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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 23:04

Ca parait fou aujourd'hui mais dans les années 80, les allusions racistes et un peu douteuses étaient courantes. Il y avait les caricatures vocales de Michel Leeb dans ses sketchs ("L'Africain" ou "Le Bridé"), les bonbons au réglisse "têtes de nègre", les pubs avec des stéréotypes comme celle pour Free Time (ci-dessous à gauche), les cahiers Super Conquérant (ci-dessous à droite et ICI en vidéo) ou le couscous "Saupiquet" avec l'accent maghrébin bien caricatural. Des pubs inimaginables de nos jours mais qui étaient pourtant diffusées à la télé devant des millions de Français à l'époque. Le pire c'est que personne n'était réellement choqué.

Et puis il y avait les biscuits Bamboula, des sablés nappés de chocolat et décorés d'une tête de lion, commercialisés en 1987 par la marque Saint Michel à destination des enfants.
Pourquoi Bamboula ? Parce que le biscuit était au cacao, tout bêtement. Bravo le marketing ! Et qu'ils n'aillent pas raconter aujourd'hui que c'était une allusion à la fiesta entre potes ou au tambour du même nom.
 
Le personnage de Bamboula, un petit africain à la tenue léopard avec un béret et un anneau à l'oreille, a été créé par l'artiste Mallock en 1985 suite à un appel d’offre et à un concours qu'il gagna avec ses dessins. Il créa par la suite tout un univers autour de son personnage.
 
 
 
Produits dérivés
 
La mascotte remporta tout de suite un vif succès auprès des enfants, si bien que St Michel déclina des mini bandes dessinées imaginées par Mallock à l'effigie du petit bonhomme à la bouille sympathique. Elles étaient offertes avec les lots de 2 paquets de biscuits. 
Le personnage y vivait des aventures à Bambouland entouré de sa famille et ses amis : le Papé, Gaby, Bibou etc... 

Deux pubs magazines annonçant les histoires en BD :

 


La couverture de 6 mini bandes-dessinées :
 

Quelques planches :

 

La pub télé annonçant l'offre en 1988 :

La biscuiterie a aussi édité un magazine, "Le journal de Bamboula", avec des reportages, des BD et des jeux concours. 


Bamboula a même eu sa propre chanson en 1987. En voici le 45 tours recto-verso. On y apprend les noms des amis du petit héros.
A écouter
ICI.


St Michel proposait également des jeux sur Minitel. La pub télé ICI.


Le petit personnage a été décliné sous de très nombreuses formes : autocollants, figurines, pin’s, porte-clefs, magnets, peluche, tirelire et même des habits, des lacets, un réveil, une montre etc... Tous ces produits dérivés ont envahi les foyers pour le plus grand bonheur des enfants.

 

Le village du scandale
 
En 1994, le succès des biscuits est tel que St Michel décide de sponsoriser un parc à thème dans le parc zoologique "Safari Parc" créé deux ans plus tôt à Port-Saint-Père (30 kilomètres de Nantes).
Dans le "village de Bamboula", on pouvait voir 25 hommes, femmes et enfants venus tout droit de Côte-d'Ivoire en tenue traditionnelle au milieu de cases et d'animaux de la savane. Artisans et danseurs se produisaient devant les touristes tout au long de la journée.
Par contrat, et quand la température le permettait, ils devaient être torse nu, même les femmes !
On peut se demander comment un être sensé peut avoir une telle idée ?! 

 

Cette ouverture créa une grosse polémique, de nombreuses plaintes pour pour non-respect du Code du travail et des droits de l'homme furent déposées. En effet, comme on peut le lire sur Wikipédia, ces personnes volontaires étaient sous convention avec le ministère du tourisme ivoirien et n'avaient ni visa de travail, ni salaire. Seule une indemnité avait été versée au village d'origine en Côte-d'Ivoire.

A la suite de ce scandale et sept mois seulement après son ouverture, St Michel décida de fermer ce zoo humain aux relents colonialistes et de stopper net la commercialisation des biscuits Bamboula. Ils ne figurent d'ailleurs pas dans la rubrique historique sur le site internet de la marque.
 
Pour information, le parc de Port-Saint-Père existe encore aujourd’hui sous le nom de "Planète Sauvage". Les cases du village africain servent à l'exposition des reptiles et des oiseaux et le village de Kirikou est né en lieu et place du village de Bamboula.
 

 

Papou et Bamboula, même combat

Je terminerai en parlant d'un autre biscuit qui ferait polémique aujourd'hui. Il s'agit de Papou, un sablé au chocolat, à la noix de coco et aux noisettes de la marque Brun. Lui aussi disparu des rayons pour les mêmes raisons.
La pub télé de 1979 est à voir
ICI.

C'est fou comme on ne voyait pas le mal à cette époque !


Les visuels des BD et magazines ont été pris sur le site de l'artiste Mallock : http://www.mallock.fr/

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:15
 
Je suis sûre que tout le monde se souvient de ce visage animé étrange et un peu flippant qui apparaissait sur nos écrans le soir et prononçait d'une voix toute aussi bizarre "Canal plus... c'est plus" en faisant un clin d'oeil à la fin.
 
Le jeu Maxi Tête était diffusé du lundi au vendredi à 19h,  20h et  20h30 sur Canal plus, en clair, durant les années 1985 à 1988.
Je me souviens que ça passait notamment juste après le Top 50. C'était la grande époque de Canal.
 
D'abord présentée par Roger Zabel durant trois mois (de septembre à décembre 1985), l'émission est surtout restée culte grâce à la pétulante Sophie Favier qui présenta le programme de janvier 1986 à juin 1988. 
 
Dans un décor assez sobre, Sophie apparaissait derrière un comptoir à paillettes sur lequel se trouvait le compteur des gains. Derrière elle se trouvait une grande roue de loterie sur laquelle étaient inscrites des sommes (1000, 3000 et 5000 francs) et des logos Télé Poche car le magazine sponsorisait le jeu.
 
 
Le principe était simple, il s’agissait de reconnaître 5 parties différentes de visages de stars qui étaient assemblées sur la même photo : œil gauche, œil droit, nez, bouche, cheveux.
Les voix des 5 personnalités étaient également combinées pour qu'on entende le fameux "Canal plus... c'est plus" avec leurs 5 voix.
 
Voici un extrait d'émission avec le fameux générique au début de la séquence :
Ci-dessous une page extraite d'un Télé Poche de 1986 avec la décomposition d'une Maxi Tête dans laquelle se mêlaient les visages et les voix d'Anne Parrillaud, Nicole Calfan, Marthe Villalonga, Katia Tchenko et Paco Rabanne.

 
 
La cagnotte augmentait à chaque émission grâce aux sommes déterminées par la roue crantée et son petit cliquetis si particulier.
 
La solution des Maxi Têtes était inscrite dans une enveloppe scellée détenue par un huissier. Sophie Favier n'était pas dans le secret. Le vrai Maître du jeu s'appelait Pascal Gorand. Le directeur de production lui soufflait par téléprompteur tout ce qu'elle devait répondre aux téléspectateurs.
 
 
Couverture d'un Poche Junior de juin 1987 (pour retrouver le petit magazine en intégralité, c'est sur le Grenier de la Télé ICI).
 

On peut se demander si les stars filmées pouvaient tricher en confiant par exemple à leurs amis qu'elles avaient participé au tournage. Mais elles ignoraient quelle partie de leur visage serait choisie, de plus il y avait quelques 220 visages en stock. Rien que pour la Maxi Tête de Noël, il y a eu 10 comédiens différents qui ont été filmés avec une barbe.
 
Dans l'article de Télé Poche de février 1986, on apprend que "La Maxi-Tête est montée avec 3 équipes différentes de techniciens. Les différentes structures sont assemblées sans connexion à une salle centrale. Impossible donc qu'aucune personne des studios reçoive la Maxi Tête décomposée. Le montage son obéit aux mêmes règles du secret. Personne, sauf Pascal Gorand, ne sait dans quel ordre on a mis les voix".

Ci dessous la couverture de février 1986 :

 

 
Lorsque 4 éléments du visages étaient trouvés sur les 5, Pascal Gorand décidait de donner des indices afin de motiver les téléspectateurs et d'accélérer le jeu.
 
Certains petits malins enregistraient l'émission sur leur magnétoscope pour faire des arrêts sur image afin de mieux voir le visage recomposé et déterminer à qui appartenait telle ou telle partie de la Maxi Tête.
Télé Poche faisait également paraître le montage des visages dans ses pages.

Ci-dessous, une Maxi-Tête de 1987 dans Poche Junior.
 

Dans Télé Poche on trouvait un bulletin de participation à l'émission qu'il fallait découper, coller sur une carte postale et envoyer à Canal plus. On pouvait également s'inscrire par Minitel.

Le magazine, avec la complicité de Canal plus, offrait régulièrement de beaux cadeaux pour le jeu : voitures, voyages etc...
 

 

Pour clore ce dossier, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer "Maxi-fesse" la parodie hilarante des Nuls. Dans la séquence ci-dessous, on voit le génial et regretté Bruno Carette, affublé d'une perruque blonde et ayant bien entendu un cheveux sur la langue :

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Les Copains d'abord - dans Télé
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 21:28

 

Après avoir évoqué les souvenirs d'école et du collège dans les parties une, deux et trois (cliquez sur les liens actifs), voici un quatrième et dernier dossier, tout entier consacré aux jeux de la récréation.

Moment toujours attendu avec impatience par les gamins que nous étions, la récré rythmait nos journées d'école. Chacun apportait dans son cartable de quoi s'occuper durant ces pauses bien méritées. Il n'y avait que les coups de sifflet de nos maîtres et maîtresses qui stoppaient net les sauts, les danses, les courses folles et les cris !


Les billes

Mon occupation favorite pendant les récrés à la primaire, c'était les billes. Je ressens encore aujourd'hui une joie indescriptible quand je touche un petit sac de billes dans les magasins, une réminiscence du plaisir enfantin lors de leur achat.
Je crois que jusqu'à la fin de mes jours, j'aurai ce plaisir de les faire rouler dans mes doigts et entendre ce bruit si caractéristique des billes qui s'entrechoquent.

Je ne sais pas pour vous mais à notre école on avait ces catégories (de celles qui avaient le moins de valeur aux plus recherchées) :

- les terres
- les agathes
- les porces (porcelaines)
- les yeux de chat (entièrement transparentes) et les araignées (avec des filaments à l'intérieur).
- les boulets (ou callots ou boulards)

 

Ma grand-mère m'avait fabriqué un joli petit sac en toile de jean avec un cordon coulissant pour trimbaler mes billes à l'école. Et chez moi je les rangeais dans une boite en plastique, je n'emmenais jamais tout mon trésor à la fois !

On repérait un trou dans la terre dans la cour de récré et c'était à celui qui rentrait toutes ces billes en premier. Il fallait de la technique et du doigté.

Avec ma maman, nous étions en HLM alors pour jouer aux billes, j'avais trouvé l'astuce de soulever une petite latte du plancher, ça me faisait un trou pour apprendre à viser. Une fois mon jeu terminé, je remettais le petit morceau de bois en place. J'espèrais secrètement au fond de moi que personne n'aurait l'idée de le recoller un jour ! 

L'été au bord de la mer, j'emportais mes billes pour jouer dans le sable avec mes petits coureurs cyclistes en leur faisant de grands circuits.


L'élastique

Ma deuxième occupation favorite, c'était l'élastique. Ma grand-mère faisant pas mal de couture, je lui chapardais de l'élastique dans sa travailleuse, ni vu ni connu (enfin pas tant que ça, elle se rendait forcément compte que sa réserve diminuait !).

Il fallait se trouver deux copines et on se lançait dans des parties endiablées de saut à l'élastique. D'abord attaché aux deux chevilles, jambes serrées, jambes écartées, puis une seule cheville, aux genoux et même  aux cuisses, c'était sportif ! 
Vous verrez une démonstration en video ICI.

 

Chez mes grands-parents où j'allais après l'école et où je passais tous mes mercredis, j'étais seule, donc pour jouer à l'élastique je prenais deux chaises de jardin en métal blanc (bien lourdes) pour tenir l'élastique de chaque côté. Il suffisait de les orienter correctement pour élargir ou rétrécir l'écartement. 

En 1987, les Pitchounettes chantaient "La tactique de l'élastique". A écouter ICI.

 

La corde à sauter

Jeux incontournable des cours de récréation, pratiqué par les petites-filles en majorité.
Je défie tout le monde aujourd'hui de sauter autant de fois à la corde qu'on le faisait à la récré sans être essoufflés. C'est fou ce qu'on est endurant quand on est môme ! 

 

Je n'aimais pas beaucoup celles avec des poignets et corde en plastique, elles étaient trop légères. Les plus performantes étaient en bois avec une corde assez lourde pour bien fouetter le sol.


On s'amusait aussi à 3 en faisant sauter une copine au milieu, voire avec deux cordes et deux copines qui sautent, c'était très acrobatique.

 

La marelle

Puisqu'on est dans les sauts, il ne faut bien sûr pas oublier la marelle. On la traçait sur le goudron de la cour d'école, de la "terre" au "ciel" en passant par les chiffres de 1 à 9. Mais pour cela il fallait d'abord repérer un caillou qui laissait des traces blanches.

On devenait expert dans cette quête en repérant les pierres les plus blanches et les plus tendres.
On allait jusqu’au "ciel" à cloche-pied en sautant de case en case. Et on revenait vers la "terre" après avoir récupéré notre petit caillou en évitant la case où on l'avait lancé.

 

A propos de marelle, est-ce que vous vous souvenez vous aussi de la belle chanson de Nazaré Pereira, "La marelle" ? Elle date de 1980. A écouter ICI.

 


Rondes et comptines

Les rondes étaient un grand classique des cours de primaire. Elles étaient accompagnées de joyeux refrains. 

Le fermier
Un des plus communes commençait comme ça : "Le fermier dans son pré, le fermier dans son pré, ohé ohé ohé, le fermier dans son pré...."
Un enfant au centre de la ronde jouait le rôle du fermier, il choisissait dans les enfants de la farandole "sa femme", qui choisissait à son tour "son enfant", "la nourrice", "le chien", "le chat", "la souris" et enfin "le fromage" qui était "battu" (gentiment évidemment) au centre de la ronde.

On aimait aussi la ronde des amoureux
Un enfant était choisi pour être au milieu et les autres entonnaient en coeur "un samedi soir je dis à ma mère, voulez-vous savoir le garçon (la fille) que j'aime, c'est un jeune garçon (une jeune fille) à qui j'ai donné mon coeur... J'ai donné mon coeur à  ...". Et là on prononçait le prénom du supposé amoureux/amoureuse en posant la question bien fort  "Est-ce bien la vérité ?". L'enfant au centre devait confirmer ou non. Si la réponse était oui, il choisissait un autre enfant qui prenait sa place au centre et la ronde recommençait. Si la réponse était non, il restait au centre et on trouvait un autre prénom d'amoureux.
Je m'en souviens comme si c'était hier !


Passez Pompon
On chantait aussi régulièrement cette comptine en formant un pont à deux en se tenant les bras face à face. Les camarades passaient dessous à la queue-leu-leu en entonnant ce refrain :
"Passez pompon les carillons. Les portes sont ouvertes. Passez pompon les carillons. Les portes sont fermées...ààààà clef !" Les deux enfants qui formaient le pont refermaient les bras sur celui ou celle qui passait au moment où on prononçaient "à clef", il se retrouvait ainsi prisonnier. Les deux enfants lui posaient une question secrète à voix basse sur un double-choix. Par exemple : "Tu préfères les fraises ou les framboises". Et en fonction de son choix, il se mettait derrière un des deux enfants. Quand tout le monde était passé, on se retrouvait avec deux files d'enfants face à face et on faisait comme au tir à la corde en se tenant les uns les autres. Un des deux files devait céder.


Il y avait aussi le jeu du facteur
On s'asseyait en rond en tailleur. Un des enfants était désigné pour être le facteur. Il marchait autour du cercle avec un mouchoir à la main (ou autre chose qui figure un colis) pendant que les autres chantaient les yeux fermés : " Le facteur n'est pas passé, il passera demain matin, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche ! ". A la fin de la chanson, le facteur posait le mouchoir derrière un des autres joueurs. Celui avait le colis derrière lui devait se lever et aller attraper le facteur avant qu'il ait le temps de s'asseoir à sa place dans la ronde.


Il y avait aussi bien sûr aussi les classiques chat perché, "pierre, feuille, ciseaux" et "1, 2, 3 soleil".

Au rayon des comptines, on chantait aussi "Trois p’tits chats", "Un petit cochon pendu au plafond" ou "Jacques a dit".
 


Jeux de balles et ballons

Quand on avait un ballon, à part jouer au classique football ou basket, on pouvait faire le jeu de la tomate : on se plaçait en rond en écartant les jambes de façon à ce que les pieds des joueurs se touchent les uns des autres. Le ballon était mis en jeu à l’intérieur du cercle, les enfants le tapaient avec leurs mains jointes penchés en avant, le but étant de faire passer le ballon sous les jambes des autres pour les éliminer. Quand un joueur laissait passer un ballon sous ses jambes, il se plaçait de dos pour une seconde chance. Et quand un enfant était éliminé définitivement, on se resserrait  pour reformer un cercle et continuer la partie.


Balle au prisonnier ou jeu des chasseurs
Un enfant était désigné chasseur et devait atteindre un autre joueur avec son ballon (ou avec la main). Dès qu'un joueur était touché, il passait dans le camp des chasseurs. Les chasseurs se faisaient passer le ballon pour toucher les joueurs restés libres jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Le dernier joueur devenait le chasseur de la partie suivante.


Il y avait la mode des petites balles en mousse (caoutchouc). J'en ai eu plusieurs, je les aimais beaucoup, elles rebondissaient bien. L'été à la plage elles flottaient sur l'eau et c'était le même genre de balle qu'on utilisait pour le Jokari.
Ci-dessous, ce sont des balles de marque Delacoste (qui fabriquait aussi tous les jouets pouêts de notre enfance).

Il y avait aussi les mini balles rebondissantes style agathe. On en trouvait dans les petits distributeurs à 1 franc dans les grandes surfaces. Il fallait faire attention en les lançant car elle rebondissaient particulièrement bien et on avait parfois du mal à les retrouver tellement elles allaient loin et haut !

 

 

Jeux seul ou à deux

Osselets
Le jeu comportait cinq osselets dont un de couleur différente, rouge la plupart du temps. Les osselets pouvaient être en plastique ou en métal (ils étaient en os à l'origine, comme leur nom l'indique).


 

Cela consistait à lancer en l'air l'osselet de couleur différente en en ramassant un parmi ceux posés par terre et en rattrapant le premier avant qu'il touche le sol. Ensuite il fallait ramasser deux fois deux osselets à la fois, puis trois osselets et un, et enfin les quatre.
Il y a des tas de variantes évidemment.
J'y ai peu joué mais j'ai eu plusieurs jeux d'osselets, notamment un ancien de ma maman en métal et un offert par la lessive Bonux (photo ci-dessus à droite).
Pif Gadget en avait offert dans son numéro 1047 en 1989 : Les Osselets De Groucho et Chico.


Jeux de fil avec les doigts
Seul ou à deux on pouvait faire des motifs avec une ficelle. je me souviens de la tasse, de la tour Eiffel et du parachute. Je faisais aussi une araignée/étoile avec une copine qui savait faire également, ça demandait plusieurs manipulations successives chacune son tour.

 

 

Jeux créatifs

Les scoubidous
ce loisir est apparu dans les années 60 et a fait un grand retour au milieu des années 80 où il a envahi les cours d'école et de collège.
Je me rappelle qu'on aimait beaucoup fabriquer des scoubidous à l'aide de plusieurs fils multicolores en plastique. On en faisait des porte-clefs ou on les attachait à nos sacs de classe.
Je me souviens aussi de la joie qu'on avait quand on allait acheter nos fils colorés.


 

Les bracelets brésiliens
Ils sont apparus un peu plus tard que les scoubidous. On attachait des brins de coton colorés à une épingle à nourrice sur nos jeans et on créait des motifs géométriques en nouant les fils.
Il parait qu’il fallait faire un voeux quand on le mettait autour de son poignet, et que celui-ci s’exaucerait quand le bracelet se casserait. Personne n'a pu vérifier... 


 

Il y a eu aussi la mode des crocodiles et autres petits animaux en perles de rocaille. Je n'en ai jamais fait moi-même mais une copine m'en avait fait un sur quelques récréations au collège. 


Jeux d'échange de cartes et images

On passait beaucoup de temps pendant les récrés à faire des échanges d'images autocollantes pour nos albums Panini. On avait chacun nos paquets et on comparait avec ce que les copains cherchaient.

 

On s'échangeait aussi nos images Poulain ou nos grandes images cartonnées Merveilles au monde.

Je n'ai pas connu les fameuses images des Crados, mais je sais qu'elles ont eu un succès phénoménal à la fin des années 80, une vraie razzia dans les cours de récré !

Il y avait aussi les images autocollantes comme Fantastickers, les classiques ou les brillantes qui nous faisaient rêver. 

 

Ça nous arrivait aussi d'échanger nos papiers à lettre et enveloppes assorties.

 

Trois petits tours et puis s'en vont !

Régulièrement, dans les cours de récréation, il y avait un jouet à la mode, ça pouvait durer quelques semaines ou plusieurs mois.


Les yo-yo des soda
Je me souviens de la folie quand les Yo-yo Coca, Fanta et Sprite ont débarqué dans les cours de récré, tout le monde en avait un. On faisait des concours de figures.
C'est drôle car ce jouet est vieux comme le monde et il a suffit de coller dessus des noms de marques célèbres pour que ça ait du succès de nouveau.


 

Le tac tac
Jouer avec un tac tac était le meilleur moyen pour se faire mal aux doigts ! 


 


Le rubik's
Un vrai phénomène des cours de récrés dans les années 80 ce fameux casse-tête inventé par le Hongrois Erno Rubik en 1974.
Sur la photo de gauche, ce sont ceux de ma collection, je les ai eus à l'époque. Le casse-tête à côté s'appelle "La tour de Babylone", il date aussi des années 80.



 

Ressorts Slinky
aussi appelé Ondamania, il a eu du succès fin 80 début 90, on le faisait dévaler les escaliers, c'était marrant.


 

Les puces d'amour
On en mettait dans nos barrettes, on se les échangeait, moi je les aimais bien ces mini poupées en bois (à droite c'est La Poison dans la série "L'esprit de famille")


 

La chenille magique
Un petit jouet marrant et fascinant, et pourtant le principe est simple : la chenille a un fil transparent à l'extrémité de son museau. On attachait l'autre extrémité à notre ceinture et on faisait passer la chenille entre nos doigts ou autour d'un stylo, donnant l'illusion qu'elle bougeait toute seule comme par magie !

 

Les choubidou
On a été nombreux à l'époque à posséder ces porte-clés à ressort avec un cordon de téléphone et un mousqueton au bout.
Annie Cordy en était l'égérie en 1984, elle a même sorti un 45 tours.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:36
Les Visiteurs de notre enfance par Nath-Didile

Replonger avec délices dans vos souvenirs d'enfant, c'est ce qui risque de vous arriver si vous feuilletez le merveilleux livre "Les Visiteurs de notre enfance". 

 
On doit cet ouvrage au trio de choc d'Osibo Productions qui préserve, partage et valorise avec passion nos chers souvenirs d'enfance depuis de longues années. Ils ont en effet acquis les droits sur de très nombreuses licences, Casimir et l'île aux enfants, Le village dans les nuages, Wattoo Wattoo, Isidore et Clémentine, Balthazar le mille-pattes et bien d'autres.
 
Il y a deux ans, en 2014, ils nous avaient offert le splendide "Nos années Casimir", à l’occasion des 40 ans de l'île aux enfants, créée par Christophe Izard.
Vous pourrez le retrouver dans un article que je lui ai consacré ICI et l'acheter en librairie lui aussi.
 
Les deux auteurs, Pierre-Alek Beddiard et Arnaud Magnier, ainsi que Lorenzo Vallée à la réalisation graphique, nous emmènent cette fois faire un beau voyage au coeur de deux autres riches univers créés par ce cher Christophe : les Visiteurs du mercredi et les Visiteurs de Noël
 
 
 
La Bible des Visiteurs
 
La couverture est magnifique, cartonnée, très rigide, avec un fini en partie mat et en partie verni qui donne une envie irrépressible de l'ouvrir pour en découvrir le contenu.

J'ai beaucoup aimé la page de garde avec la multitude d'écrans titres qui donnent une idée de la richesse des programmes des Visiteurs.
 
Rien ni personne ne manque au tableau, le livre est vraiment très complet.
Les 176 pages joyeuses et colorées regorgent de photos, d'informations et d'anecdotes inédites sur les rubriques, séries et dessins animés qui étaient diffusés dans les émissions : Heidi, Scoubidou, Capitaine Flam, Barbapapa, La Pierre Blanche, La bataille des planètes, Déclic, Le club des 5, Waldo Kitty et toute la parade des animés Hanna Barbera pour ne citer qu'eux.
 
On y trouve des interviews de tous les présentateurs : Soizic Corne, Patrick Sabatier, Dorothée (Frédérique Hoschedé à l'époque et pas encore dans Récré A2), Nicolas Hulot, Gilles Arthur, Michel Chevalet, Claude Pierrard, Fabienne Thibeault, Michel Fugain etc...  Et des artistes, marionnettistes, chanteurs, comédiens qui ont participé aux émissions ou aux séries comme Yves Brunier, Denis Dugas, Boris Scheigam, Michel Vallier et bien d'autres. 
 
Jacques Trémolin et Garcimore y sont bien entendu évoqués ainsi que toutes les joyeuses marionnettes qui animaient les programmes : Sibor et Bora, Brok et Chnok, Pile et Glou et les Poï Poï.


 
Les grandes et belles double-pages sont enrichies par des photos d'écran, des reproductions de programmes télé d'époque, des images de produits dérivés et de très nombreux et fabuleux dessins, inspirés des travaux des deux reines illustratrices Anne Hofer et Nadine Forster.



 
J'ai particulièrement aimé les pages avec de grandes fleurs colorées toutes en rondeurs sucrées qu'on retrouvait dans les décors des émissions. Elles ont été entièrement redessinées par Lorenzo Vallée, comme toutes les autres illustrations du livre.
 
 
Il faut préciser que la maquette est particulièrement riche et soignée, elle contribue pleinement à nous replonger dans la douceur et la poésie des émissions. 
Chaque page est pensée indépendamment des autres avec un graphisme et des thèmes couleurs  adaptés à chaque univers. On en prend plein les yeux !









 
A signaler la très belle préface de Soizic Corne qui résume si bien l'esprit des émissions et l'avant-propos de Christophe Izard qui a eu un regard bienveillant sur toute la conception du livre.
 
 
Osi-bonheur
 
J'ai feuilleté l'ouvrage avec un très grand plaisir et beaucoup d'émotions.  J'y ai retrouvé la magie des mercredis et des fêtes de fin d’année de mon enfance. Un concentré de douceur, de tendresse, de rires, d’émerveillement qui a touché directement mon coeur de môme.
 
Ce qui est très agréable c'est qu'on peut lire le livre du début à la fin ou piocher des pages Madeleine de Proust au hasard ici et là. Le parfum des souvenirs est savoureux et intact.
 
Un immense bravo et un grand merci à mes amis d'Osibo pour ce magnifique cadeau, ils "nous font voir la vie bien plus jolie"
Je suis impressionnée par le travail phénoménal qu'a demandé un tel ouvrage, 6 mois de visionnage et pointage pour les 300 émissions afin d'être le plus exhaustif possible, des enquêtes pour retrouver et interviewer tous les intervenants, la recherche et la création graphique collant le plus possible aux thèmes des émissions.
 
 
Un immense merci aussi à ce cher Christophe Izard qui a si joliment embelli et enrichi notre enfance avec toutes ses merveilleuses émissions. 
 
J'ai eu la chance de le croiser à l'occasion de la sortie du livre le mois dernier, ce fut pour moi encore beaucoup d'émotions. 
Ma première rencontre avec lui à voir ICI.
 
N'hésitez pas à offrir ou vous faire offrir "Les Visiteurs de notre enfance", vous ne le regretterez pas.
 
 
"Les Visiteurs de notre enfance" publié chez Hors Collection est  paru le 13 octobre 2016. En vente partout au prix de 29€. 
 
 
 
Site internet Osibo news : ICI.
 
Page officielle facebook des Visiteurs de notre enfance  : ICI.
 
 
 
 
 
 
 
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Les Copains d'abord - dans Télé
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 19:38
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile

Pour ces fêtes de fin d'année 2016, j'avais envie d'offrir un nouveau cadeau à mes chers lecteurs : les 58 pages de jouets du catalogue La Redoute 1978-1979.

Je suis sûre qu'ils vous rappelleront avec émotions à vous aussi de merveilleux souvenirs de cadeaux découverts au pied du sapin le matin de Noël.

 


Pour info, si vous souhaitez retrouver également les 52 pages du catalogue La Redoute 79-80 numérisées l'an dernier, c'est ICI.

 

 

Vous pouvez lancer un diaporama si vous le souhaitez en cliquant sur les photos et en vous déplaçant ensuite d'image en image avec les flèches (cliquez sur Echap pour en sortir).

Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
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En cadeau bonus, je vous offre les 3 pages sur les décorations de Noël. C'est toujours un bonheur à regarder et ça rappelle là aussi des magnifiques souvenirs.

Pour ceux qui voudraient en voir plus, j'ai consacré un dossier entier aux décorations de Noël 70-80's ICI.

Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79 par Nath-Didile
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Enfin pour terminer, voici des chaussons Casimir et de jolis coussins qu'on pouvait également trouver dans ce même catalogue.

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Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 16:13


3ème partie de mon grand dossier consacré aux souvenirs d'école.
Vous retrouverez la première partie ICI et la seconde ICI.

 
Magazine Jeunes années
 
Parfois les instituteurs nous proposaient d'acheter le magazine "Jeunes années". La revue de format A4 largeur était éditée trimestriellement par "Les francs et franches camarades", (devenue la fédération "Francas", mouvement d'éducation populaire).
Le magazine s'est appelé "Gullivore" dans les années 90.
 
Certaines classes étaient abonnées et on pouvait emprunter les anciens numéros si on le souhaitait.

 
Il y avaient deux revues différentes, une pour les enfants de 3 à 8 ans et une pour les 8-13 ans.
On pouvait y trouver des contes, des récits, des chants, des documents sur l’histoire, sur les découvertes scientifiques, sur la la nature, des activités manuelles, des jeux, des dessins à colorier, des découpages et tout un tas d'activités diverses et variées. Je me souviens en avoir eus quelques-uns chez moi.

J'en ai trouvé un avec joie sur un vide-grenier dernièrement :


 
 
 
Travaux manuels et cadeaux de fête des mères
 
On peut dire qu'on en a fait de "jolies" choses en maternelle et en primaire pour la fête de nos mamans : des pots à crayons avec des rouleaux de papier toilette, des colliers avec des nouilles, des coffrets à bijoux avec des boites de camembert, des dessous de plat ou des pense-bêtes avec des pinces à linge, j'en passe et des meilleures.

 
Les maîtresses se transformaient en reines du recyclage pour nous faire faire des travaux manuels : boites d'allumettes, boites à oeufs, pots de yaourt, en plastique ou en verre, bouchons en liège, boutons, graines, coquillages, galets etc... 
 
En CE2, j'avais fabriqué un petit étui à aiguilles en feutrine pour la fête des mères. Ma maman l'utilise toujours aujourd'hui.
Il y avait un chat noir dessus car on en avait un à cette époque chez moi.



Pour la fête des pères, on faisait souvent des cendriers. Un objet qu'on n'aurait plus l'idée de faire fabriquer à des enfants de nos jours. Ca s'est transformé en vide-poches.
 
Ci-dessous les oeuvres du petit Benjamin pour ses parents au tout début des années 80 : galet peint, cendrier et sa mignonne petite main en plâtre.

 
Pour Noël on faisait des guirlandes avec des anneaux en papier ou sous forme d'accordéon, des sapins en papier Canson avec des gommettes, des Pères-noëls avec des barbes en coton.
 

 
 
Frises et dessin
 
En primaire, on devait faire une frise quotidiennement pour séparer nos leçons dans nos cahiers du jour. Ça nous entraînait au dessin et au tracé de précision.
Je me souviens que certains jours on n'était pas du tout inspiré et qu'il fallait se creuser la tête pour imaginer un nouveau motif.



 
En cours de dessin en 6ème j'ai découvert l'encre de chine et la plume, c'était nouveau car la plume n'était plus utilisée à l'école depuis de très nombreuses années. On s'en mettait partout, ça tâchait bien les doigts mais c'était chouette de découvrir un nouvel "outil" !
 
A peu près à la même époque, je m'étais passionnée pour les dessins au Rotring (on appelait ça rapidograph). Ca permettait de faire des traits d'une grande précision.
Il fallait remplir les cartouches manuellement (opération délicate si on ne voulait pas s'en mettre partout !). 

Mon beau-père me ramenait des Rotring de différentes tailles de son boulot où il faisait des dessins techniques. J'en ai aussi utilisé bien plus tard quand j'ai fait des études de dessin publicitaire.
 
Au collège on faisait aussi pour la première fois de la peinture avec des tubes de gouache. A l'école primaire, c'était uniquement de l'aquarelle sous forme de petites pastilles.
 
J'ai découvert le nom des couleurs de peintures à ce moment-là : noir d'ivoire, blanc permanent, jaune d'or, jaune citron, rouge vermillon, rose tyrien, cyan, bleu outremer, magenta, terre de sienne brûlée. Ca me paraissait exotique !
C'était amusant de faire des mélanges pour créer de nouvelles couleurs sur la palette, même si ça finissait souvent en "gris-marronnasse" (comme les mélanges avec la Play-Doh d'ailleurs) ! 
 
 
A propos de dessin, je me rappelle que j'en faisais souvent chez moi sur du papier qui servait aux imprimantes d'ordinateur à l'époque. Ma maman m'en ramenait de son travail. Il se dépliait en accordéon, il était en général à rayures vertes et blanches et comportait des petits trous de chaque côté.
J'étais super contente quand je réussissais à récupèrer du papier carbone, c'était marrant à utiliser pour écrire en double ou dupliquer des motifs.


 
 
 
Prévention routière à l'école
 
Je ne sais pas vous mais moi j'ai passé mon permis piéton et cycliste à l'école primaire, ça devait être en CM1 ou CM2 (1979-80). 
On avait eu une petite formation en classe, sur les panneaux et les feux tricolores.

Ci-dessous des photos d'archive du journal Le Progrés en 1988 :




Ensuite on était allé sur un petit circuit de la Prévention Routière qui se trouvait à 200 mètres à peine de l'école. On s'était bien amusé avec les vélos et les karts dans cette sorte de ville en miniature avec les petits panneaux et feux tricolores à notre échelle. C'était la première fois que je faisais du kart, j'avais trouvé ça génial !

 
Il y avait des policiers qui nous guidaient et nous aidaient à circuler.
A la fin on recevait un permis cartonné avec nos noms et prénoms. Il doit être quelque part chez mes parents.
 
J'avais déjà des notions de prévention routière car à l'époque les samedis à la télé, il y avait Plume d'élan.
 
 
 
Goûter au collège
 
Je me souviens qu'une année au collège ils avaient instauré un goûter gratuit à la récréation de 10h pour les demi-pensionnaires, ça devait être autour de 1983-84. Il fallait qu'un des délégués de la classe se rende au secrétariat avec les cartes de cantine de ceux qui déjeunaient et il obtenait le nombre de goûters correspondants. Je me rappelle qu'il y avait entre autre des pâtes de fruits, des petits pains d'épice Vandame, des gaufrettes quadro et surtout des gaufrettes Ménélik en forme de triangles enrobés de chocolat et fourrés aux éclats d'amandes, miel et noisettes, quel délice ! On les savourait pendant longtemps pendant la récré pour faire durer le plaisir.



J'ai appris il y a quelques années que ces fameux biscuits étaient fabriqués par Les  Desserts Gavroche à Marseille, ils existent toujours apparemment, mais je n'en ai jamais regoûtés.

A propos de biscuits et gâteaux des années 70 et 80, vous trouverez un très grand dossier à déguster sur le blog ICI.

 
 
Distributeurs automatiques 
 
Est-ce que dans vos collèges vous avez eu aussi des distributeurs automatiques de boissons et gourmandises ?
Je me souviens très bien du distributeur de boisson qui se trouvait dans mon collège, on pouvait avoir une sorte de Tang à l'orange dans des gobelets blancs en plastique moyennant une somme dérisoire. C'était bien chimique mais en été c'était un vrai régal et la machine était prise d'assaut !
 
Et juste à côté on avait un petit distributeur à tirettes accroché au mur qui permettait d'obtenir des tubes de bonbons Mentos (pomme verte ou multifruits) et Polo (celui avec un trou au milieu, menthe ou citron). Il ressemblait un peu à celui ci-dessous, mais avec deux tirettes seulement.

Parfois en classe on sentait flotter des effluves fruitées qui s'élevaient de la bouche des élèves qui suçaient leurs bonbecs au même moment (juste après les récrés en général).
 
Un copain de ma classe avait trouvé comment arnaquer le distributeur en introduisant une pièce, en tirant un des deux tiroirs puis en tirant aussitôt l'autre tiroir au moment où on fermait le premier. Il fallait être rapide et avoir une bonne coordination des gestes. Il arrivait comme ça à vider le distributeur de tous ses tubes avec une seule pièce de 1 franc !
 
Je vous parle d'un temps où le sucre et le gras n'étaient pas encore des ennemis jurés. Un temps où, quand l'heure du repas était encore loin, deux doigts pouvaient couper la faim !
 
 
 
Les enseignants sont (parfois) des tyrans !
 
ah la la qu'est-ce que je maudissais ma prof d'histoire-géo en 4ème qui choisissait un élève au hasard dans le cahier d'appel quand on avait cours avec elle pour venir réciter la leçon au tableau.

 
Elle prenait bien son temps pour parcourir la liste alphabétique de haut en bas puis de bas en haut plusieurs fois de suite. Elle devait prendre un plaisir malsain à faire frémir les élèves.
 
Etant dans les "R" donc en bas de liste, mon cœur se serrait à chaque fois que je voyais le bout de son doigt descendre ! Oui bon d'accord, si j'avais correctement appris toutes mes leçons, je n'aurais sans doute pas tremblé autant mais même ceux qui potassaient parfaitement leurs cours avaient peur.
 
Cette même prof m'avait traitée un jour de "Potiche" devant toute la classe parce que je n'avais pas su placer les Seychelles sur la carte, ça m'avait choquée.
J'imagine qu'on a tous eu ce genre de profs tyranniques qui nous tétanisaient.
 
Et je pense qu'on a tous fait à un moment ou un autre une punition à l'école. J'avoue ne pas en avoir eu beaucoup. Juste deux heures de colle faites un mercredi matin au collège parce que je bavardais trop en classe (comme c'est étonnant !) et une fois des lignes à copier à la primaire. Je me souviens encore parfaitement de la phrase : "Je n'aperçois qu'un P au verbe apercevoir". Ca m'a marquée à vie et je n'ai jamais plus fait la faute ensuite.

Dans les années 70 et même 80, il n'était pas rare qu'un élève soit puni au coin (mais sans bonnet d'âne). Certains même se faisaient taper sur les doigts, tirer les cheveux, recevaient des gifles, des coups de pied aux fesses ou carrément des fessées. Ca parait dingue aujourd'hui mais ça arrivait pourtant parfois à cette époque.
 
Ma prof de physiques-chimie en 3ème était caractérielle, elle hurlait sans raison et jetait parfois des bouts de craies à la tête des élèves turbulents. J'imagine le scandale si ça se faisait encore de nos jours !
 
 
Les cours d'EMT
 
L'Education Manuelle et Technique est apparue dans les collèges français en 1974 et a perduré jusque dans les années 90.
Jusqu'au début des années 80, les activités étaient différenciées selon le sexe des élèves : couture et cuisine pour les filles, travail du bois et du métal pour les garçons.
 
Quand je suis arrivée au collège en 1981, on faisait indifféremment toutes ces activités.
Je me souviens que les travaux de couture était le vrai calvaire des garçons. 
La toute jeune prof qu'on avait eue en classe de 3ème, pleine d'enthousiasme dû à sa jeunesse, s'était mis en tête de nous faire fabriquer un chemisier à chacun... quelle idée saugrenue ! Alors qu'un simple coussin aurait largement fait l'affaire.

Nous voilà donc en train de prendre nos mesures les uns les autres avec des mètres-rubans : le dos, les bras, le tour de cou, des poignets etc.... Autant dire que dès le départ, le projet était foireux car personne n'a pris les bonnes mesures, c'était soit trop serré, soit trop lâche !
Par la suite on avait dû aller acheter le tissu de notre choix en magasin. Moi j'avais opté pour un splendide motif de palmiers bleus sur fond rouge, je ne sais pas trop pourquoi... l'influence de Magnum sans doute, on était en 1983 !


Ci-contre le célèbre détective privé avec une chemise dont le tissu ressemblait beaucoup à celui que j'avais choisi.

Après plusieurs semaines de cours d'EMT et de grosses galère devant nos machines à coudre, certains avaient fait le choix de faire des chemisiers sans manche puis sans col et carrément sans boutonnière afin de s'éviter du boulot supplémentaire et pour aller plus vite ! D'autres comme moi avaient demandé de l'aide à leur mamie (ou maman). 
Autant dire que je n'ai jamais porté cette chemise, elle a fini dans un placard puis sans doute à la poubelle. Bref ce fut un véritable fiasco couturier, mais ça reste forcément un souvenir marrant. 
 
En techno, il avait fallu faire un serre-joint en métal. N'étant pas très motivée pour me fatiguer à la tâche et me salir les mains, j'avais gentiment usé de mes charmes auprès des copains de classe (comme on peut le faire à 13 ans) pour qu'on m'aide ... enfin disons plutôt pour qu'on le fasse à ma place !
 
En cours de cuisine, on rigolait bien ! Comme la classe se trouvait au dernier étage du bâtiment (4ème), on attendait que la prof se soit tournée vers le tableau pour balancer à intervalle régulier des casseroles d'eau par les fenêtres. Les plus téméraires laissaient tomber des oeufs ! Je me rends compte aujourd'hui à quel point c'était crétin, voire dangereux, mais quand on a 13-14 ans, on ne voit que l'amusement et la rigolade.
 
 
 
C'est en EMT que j'ai appris à faire des madeleines, recette que j'ai refait de nombreuses fois chez moi ensuite.
Et c'est aussi en EMT que j'ai appris les rudiments de la diététique, les protides, glucides, lipides, où on les trouvait et où ils se cachaient (ah bon, il y a du sucre dans les petits-pois ?!) .
C'était intéressant et instructif.

Anecdote qui m'avait marquée : on avait préparé un repas entier en EMT, de l'entrée jusqu'au dessert, et on était resté déjeuner en classe pour le déguster. Le plat principal était du porc au caramel. Une copine, qui était algérienne, était allée dire à la prof qu'elle ne pourrait pas manger le plat car c'était du porc et la prof lui avait rétorqué : "bah va te faire cuire un oeuf !".
On avait tous trouvé ça d'un goût très douteux, que ce soit pris au propre comme au figuré d'ailleurs.

En EMT on faisait aussi du cartonnage, du collage, du découpage. A
yant déjà un goût très prononcé pour les créations manuelles, c'était une de mes matières préférées.
En 6ème on avait fabriqué un petit porte-photos et une boite avec couvercle pour mettre un paquet de cartes à jouer.
 
Et vous, qu'avez-vous fabriqué en cours d'EMT ? Est-ce que vous avez gardé vos oeuvres ?
 
 
Informatique pour tous
 
En 1985, Laurent Fabius, alors premier ministre, annonce le "plan informatique pour tous", un programme visant à équiper en ordinateurs tous les établissements scolaires et à initier les élèves (et leurs enseignants) à l'outil informatique. 
On apprenait en Basic et en Logo.
 
Jean-Jacques Servan Schreiber, à l'origine du projet, voulait des Apple II et des Macintosh. Steve Jobs avait même promis d’installer une unité de fabrication en France plutôt qu’en Irlande. Mais c'est Thomson, entreprise nationalisée (et au bord de la faillite en 1982), qui a été finalement  choisie pour fournir les ordinateurs : des 8 bits MO5.
 
Malheureusement les terminaux n'étaient pas vraiment à la hauteur et le crayon optique n'a pas résisté très longtemps à la souris d'Apple. En 1989, Thomson abandonna définitivement la micro-informatique.
 
Pour information, le MO5 coûtait  2 390 francs alors que le Mac, même en version simplifiée, aurait coûté environ 10 000 francs. 

Ci-dessous des photos d'archive du journal Le Progrés en 1987 :

 
Voici un reportage du journal télévisé en 1985, à voir ICI.
J'aime beaucoup le slogan : "Le MO5, véritable R5 de la micro"
 
Les dissections en sciences naturelles
 
Aaaah la joie d'arriver à 8h du matin en cours de sciences nat' et de découvrir avec stupeur et dégoût un oeil de boeuf qui nous attendait sur chaque table ! Surtout avec cette délicieuse odeur de formol pour aller avec.
Il fallait les disséquer pour aller voir ce qu'il y avait à l'intérieur et comment fonctionnait un nerf optique, c'était glauque. Autant dire qu'au repas de midi, on n'avait pas mangé grand chose ! 
On a eu droit aussi à la dissection d'une grenouille.
 
Pour information, en juillet 2016 a été publiée une circulaire visant à interdire les dissections animales en cours de Sciences de la vie et de la Terre, c'est donc très récent.
 
Je me souviens de la découverte du microscope. On pouvait observer pour la première fois des éléments imperceptibles pour l’œil humain. On plaçait des échantillons entre deux petites plaquettes de verre et un monde nouveau s'ouvrait alors à nous, celui de l'infiniment petit. J'adorais ça. 

 
La génétique m'a passionnée. Notamment la partie où on cherche dans sa propre famille les caractères dominants et récessifs. 
C'était drôle de tester sur l
es membres de notre famille la capacité à rouler sa langue en forme de U .
Moi j'y suis toujours arrivé et je charriais ma maman et ma grand-mère qui n'y parvenaient pas malgré leurs efforts ! 

Il parait que cette capacité particulière n'a presque rien à voir avec la génétique, on l'a découvert depuis.
 
 
 
Apprentis chimistes
 
En chimie, on "jouait" parfois avec des éprouvettes, des béchers, des pipettes et des becs Bunsen. On manipulait des produits qui changeaient de couleurs et de consistance.
Ébullitions, condensations, dilutions et autres précipités n'avaient plus de secrets pour nous. 

J'ai trouvé la pince en photo ci-contre l'autre jour sur un vide-grenier. De nombreux souvenirs me sont revenus en mémoire. Je me suis revue en train de tenir une éprouvette au dessus de la flamme en attendant que ça réagisse d'une manière ou d'une autre.

Je me rappelle d'un copain qui s'était brûlé le bout des cheveux en se penchant pour écrire sur son cahier près du bec Bunsen allumé. Ca sentait le cramé dans toute la classe ! 


 
Quand je pense cours de chimie, j'ai les images du film "P.R.O.F.S" en tête, le passage culte où l'enseignante tyrannique dit : "Normalement ça doit cristalliser !"
A voir ICI.
Je me souviens avoir été très impressionnée par un cour sur l'azote liquide. Le prof y avait plongé une rose qui s'était ensuite brisée d'une pichenette du doigt.

Je préférais les cours de chimie à ceux de physique, même si faire des circuits et allumer des ampoules pouvaient être sympa aussi. 
 
 
Le cours sur la photographie m'avait aussi particulièrement interessée. Mon prof de physique-chimie en 3ème était un homme passionné et passionnant, il savait à merveille susciter l'intérêt des élèves. Pourquoi tous les profs ne sont-ils pas comme lui ?

 

Rétroprojecteurs et vidéo
 
30 ans avant l'ère des tableaux numériques et interactifs, on avait parfois en classe des rétroprojecteurs qui permettaient aux profs de nous faire découvrir des documents par l'intermédiaire de feuilles transparentes en les projetant sur un écran qui se déroulait devant le tableau.
 
C'était le seul outil moderne qui était dans les collèges et les lycées à cette époque.
 
Parfois en sciences naturelles on avait des séances diapos ou même des projections de films. Ils étaient en bobines, pas encore de VHS à mon époque.
 
Il y avait aussi parfois des projections en cours d'histoire. Je me souviens avoir été traumatisée par la diffusion du film "Nuits et brouillards" en classe de 4ème. 13 ans, c'est un peu tôt tout de même pour voir des images si dures, on n'a pas forcément la maturité nécessaire pour encaisser.
 
 
 
Sport
 
Question à 10 francs : quelle était la méthode infaillible pour mal commencer une journée au collège ? ... Facile : avoir cours de sport dès 8h et devoir bêtement faire des tours de piste ! Il n'y avait rien de plus pénible, surtout en hiver quand il faisait bien froid. L'endurance n'a jamais été mon truc, trop lent et répétitif pour moi. Je préférais les courses de vitesse ou de saut d'obstacles.
 
Je n'aimais pas non plus le lancer de poids, on se dégueulassait les mains et le cou avec ce satané boulet ! J'aurais préféré faire du javelot.

Il y avait la classique montée à la corde lisse qui nous gonflait tous, c'était pas facile.
 
ah oui au fait, à cette époque les garçons et les filles faisaient sport chacun de leur côté, aucun cours commun.

J'ai découvert les agrés en 6ème : barres assymétriques, poutre, cheval d'arçons, j'aimais beaucoup. On avait toutes des justaucorps, des collants et des guêtres comme dans "Gym Tonic" à la télé ! 
Ci-contre à gauche, je pose fièrement à 13 ans chez mes parents avec mon justaucorps rose tout neuf, mes rythmiques aux pieds et ma montre à quartz blanche au poignet !

 
En 5ème je me souviens aussi qu'on avait dû faire un enchaînement au cerceau sur "What a Feeling", d'Irene Cara, la chanson du film "Flashdance", le film était juste sorti sur les écrans (1983). J'avais adoré, c'était il y a près de 35 ans mais je me souviens encore parfaitement du début de la chorégraphie ! 

En dehors de ces tenues très féminines, au tout début des années 80, on portait des joggings Adidas à l'aspect un peu satiné. Ils avaient souvent une patte élastiquée sous le pied qui les faisait ressembler à des fuseaux et qui étaient particulièrement moulants (gênant pour les garçons parfois !). Heureusement ensuite sont arrivés les survêtements en tissu peau de pêche, beaucoup plus jolis et confortables.

Ci-dessous à gauche, le plus connu des survêtements Adidas : le Challenger. A droite on me voit passer la tondeuse à gazon avec mon survet' peau de pêche (une sous-marque je pense), autour de 1987.



Lors de mon année de 4ème, je m'étais inscrite aux cours de tennis avec le collège les mercredis aprés-midi. Ca me plaisait bien, sauf que je loupais toutes les semaines la fin des Mystérieuses Cités d'or, je devais partir 10 minutes avant la fin des épisodes si je ne voulais pas arriver en retard, c'était vraiment frustrant ! 
Ci-contre à droite en tenue de tennis à 14 ans.
 
La piscine, je n'y suis  allée qu'à l'école primaire. J'en garde surtout un souvenir olfactif javellisé ! Moi qui adorais l'eau, je n'aimais pas beaucoup les voyages en bus et les séances scolaires en piscine où on faisait des bêtes allers et retours avec des planches en mousse.
Et puis ayant les cheveux longs déjà, je maudissais les bonnets en caoutchouc qui tiraient les cheveux et donnaient l'air idiot ! 
Le bon souvenir, c'est qu'on dégustait des bonbecs en remontant dans le bus, notamment des tubes de rouges à lèvres acidulés.
 
 
 
Les cours de musique
 
Cette heure de musique servait souvent de défouloir pour les élèves, surtout si on avait un prof un peu laxiste ou trop gentil. J'ai des souvenirs de joyeux bordel pendant ces cours-là ! 
 
L'un d'eux m'a particulièrement marquée, le premier de l'année en 4ème. A peine assis dans la salle, le prof nous avait demandé de nous lever, de nous déchausser et de venir tous nous allonger sur le dos au milieu de la classe en mettant une main à plat sur notre ventre. 
On s'est tous regardé en rigolant mais on s'est exécuté. C'était pour comprendre et sentir notre respiration. Mais on a surtout senti les odeurs de pieds et pouffé de rire ! 

Je dois à ce prof la découverte de la magnifique Symphonie fantastique de Berlioz qu'il nous a fait étudier. J'en étais tombée amoureuse et je l'écoutais sans arrêt ensuite chez moi, sur le tourne-disque familial. 
 
Ce qu'on n'aimait pas beaucoup, c'était les séances de musique en groupe où on récupérait chacun un instrument car généralement c'était des claves. Aucun intérêt ces machins-là ! Les plus chanceux avaient le triangle, le tabourin ou le xylophone. Les autres devaient bêtement marquer la mesure avec les deux bouts de bois ! 
Heureusement il restait la flûte qu'on avait dû acheter en début d'année. Ce qui me plaisait surtout c'était de refaire le thème que Stellie joue à l'ocarina dans "Albator". 




Un de mes copains passait son temps à manger des cachous Lajaunie, sa flûte avait fini par en être tapissée à l'intérieur, eurk ! Il s'amusait aussi à tester des sons avec la bouche pleine de chewing-gum !
 
 
 
CDI
 
Bon je l'avoue, je n'étais pas une grande assidue du CDI. Je n'aimais pas beaucoup lire à cette époque, sauf des bandes dessinées et il n'y en avait pas beaucoup là-bas. Donc j'y allais par obligation, quand je devais faire une recherche.
J'empruntais assez rarement des livres. Il faut dire que chez mes grands-parents, où je passais beaucoup de temps, il y en avait un grand nombre (mon grand-père étant un fin érudit), c'était largement suffisant.



Je me souviens du bruit des coups de tampon sur les petites fiches d'emprunt des livres. Fiches qui quittaient les ouvrages pour être rangées dans des petits casiers en bois puis qui les retrouvaient au retour, souvent 15 jours après.
 
Il y avait aussi des casiers en bois et des fiches pour faciliter nos recherches, par thème ou par nom d'auteur. Ça n'existe plus, tout est informatisé aujourd'hui.

 
Quand on allait au CDI en petit groupe, pour faire un exposé par exemple, c'était très compliqué de garder son sérieux et de se concentrer. On finissait invariablement par avoir un fou rire et la documentaliste nous regardait sévèrement en prononçant un "chuuttt" bien appuyé afin d'instaurer le silence.
 
 
 
 
Carnet de notes et bulletin scolaire
 
J'ai la chance que ma maman ait gardé tous mes bulletins et carnets depuis l'école primaire. Je les ai regardés attentivement en préparant ce sujet, c'est marrant de revoir le nom des profs et de lire leurs commentaires.

Ci-dessous mes carnets scolaires de la 6ème à la 3ème au collège Marguerite de Valois d'Angoulême.



 
En début d'année scolaire, on devait écrire le nom de nos parents et notre adresse sur 3 enveloppes afin que les bulletins soient envoyés chez nous à la fin de chaque trimestre.
C'est moi qui prenais le courrier dans la boite aux lettres en sortant du collège et à chaque fois ça me faisait très bizarre de voir cette enveloppe avec ma propre écriture !

Je n'ai jamais fraudé en dissimulant mes bulletins ou en imitant la signature de ma maman, ils n'étaient pas assez mauvais pour ça (j'étais une élèves plutôt appliquée et travailleuse) et puis de toute façon je n'aurais jamais osé. 

Ci-dessous deux de mes bulletins de 6ème et 4ème et une enveloppe que j'ai écrite à l'encre turquoise, très à la mode en 1983-84.


 
A la fin de l'année scolaire, on faisait dédicacer notre carnet de notes aux copains de la classe avant de se quitter pour les grandes vacances. L'occasion parfois de régler ses comptes, de déclarer sa flamme ou d'écrire des âneries !

Ci-dessous les dernières pages de mes carnets de 4ème et 3ème :


 
Ici une dédicace dessinée avec de l'humour d'ado et les compliments d'un admirateur ! 

 
 

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Pour aller découvrir la quatrième partie du dossier, sur les jeux de la récré, c'est ICI.


 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 19:38



Suite des souvenirs d'école après la première partie ICI si vous l'avez loupée.

Cet article sera tout entier consacré à un thème important voire capital dans la vie des élèves : s'occuper les mains en classe ! 


Oui parce que ça s'ennuie sévère un élève en écoutant les profs (ou non d'ailleurs !). Certains cours paraissaient interminables et on n'espérait qu'une seule chose : que la fin de l'heure arrive le plus tôt possible et que la cloche sonne ! 


S'occuper en attendant la sonnerie

Beaucoup d'entre nous somnolaient, la tête sur un de nos coudes (Bah oui elle 
est lourde !) tout en jouant machinalement avec une de nos mèches de cheveux (pour les filles) ou en mâchouillant nos bouts de crayons ou nos capuchons de stylos-billes. Nos trousses étaient parfois remplies de leurs pauvres restes parmi les épluchures de taille-crayons.

Et à force de s'acharner dessus, on finissait par avoir des petits débris de bois ou des morceaux de plastoc dans la bouche voire même de l'encre si on ne faisait pas gaffe !



On faisait tourner nos règles en bois ou en plastique genre hélice, à l'envers en équilibre sur leur petit piton central ou on s'amusait à le dévisser et revisser. On ne comptait plus le nombre de règles qui avaient perdu leur bitoniau avant la fin du mois de septembre !
Occasionnellement nos règles pouvaient aussi servir de catapultes (ou de raquettes) à boulettes de papier. 



 

On jouait aussi avec nos embouts de crayons en forme de personnages en s'inventant des histoires : il y avait des trolls, des kikis, des lucioles phosphorescentes etc...


 

J'ai le souvenir d'un cour au collège où on avait joué à "1.2.3 soleil" en faisant tous avancer légèrement nos tables en même temps dès que le prof avait le dos tourné pour écrire au tableau. Il avait fini par s'en apercevoir évidemment !

Quand un prof avait un tic de langage, un mot ou une expression qu'il répétait souvent (par exemple "Vous me suivez toujours ?"), on s'amusait à compter le nombre de fois où il le disait dans l'heure.

Et parfois on faisait des parties de morpions ou de batailles navales (voire de baccalauréat) avec nos voisins de bureau.




J'en ai parlé dans la première partie de ce dossier, on s'échangeait aussi des petits mots sur des bouts de papiers entre copains. Nombre de couples se sont formés comme ça !



On écrivait aussi des petites histoires sans queue ni tête avec nos voisins, chacun écrivant un bout de phrase mais sans voir ce que le précédent avait écrit (on repliait la feuille pour dissimuler ce qu'il y avait juste au dessus). Quand on relisait à la fin on rigolait bien ! 
 


Des âmes d'artistes

On faisait de la scuplture sur gommes : on y faisait des trous et on les sculptait avec nos crayons ou nos compas. Ou alors on les nettoyait en les gommant avec d'autres gommes (le serpent qui se mord la queue !) ou en les frottant sur nos vêtements.

Moi je m'amusais à couper des "tranches" de ma gomme Windsurf avec mon cutter (toujours avoir un bon cutter dans sa trousse, même si ça ne fait partie des fournitures !) pour obtenir le même motif de planche à voile et j'échangeais avec d'autres qui avaient aussi ce type de gomme (photo ci-contre).

Les oeillets de renfort servaient plus à faire des dessins qu'à réparer les feuilles de nos classeurs. Au choix : roues de voiture, de vélo, yeux de personnages. 

On faisait bien sûr des tas de dessins, par exemple de jolies rosaces colorées à l'aide de nos compas. 




Vous aussi vous vous faisiez des faux tatouages avec vos stylos sur vos mains ou vous faisiez semblant de vous faire une piqûre avec vos critériums en rentrant la mine dans le crayon ?



On faisait des avions en papier et on les balançait par les fenêtres dès que le prof avait le dos tourné, au printemps et en été.

Moi je  m'étais acheté un grand livre d'origami grâce auquel j'avais appris à faire plusieurs pliages sympas qui épataient mes camarades de classe : cocottes, vide-poches, grenouilles, oiseaux, etc... Ca faisait son petit effet. 

Je me souviens que pour s'occuper on s'amusait aussi à changer d'écriture, à en faire des penchées ou des plus rondes, en changeant de couleurs d'encre. Et on testait nos signatures ou on essayait de contrefaire celles de nos parents.

A propos des contrôles, je me rappelle qu'on grossissait notre écriture ou on rallongeait les mots pour terminer plus rapidement un devoir qui devait impérativement faire une page de long. Ce qu'on est filou quand on est môme quand même !


 

Les mini billes de cartouches d'encre

On coupait nos cartouches d'encre une fois terminées pour en récupérer la mini bille, en se salissant copieusement les doigts au passage. Il n'y avait plus qu'à se nettoyer consciencieusement les mains à l'effaceur. Quelle drôle d'odeur au passage sur nos doigts aprés ! Parfois on changeait la mine de l'effaceur avec les dents (en la retournant), le goût était pire, beurk !




Moi j'avais un petit tube en verre avec un bouchon en liège dans ma trousse pour garder mes mini billes. Je me souviens que certains les glissaient dans la petite cache avec bouchon au fond du tube de colle u-hu (ça n'existe plus d'ailleurs) et les filles dans des mini flacons/échantillons de parfum..

On en gardait aussi quelques-unes au fond de nos stylo-plumes pour que ça fasse du bruit quand on les secouait, genre hochet ou maracas.


sarbacanes et projectiles

Il y avait aussi un des best-sellers des salles de classe : les sarbacanes qui permettaient d'envoyer des projectiles sur les copains.


On utilisait un Bic transparent dont on enlevait le bouchon, l'embout et le tube d'encre et on soufflait dedans après y avoir introduit une mini-boulette de papier qu'on avait préalablement imbibé de bave.
On utilisait aussi les mini billes des cartouches d'encre dans ces sarbacanes artisanales.

Deuxième système breveté par les collégiens, plus efficace celui-là : l'effaceur dont on enlevait de chaque côté les tampons d'encre et de produit effaçant tout en gardant le séparateur central qui servait de piston.
Un des petits concours marrants consistait à attendre le premier "O" écrit par le prof au tableau pour être le premier à l'atteindre !

Voilà un tutoriel pour ceux qui ont oublié :

On jouait aussi avec nos embouts de crayons en forme de personnages en s'inventant des histoires : il y avait des trolls, des monstres, des kikis, des lucioles phosphorescentes et même un Fêlé de Lustucru.
 

J'ai le souvenir d'un cour au collège où on avait joué à "1.2.3 soleil" en faisant tous avancer légèrement nos tables en même temps dès que le prof avait le dos tourné pour écrire au tableau. Il avait fini par s'en apercevoir évidemment !


Quand un prof avait un tic de langage, un mot ou une expression qu'il répétait souvent (par exemple "Vous me suivez toujours ?"), on s'amusait à compter le nombre de fois où il le disait dans l'heure.


Et parfois on faisait des parties de morpions ou de batailles navales (voire de baccalauréat) avec nos voisins de bureau.

J'en ai parlé dans la première partie de ce dossier, on s'échangeait aussi des petits mots sur des bouts de papiers entre copains. Nombre de couples se sont formés comme ça !
On écrivait aussi des petites histoires sans queue ni tête avec nos voisins, chacun écrivant un bout de phrase mais sans voir ce que le précédent avait écrit (on repliait la feuille pour dissimuler ce qu'il y avait juste au dessus). Quand on relisait à la fin on rigolait bien ! 

Ceux qui avaient la chance d'avoir des élastiques dans leurs trousses pouvaient improviser un lance-pierre de fortune pour lancer des petites bandes de papier plié.
Un copain à l'époque faisait commerce d'élastiques dans la cour de récréation, 20 centimes l'un (il avait acheté une grosse boite, il rentabilisait !). Ca avait été un beau bazar dans la cour avec tous les gamins qui tiraient dans tous les sens, fallait voir la tête des pions !




Dans un autre registre, je me souviens qu'en cours de chimie, on attendait qu'un copain (ou le prof) soit tourné de dos pour moucheter d'encre sa blouse blanche en donnant un coup sec avec nos stylo-plumes !


Boulettes de colle

Puisqu'on parle projectile, voici une autre grande occupation en classe : faire des petites boules avec nos colles liquides. La plus efficace était la Scotch en tube de couleur verte, on la sniffait, elle sentait bon ! On se versait un peu de colle au creux de la main ou entre le pouce et l'index et à force de la triturer, elle se transformait en boulette. De quoi balancer sur les copains !
Et parfois on combinait avec l'éclatage de cartouche, histoire de colorer la boule en bleu. 




Avec un camarade, on s'ennuyait tellement en cours de français qu'on avait inventé les "doux-durs". On faisait couler une petite flaque de colle Scotch sur une feuille de papier, on attendait que ça sèche et que devienne à la fois dur et doux au toucher. On avait même créé le "club des doux-durs" en intronisant des copines et en créant des cartes de membres !
Comme disait Philippe Bruneau dans Cocoboy : "Mais enfin Grand Maître, quelle est donc cette secte étrange" ! 




Je me souviens aussi qu'on s'enduisait le bout des doigts d'une petite couche de colle liquide pour faire nos empreintes. 

Il fallait être très précautionneux pour enlever le fine épaisseur sans la déchirer, ça ressemblait un peu à de la peau qui pelle après un coup de soleil. 

Quand on parle de colle, il y avait évidemment la dégustation de colle Cléopatre aux douces senteurs d'amande. Personne n'en est mort et je pense qu'on a pourtant était nombreux à l'avoir goûtée !



Bureaux, sacs et trousses customisés

Nos bureaux à l'école primaire étaient plutôt propres et en bon état malgré leur âge parfois avancés (ils avaient encore le trou pour l'encrier qui ne servaient plus depuis belle lurette). Mais il en était tout autrement au collège ou au lycée ou bien souvent les bureaux étaient recouverts de nos dessins, graffitis, dédicaces et déclarations en tout genre, accompagnés de tout un tas de scarifications. L'anonymat des places (on changeait de classe toutes les heures) favorisait ces dégradations à longueur d'année. Mais là aussi, il fallait bien qu'on s'occupe et c'est mieux d'écrire sur les tables que sur une feuille en papier, on a l'impression de laisser une trace de notre passage.




J'avais un copain dont le meilleur ami était dans une autre classe. Il se trouvait que par hasard ils s'asseyaient au même bureau dans cette salle et le jour où ils s'en sont rendus compte, ils ont commencé à se laisser des petits mots ou ils se répondaient d'un jour à l'autre, c'était très drôle !

A propos de dégradation des tables et des chaises, il y avait des tas de cadavres de chewing-gums collés dessous, toujours appétissants quand on avait le malheur de passer la main dessus. 




Pour customiser nos sac US et nos trousses, rien de mieux que les gros marqueurs noirs et le blanco/Tipex pour y faire des (jolis) dessins ou y écrire le nom de nos groupes préférés ou des sigles genre Peace and love ou Anarchie.

Il arrivait régulièrement qu'un stylo plume ou un Bic fuient et fassent des tâches sur nos trousses ou au fond de nos sacs, on essayait alors de les dissimuler sous un dessin ou un badge.



"Je peux sortir M'dame ?"

 

Bah oui, la seule excuse pour aller prendre l'air quelques minutes pendant le cours, c'était de lever la main et demander d'aller aux toilettes avec la tête de quelqu'un qui a l'air pressé, même si on n'avait pas du tout envie. Ca permettait de flâner tranquillement dans les couloirs déserts et de regarder par les fenêtres ce qui se passait dehors.

Je me souviens qu'en terminale, pendant le mois de mai 1988, on avait été nombreux à lever le doigt pour sortir aux toilettes. Il faut dire que la classe de philo se trouvait dans le bâtiment de l'internat juste au dessus de la salle de détente où se trouvait une télé et qu'en mai 1988, c'était le tournoi de Roland Garros qu'on était nombreux à suivre à ce moment-là. Donc chacun notre tour on demandait à sortir aux toilettes pour en fait aller voir les scores de Lendl, Wilander, Leconte ou Agassi et on transmettait aux copains en revenant, c'était drôle !
 

Je ne suis pas très fière de dire que je m'ennuyais ferme en cours de philo, je n'aimais pas cette matière (la prof était à moitié folle et ses cours étaient assommants) et je passais mon temps à jouer aux échecs avec mon mini échiquier électronique sur mes genoux.
En conclusion logique, et pour l'anecdote, j'ai eu 5 au Bac en philo (coefficient 5 tant qu'à faire !). Ce qui ne m'a pas empêchée de l'avoir quand même en me rattrapant avec les autres matières.
Ci-contre à gauche, l'objet du délit que j'ai toujours.



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Pour aller découvrir la troisième partie du dossier, cliquez sur l'image ci-dessous :
 
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 16:13



Aprés mon grand dossier sur les fournitures scolaires, j'avais envie de parler de tout un tas de petits souvenirs en vrac que l'école m'évoque et dont vous serez aussi nombreux à vous rappeler j'en suis sûre.

La salle de classe

On a tous eu à peu près le même genre de classe à l'école primaire, avec des bureaux assez identiques à ceux que l'on voit dans le film "Le Maître d'école" de 1981 ci-dessous. Bureaux et chaises attenants, dessins et croquis sur les murs. 




Il fallait se plier en 4 pour attraper nos affaires sous les bureaux !

Je me souviens que pendant une récréation, dans la classe déserte, avec une copine on avait rangé tous les bureaux des copains en vidant notamment leurs sacs pour placer les cahiers dans leur casier. Ca partait d'un très bon sentiment mais la maîtresse nous avait puni. On n'a jamais plus recommencé.




Les revêtements au sol étaient en linoleum ou en carrelage à motifs géométriques.





J'ai l'impression qu'on a été nombreux à avoir eu des armoires vitrées à double portes au fond de nos classes. Certaines étaient décorées de jolies rideaux fleuris.



 

Voici les couloirs de mon ancienne petite école. J'avais réussi à y rentrer pour les élections présidentielles de 2007 car elle servait de bureau de vote. J'avais sauté sur l'occasion et j'y étais entrée avec beaucoup d'émotions, je n'y avais pas remis les pieds depuis 25 ans ! C'est fou car rien n'avait changé, à part la couleur des murs. 
A l'époque il y avait des petits sacs en tissu fleuri à liens coulissants à chaque crochet, tous les mêmes, dans lequel on rangeait nos chaussons et nos rythmiques pour le sport.

 

Tableaux et outils des instituteurs

A mon époque, les tableaux blancs n'existaient pas encore, il n'y avait que des tableaux noirs. En général, il y en avait un grand, qui pouvait s'ouvrir en 3 parties, fixé au mur (avec une lumière néon au dessus pour l'éclairer en hiver) et en général à côté un autre tableau sur pied et pivotant, comme on le voit ci-dessous :

 



On essuyait le tableau avec des brosses en bois et en feutre.
Qu'est-ce que j'enviais mes institutrices qui avaient de grosses boites de craies blanches et de couleurs à leur disposition. Moi je n'avais que des petites boites de 10 craies !



J'aimais bien quand les profs utilisaient les grands outils en bois, notamment le compas à craie. Ca dérapait sur le tableau et parfois ça crissait d'une manière crispante !


Les affiches scolaires

Il y avait de grandes cartes géographiques accrochées dans toutes les salles de classe ou dans les couloirs de nos écoles. 
Quand j'en vois aujourd'hui sur des vide-greniers, je résiste à la tentation d'en acheter une, je les trouve très belles mais c'est tout de même très encombrant !




Je me rappelle particulièrement celle-ci qui était accrochée en permanence au mur de notre classe.

 



Il y avait également des affiches sur l'histoire, le corps humain, les animaux, les plantes etc...



A propos de cartes et de géographie, je me souviens avoir eu des petites cartes en plastique épais pour dessiner les contours de la France. J'en avais aussi une version transparente, ainsi qu'une carte de l'Europe.


Blouses

J'ai porté des blouses jusqu'à la classe de CE2 (7-8 ans, autour de 1978). Ma maman devait coudre des petites étiquettes en tissu avec mon nom et mon prénom sur le devant du tablier.


Ci-dessous on me voit à 3 ans, 5 ans et 7 ans avec mes blouses bien 70's.
A noter sur la photo de droite, la coupe de cheveux Playmobil et le splendide colle pelle-à-tarte qui dépasse ! 




A la maternelle, il valait mieux porter une blouse car on faisait souvent de la peinture et parfois avec nos doigts ! 
 


 

Bons points et images

A l'école primaire, on recevait des bons points quand on travaillait bien. Au bout de 10 bons points, on pouvait choisir une image. Et au bout de 10 images, on avait un petit livre. Je ne suis jamais allée jusque-là alors que pourtant j'étais une bonne élève, toujours première ou seconde de la classe.

J'ai trouvé les images ci-dessous sur un vide-grenier il y a quelques mois. Ca a fait remonter plein de bons souvenirs car j'ai eu celles avec des oiseaux et des papillons.


Cantine

Qui n'a pas regardé le nombre au fond du verre en demandant "t'as quel âge toi ?", "moi 25 ans et toi ?". Ce petit jeu a passionné des générations d'écoliers à l'heure du repas à la cantine ! 
 
 
En fait  il s'agit juste du numéro du moule dans lequel a été fabriqué le verre.
En 60 ans, il y a eu 48 moules à gobelets Gigogne. Impossible donc d'avoir plus de 48 ans !

Ces gobelets gigogne en verre trempé, créées en 1946, étaient solides et faciles à empiler, ce qui explique leur succès dans toutes les collectivités.
 
Ils étaient pratiquement incassables, on pouvait les faire tournoyer comme des toupies sur la table, s'ils finissaient par tomber par terre, ils rebondissaient 2 ou 3 fois avant d'exploser en mille morceaux. Mais les éclats n'étaient pas coupants comme les autres verres.
Quelle honte quand on en cassait un et que tout le monde se mettait à crier dans la cantine pour que le rouge nous monte aux joues !

Autre anecdote : celui qui avait le plus petit nombre de la tablée au fond de son verre devait aller chercher de l'eau.


Les blagues entre potes étaient légion à la cantine : dévisser la salière pour que les copains deversent tout dans leur assiette ou mettre de la purée sous les rebords des plats de service pour qu'ils s'en mettent plein les doigts en se servant ! 

Quelle joie lorsqu'en dessert on avait droit aux petits pots de glace à deux parfums, vanille-chocolat ou vanille-fraise, avec leur petite cuillère en plastique qu'on gardait ensuite toute l'aprés-midi.

Les jours de fête, comme Noël, l'épiphanie ou Pâques, on avait droit à un repas spécial, avec gâteaux ou chocolats en bonus, on attendait toujours ça avec beaucoup d'impatience.

Je me souviens de ces pichets en plastique avec un fond en couleur et des classiques pichets en inox par la suite au collège.


 
Les batailles de nourriture (pain, purée et autres) étaient légendaires à la cantine. Il fallait s'arranger pour que les instits ou les surveillants aient le dos tourné sinon on était bon pour une punition ou une heure de colle !
Les plus malins attendaient le jour où il y avait des petits pois au menu, le projectile était plus discret. La technique consistait à utiliser sa cuillère comme catapulte ! 

Photos issues du film "Le maître d'école" avec Coluche :



Sur la photo de droite, on aperçoit un de ces fameux pichets en plastique.

Le savon jaune des toilettes

Le fameux savon rotatif de marque Provendi se trouvait dans toutes les toilettes des écoles. Contrairement à ce que pense la plupart des gens, il ne sentait pas du tout mauvais. Son odeur était même plutôt neutre. Je suis bien placée pour le savoir, j'en ai un fixé au mur de ma cuisine depuis de nombreuses années.
Dans leurs souvenirs, les gens associent l'odeur du savon à celle des toilettes elles-mêmes, peu reluisantes il faut bien le dire en général !


Vaccin à l'école

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai eu droit à la plume à vacciner contre le BCG (tuberculose) à l'école primaire.
O
n procèdait à une petite incision superficielle afin d’y placer le produit à base de tuberculine. On était patraque durant la journée ou le lendemain et avec le temps la petite plaie se transformait en une cicatrice de forme plus ou moins ronde. Nombre d'adultes aujourd'hui portent cette petite marque caractéristique.

A noter que certains enfants à l'époque ont eu droit plutôt au timbre tuberculinique, un sparadrah imbibé de tuberculine était placé sur la peau qui réagissait (ou non).

Les timbres "Le souffle c'est la vie"

A propos de la santé, je ne sais pas si d'autres que moi se souviennent de ces timbres distribués à l'école, on devait les vendre à nos familles. L'argent récolté allait à la Fondation du souffle qui luttait contre les maladies respiratoires et la tuberculose.




En parlant de timbres à vendre, il y avait également ceux de "Jeunesse en plein air", avec des jolies illustrations d'Hervé Morvan.
Un article complet sur le sujet
ICI.


Les premiers livres de lecture

Mon livre d'apprentissage de la lecture au C.P. s'appelait "Mico mon petit ours". je l'aimais beaucoup, l'histoire et les dessins étaient très mignons.
Je l'ai toujours aujourd'hui, je le garde porécieusement.

 


En voici quelques autres des années 70 et 80 :


A propos de livres, je me souviens de ceux de conjugaison qui étaient un peu des engins de torture : le Bled et le Beschrelle. Moi j'ai eu le Beschrelle, je l'ai encore lui aussi.


La photo de classe

Chaque année on avait droit à la traditionnelle photo de classe. Le photographe répartissait les plus petits (dont je faisais toujours partie !) devant et les grands derrière.
J'ai beaucoup de chance, mes grands-parents achetaient toujours mes photos de classe, je les garde dans un album. J'arrive à me souvenir de presque tous les noms et prénoms de mes copains de classe.

Les photos ci-dessous sont issues du documentaire "Que deviendront-ils ?".




Ca donnait parfois de beaux assortiments de tenues oranges, de pantalons à carreaux, de robes écossaises et de grandes chaussettes !
Certains avaient de gros bobos aux genoux, cachés sous du mercurochrome, souvenirs cuisants de chute en vélo ou en patins à roulettes ! 


Cocotte en papier et petits messages
 

On a tous connu j'en suis sûre les fameuses cocottes en papier qu'on s'amusait à faire en classe.

On mettait un point de couleur à l'intérieur, sur chaque triangle. Il suffisait ensuite de demander aux copains/copines quelle couleur ils voulaient choisir (ou combien ils en voulaient. En actionnant la cocotte, on comptait le nombre de fois où on ouvrait et fermait les doigts). Quand on dépliait le triangle, derrière le point de couleur, il y avait des gages à accomplir ou de courtes phrases du genre "tu es cool", "tu sens mauvais", "tu es jolie" etc... 

 

Voici un petit tutoriel du pliage de la cocotte en papier pour pouvoir en réaliser un vous-mêmes (merci à Wikipédia). Il s'agit en fait du pliage de la salière.
 


En classe, on s'écrivait beaucoup derrière le dos des instits et des profs. Un mot grifonné sur un coin de feuille, on pliait avec plus ou moins d'efforts artistiques et on transmettait discrétement au destinataire, soit directement, soit en passant par les copains en relais.
C'était un peu l'ancêtre des SMS ! 


 

Les mots écrits sur la calculatrice


On l'a tous fait un jour ou l'autre quand on était à l'école ou au collège : on tapait certains chiffres et en retournant notre calcultette, on pouvait y lire des mots. 
 

Le plus connu, c'est "LE SOLEIL" quand on tapait 713705.37.

Mais il y avait aussi "HELLO" et "ELLE.BESE" de très bon goût ! La petite histoire qu'il fallait raconter avec était très poétique également, souvenez-vous  : "1 fille de 17 ans rencontre 9 mecs de 45 ans. Sur les 9, elle en choisit 1. Il vont dans un hôtel et prennent la chambre 3. Qu'est-ce qu'elle fait ?". On tapait en même temps les chiffres sur le clavier : 11794591 X 3 et ça donnait donc "ELLEBESE".

Voilà de quoi vous entrainez avec la correspondance chiffres/lettres :


Les polycopiés
 

aaah l'odeur des feuilles fraichement sorties de la polycopieuse ! Dès que la maîtresse les distribuait, on se les collait sous le nez en reniflant à fond la bonne odeur d'alcool à brûler, comme le font ces étudiants américains :



Pour faire un polycopié, en résumé il fallait écrire sur un feuillet spécial composé de 3 couches (dont une feuille carbone et une feuille parafinée), puis fixer le modèle obtenu sur le rouleau rotatif de la ronéotypeuse (c'est son vrai nom), remplir la réserve d'alcool, mettre une feuille vierge, tourner la manivelle et la feuille imprimée sortait de l'autre côté, toute humide d'alcool. Il fallait alors la laisser sècher. 
La couleur de l'écriture sur le polycopié était violine. Je me souviens qu'on avait aussi certaines feuilles avec du rose.

Le duplicateur à alcool a été l'un des premiers systèmes de copies en série utilisés dans l'enseignement.




Ici une vidéo explicative du procédé (en portugais mais on comprend le principe sans le son, regarder à partir de 1mn40) :

Etiqueteuse Dymo
 

Pour marquer nos affaires, il y avait les étiqueteuses de la marque Dymo. Il suffisait de tourner la molette pour sélectionner une lettre et ensuite de presser la gâchette pour que le ruban en plastique soit imprimé. A la fin, on sélectionnait l'icône des ciseaux et le ruban était coupé. Il n'y avait plus qu'à coller le morceau de ruban personnalisé sur ce qu'on voulait : livres, cartables, cartons de rangement etc...
 


 

J'adorais jouer avec celle de ma maman qui râlait un peu car j'usais le ruban un peu trop vite en écrivant n'importe quoi ! Je l'ai gardée et j'ai pu retrouver des rubans en vide-greniers. Je me suis donc amusée en écrivant le nom du blog : 


Une pub magazine des années 80.

Dernier jour de classe et fêtes de fin d'année
 

Le dernier jour de classe, on ne travaillait pas, bien sûr. Chacun amenait ses jeux préférés à l'école pour s'amuser avec les copains. Moi j'apportais notamment "Pièges" et "Canon noir" que j'adorais. J'amenais aussi mes jouets électroniques "Merlin" et "Simon pocket" que je prêtais à mes camarades de classe. De mon côté ça me permettait de jouer avec des jeux que je n'avais pas comme "Perds pas la boule", "Dix de chute" ou "Puissance 4".

J'adorais préparer les danses pour les spectacles de fin d'année, on en faisait tous les ans quand j'étais à l'école primaire. On commençait les répétitions 6 mois avant et c'était toujours une grande joie pour moi, j'ai toujours adoré danser.

Le jour du spectacle, on portait toujours des costumes, faits par des mamans ou des mamies couturières.

Je me souviens d'une année où une autre classe avait fait une chorégraphie sur un morceau de Jean-Michel Jarre, ils étaient tous habillés en argenté, genre futuriste. J'aurais adoré en faire partie !

Me voici en costumes lors des différents spectacles d'école :

 


Je n'ai pas connu les kermesses de fin d'année quand j'étais à l'école mais j'y ai participé avec mes enfants lorsqu'ils étaient petits. Ca n'a pas beaucoup changé, il y avait toujours des jeux d'adresses en tout genre, chamboule-tout, pêche à la ligne etc... Et les mamans amenaient des gâteaux confectionnés à la maison.

A propos de danse, je ne sais pas si certains ont connu comme moi les Landis, ces danses en groupes qui avaient lieu dans des stades. On était tous habillés en blanc et on tenait un accessoire de couleurs à la main, foulards ou éventails, en executant quelques mouvements gracieux.


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Pour aller découvrir la deuxième partie du dossier, cliquez sur l'image ci-dessous :

 



 

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 20:13


aaaaaaaaah les vacances d'été, le soleil, la mer, le sable, les glaces et bien sûr les jouets qu'on trouvait dans les petites boutiques des stations balnéaires et qu'on emmenait à la plage.
 
Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis allée en vacances à la mer chaque année pendant toute mon enfance et adolescence. C'était à Saint Georges de Didonne, près de Royan. Il faut dire qu'on habitait seulement à 110 kms de l'océan, un saut de puce, même si la route me paraissait toujours très longue quand j'étais petite !

Etant fille unique, j'étais très gâtée par ma maman et mes grands-parents. J'ai donc eu de nombreux jouets de plage, ballons, raquettes, seaux et tout l'attirail qui allait avec. Et chaque jour il fallait tout trimbaler dans un grand sac quand on se rendait sur la plage.

Ci-contre une photo de moi à 5 ans avec les bras chargés.
 
Ci-dessous une photo où on me voit à 10 ans en train de faire de la "pâtisserie" avec le sable, une de mes activités favorites à la plage.
Et à droite 2 ans plus tard avec mon bâteau Sevylor sur le balcon de l'appartement qu'on louait. J'ai eu deux modèles de "Caravelle", un jaune puis un orange, j'en étais fière. La plupart du temps, on le remplissait avec nos serviettes et mes jouets en le portant à deux par les poignets avec ma maman. 



 
Les premiers seaux de plage que j'ai eus, au début des années 70, avaient des dessins en reliefs. 
Ci-dessous à gauche, on me voit tenant un seau blanc avec des papillons rouges.
 
 
J'ai eu aussi des seaux de fromage blanc, La Roche aux Fées ou Yoplait. Une fois vidés de leur contenu, ils étaient parfaits à la plage. 
Ils avaient de jolis dessins, la plupart du temps avec nos héros préférés.



 
Je me souviens que j'étais en admiration devant les boutiques qui vendaient tous les articles de plages, cartes postales, souvenirs et jouets en tout genre. C'était beau à voir toutes ces couleurs et ça sentait une odeur très particulière et très agréable de plastique neuf !
 
 
 
Ca vous dit d'aller faire un tour à l'intérieur de ces magasins avec moi, histoire de replonger avec délice dans nos beaux souvenirs de vacances d'été ?
 
 
Seaux, pelles, râteaux, arrosoirs, moulins
 
 


 
 
 
 
 



 

 

 

Cerfs-volants, boules , quilles, frisbee




 

 


 




 
Je me souviens bien de ce ballon à ficelles pour jouer à deux. Ca faisait sacrément mal quand ça cognait dans les mains !



 
J'ai aussi beaucoup joué aux billes sur la plage en faisant de grands circuits sur le sable pour mes cyclistes en plastique de couleurs, comme ceux de droite.




Balles et ballons 
 



 

 

 


 

Qu'est-ce que je les aimais ces petites balles en mousse rebondissantes ! 

 



Raquettes






 
Bateaux, matelas et bouées







 









Voici des photos de 1986 où on voit mon bateau Sevylor jaune, j'avais 16 ans.




Et ici l'année d'après avec mon petit frère Alexandre qui était né entre temps.
Il a également eu son propre bateau gonflable , un Bibifoc. 





Pour terminer, voici un joli dessin issu d'un livre de Caroline qui colle parfaitement au sujet !

 
 

 

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Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 12:02

Tubble gum a été créé par Lamy Lutti en 1982. Ce petit tube contenait un chewing-gum plus liquide que les autres. Une fois le bouchon dévissé, il suffisait d'appuyer sur le tube en plastique et une pâte rose au goût tutti-frutti sortait comme du dentifrice. C’était  vraiment révolutionnaire car à l'époque on ne connaissait pratiquement que les chewing-gums en tablettes.
 
En créant ce premier chewing-gum en tube, Lutti a marqué les esprits de toute une génération. 

 

Sur le tube on pouvait voir Léo, le petit personnage à casquette, emblème des produits enfants pour la marque. Il a été créé en 1975.

Le système de chewing-gum en tube était fait pour pouvoir doser soi-même la quantité de pâte qu’on désirait. Ca partait d'un bon principe mais le tube ne faisait pas long feu !

Qui n’a pas essayé de tout mettre dans sa bouche en une seule fois pour voir ce que ça faisait ou pour faire un concours avec un copain ? 

Je pense qu’on a tous aussi éventré le tube à coup de ciseaux ou de cutter une fois terminé pour tenter de récupérer tout ce qui restait collé aux parois !

L'inconvénient de ce chewing-gum était son côté assez liquide (surtout lorsqu'il faisait chaud). On avait parfois du mal à en faire une boule dans la bouche.

Et pour les bulles, ça n'était pas forcément l'idéal non plus.

 



Le tube était vendu 3 francs.

Voici un emballage de 3 Tubble Gum datant de 1985 :



On pouvait obtenir une magnifique trousse en forme de Tubble gum contre 7 timbres à 2,20 francs, comme on peut le voir sur cette pub magazine de 1985.





La trousse ainsi que d'autres objets collectors pouvaient être également commandés contre des points : une soucoupe et une hélice volantes ainsi qu'un bandeau de tennis.



Ci-dessous une pub trouvée dans un magazine Pif de 1986 pour le nouveau goût de Tubble-Gum au goût Cola.


 

Spot télé
 

J'aimais bien la pub télé, on y voyait Léo en présentateur de JT annonçant d'un ton grave : "la situation est grave, les gens ne savent pas buller".

La voix de Léo est celle de 
Michel Elias, un vrai transformiste vocal qui est aussi la voix de Pumba dans le "Roi lion" ou celle des verts, de Crodogang et de Minor dans  l'émission "Teletactica".

 
Un tube dans un disque
 

Il y a même eu un 45 tours en 1984 avec la chanson du spot TV, distribué par le label Carrère. On pouvait l'obtenir en envoyant 10 francs en timbres à Lamy Lutti.
A noter que sur la pochette du disque, il y a écrit « Bubble gum » et non "Tubble gum" comme sur le tube.

Le refrain faisait :

"Bubble Gum ! Mets la gomme !
T'as la bulle , t'es crack, waouh.
Et que ça claque !".



 

La chanson sympathique mais un poil répétitive est à écouter ICI.

 

Tubble Flash


Sur le même modèle que Tubble-Gum, un chewing-gum en tube était offert dans le journal de Pif en janvier 1984. 

L'opération fut renouvelée en février 1989 puis en juillet 1990, dans un packaging légèrement différent et avec un tube de "Tubble Flash".

 

Ci-dessous le Pif n° 772 de 1984 et le n° 1037 de 1989.




Au revoir Léo !

Tubble-Gum existe toujours aujourd'hui, on en trouve dans certains magasins de bonbons en version tutti-frutti, pomme verte, fruits exotiques, cerise ou framboise (qui colore la langue en bleu), mais depuis 1999 le visuel du petit Léo a disparu sur les tubes. 
C'est dommage, je trouvais ce personnage très sympathique.
 



Pour aller découvrir l'article que j'ai consacré aux chewing-gums des années 70-80's, cliquez sur l'image :

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