de la maladie de Waldenström. Il a travaillé pour le cinéma et surtout pour la télévision. Il a eu aussi une grande carrière dans le monde du doublage en prêtant sa belle voix grave à de très nombreux acteurs (notamment le Capitaine Kirk dans les films "Star Trek" de 1979 à 1991 ou Ricardo Tubbs dans la série "Deux flics à Miami) ainsi qu'à des dessins animés (il a fait quelques voix dans "Capitaine Flam", "L'Empire des cinq", "Les Mystérieuses Cités d'Or" etc…).
Ci-dessous un article de Télé 7 jours d'octobre 1982 où on le voit avec ses vrais enfants, des jumeaux qu'il a eus avec sa seconde épouse. Il avait déjà eu un fils d'un précédent mariage.

Télé 7 Jours en 1982

Julienne, la grande soeur : Corinne Hugnin.

Julienne

Paul, le seul garçon de la fratrie :  Geoffroy Ville
Il n'a pas la langue dans sa poche. Sa phrase fétiche quand il sort une bétise : "OK j'remballe".

Paul
     
Les deux benjamines : Claire (Raphaëlle Schacher) et Eva (Suzanne Legrand pour la saison 1 puis Amandine Rajau pour la saison 2, ici il s'agit de Suzanne Legrand).

Eva et Claire

Jenny, la première femme de Papa poule, maman de Julienne et Paul : Eva Renzi.
      Mère 1
Charlotte, la deuxième femme de Papa poule, maman de Claire et Eva : Juliette Mills
Je me souviens de cette actrice dans "Les jeux de 20h" ou "L'académie des 9".

Mère 2

La grand-mère, maman de Papa poule : Madeleine Barbulée.
Elle me fait penser à ma grand-mère maternelle avec sa gentillesse, ses robes et ses bijoux.

Grand-mère

Charles Chabard, le copain de Papa poule : Jean-Pierre Rambal.   
Un papa divorcé aussi, il a deux enfants que l'on aperçoit ci-dessous. On connait Jean-Pierre Rambal également pour son rôle de Professeur Plume-Coussin aux côtés de Brok et Chnok.
 
Charles
 
Voici les deux familles réunies pour les vacances.
 19766

Ceux qui ont aimé la série comme moi ont sans doute été marqués par les mêmes choses :

- l'image de fin de chaque épisode qui se transformait en dessin au moment du générique comme on peut le voir sur la photo d'ouverture de ce dossier avec la maison.
 
- L'Estafette Renault de la famille. Qu'est-ce qu'elle était jolie avec ces couleurs bariolées ! Mon grand-père en avait une aussi à la même époque qu'il utilisait pour son travail (il était menuisier) mais sans fenêtre sur les côtés et en beige uni. Du coup cela me fait toujours drôle quand je revois cette camionnette dans la série.

Estafette Renault

- Le grand danois noir et blanc que l'on voit très souvent dans la rue devant la maison des Chalette. Son maître avait bien du mal à calmer ses ardeurs et passait son temps à galoper derrière lui ! C'était le fil rouge de la série.  Il s'appellait Zest ou Jess, j'ai du mal à savoir exactement, même en revoyant les épisodes.


Jess
   
- La grande et belle maison des Chalette, avec ses nombreuses pièces sur trois étages, cela me donnait envie d'avoir la même à l'époque pour jouer à cache-cache !

Maison

Il est dit dans la série qu'elle se trouve rue des Amandiers, à Montreuil (à l'est de Paris). Après pas mal de recherches sur le net et grâce à Google Maps, j'ai fini par découvrir qu'elle était bien située à Montreuil, mais au 84 rue Carnot. Elle a malheureusement été détruite. A la place, on y trouve aujourd'hui le square "Papa poule", en hommage à la série.

Voici des images comparatives de la rue à l'époque et aujourd'hui, je suis vraiment très heureuse d'avoir retrouvé ce lieu de tournage.
On reconnait bien le mur du bâtiment qui se situait en face de la maison :


  Avant/Après Rue maison
Voilà le fameux square en lieu et place de la maison des Chalette :

Rue maison 2
      
Deux autres paralèlles entre images de la série et images de Google maps, on reconnait bien certains bâtiments. Ce qui a le plus changé finalement, ce sont les voitures, plus de R14, de DS ou de Diane !
Rue maison 3
Rue maison 4
DisqueLe générique de la série a été composé par Didier Vasseur, il est interprété par Sady Rebbot et Raphaëlle Schacher (la petite actrice qui tenait le rôle de Claire).
 
La chanson entière dure étonamment plus de 9mn, on pouvait la trouver en 45 tours à l'époque.

La voici en écoute :


Ci-dessous la couverture d'un magazine Télé 7 jours de septembre 1982 avec une photo de la famille  Chalette à l'occasion de la diffusion de la deuxième saison. On peut voir Amandine Rajau, la seconde actrice qui interprète le rôle d'Eva.
La série a rencontré un énorme succès à chacune de ses diffusions.

Télé 7 Jours en 1982 à l'occasion de la saison 2, avec l
Et ici deux programmes télé, un de la première série, en 1980 et le dernier épisode en 1982 dans lequel Bernard trouve une nouvelle fiancée :

Programme télé

Le thème de "Papa poule" était novateur pour l'époque, le sujet n'ayant jamais été abordé auparavant dans une série française. Les mentalités évoluant et les divorces étant de plus en plus fréquents, le rôle des pères dans les familles a beaucoup changé dans les années 70. Ils sont passés de l'image de pères plutôt sévères, autoritaires et peu présents, à celle de pères plus cools, sachant gérer leurs enfants et faire face aux tâches quotidiennes. La série montrait avec tendresse les rapports entre parents et enfants, les problèmes d’adolescence, d'argent, de travail etc...

Leurs petites aventures faisaient partie de notre propre quotidien, on pouvait facilement s'identifier à eux (d'autant que j'avais moi-même 10-11 ans).

Ecole

Les enfants jouaient bien la comédie, leurs rigolades et leurs chamailleries en tout genre paraissaient sincères, à tel point qu'on avait parfois l'impression qu'il s'agissait d'une véritable famille et pas d'acteurs en train de jouer la comédie.
  cène chahut
Ce que j'aime dans cette série, c'est qu'elle est pleine de tendresse, elle très attendrissante et très positive, un vrai remède à la morosité. De plus elle permet de revoir les voitures de l'époque, les magasins, les objets du quotidien, un grand bon en arrière dans le passé.

Pour terminer, avant le traditionnel générique vidéo, voici une réplique du premier épisode qui m'a faite sourire.
Claire et Eva s'inquiètent car leurs parents vont divorcer comme ceux de Julienne et Paul auparavant. Julienne les rassure :
- Claire : "Tu crois qu'on va divorcer comme vous ?"
- Julienne "Soyez pas tristes, c'est vachement bien quand on divorce parce que vous avez deux maisons, deux noëls, deux anniversaires, deux vacances, deux tout quoi !"

Voici donc le générique de la série :



Merci au blog [non officiel] dédié à Sady Rebbot pour les documents Télé 7 jours : 
http://sady-rebbot.overblog.com/

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Les Copains d'abord - dans Télé
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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 00:00

Kiki-champagne.jpgEh oui déjà deux ans que mon blog sur les souvenirs 70-80's existe. Et il compte 100 000 visites au total depuis l'ouverture, le hasard a voulu que cela tombe exactement le jour anniversaire des deux ans.

J'ai encore des tonnes d'idées d'articles à venir, j'espère trouver le temps pour pouvoir écrire tous ces sujets qui me tiennent à coeur.

Merci à tous ceux qui me lisent régulièrement, c'est toujours avec énormément de plaisir que je partage mes souvenirs d'enfance et d'adolescence avec d'autres nostalgiques. Et c'est un réel bonheur que d'échanger avec des personnes qui ont connu les mêmes jouets ou qui se souviennent des mêmes pub et vieilles séries télé.

 

Voici une petite présentation que je me suis amusée à faire pour fêter ce double événement : 

 

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Les Copains d'abord
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 22:37

Affiche"Sans peur et sans reproche" ou la vie du chevalier Bayard revue et corrigée à la sauce humoristique par Gerard Jugnot !

 
Voilà un film que j'aime beaucoup et qui me fait vraiment rire mais qui n'est pas très connu. En tout cas quand j'en parle autour de moi, peu de gens l'ont vu.

Ce n'est certes pas un grand chef d'oeuvre, l'humour ne vole pas bien haut mais si on considère que le cinéma reste du divertissement alors ce film remplit parfaitement sa mission avec sa formidable brochette d'acteurs. Tour à tour film historique, film de cape et d'épée, film romantique ou comédie décalée, on ne s'y ennuie pas une minute.
 
 
L'histoire :
 
En 1494, sous les yeux du roi de France Charles VIII et de la duchesse Blanche de Savoie, le capitaine Bellabre est ridiculisé au cours d'un tournoi par un jeune inconnu, Pierre Terrail.  Pour se venger de lui et pour le détourner de son amour impossible pour la belle Duchesse de Savoie, Bellabre décide de le prendre sous sa coupe et de lui faire connaître les dures réalités de la guerre pendant la campagne d'Italie. Mais il va être progressivement supplanté par les prouesses de son protégé qui va devenir le fameux chevalier Bayard. Il décide alors de se dévouer entièrement à la gloire du futur "chevalier sans peur et sans reproche".

 
Les acteurs :
 
Le chevalier Bellabre : Gérard Jugnot
Bellabre est un des capitaines de l'armée du roi. Il est teigneux, calculateur et paillard. Il a perdu une main lors d'un tournoi et porte un crochet à la place.
Il semblerait que ce personnage, qui n'a jamais existé historiquement parlant, soit un clin d’œil à la série télévisée "Bayard", réalisée par Claude Pierson en 1964, où Victor Lanoux incarnait un écuyer nommé Bellabre. Les rôles étant inversés dans ce film puisque c'est Bayard l'ecuyer et Bellabre le chevalier.

Gérard Jugnot 3
 
Pierre Terrail de Bayard : Rémi Martin
Si on s'en tient à l'histoire avec un grand "H", le chevalier Bayard est né en 1476, ce qui lui fait 18 ans dans le film. Il n'était pas ecuyer mais au contraire issu d'une famille de la noblesse.
Jeune-homme fougueux et déterminé, il est fou-amoureux de la Duchesse Blanche. Il défend les vraies valeurs de la chevalerie, tous les viols, pillages et tortures dûs à la guerre l'écoeurent.
Je n'aime pas trop le jeu de cet acteur, je trouve qu'il en fait trop dans ses tirades, c'est peut-être voulu, je ne sais pas mais en tout cas ce surjeu le dessert un peu. Il n'a pas eu une grande carrière en dehors de ce rôle-là.

Rémi Martin 4
 
Blanche de Savoie : Ann-Gisel Glass
En fait il s'agissait de Blanche de Montferrat, à l'époque duchesse douairière de Savoie. Il n'a jamais été vérifié qu'elle ait eu une quelconque relation amoureuse avec Bayard.
Douce et reservé, Blanche est amoureuse de Pierre mais n'ose se l'avouer. 
Ann-Gisel Glass a joué dans pas mal de films et téléfilms mais n'est pas très connue en tant qu'actrice.

Ann-Gisel Glass 4
 
Jacques de Mailles : Gérard Darmon
L'écrivain a vraiment existé. Il est l'auteur de l'ouvrage "La très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart" qui relate la vie de l'illustre chevalier français (il y a bien un "t" au lieu d'un "d" dans le titre de l'ouvrage).
Dans le film, il joue un écrivain-poète homosexuel, une sorte de ménestrel version "cage aux folles", je le trouve génial dans ce rôle qu'il fait à la perfection !
 
Gérard Darmon 3
Le roi de France Charles VIII : Patrick Timsit
C'est le cousin de Blanche de Savoie. Il est vraiment mort bêtement comme dans le film au château d'Amboise en 1498 après avoir violemment heurté du front un linteau de pierre de la galerie Hacquelebac, un lieu où tous les courtisans faisaient leurs besoins naturels ! 
Ce rôle n'était que le deuxième au cinéma pour l'humoriste. Dans le film, il joue un roi bon vivant aimant le sexe faible. Il dit constamment "certes, certes". Cela fait des années que je le dis aussi mais personne ne saisit que c'est une référence à ce film !
 
Patrick Timsit
Le roi de France Louis XII : Martin Lamotte
Il succèda à son cousin Charles VIII à la mort de celui-ci le 7 avril 1498. 
Martin Lamotte joue un roi souffreteux et toussant sans arrêt. Apparemment le vrai monarque était plutôt chétif et souffrait d'une grave maladie.
 
Martin Lamotte 2
Alfonso de Sottomayor : Roland Giraud
Un marquis connétable au service du roi d'Espagne Ferdinand le catholique. J'ignore s'il a vraiment existé, je n'en ai pas trouvé trace.
Roland Giraud est excellent dans ce rôle de noble espagnol tortionnaire cruel et cultivé qui use d'un humour sadique !
 
Roland Giraud
Mignard de Parthode : Ticky Holgado
Le suivant de Bellabre, inventeur et médecin. Son grand plaisir est de pratiquer des saignées sur son maître pour le libérer de ses mauvaises humeurs.
Ticky Holgado n'ayant qu'un petit rôle avec Mignard, et n'aimant pas rester inactif, en joue plusieurs autres, notamment un marmiton bossu dans la scène de la chasse aux rats dans les cuisines.
 
Ticky Holgado 2
Jeanne : Victoria Abril
La Dame tombe amoureuse de Bellabre à force de se faire violer par lui !
A deux reprises dans le film, on voit les seins de Victoria Abril.
 
Victoria Abril
Frère Grégoire : Bruno Carette
Son rôle est très court mais il y est excellent.
 
Bruno Carette 2
Verdiglione: Michel Blanc
Un chirurgien italien dont l'accent est à couper au couteau. Michel blanc est méconnaissable avec son teint halé et ses longs cheveux noirs.

Michel Blanc 2 
Il y a également Josiane Balasko qui joue une servante leste de la main. Anémone qui est Rose (une gente Dame qui veut bien se faire violer mais ne veut pas qu'on emporte ses bijoux !), Gérard Klein qui est le Chevalier De Fougas, Romain Bouteille qui est François de Paule (confesseur de Charles VIII) et Jean-Louis Foulquier qui est Louis d'Ars (connétable de Charles VIII).

Acteurs 2

Tournage :
 
Sans peur et sans reproche 07Ce film est le troisième de Gérard Jugnot en tant que réalisateur après "Pinot simple flic (1984) et "Scout toujours" (1985).  Il l'a coécrit avec Christian Biegalski et Jean-Bernard Pouy.
Jugnot raconte dans le magazine "Première" d'août 1988 : Il y a longtemps que je voulais faire un film de cape et d'épée, c'est notre western à nous. Et j'ai trouvé que ce serait plus drôle de l'enraciner dans la vérité historique, qui est toujours plus riche que ce qu'on peut inventer. Mais ce ne sera pas un nouveau "Charlots mousquetaires", j'ai horreur de l'opérette".

C'est une belle performance d'être à la fois devant et derrière la caméra. Peu d'acteurs se sont lancés dans ce genre de défi, il faut être partout à la fois et ne rien laisser au hasard. Il dit à ce propos "J'ai le rôle d'un teigneux. Ça me permet de me vider de la nervosité naturelle que j'ai sur un tournage".

Le film a été tourné au Portugal, les prix y étant apparemment bien plus avantageux pour les équipes françaises.  Le budget total était de 32 millions de francs.

Les galeries du monastère de Santa Maria d'Alcobaça, au nord de Lisbonne, ressemblent beaucoup à celle du château d'Amboise construit par Charles VIII à la fin du XVème siècle.
C'est là qu'ont été tournées les scènes de la mort du roi Charles VIII et de l'opération du pauvre malheureux par Michel Blanc (voir plus bas).

A gauche
Santa Maria d'Alcobaça, à droite la scène du film censée se passer au château d'Amboise :

Abbaye Alcobaça 1
 
C'est également dans les gigantesques cuisines de cette abbaye cistercienne qu'a été tourné la scène de la chasse aux rats. Ci-dessous Gérard Jugnot pendant le tournage avec Ann-Gisel Glass à gauche en train de réajuster sa robe et sa dame de compagnie debout sur la table :

Sans peur et sans reproche 02

Le magnifique château que l'on voit au début du film avec le combat de joute est celui d'Obidos, une ville à l'ouest du Portugal. Le monument ainsi que ses remparts sont parfaitement bien conservés depuis 1527, ce qui en fait un lieu très prisé des tournages moyenâgeux.

Ci-dessous le dessin et la première image du film puis deux photos actuelles du château d'Obidos  :

Obidos

Jean-Louis Povéda, le chef décorateur, a fait un remarquable travail sur les différents lieux de tournage pour coller au maximum au contexte historique : 28 décors au total !
Quant à Gérard de Battista, le directeur de la photographie, il a également fait de très beaux éclairages qui mettent en valeur les lieux et les acteurs.


Ann Giel, Rémi et Gérard

Les costumes et maquillages sont aussi très riches et très travaillés, les acteurs ont les dents noircies, portent de magnifiques tenues d'apparat ou de combat (700 pour le film !) et bien sûr pour la plupart des perruques (mention spéciale à la magnifique coupe au bol de Jugnot !).
Les armures étaient en partie en latex pour que les acteurs soient un peu plus libres de leurs mouvements et ne se fassent pas mal en tombant.
 
Le maquillage avec les fausses blessures et le faux sang a beaucoup amusé les acteurs, à l'image de Michel Blanc qui tripote les boyaux sanguinolents du pauvre malheureux sur sa table d'opération... toujours avec beaucoup de dérision, ce qui atténue la barbarie de la scène.

Sans peur et sans reproche 03  

Ci-dessous : entre deux prises, Gérard Jugnot et Rémi Martin s'amusent à "faire souffrir" le patient (Jacques Delaporte).

Sans peur et sans reproche 05
 
Pour les scènes de bataille, il n'y avait que 200 figurants alors qu'en réalité, à l'époque de Charles VIII, ils étaient des milliers à combattre. Gérard Jugnot a dû user d'ingéniosité avec ses 8 cascadeurs pour donner l'impression qu'il y a de l'action.
Il a eu l'idée par exemple de faire accoucher la duchesse Blanche pendant la bataille de Garigliano, déviant ainsi l'attention des spectateurs qui étaient capitivés autant par les combats que par la naissance du bébé.
 
Ci-dessous répétition pour la bataille de Garigliano avec Gérard Darmont, Gérard Jugnot et Victoria Abril.

Sans peur et sans reproche 08  
 

La musique de la bande-originale est d'Yves De Bujadoux.
 
Le film est sorti en salle le 14 décembre 1988 et fut malheureusement un gros échec. Pour donner un ordre d'idée, il y a eu 105 503 entrées à Paris (nombre total d'entrées en fin d'exclusivité) contre 535 651 pour "Pinot simple flic".

 
Mes répliques préférées :
 
- Bayard : "Moi qui voulais mourir couvert de gloire"
  Bellabre "et ben tu vas mourir couvert de merde"
 
- Jacques de Maille : "Horreur c'est Sottomayor, ses amis l'appellent le charognard... et ce sont ses amis hein !"
 
- Bellabre : "...et oui, qu'est-ce que tu veux... on viole, on viole... et on s'attache."
 
- Charles VIII (parlant à Bellabre dans son bain avec une charmante demoiselle en pleine apnée) : "cette jeunesse, quel appétit"

Cette jeunesse quelle appétit  

- Bellabre : "Et voilà, c'est reparti comme en 94 !"
 
Taille moi une plume- Jacques de Maille (parlant à son aide) : "tiens, taille-moi donc une plume"
 
- Sottomayor : "Dès le petit matin les corbeau commencent par picorer les yeux d'abord, ils en sont friands. Cela fait un bruit étrange, d'une très grande beauté"
  Bellabre : "oui ça va, on verra bien"
  Sottomayor "et non justement vous ne verrez plus"
 
- Bellabre : "Ce Bayard, il a quelque chose de plus que moi"
  Mignard : "eh oui, il a les deux mains lui !"
  Bellabre : "Mignard, tu sais ce qui me gêne le plus avec ce crochet ? C'est que je n'ai jamais pu t'étrangler".  
 
- Bellabre (dicte à De Maille) : "... nous ne cessons d'harceler l'ennemi et déjà en la contrée on commence à nous nommer nous, messire Poquière de Bellabre,... le chevalier...euh . tu me Gérard Jugnot 2trouves quelque chose de ronflant..."
 Jacques de Maille : "Le chevalier blanc ?"
  Bellabre : "non" 
  Jacques de Maille : "Capitaine Crochet ?"
  Bellabre :Tu le veux dans la gueule ?"

- Bellabre (tenant une tête coupée dans sa main) : Qu'est-ce qui me prouve qu'il est espagnol ? Il peut même pas répondre ! Se habla espagnol ? Chorizo ? Corrida ?... Nada !"

 
Voilà, j'espère que cet article vous aura donné envie de voir ce sympathique et méconnu "Sans peur et sans reproche". Comme vous l'aurez compris, ce film est décalé et parodique, avec beaucoup de clins d'oeil et de dérision, il y a un peu de l'absurde des Monty Python aussi parfois. Il verse dans le mauvais goût par moment, voire dans la vulgarité... disons qu'il est sympathiquement ringard avec toute la tendresse que le mot ringard possède à mes yeux bien entendu. Bref j'adore ce film !

 
Voici la bande-annonce d'époque, elle est également sur le dvd. Je ne la trouve vraiment pas terrible, surtout avec cette voix off... elle ne rend pas honneur au film.


 

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Les Copains d'abord - dans Ciné
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 19:42
Pull Marine Première juin 1984 (1)"J'ai touché le fond d'la piscine.
Dans ton p'tit pull marine.
Tout déchiré au coude.
Qu'j'ai pas voulu recoudre"

Les paroles de cette fameuse chanson d'Isabelle Adjani sont inoubliables. Je la trouve magnifique et je prends toujours beaucoup de plaisir à la réentendre et à revoir son splendide clip.

L'envie d'écrire un sujet sur cette chanson m'est venue après avoir découvert une belle double-page consacrée au clip dans un des magazines "Première" que je possède et qui date de juin 1984.
 
 


PullMarine03Adjani chanteuse

L'actrice avait commencé à chanter en septembre 1974 à l'âge de 19 ans à l'occasion d'une émission télévisée de variétés consacrée à Sacha Distel, le "Distel show", réalisée par Maritie et Gilbert Carpentier. Elle y interprète "Rocking chair", titre écrit et composé par Serge Gainsbourg ICI.

En 1982, elle chante "Je ne peux plus dire je t'aime" en duo avec Jacques Higelin, là encore pour une émission de Maritie et Gilbert Carpentier ICI.
 
Disque d'orL'année d'après Isabelle Adjani travaille à un album complet, nommé simplement "Isabelle Adjani".
Sur onze chansons, quatre sont de Gainsbourg et six en collaboration avec elle. Il en a composé par ailleurs toutes les musiques.

"Pull marine" est le premier titre extrait de l'album, il est sorti en 1983. La chanson est devenue un tube dès sa sortie, le 45 tours s'est vendu à 600.000 exemplaires.
Cette même année l'actrice sortira deux autres chansons issues de ce disque, "Beau oui comme Bowie" et "Ohio" qui ont eu moins de succès.

L'album a été disque d'or. Ci-contre, on voit Isabelle Adjani en compagnie de Serge Gainsbourg avec le trophée.

On peut trouver des similitudes entre la musique de "Pull marine" et celle de "Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve"  de Jane Birkin (sur l'album "Baby Alone in Babylone"), que Gainsbourg a écrit à la même période : même atmosphère planante, même ligne mélodique avec une voix éthérée.
 

Le clip

Pull Marine Première juin 1984 (3)Le clip de "Pull marine" a été réalisé par Luc Besson et produit par Bernard Tapie. En 1984, le jeune Besson (25 ans) n'avait encore réalisé que le film "Le Dernier Combat" mais son succès l'avait déjà imposé comme un espoir du cinéma d'auteur.

Le clip dont le budget a dépassé le million de francs, a été tourné en partie à la piscine de l'Arche Guédon à Torcy.

Tout le décor a été construit sur pilotis pour qu'il puisse être envahi par l'eau : une salle de bain et une chambre ont été en effet spécialement aménagées à 1m50 du sol.

Une partie des images a été tournée avec une Louma, une grue de prise de vues à laquelle est fixée une caméra munie d'un système de contrôle à distance. Le procédé était relativement nouveau pour l'époque (il n'avait qu'une dizaine d'années), cela a donc donné au clip des images originales et sophistiquées.
On voit ici Isabelle Adjani dans la piscine gonflable avec la Louma au dessus de la tête.


Pull Marine Première juin 1984 (4)
 

Pull Marine Première juin 1984 (5)Ci-contre Luc Besson en plein tournage du clip avec Carlo Varini, le chef opérateur qui l'accompagnait déjà sur "Le dernier combat".

"Pull marine" est bien plus qu'un clip, c'est un véritable court-mètrage qui raconte une histoire.
Chaque image, chaque plan est très travaillé. On peut y voir de nombreuses métaphores et plusieurs jolis parallèles, notamment entre la couleur des yeux de l'actrice et de l'eau, entre son regard et les bobines d'une cassette audio ou entre un de ses yeux et un hublot. On sent que Besson s'est bien amusé avec les cadrages et les effets vidéo.
 
   
Ici la fameuse scène où Adjani plonge la tête dans un bocal où se trouve un poisson rouge.  
 Pull Marine Première juin 1984 (2) 
 
La collaboration entre Luc Besson et Isabelle Adjani s'est poursuivi peu de temps après avec le film "Subway" sorti en 1985. Le courant entre le réalisateur et l'actrice passait apparemment particulièrement bien : "Avec Luc Besson, je n'ai même pas besoin de parler, on se comprend naturellement" raconte-t'elle au journaliste de "Première" pendant le tournage du clip.
 
"Pull marine" a obtenu la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip en 1984.
 
Luc Besson a réalisé quelques clips pour d'autres artistes : en 1984, "Visiteur" pour Richard Berry, en 1988, "Mon légionnaire" pour Serge Gainsbourg, en 1993, "Que mon cœur lâche" pour Mylène Farmer, en 2003, "Love Profusion" pour Madonna et en 2009, "L'Impasse" pour Kery James.

Voici donc le clip de "Pull marine" : 
 
 
 
 

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Les Copains d'abord - dans Musique
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 22:46

Disque Pif 01Quand j'étais petite, j'ai eu la chance d'avoir le magazine Pif Gadget toutes les semaines entre mes 6 ans et mes 13 ans.

Grâce à ce magazine mythique, on a eu de fabuleux gadgets, et nombreux sont ceux qui m'ont marquée, mais le seul que j'ai gardé est le vrai 45 tours offert dans le numéro 566 de janvier 1980.

Sur la face A, Françoise Moreau et François Imbert chantaient "Mange ta soupe".
J'écoutais très souvent ce morceau, je connais encore les paroles par coeur. Il raconte les rapports entre parents et enfants avec beaucoup d'humour.

Ce duo (en couple à la ville) a fait une longue carrière, en grande partie dans la chanson pour enfant. A partir de 1976, François et Françoise ont participé à de nombreuses émissions pour enfants : Récré A2, Discopuce, Croque-Vacances ou Les visiteurs du mercredi. Depuis 1995 ils prolongent leur carrière avec leurs propres enfants Corentin et Jérémie sous le nom des "Z’imbert et Moreau". En 2000, ils ont rempli l’Olympia pendant deux jours. Au total, leur discographie compte 12 albums 33 tours, 16 disques 45 tours et 14 CD.

Imbert Moreau


Sur la Face B du vinyle, Steve Waring chantait "La baleine bleue", un morceau sur un thème écologique : la pollution dont sont victimes les animaux.
Cet auteur-compositeur-interprète, américain d'origine, est également un artiste incontournable de la musique pour enfants, il a à son actif 20 albums et plus de 2 millions d'exemplaires vendus.

Waring

La pochette du disque était à découper sur la première et la dernière page du Pif et à assembler avec du scotch sur trois côtés. On peut voir le recto de la pochette du vinyle ici sur la couverure intacte :

Pif 566
Sur le mien, il reste le magazine sans sa première et sa dernière page forcément, et on tombe directement sur la présentation des trois artistes :

Pif Gadget disque 1


Voici les deux côtés de la pochette :

Disque Pif 02
 
Ici une double page intérieure avec les paroles des deux chansons :

Pif Gadget disque 4


Et voici donc "Mange ta soupe", la qualité n'est pas bonne mais c'est voulu, j'ai passé le disque sur un vieil électrophone qu'un ami m'a offert dernièrement et qui ressemble beaucoup à celui que j'avais quand j'étais enfant. J'écoutais mes vinyles sur cet appareil donc cela donne une bonne idée du son de l'époque. Et puis il est assorti à la couleur du disque !



Pif Gadget n'en était pas à son premier coup d'essai en terme de disque offert dans son magazine.

Il y a eu d'abord un mini-disque souple dès le numéro 100 en 1970, il faisait partie d'un gadget qui s'appelait le gramophone. Ce dernier était en carton, on mettait le disque en plastique souple dessus, on y posait la pointe et il fallait le faire tourner avec le doigt. L'aiguille lisait le sillon qui transmettait le son par le résonateur (cornet) formé par le replis en carton. Dans ce premier disque, on entendait les voix des personnages de la bande-dessinée "La jungle en folie", on pouvait lire en même temps l'histoire dans le magazine.

Gramophone 13

Richard + Gramophone - rushe film

Dans le numéro 346 en 1975, on pouvait trouver un disque souple 33 tours (mais d'un petit format) enregistré par Jean Richard où il racontait "Les loups". Dans les numéros 356 et 360, il racontait d'autres histoires, de renards et de sangliers, qui étaient également présentes dans les pages de l'hebdomadaire.

Jean Richard
Dans le numéro 401 en  1976, un disque souple avec la "chanson de Pif" interprétée par Gaston (des Compagnons de la Chanson) était offert. On y entendait le son d'un ocarina qui était le gadget de la semaine suivante, c'était bien étudié !

Ocarina-3.jpg
     
A la suite de cela, un livre-disque était sorti dans le commerce qui expliquait comment jouer de l'ocarina en compagnie de Gaston, Pif et Hercule.

Ocarina 2


Moi j'ai connu le "cosmophone", un gadget offert en octobre 1978 (n° 498), c'était une variante du "gramophone" de 1970.  Il fallait reconnaître les cinq voix des personnalités de la télé, du cinéma ou de la chanson qui s’étaient prêtées au jeu afin de gagner des cadeaux. Ce n'était pas facile étant donné qu'il fallait trouver la bonne vitesse de rotation du disque avec le doigt.
Les plus malins écoutaient le disque avec leur électrophone, c'était beaucoup plus simple pour reconnaitre les voix.

Pif 498 Cosmophone
Avec le PIF Gadget numéro 813 paru en 1984, on pouvait trouver le "décodeur spatial" de Big Jim, en fait il s'agissait d'une version futuriste du cosmophone. Il était destiné à écouter un disque souple avec un message secret qui permettait de gagner là encore des cadeaux.

Pif-813-double-page
Un autre disque souple Big Jim était offert par Mattel dans le Pif n° 865. L'histoire complète, "Big Jim contre l'astre fou", était en bande dessinée dans le magazine. Beau coup de pub pour le géant américain du jouet avec ces deux disques !

Pour clore ce sujet sur les disques de Pif, voici un 45 tours que j'ai acheté en vide-grenier il y a quelques années, il date de 1975. C'est le premier disque vinyle officiel. On y entend les voix des acteurs Grosso et Modo ainsi que celle d'Arnal, le papa de Pif :

Disque premier


Voici une pub de 1976 trouvée dans le magazine :

Disque Pif 1976
Merci beaucoup à Mandrake le Magicien pour les infos et les images.    

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 01:32
Glaces 70-80Après mon grand dossier sur les chewing-gums de notre enfance et à l'approche de l'été, j'avais envie de parler des bonnes glaces qu'on a pu déguster à la fin des années 70 et surtout dans les années 80.
A l'époque, les fabricants ont rivalisé d'imagination pour nous proposer des formes, des couleurs et des goûts originaux et inédits.

Des classiques petits pots aux sorbets en forme de personnages rigolos, voici une petite rétrospective-souvenirs des glaces des années 70-80's !



 
GERVAIS
         
Gervais logoChez la marque au célèbre petit esquimaux souriant, comme chez tous les fabricants dans les années 70, il y avait les petits pots qu'on pouvait trouver en un ou deux parfums. Vanille, fraise et chocolat étaient les plus populaires. Ils étaient fournis avec leur petite cuillère en plastique dans un papier cristal que l'on déchirait. Je me souviens que je gardais ces cuillères  bien souvent après la dégustation, j'en avais une belle petite collection de toutes les couleurs, en version opaque ou transparente.
 
Il y avait aussi les Kim-cônes et surtout les Kim Pouss', un tube en carton avec un poussoir à l'intérieur qui permettait de faire sortir doucement et progressivement la glace en haut. C'étaient des sorbets à l'orange ou au citron.

Glaces Gervais Kim Pouss
Chez Gervais, il y avait aussi "Koukoulina", une glace pour 6 personnes. On en mangeait de temps en temps le dimanche chez mes grands-parents. J'aimais beaucoup le principe, quand on démoulait la glace à la pistache sur une assiette, un nappage au chocolat dégoulinait, cela m'impressionnait toujours !
Apparemment elle existait aussi en version vanille-cassis et vanille-praliné mais je n'ai pas connu ces parfums.

Koukoulina 1973
Voici une pub de 1978 où on reconnait le clown Boboss qu'on voyait à l'époque dans 'L'île aux enfants" :
 


En 1984, Gervais innove en lançant la glace à l'américaine, il surfe sur la vague "américanisante" du moment (avec l'arrivée des cookies et autres brownies dans les magasins). La pub est restée dans toutes les mémoires avec son célèbre "passe à ton voisin-sin" !



Le spot télé de 1984 :
 
 
Enfin, dans les glaces marquantes chez Gervais, il y avait aussi le sorbet en forme de Mickey (orange ou fraise), j'aimais bien cette chouette publicité que l'on trouvait dans nos magazines préférés d'époque, Pif ou Mickey :

glace gervais

 
MIKO
 
Je me souviens très bien de la jolie dame emmitouflée dans son capuchon rose et blanc qui servait de mascotte à la marque quand j'étais petite, elle faisait partie des personnages familier de mon enfance.

Miko mascotte
Chez Miko aussi on retrouvait les petits pots de crème glacée, ils s'appelaient "Ptipo".

Ptipo-3.jpg

Mais il y avait aussi les Pous Pous, l'équivalent des Kim Pouss de Gervais. Ils ont pas mal changé de look et même de nom, passant de Pous Pous à Pouss Pouss.

Pous Pous Miko
J'aimais beaucoup leur Suspens, l'équivalent des Mystères : de la glace vanille fourrée à la meringue et recouverte de pralin, un vrai régal ! Il y avait aussi les citrons et oranges givrées pour lesquels j'avais un faible mais que je réussissais rarement à finir, on se gelait les doigts à les tenir.
Je me souviens aussi des glaces dans des mini bouteilles de champagne, je n'aimais pas le goût mais j'adorais ces petites bouteilles en plastique qui s'ouvraient, je m'en servais pour jouer à la dînette ensuite.

suspens
On a tous été marqués je pense par Miko Jet, ce glaçon en forme de fusée parfumé à la fraise, au citron et à la menthe, c'était la première fois que l'on voyait des glaces de couleur bleue !

Mikojet

Il y a eu également un Bunny qui ressemblait beaucoup dans sa forme au Mickey de Gervais. Il était parfumé à l'orange ou au citron.

Bunny
Il y avait les Miko-Stars, des esquimaux fourrés au coulis de cerise entre autre, et les deux desserts individuels : Monaco et Parfait Rio avec un coulis dégoulinant sur le principe de Koukoulina.

Mikostar
Plus tard, Miko a pu obtenir certaines licences lui assurant un grand succès : la panthère rose, Barbie et Mario entre autre.

Panthère rose

Pour finir avec la marque Miko, voici 3 PLV de différentes époques que l'on pouvait voir chez nos boulangers-pâtissiers avec toute la gamme des produits :


Miko gamme 1
 
MOTTA
 
On a été particulièrement gâté chez Motta au niveau des formes, des parfums et des couleurs. Je me souviens bien de cette marque car c'est ce que l'on trouvait souvent lors des vacances en bord de mer l'été.

J'aimais beaucoup cette pub magazine de 1979 avec les glaces Goldorak et Panthère rose. La glace Goldorak était ma préférée car elle était à la framboise, au cassis et au citron. Comme j'adorais le personnage à la télévision, ce sorbet me plaisait particulièrement, mais j'aimais bien aussi le skate board à la vanille recouverte de grenadine.

Glace Motta


Et puis il y avait le beau sorbet 3 couleurs d'Albator en 1980 :

Albator.jpg

Dans ses coupes magiques, Motta offrait des petits personnages en plastique Asterix, ils étaient cachés dans le pot, sous la glace.

25f4 110
Un peu plus tard la célèbre mascotte Max est apparue, et avec elle toute une ribambelle de glaces bien sympathiques.

Glace Motta 1986 retravaillée
Il y eu notamment le doigt, un délicieux et rigolo glaçon à la fraise.

Doigt Motta
Voici la pub de 1982 :

 

Il y avait aussi Calippo qui reprenait le principe du Pouss Pouss, le sorbet au citron pouvant descendre ou monter grâce à la pression de la main sur le tube cartonné.

Calippo
 
Une pub à la télé m'a beaucoup marquée en 1984, celle pour Carte d'or avec la célèbre voix de Jean Topart (il interprétait Zeus dans "Ulysse 31" notamment). Dans le spot on voit une femme qui entre dans son réfrigérateur pour aller chercher des glaces et qui se retrouve dans une caverne d'Ali Baba du parfait gourmand avec des centaines de coupes remplis de sorbets et de crèmes glacées : le paradis !
 


Ici une pub télé pour Max, le lion mascotte de Motta, l'as des glaces : "des glaces au lait, au lait un max" (1988) :
 

 

FRIGECREME
 
Quand on parle des glaces des années 80, comment ne pas évoquer les boules qui se démoulent de chez Frigécrème ? Je pense que tout le monde s'en souvient également. Je leur ai consacré tout un article sur ce blog, cliquez sur l'image ci-dessous pour le découvrir.

Montage Boule Frigécrème pub
 
MR FREEZE
 
Et enfin je terminerai ce tour d'horizon des glaces des années 80 avec les célèbres glaçons parfumés au coca, à la cerise, à la fraise, à l'orange et au citron.
Je me souviens encore de la sortie en magasin de cette friandise, une sacrée innovation qui faisait notre bonheur quand on sortait de l'école ou du collège.

Le grand format coûtait 1 franc si je me souviens bien, je l'achetais à l'épicerie Spar en revenant du bahut. C'est celui au cola qui avait le plus de succès, c'était mon préféré !

Mr freeze
Voici une pub de 1985 :
 


Merci beaucoup au site du musée Miko pour toutes ces magnifiques images de packaging, de pub et ces PLV.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 21:38
Boite Shaker magiqueJe ne sais plus à quelle occasion j'ai eu la boite de Shaker Magique avec Mickey, Donald et Pluto mais je me souviens qu'elle m'a beaucoup marquée. Bon ok, le résultat n'était peut-être pas à la hauteur de mes espérances mais le principe était génial : fabriquer ses propres figurines avec une poudre magique qui se solidifie en quelques minutes et qu'on peut peindre dès le lendemain.

Le shaker magique (Shaker Maker en V.O) a été inventé dans les années 70 par Ideal Toy Company, société créée à New York en 1907 par Morris et Rose Michtom. C'est à eux qu'on doit l'invention notamment du premier ours articulé en peluche en 1903.

Le shaker magique a été vendu principalement aux Etats-Unis et dans certains pays en Europe.
 

Le principe

Il fallait verser la poudre spéciale (Magic Mix) avec la bonne quantité d'eau dans le gobelet doseur transparent. Ensuite on posait le moule du personnage choisi en deux parties sur ce récipient. Puis on recouvrait ce moule avec le couvercle vert (le shaker/mélangeur). Là il fallait secouer très fort pendant 15-20 secondes (ils disent 18 fois dans la pub), puis on reposait le shaker, partie verte en bas, de telle sorte que le mélange puisse s'écouler dans le moule.   

On laissait prendre quelques minutes puis on ôtait le couvercle et on ouvrait le petit moule, la figurine s'était formée toute seule, magique ! On la faisait tomber dans la paume de la main puis on la posait délicatement sur le petit support fourni. Elle était tout rose et elle gigotait dans tous les sens quand on la faisait bouger, comme de la gélatine  C'était très rigolo et cela sentait une odeur très particulière mais difficile à décrire, ceux qui ont eu le jouet s'en rappelleront sûrement.

Ci-dessous le "making-of" trouvé sur un site américain, la poudre est blanche :

Making of

Il fallait alors laisser la figurine sécher 24h avant de pouvoir la peindre. On pouvait ajouter à ce momentChangement de taille-là des accessoires en plastique aux personnages, un os pour Pluto, un parapluie pour Mickey ou des plumes pour les oiseaux par exemple.

Avec l'évaporation de l'eau, la figurine passait du rose au blanc, rétrécissait beaucoup (environ 50% de sa taille comme on peut le voir sur la photo avant-après à gauche) et devenait toute légère, comme une pierre-ponce.
Je me souviens que je mettais mes personnages très près du radiateur dans ma chambre pour que cela sèche plus vite.
 
Donald Mickey et PlutoC'est au moment de la peinture que cela se gâchait un peu. Les figurines une fois sèches avaient un aspect un peu grumeleux et poreux, absolument pas lisse, ce qui fait qu'elles étaient très difficiles à peindre, surtout pour les petits détails (les yeux, la bouche etc....).

Et puis les peintures fournies dans la boite (des pastilles d'aquarelle) n'étaient vraiment pas terribles. Le résultat était loin de correspondre aux images qu'on pouvait voir sur le packaging ou dans les pubs à la télévision.

Peinture






Ci-contre les personnages sur le packaging et le résultat final : une sacrée différence !
En fait, moi j'aurais même préféré garder les figurines tremblotantes, elles étaient bien plus jolies et amusantes !
Pour info, quand la réserve de poudre était épuisée, on pouvait racheter des sachets en magasin pour refaire d'autres figurines.
 
Ideal a produit plusieurs boites avec différents thèmes : personnages rigolos avec des panneaux, oiseaux ou animaux :

Différentes figurine
Voici deux publicités de 1979 qu'on pouvait trouver dans nos magazines préférés à l'époque, Pif ou Mickey :

Pub Shaker magique bis

Sur celle-ci, on voit la marche à suivre et la figurine "tremblottante" :

Pub Shaker magique 1979


Dans les années 1990 et 2000, Le shaker magique a été relancé mais sous son nom d'origine "Shaker maker" et par la marque Joustra. Il n'a pas rencontré autant de succès et je pense qu'il n'y en a même plus en France dans les magasins de jouets de nos jours.

On peut en trouver aux Etats-Unis avec différents thèmes : Toy's story, Scoubidou, Dr Who, les princesses Disney etc...


shaker-maker-toy-story


Pour finir, voici un spot télé de 1979 sur le site de l'INA:
 



 

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Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 15:10

Hanna-Barbera-family.jpg
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vu des dessins animés Hanna Barbera dans les chères émissions de mon enfance, que ça soit "Les Visiteurs du mercredi", "Récré A2" ou "Croque-vacances".

Bien avant la déferlante des animations japonaises à la fin des années 70 (Goldorak, Albator, Candy etc...), ces dessins animés variés, colorés et humoristiques avec des personnages attachants me rappellent d'excellents souvenirs télévisuels.

Les bruitages très caractéristiques et surtout le très grand talent des acteurs qui doublaient les personnages de ces dessins animés sont pour beaucoup dans le succès de ces séries. Il y avait bien sûr Roger Carel, le roi des doubleurs, on ne compte plus les milliers de voix qu'il a pu faire, mais aussi Gérard Hernandez, Jacques Balutin et les regrettés Micheline Dax, Perrette Pradier et Francis Lax.

 

L'histoire d'une belle rencontre

Le célèbre duo n'était pas destiné au départ à cette brillante carrière, Joseph Barbera était banquier et William Hanna ingénieur. Ils se sont tournés vers l'animation dans les années 30 et se sont rencontrés aux Studios MGM (Metro-Goldwyn-Mayer) en 1937. Hanna était alors réalisateur et conseiller à l'écriture et Barbera animateur et scénariste.

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L'année d’après, ils signaient leur premier "Tom et Jerry". Entre 1940 et 1957, ils ont produit et réalisé 114 épisodes avec les deux infatigables complices-ennemis pour la MGM, ce qui leur a Hanna-Barberapermis de remporter sept Oscars pour cette série originale.

En 1957, la MGM, inquiète de la concurrence du petit écran, décide de fermer son studio d'animation. Hanna et Barbera créent alors leur propre société de production afin d'élaborer des dessins animés originaux pour la télévision.

La Hanna-Barbera Enterprises a été rebaptisée Hanna-Barbera Productions en 1959 et achetée par le groupe Time Warner en 1996. Après la mort de William Hanna en 2001 (il avait 91 ans), l'entreprise a été absorbée par la Warner Bros Animation. Joseph Barbera est décédé quant à lui en 2006 à l'âge de 95 ans. 

Durant les années 60 et 70, une grande majorité des dessins animés à la télévision était produite par les studios Hanna-Barbera, ils ont à leur actif plus de 350 séries, téléfilms et longs métrages de cinéma.

Chez nous, les dessins animés ont d'abord été diffusés sur l'ORTF pour les plus anciens puis dans "Les Visiteurs du mercredi" (1975-82), dans l'émission de Denise Fabre "Restez donc avec nous..." (1976-78), Récré A2 (1978-88), Croque vacances" (1980-87) puis plus tard dans l'émission "Hanna Barbera Dingue Dong" (1990-96).
Festival-parade.jpgPar la suite, on les a retrouvés sur les chaînes du satellite : Cartoon Network et Boomerang.

La liste est loin d'être complète puisque ces dessins animés ont été diffusés dans la plupart des émissions télé pour enfants des années 70, 80, 90, et toujours de nos jours.


Voici donc les nombreuses productions Hanna Barbera, par ordre chronologique avec la date de première diffusion en France.

On commence tout d'abord avec les grands classiques sur lesquels je ne m'étendrai pas, ce sont les plus connus et les plus anciens. Tout le monde en a regardé au moins un dans son enfance : Tom et Jerry bien sûr dont j'ai parlé plus haut, Yogi l'ours (Yogi Bear, 67 épisodes de 7mn, 1958), Les Pierrafeu (The Flintstones, 166 épisodes de 25mn, 1960) et Les Jetsons (The Jetstons, 75 épisodes de 25mn, 1962). 

 
Jetson-Yogi-Pierrafeu-refait.jpg


Et voici tous les autres, ceux que je préfère et qui m'ont beaucoup marquée :

Lippy le lion
(Lippy the lion and Hardy Har Har) - 1968 - 73 épisodes de 6mn
Lippy, un lion, et Jérémie, une hyène, sont deux vagabonds qui survivent comme ils peuvent. Lippy a toujours de bonnes idées pour améliorer l’ordinaire, mais elles tournent souvent mal et Jérémie, peureux et lâche, ne cesse de se lamenter avec ses fameux "Oh ! misère, Oh ! malheur". Il faut dire que la plupart des catastrophes déclenchées par Lippy lui retombe dessus.
Doublage :
Lippy : Roger Carel
Jérémie : Guy Piérauld (la célèbre voix de Bugs Bunny pendant près de 40 ans, mais aussi Woody Woodpecker et Kiri le clown)
Générique ICI

Lippy


Les Fous du volant
(Wacky Races) - 1969 - 34 épisodes de 11mn

Onze bolides participent à des courses déjantées. Malgré leurs tentatives constantes pour l'emporter de manière malhonnête, Satanas et son chien Diabolo se font systématiquement prendre à leur propre jeu.

Voici le nom des différents équipages :
00)
Satanas et Diabolo (dans la Démone Double-zéro Grand sport)
1)
Roc et Gravillon (deux hommes préhistoriques dans la Caraverne, ils ressemblent comme deux gouttes d'eau au capitaine Caverne).
2)
Pique et Collégramme zlmxvaicnxgobig.jpg(les deux monstres dans la Dingo-Limousine).
3)
Le Professeur Maboulette (inventeur fou dans l'Auto-aéro-fuseau-planeur).
4)
Max Le Rouge (l'aviateur dans le Bolide Ecarlate).
5)
Pénélope Jolicœur (dans la Compact PussyCat).
6)
Sergent Grosse-Pomme et Soldat Petit-Pois (dans le Tocard Tank).
7) Al Carbone et sa bande (les gangsters dans leur Cavaillac Blindée).

8) Malabar et Malabille (un paysan et son ours dans Le Coucou Casse-cou).
9) Pierre de Beau-Fixe (le play-boy dans la Turbo Terrific).
10) Rufus la Rondelle (le bûcheron et son castor Saucisson dans le Tacot Tout-Terrain).

A signaler, Pénélope Pattaclop (Jolicoeur) fut le premier spin off des Fous du Volant. Il y eût ensuite Satanas et Diabolo et enfin Diabolo le Magnifique.
Doublage :
Le narrateur : Robert Marcy
Satanas : Philippe Dumat (Egalement Gargamel dans Les Schtroumpfs, Picsou dans La Bande à Picsou ou Philip Drummond, le père adoptif dans la série Arnold et Willy).
Diabolo et son fameux rire : Pierre Collet
Rufus la Rondelle : Jacques Balutin
Générique et épisode ICI

Fous-du-volant-refait.jpg

Satanas et Diabolo
(Dastardly and Muttley and Their Flying Machines) - 1970 - 34 épisodes de 11mn

L'escadrille infernale, escadron de quatre pilotes de l'armée que dirige Satanas, accompagné de Diabolo et aidés par deux mécaniciens Looping et Volavoile, doit intercepter un pigeon voyageur américain, le rusé Zéphyrin, porteur de messages vers les lignes ennemies. Pour réussir sa mission, l'escadrille utilise des machines volantes aussi originales que loufoques.
Satanas : Philippe Dumat
Diabolo : Pierre Collet
Volavoile : Francis Lax
Looping : Guy Pierauld
Générique et épisode ICI

Satanas et Diabolo

Wally Gator
1971-  52 épisodes de 5mn

Wally Gator est un alligator qui tente sans cesse de s'échapper du zoo dans lequel il vit, au grand malheur du gardien des lieux, M. Tourniquet (Mr Twiddle). Mais toutes ses tentatives échouent et il finit toujours par se retrouver de nouveau en cage après avoir vécu des tas d'aventures.
Doublage :
Wally Gator : Roger Carel
M. Tourniquet : Henri Poirier
Générique ICI
Episode ICI

Wally Gattor

Autochat et Mimimoto
(Motormouse and Autocat) - 1973 - 18 épisodes de 7mn

Autochat travaille dans un garage. Son boulot consiste à attraper, à bord de sa voiture de course, la souris Mimimoto qui conduit une puissante moto.
Episode ICI

Autochat

Les trois ours
(Help ! It's the Hair Bear Bunch) - 1974 - 16 épisode de 30mn

Dans le Wonderland Zoo vivent trois frères ours. Bien qu'enfermés, ils peuvent se déplacer dans le zoo et bénéficient du plus gand confort dans leur grotte. Leur rêve est de pouvoir s'en échapper pour découvrir le monde extérieur et ses mystères mais le directeur du zoo, Mr Peevly, et son adjoint sont là pour les en empêcher.
Doublage :
Chevelu : Philippe Dumat
Bubbie : Albert Augier (également la voix de Huggy les bons tuyaux dans "Starsky & Hutch ou Mala dans "Capitaine Flam").
Générique V.O ICI
Episode : ICI.

3 ours

Scoubidou/Scooby-Doo
(Scooby-Doo, Where Are You !) -  1975 - 25 épisodes de 30mn (mais la franchise compte plus de 400 animés, tous formats et saisons confondus).

Le chien Scoubidou fait partie de l'équipe Mystère & Cie (Mystery, Inc) avec ses 4 compagnons : Daphné, Véra, Fred et Sammy. Ils sont spécialisés dans la résolution des mystères impliquant des fantômes, zombies, et autres créatures surnaturelles. Ils finissent toujours par capturer le monstre qui n'est qu'un humain sous un déguisement.
Doublage :
Scoubidou : Jacques Torrens
Sammy : Francis Lax
Véra : Laurence Badie
Fred : Bernard Murat (également la voix de Woody Allen dans la plupart de ses films ou de Bill Murray dans "SOS Fantômes")
Daphné : Claude Chantal (également Caroline Ingalls dans "La Petite Maison dans la prairie", Nausicaa dans "Albator" ou Phénicia dans "Goldorak")
Générique ICI

Scoubidou

Hong Kong Fou Fou
(Hong Kong Phooey) - 1976 - 31 épisodes de 20mn

Le chien Perry est homme à tout faire du commissariat mais il a une double identité : il est aussi le fabuleux héros masqué Hong Kong Fou Fou, maître des arts martiaux et terrible gaffeur. À bord de sa Foufou-mobile, un véhicule qui se transforme en de multiples engins extravagants, il poursuit les méchants accompagné de Spot, son chat fidèle et rusé qui répare ses maladresses. Il s'est fait une amie de Rose-marie, la standartiste mais n'est pas dans les petits papiers du sergent Flint.
Doublage :
Perry / Hong Kong Fou Fou : Michel Roux
Rose-Marie : Perrette Pradier
Le sergent Flint : Jacques Ferrière (il est également Mr. Patate dans "Toy Story")
Générique ICI

Hong Kong Fou Fou

Samson et Goliath
(Samson and Goliath) - 1976 - 20 épisodes de 25mn

Samson est un jeune homme ordinaire qui parcourt le pays en moto en compagnie de son petit chien, Goliath. Mais dès que survient un danger, Samson frappe l'un contre l'autre les bracelets magiques qu'il porte aux poignets, prononce les paroles "La force Samson !" et se transforme en super-héros doté d'une force herculéenne tandis que son chien se métamorphose en un gigantesque lion dont les yeux lancent des rayons au pouvoir destructeur. Ensemble, Samson et Goliath vont affronter de multiples dangers et combattre d'étranges créatures.
Doublage :
Samson : Yves-Marie Maurin (également Ryû Staros dans "San Ku Kaï" ou la voix française de David Hasselhoff dans "K2000" ou "Alerte à Malibu").
Générique ICI
Episode ICI

amson

Les Harlem Globetrotters
(The Harlem Globetrotters) - 1977 - 22 épisodes

L'équipe de basket-ball afro-américaine, les Harlem Globetrotters, fait le tour du monde à bord de son bus. Chaque fois que survient un conflit, un match est organisé, match que remportent toujours les Harlem Globetrotters.
Générique et épisode ICI

Harlem Globe Trotters

Momo et Ursul
(The Great Grape Ape Show) - 1977 - 16 épisodes de 26mn

Ursul est un petit chien astucieux qui parcourt le pays dans une camionnette avec son ami Momo, un singe géant et violet, qui voyage assis sur le toit du véhicule. Momo est naïf et gauche, et sa grande taille provoque souvent, malgré lui, des catastrophes.
Momo : Roger Carel
Ursul : Gérard Hernandez
Générique et épisode ICI

Momo et Ursul

Shazzan
1977 - 36 épisodes de 30mn

Les jumeaux Jacques et Hélène découvrent dans une grotte un vieux coffre contenant une bague étrange coupée en deux parties. En les réunissant et en lisant à haute voix le nom qui se forme : "Shazzan", ils sont transportés en une cité d'Orient, au pays des mille et une nuits. Ils y font la connaissance d'un génie gigantesque, Shazzan, qui devient leur ami et leur offre un chameau ailé, Kaboubi, et une cape magique qui a le pouvoir de se rendre invisible. Shazzan promet également aux jumeaux de venir à leur secours dans le danger chaque fois qu'ils joindront les deux moitiés de la bague en criant "Shazzan !".
Doublage :
Shazzan : Roger Carel
Jacques : Paul Bisciglia 
Hélène : Sylviane Margollé (également la voix de Mary Ingalls dans "La petite maison dans la prairie")
Générique ICI

Shazzan.jpg

Mightor
(The Mighty Mightor) - 1978 - 37 épisodes

Tor le fils du chef du village se métamorphose en super-héros grâce à une massue magique en criant "Mightor" et il change son fidèle dinosaure apprivoisé, Tog, en super-dragon cracheur de flammes.
Doublage :
Mightor : Roger Carel
Episode ICI

Mightor

Mantalo
(JabberJaw) - 1978 - 16 épisodes de 23mn

Mantalo est un gentil requin, un peu naïf et gaffeur, vivant dans un monde sous-marin futuriste, il est batteur du groupe "Les Neptunes" et son expression préférée est "ouyouyouyouyouye" !  Au cours de leurs tournées musicales de ville en ville, Mantalo et ses amis du groupe (Shelly, Bill, Toufou et Bouclette) vont devoir, malgré eux, déjouer des complots et arrêter des bandits.
Doublage :
Mantalo : Raoul Delfosse   
Générique ICI

Mantalo

Sans Secret, l'écureuil agent secret
(Secret Squirrel) - 1978 - 26 épisodes de 6mn

L'agent Sans-Secret 000 est un écureuil vêtu d'un imperméable et d'un chapeau feutre qui combat les criminels avec l'aide de son fidèle chauffeur et valet, Morocco, une taupe qui, malgré son air endormi, est un expert en arts martiaux. Sans-Secret possède toute une panoplie d'armes secrètes cachée dans son imperméable. Il devra faire face au redoutable Yakov Pakov, un agent ennemi et son principal rival.
Doublage :
Sans Secret : Luc Durand (également la voix d'Inspecteur Gadget)
Morocco : Edgar Fruitier (également Halvar, père de Vic dans "Vic le vicking")
Générique et épisode ICI

Sans secret

Atomas, la Fourmi Atomique
(The Atom' Ant Show) - 1979 - 26 épisodes de 10mn

En faisant des expériences dans sa fourmilière, la fourmi Atomas invente des lunettes astronomiques qui lui donnent une force surhumaine et le pouvoir de voler. Il décide de mettre ses nouveaux pouvoirs au service de la justice.
Doublage :
Atomas : Jacques Zouvi
Générique ICI

Atomas

Capitaine Caverne
(Captain Caveman and the Teen Angels) - 1979 - 40 épisodes de 11mn

Trois jeunes filles, Brenda, Lili et Babette, découvrent, dans une caverne au Tibet, un homme préhistorique emprisonné dans un bloc de glace : le capitaine Caverne. Il devient leur ami. A bord de leur fourgonnette, les jeunes filles parcourent le pays pour résoudre d'épineux mystères. Elles sont aidées par leur nouveau compagnon qui est capable de sortir tout un tas d'objets de sa longue barbe et dont la massue cache un oiseau préhistorique qui lui fournit de la lumière. On se souvient tous de son célèbre cri de guerre : "Caaapitaaaaine Caveeeeeeerne !"
Doublage : Roger Carel : Capitaine Caverne + voix du générique + voix additionnelles.
Générique ICI

Capitaine Caverne

Tout doux Dinky
(Dinky Dog) 1980 - 16 épisodes de 11mn
Les aventures de Dinky, un énorme chien maladroit, qui ne cesse de provoquer des catastrophes autour de lui. Le brave toutou est la bête noire de l'oncle Dudley. Heureusement, Sandy et Monica, les nièces, sont là pour défendre Dinky, même si les désastres que le chien provoque conduisent souvent les deux jeunes femmes à chercher du travail pour rembourser les dégâts.
Oncle Dudley : Gérard Hernandez
Sandy : Évelyne Séléna (également la voix de la princesse Leïa dans "Star Wars" ou de Sue Helen dans "Dallas")
Monica : Michèle André (également la voix de Duchesse dans "Les Aristochats").

Générique et épisode ICI

Tout doux dinky

Mumbly
(the Mumbly cartoon show)

1981 - 16 épisodes de 30mn

Mumbly, le chien détective au rire sarcastique, est une parodie de Columbo. Comme lui il porte un imperméable et conduit une voiture-épave.  Son supérieur, le Chef Chnock, est la caricature d'un autre célèbre inspecteur télévisé : Kojak. Mumbly est souvent confondu avec Diabolo des Fous du volant mais malgré la ressemblance, ce sont bien deux personnages distincts.
Doublage :
Mumbly : Roger Carel
Chef Chnock : Francis Lax
Voix additionnelles : Gérard Hernandez
Générique en V.O ICI

Mumbly

Bajou
(The Buford Files) - 1981 - 13 épisodes

Bajou est un chien rose plutôt nonchalant et paresseux qui accompagne ses deux amis Woody et Cindy dans des enquêtes souvent surnaturelles. Il a la faculté d'avoir le nez qui clignote en rouge et ses oreilles qui s'agitent comme un radar, lorsqu'il est sur la piste de bandits.
Doublage :
Woody : Philippe Ogouz (également Capitaine Flam)
Cindy : Sylviane Margollé
le Sheriff : Albert Augier
Gaffeur, Bajou : Gérard Hernandez
Générique en V.O ICI

Bajou

D'autres séries me rappellent des souvenirs également mais elles m'ont moins marquée :
- Magilla le Gorille (Magilla Gorilla, années 60') ICI.
- Les Cadets de l'espace (The Space Kidettes, années 60) ICI.
- Les Comètes (The Comets, 1976) ICI.
- Le Club des détectives (clue club, 1978) ICI.
- Une Famille Ours au Far West (The Hillbilly Bears, 1978) ICI.
- Ding Dang Dong (Shake rattle and roll, 1979) ICI.
- Squiddly la pieuvre (Squiddly Diddly, 1980) ICI.


Autres D.A

Dans les années 80, il y a d'autres séries que j'ai peu ou pas regardées, j'étais grande déjà :
- Les Petites Canailles (The Little Rascals, 1984) ICI.
- Les Poupies (The Puppy's Greatest Adventures, 1984) ICI.
- Les Biskitts (The Biskitts, 1985) ICI.

DA-80.jpg


A signaler également, les dessins animés avec des personnages sous licences :
- Laurel et Hardy (1974) ICI.
- Les Quatre Fantastiques (The Fantastic Four, 1980) ICI.
- Pac-Man (1984) ICI.
- Les Schtroumpfs (1982) ICI.
- Johan et Pirlouit (1984) ICI.
- Lucky Luke (1984) ICI.
- Les Snorky (The Snorks, 1986) ICI.

Cette liste est longue mais elle n'est pas exhaustive, je n'ai parlé que des dessins animés qui m'ont marquée et dont je me souviens.

On pouvait retrouver les aventures de tous ces héros du petit écran dans les magazines Télé Junior, Télé BD, Télé Parade ou Les Petits Juniors de Télé 7 jours. J'ai eu pas mal de ces magazines à l'époque que j'ai gardés précieusement.
Voici une partie de mes livres et magazines :

Magazines

Il y a eu également une multitude de produits dérivés Hanna Barbera.
Wally Gator et Hong Kong Fou Fou sont mes deux chouchous. Je suis très heureuse d'avoir trouvé le magnifique Wally en plastique d'époque que l'on voit ci-dessous. Au centre un domino-puzzle avec toute la ribambelle des personnages et à droite un range-pyjama et une petite figurine Honk Kong Fou Fou :

Produits dérivés
Pour finir voici une magnifique publicité magazine pour les pâtes de fruits Patinettes avec Hong Kong Fou Fou, Satanas et Diabolo, les Trois ours, Momo et Ursul et Wally Gator.

Patinettes

 Pour complèter ce sujet, j'ai écrit un article sur les secrets de fabrication des Studios Hanna Barbera ICI.

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Les Copains d'abord - dans Télé
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  • : Souvenirs des années 70 et 80 : musique, ciné, émissions télé, dessins animés, séries, pub, jeux, jouets, petites douceurs régressives, produits et marques disparus etc ...
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Si mes calculs sont bons ...

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Dernière mise à jour : 22 juillet 2014
 

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Liste des articles du blog

MUSIQUE :

- David Lee Roth et son "Just A Gigolo" déjanté
- 1978 Rika Zaraï chante "Super Skate"
- "Ma petite collec Depeche Mode"
- La chanson "Les Copains d'abord"
- "Le Bordeaux rosé de Claude Francois"
- Karel Fialka "Hey Matthew"
- "Le clip le plus kitsch que j'ai trouvé !"
- Killing joke "love like blood"
- "Mais où qu'elle est ma p'tite culotte ?"
- Damien chante "E.T. petit copain de la nuit"
- "Under the ice, le tube de TOPO & Roby"
- "Disques vinyle de couleur/picture-discs"
- "Topaloff superstar"
- "Pas besoin d'éducation sexuelle/Julie Bataille"
- "Le petit pull marine d'Isabelle Adjani - 1983"
- "Jean-Michel Jarre, Gérard Lenorman, la Belle et la Bête"

 


PUB :

- "La pub no limit pour les tronçonneuses"
- "L'ampoule du plafonnier ne marche pas"
- "1981, le strip-teasing culte de Myriam"

- "Du rouge au Coca : L'Histoire du Père Noël"
- "Les Martiens de Lustucru"
- La pub Délifrance "c'est moi qui l'ai fait"
- La chanson "La publicité" (1984)
- "Loeki le petit lion de la pub de TF1"
- "La saga Panzani avec Don Patillo"
- "Marie-Pierre Casey/Pliz"
- "La pub pour le Sucre, les dominos"
- La pub pour Gerflor "Et hop !"
- "Le sourire Ultra Brite"
- "La pub pour Tapitouf"
- "La pub Baygon avec Michel Leeb"
- "Une femme, une pipe, un pull"
- "L'ami Ricoré"
- "Il fait beau dans l'métro"
- "Monsieur Propre, serial cleaner"
- "1979, la pub pour EDF"
- "La main baladeuse culte de la pub Perrier" 
- "Ticket chic, ticket choc"
- "La pub pour le parfum Egoïste"



JEUX ET JOUETS :

 

Le jeu "Badaboum"
- Le jeu "Dix de chute"
- "La poupée Barbie"
- Le jeu "Canon noir"
- "Le View-Master"
- "Merlin, l'enchanteur de 1978"
-
Le jeu "Mad"
- "La bonne-aventure, le jeu de la voyance"
- "Simon, l'OVNI électronique de 1978"
- "Elastic man"
- "Playmobil color, les Playmobil à colorier"
- "Le Casper parlant de mon enfance"
- "Le shaker magique"
- "La pâte à modeler Play-Doh"

- "Le Télécran"


CINE :

"Roger Rabbit nous fait le coup du lapin"
- "Blade runner"
- "E.T, toujours culte 30 ans aprés !"
- "Sans peur et sans reproche"

- "Le père-noël est une ordure, images des coulisses et secrets de tournage"


PETITES DOUCEURS REGRESSIVES :

- "Les sucettes Chupa Chups"
- "Les bonbons Pez"
- "Les Picorettes"
- "Les chewing-gums des 70-80's"
- "Les Treets et les Bonitos"
- "Danino"
- "Le jour où Raider est devenu Twix"
- "Tang, la boisson de l'espace"
- "La barre chocolat-caramel 3 Mousquetaires"
- "YES de Nestlé"
- "Les boules de glaces qui se démoulent"
- "Les mini berlingots de lait concentré Nestlé"
- "Les glaces des années 70-80's"

- "Drinky, la poudre à diluer"
- "Les barres chocolat disparues des 70-80's"


TELE :

"Les speakerines des 70-80's"
- Le feuilleton "La Pierre blanche"
- "Papivole"
- "Waldo Kitty"
- "L'émission Declic (Vision on)"
- "La série Matt et Jenny"
- La série "Les années collège"
- "La série Les Robinson suisses"
- "Les Schtroumpfs"
- Ma visite de l'expo "De Nounours à Casimir"
- "Les Visiteurs de Noël"
- "Les petits papiers de Noël"
- "Brok et Chnok"
- "Télétactica"
- "Toumaï - Elephant boy"
- "Les dessins animés Hanna Barbera"
- "La série Papa poule"
- "Les secrets de fabrication d'Hanna Barbera"

- "Les brigades du tigre"
- Les légendes indiennes du Canada"
- "Plume d’Élan et Bison Futé"​


 

SOUVENIRS D'ENFANCE :

- "Ma vitrine miniature hommage aux 70-80's"
- "Les décalcomanies"
-
"Les barils de lessive décorés des 70's"
- "Bali, boisson aux oranges"
- "Les images Poulain"
- "Un vrai disque 45 tours dans Pif Gadget"

- "Les chapeaux cache-rouleaux de papier toilette"
- "Les décorations de Noël des années 70-80"



L'ILE AUX ENFANTS/
CASIMIR
 :


- "Ma rencontre avec Casimir" 
- "Albert et Barnabé"
- "L'ile aux enfants en Afrique du sud"
- "Lactel et l'île aux enfants"

- "La télé musicale MOB de l'île aux Enfants"
- "Les surprises Casimir de May"

- "Mon île aux enfants miniature"
- "Making-of de mon île aux enfants miniature"

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