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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:15

Si on a été gâté à bien des égards dans les années 80, que ça soit en mode, musique, jouet, pub ou cinéma, on peut dire qu’au niveau chewing-gums on a été sacrément verni aussi ! On en a vu de toutes les couleurs et de toutes les formes pour notre plus grand bonheur. Revoyons ensemble toutes ces bonnes petites choses que nous mâchouillons avec tant de plaisir dans notre enfance et notre adolescence.
 
Hollywood
 
Hollywood emballagesLa marque indémodable a été lancée en 1952 en France par Courtland E. Parret, un ancien G.I. revenu chez nous après la guerre, profitant ainsi de l’engouement des français pour l’Amérique. Donc contrairement à ce qu’on pourrait penser, Hollywood est une marque française et elle est inconnue aux Etats-Unis ! Ça m'a vraiment sonnée quand j'ai appris ça, j'ai toujours été persuadée que cette marque était américaine ; comme quoi le marketing a très bien fonctionné !

Autrefois les plaquettes de chewing-gum étaient emballées 2 fois : dans un papier argenté puis dans un papier aux couleurs de la marque, cela a changé depuis avec un seul papier d'emballage.
Hollywood disque musique spotsLes années 80 ont surtout été marquées par le fameux slogan « Fraîcheur de vivre ». Il y a eu toute une série de spots où des groupes de jeunes insouciants s‘éclataient dans la nature en faisant tout un tas d’activités réjouissantes, du vélo au cheval en passant par le surf, deltaplane et le ski sur herbe, prônant ainsi la liberté, l’évasion et la fraîcheur, les valeurs sûres de la marque. C’est l’agence Bélier qui inventa le concept et le slogan en 1972.

La mélodie qui accompagne les spots depuis 1983 et que nous connaissons tous par cœur vient d’une chanson signée Anarchic System, elle s’appelle «Movie Star ». A écouter ICI
 
A titre personnel, j’ai surtout été marquée par l’arrivée du Hollywood au cola, je n’arrive pas bien à la dater, 1984-1985 peut-être... Impossible de trouver un visuel ou des infos, j’ai même contacté la firme directement sans succès.
Il n’y a pas grand monde autour de moi pour s’en souvenir alors dites-moi si vous ça vous parle. Le paquet était de couleur grenat-marron. Je me souviens à l’époque que ça avait été une petite révolution mais que le goût n’était pas hyper réussi. D’ailleurs le Hollywood au cola n’a pas été vendu très longtemps.
Il y a pas mal de produits dérivés siglés à l'époque, des trousses, sacs etc…

 
Malabar
 
pub-malabar-bonhomme.jpgLe roi des chewing-gums ! Le petit rectangle de 6,8 grammes formé de 2 boudins roses qu'on peut partager a été lancé par Kréma en France en 1958, le seul et unique parfum était tutti frutti, les autres sont arrivés beaucoup plus tard.

Les fameuses vignettes sont apparues dès 1959, c'étaient juste des petites histoires et des devinettes sans image au départ. Les vignettes furent illustrées à partir de 1965 et sont devenues des décalcomanies en 1966, ceci jusqu’en 1990.

Je ne sais pas si vous vous souvenez mais à l’époque, il fallait mouiller le papier ou la peau et appuyer fort pour que le motif apparaisse. Le grand retour des décalcos Malabar date de 2004.

 
Le personnage au t-shirt jaune avec un grand "M" que nous connaissons tous est apparu en 1969. On peut dire qu’il a beaucoup marqué notre enfance au même titre que certains héros de dessins animés ou de séries télé, d’ailleurs grâce à son succès auprès des enfants, ses aventures sont devenues de véritables petites bande-dessinées dans les magazines de l’époque (Pif, Mickey, Picsou, Spirou etc...).

Il a subi de nombreuses évolutions au fil du temps : de Monsieur Muscles en 1969, on est passé à un jeune-homme svelte et dynamique comme vous pourrez le voir sur ce petit montage que j’ai fait ci-dessous :

Malabar évolution personnage

Les vignettes ont eu un tel succès que des albums collecteurs ont vu le jour pour les y coller, il y a eu page collecteur Sportifainsi "Les voyages de Malabar", "Malabar sportif", "Malabar farceur", "S.O.S. Malabar" et "les métiers de Malabar".
 
Le blondinet maousse costaud a même envahi notre petit écran avec ses exploits dans les spots TV. On y voyait notre héros sauver des tas de personnages différents grâce à ses méga-bulles roses. La première pub où il apparait date de 1978 (souvenez vous, ça faisait : « il rapplique dare-dare.... »). En 1981-1982, pour les spots du fleuve et du train, la musique et les paroles étaient même signées Richard Gotainer.
 
En 1988, la marque change un peu de stratégie en proposant des spots avec de vrais acteurs, exit le blondinet en dessin animé. On peut y entendre ce slogan dont on se souvient tous : "quand y’en a marre, y’a Malabar".
 
En 1984, un Malabar parfum noix de coco est sorti, je ne l’ai jamais goûté, ça devait être un peu étrange comme goût. Cette année-là, Astérix et Obélix sont venus prêter main forte au costaud de service et il y a eu des tatouages des célèbres gaulois avec les chewing-gums.
 
Malabar a toujours été le champion toute catégorie de la bulle, il était imbattable à ce niveau-là et c’est ce qui a fait son succès. C'est le bonbon le plus vendu (à la pièce) derrière Carambar et Chupa-Chups, une vraie star des cours de récré. Il y a eu énormément de produits dérivés Malabar, des cartables, porte-clefs, gommes, T-shirts et jouets en tout genre. Il existe actuellement prés d'une trentaine de goût différents !

Depuis 2011, le bonhomme Malabar a été malheurement remplacé par Mabulle, un chat au look frimeur que je trouve laid. "Monsieur Malabar vit maintenant sur une île paradisiaque" apprend-t'on sur  le site officiel Malabar (ça rappelle furieusement le destin tragique de notre bien-aimé Groquick !). Selon la marque, les enfants ne l'aiment plus. Ils le trouvent donneur de leçons, pas drôle et ne le voient pas comme un complice. Du grand n'importe quoi !


 
Spring-gum
 
Les "Chewing-gum qui schwing" ont été produits par Hollywood Chewing-gum à partir de 1979 et jusqu'en 1990. Ils étaient très tendres à mâcher et existaient en parfum fraise, fruit exotique, chlorophylle et menthol. Ils emballés individuellement et il y en avait 5 dans un paquet.
Je leur ai consacré un article entier
ICI.


 
 
Tubble gum
 
Il a été créé par Lamy Lutti en 1982. Le petit tube contenait un chewing-gum plus liquide que les autres. On pouvait y voir Léo, le petit personnage à casquette, emblème des produits enfants pour la marque.
Je lui ai consacré un article entier, à découvrir ICI.


 
Bazooka
 
BazookaCe chewing-gum à l’emballage bleu-blanc-rouge a été créé par The Topps Company à Brooklyn (New York) après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec son nom distinctif, son goût et son look très reconnaissable, il a eu beaucoup de succès auprès du public américain  et il est donc tout naturellement arrivé chez nous par la suite. Bazooka bazooka-joe-1.jpgest également célèbre pour ces séries de bandes dessinées sous forme de vignettes avec le personnage Bazooka Joe (apparu pour la première fois en 1953), un gamin blond affublé d’un bandeau de pirate.
Je me souviens que le chewing-gum était blanc et avait un bon goût de bubble-gum. En France, nous n’avons d’ailleurs eu que ce goût-là alors qu’au Etats-Unis, il a été décliné en version fraise, cerise, melon etc... Il faut dire que là-bas, la marque et son personnage sont très connus, c'est même une vraie institution. A tel point que les histoires de Bazooka Joe et de sa bande devaient être adaptées dans un film hollywoodien en 2009. Le chewing-gum existe toujours là-bas mais a disparu chez nous.
 
 
Frizzy Pazzy
 
Frizzy-refaite.jpg"Le chewing-gum qui craque et qui claque" ! Ces petits sachets rouges contenaient des granulés qui une fois dans la bouche crépitaient et chatouillaient la langue avec des petits bruits rigolos. Il fallait les mâcher un peu et ils se transformaient ensuite en chewing-gum. Enfin ça c’était l’argumentaire parce qu’en vrai je ne trouvais pas ça très performant comme chewing-gum, on finissait souvent par l’avaler sous forme de bouillie. Le paquet coûtait un franc.
Sur le même principe, il y avait les Fresquito, une petite sucette en forme de doigt qu’on trempait dans de la poudre qui crépitait ensuite dans la bouche.
Les Frizzi Pazzy existent toujours, on en trouve chez certains marchands de bonbons, j’en ai acheté à mes enfants dernièrement, ils adorent ! Là aussi le visuel sur packaging a évolué mais la recette demeure inchangée.

 
Les Veinards
 
Ce chewing-gum était vendu à la pièce en boulangerie dans des petites papillotes dorées et colorées style bonbons. Il n’avait rien de particulier au niveau du goût mais ce qui le rendait particulièrement intéressant c’était la couleur de la pâte du chewing-gum. Si on ouvrait l’emballage et qu’on tombait sur un chewing-gum blanc, il ne se passait rien. Si on tombait sur un vert alors on gagnait un autre chewing-gum gratuitement, d’où son nom : les Veinards !


 
C’était un peu ce principe-là déjà avec les fameux Mistrals Gagnants de la si jolie chanson de Renaud, certains sachets étaient gagnants et permettaient d'en avoir un autre gratuitement.


Je connais un petit malin dont je tairai le nom qui trichait régulièrement avec les Veinards quand il était petit : une fois qu’il en avait trouvé un vert, il le gardait précieusement et au moment d’ouvrir le papier dans le magasin devant la boulangère, il sortait le fameux vert comme par magie et avait donc droit à un chewing-gum gratuit à chaque fois ! L'histoire ne dit pas si la boulangère a fini par découvrir le subterfuge !
Ces chewing-gums bien sympathiques ont disparu malheureusement.

 
Stimorol

Au départ, il s´agissait d´une pastille pour la gorge, lancée par une firme danoise. C’est en 1956 que la décision fut prise de la commercialiser sous forme de chewing-gum. Le nom Stimorol est une contraction des mots "stimulant" et "oral". Dès l´origine, le nom du produit illustrait son concept : une haleine fraîche. Ces chewing-gums étaient au menthol, fort en goût et les campagnes de pubs communiquaient en mettant en avant ce côté "claque fraicheur".
 
La pub télé pour Fluogum était sympa, en dessin animé, souvenez-vous du slogan chanté à la fin "Et le Fluor, c'est bon pour les dents...".
Les tablettes s'achetaient en pharmacie.



 
Le chewing-gum Dentyne (une marque américaine de gomme à mâcher qui date de 1899) me rappelle beaucoup de souvenirs car ma maman en achetait toujours quand Dentynej'étais petite, ils étaient parfumés à la menthe et à la cannelle mais ça je ne le savais pas à l'époque.
Ce n'est qu'une fois ado en cuisinant un dessert à la cannelle que je me suis rendue compte que ce fameux chewing-gum avait ce goût-là. Et j'ai eu une révélation il y a quelques mois avec un paquet de "Hollywood Style". La dame à la caisse me donne un échantillon d'un nouveau "Style", je le mets dans mon sac et puis je l'oublie. Je l'ai retrouvé par hasard quelques jours après, je l'ai mis dans ma bouche sans regarder le goût en me disant que ça me ferait une surprise. Je n’ai pas été déçue, pour une surprise c’en était une : il avait le goût des Dentyne de mon enfance, menthe-cannelle (mint cinnamnon fever), c’était la première fois que j'avais ce parfum dans la bouche depuis 30 ans, une sensation vraiment curieuse et délicieuse, un moment suspendu dans le temps, pendant une fraction de seconde, j'avais de nouveau 8 ans !
Roll-up boite 87Ces chewing-gums n'ont pas dû plaire car ils n'existent déjà plus malheureusement pour moi.
 
 
Roll'Up est apparu à la toute fin des années 80, il s’agissait d’un chewing-gum en bande de 1 mètre enroulée dans une boite ronde distributrice sur laquelle le petit Leo apparaissait. Le journal de Pif en a offert comme gadget à plusieurs reprises. Il existe toujours et a toujours autant de succès auprès des enfants.
 
Les boules magiques de Toverbol datent également de la toute fin des 80’s-début des 90’s, elles étaient constituées de 5 couches successives de bonbons de différents parfums avec un cœur en chewing-gum. Chaque couche teintait la langue avec une couleur différente, c’était marrant à manger bien qu’un peu long avant d’atteindre le fameux chewing-gum. Les boules magiques étaient vendues par paquet de deux.

toverbol. boule magique
Une publicité magazine avec un jeu pour gagner un spectacle de magie :

toverb10
Leaf, le fabricant, distribuait également toutes sortes d'autres chewing-gums :

Toverbol Leaf
Suite à des plaintes (certains enfants auraient eu des problèmes d’étouffement), elles furent retirées de la vente en 1991. On peut trouver de nos jours sur le même principe les Jaw-Breaker Bubble Yum("casseurs de mâchoire"), ils sont beaucoup plus gros que les boules magiques.

 
Bubble Yum cette marque américaine date de 1975, comme Bazooka elle a connu un très gros succès outre atlantique et on l’a vu arrivée sur le marché français. Je ne me souviens pas d’en avoir goûté un jour, par contre je me souviens très bien de la campagne de pub dans mes magazines favoris, Pif et Mickey, par l’intermédiaire de ce grand bonhomme élastique au costume rose et au brushing très stylé à la Superman ! La marque n’existe plus.
  
Hubba Bubba est également une marque américaine, elle était produite par la Wm. Wrigley Jr. Company (1979). Les chewing-gums de cette époque ressemblaient beaucoup aux Spring-Gum, de gros chewing-gums souples. La marque existe toujours et propose maintenant de nombreuses sortes de chewing-gums : fourrés avec un coeur liquide, en bande etc...
Chewing-Gum-boules.jpg
Il y avait aussi bien entendu les chewing-gums en forme de boules colorées creuses qu’on obtenait pour 20 centimes de francs dans les distributeurs rouges des grandes surfaces (une seule grosse ou un lot de plusieurs petites). Ils perdaient leur goût et devenaient durs très rapidement.

 
Pif n°691 Le + gd chewing gum du mondeJe me souviens aussi de chewing-gums en forme de cigarettes vendus dans des paquets de la même manière et des sucettes chewing-gums.
 
En 1982, Pif avait offert comme gadget le plus grand chewing-gum du monde. C’était une page de couverture de Pif constituée d'une plaque de chewing-gum imprimée (avec de l’encre alimentaire). Il y avait marqué : "mâche cette page c'est du chewing-gum !" Cela représentait l'équivalent de 33 tablettes !!! Je ne me souviens pas l’avoir eu celui-là, dommage...
 
Pif nous a tout de même bien régalé en confiseries et chewing-gums en tout genre, en plus du Tubble-gum (1984) et du Roll’up (1991), il offrait en 1987 un sachet de "spaghett' Gum", des chewing-gums qui se présentaient sous la forme de spaghettis, également de la marque Léo.

Vous vous souvenez des chewing-gums fourrés avec un coeur liquide ? ça s'appelait les Freshen-up : "le nouveau chewing-gum qui gicle !" 


En 1986, il y a eu des chewing-gums Basil pour la sortie du film Disney sur les écrans, un tatouage était offert dans les emballages.


 
Pour finir ce sujet spécial bulles voici une grande compil de spots TV sur les chewing-gums de 1975 à 1989 que j'ai concoctée :
 
 
Roll-up boite 87
 
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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:59
181ia110112020403.jpgJ'aime beaucoup la mélodie et les paroles de cette chanson de 1987, "Hey Matthew". Karel Fialka l'aurait écrit pour son beau-fils qui était un peu trop TV-addict à son goût. La mignonne petite voix du gamin, habillé avec un pyjama Spiderman dans le clip, raconte en effet qu'il regarde Dallas, Dynastie, Dafy Duck, Rambo, Tom & Jerry, Dukes of Hazard (Sherif fais moi peur), Airwolf (Supercopter), He-Man (Les Maitres de l'Univers), Roadrunner (bip bip coyote) et A-Team (agence tout risque), tout un programme typiquement années 80 !
  
karelf.jpgCette chanson est interessante au niveau des paroles car elle fait réfléchir sur le rôle de la télévision, la violence de ses images et la perception qu'ont les enfants de ce qu'elle diffuse à longueur de journée, débat qui est bien sûr toujours d'actualité.

Karel Fialka, l'auteur-compositeur-interprète, est anglais mais il est né au Bengale, en Inde. Poète, musicien, voyageur, il a un peu touché à tout. Il a sorti un album en 1980 "Still Life" mais a connu surtout un gros succés avec ce tube en 1987, classé 9ème dans le top 10 anglais. Ce morceau, constitué seulement de synthé et de boite à rythmes est sorti dans l'album "Human animal". Karel Fialka n'a pas connu d'autres succés depuis mais il est toujours resté dans le milieu musical, il compose et produit d'autres artistes.

Dans cette chanson j'adore la petite ritournelle et les accords au synthé, la voix du chanteur, les petits "wohoo" derrière dans le refrain et surtout la voix adorable du petit bonhomme.
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Les Copains d'abord - dans Musique
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 23:17
 Montage-Waldo-Kitty-Copains.jpg
"Les Vies secrètes de Waldo Kitty" est une série télé mi-film mi dessin animé qui était diffusée dans l'émission
"Les Visiteurs de noël" sur TF1.
Cette série d'animation américaine compte 13 épisodes de 25 mn. Elle a été produite pour la chaîne américaine NBC en 1975 par la société de production Filmation à qui on doit, par l'intermédiaire de  Lou Scheimer et Norm Prescott, d'autres séries très connues comme Waldo-Catman-bande.jpgSuperman, Le Croque-Monstre Show ou Les Maîtres de l'univers. En France, elle a été diffusée à partir du 22 juin 1977 sur TF1 puis rediffusée en 1979 et 1981 toujours sur TF1.  
 
 
L'histoire
 
Waldo Kitty, un magnifique chat blanc et roux, vit dans une jolie maison entourée d'un grand jardin, il est amoureux d'une belle minette angora blanche aux yeux bleus répondant au nom de Félicia. Leur bonheur pourrait être complet sans la présence de Tyran (Tyrone en V.O.) le bouledogue des voisins, qui prend un malin plaisir à ennuyer les deux chats et leurs amis : le moineau et le lapin Pronto.

Waldo-Kitty-bande-logo.jpg

Waldo aimerait beaucoup régler son compte à Tyran mais malheureusement il n'est ni courageux ni téméraire ! Quand il sent arriver le danger et se trouve coincé, il se plonge dans Waldo-Kitty-03-logo.jpgun monde imaginaire, se prenant alors pour un super-héros. Il trouve ainsi toujours la solution pour combattre les méchants et rétablir la justice. Et quand il revient dans le monde réel, il applique immédiatement son plan échafaudé en rêve, sauvant ainsi sa bien-aimée et prenant le dessus sur l'affreux Tyran.
Mettre sa pâté à un bouledogue, c'est quand même le comble pour un chat, non ?    

 
Les épisodes sont toujours composés de la même manière : une introduction sous forme de feuilleton avec des vrais animaux dans un décor réel puis on bascule vers le dessin animé lorsque Waldo se met à rêver, et enfin retour au feuilleton pour la conclusion.
 
 
5 super-héros en 1

Chaque épisode est l'occasion d'une parodie de film ou de série célèbre :
- Le Chapitaine Kirk (Cat Trek) est un clin d'oeil à Star Trek.
- Charzan (Catzan), le roi de la jungle est une parodie de Tarzan .
- Super Chat (Cat man) est une parodie de Batman.
- Robin des Chats (Robin Cat), c'est bien sûr Robin des Bois.
- Le Chat-valier Solitaire (The Lone Kitty) est une référence à "The Lone Ranger", un feuilleton américain sous forme de western, peu connu en France, qui raconte les péripéties d'un justicier masqué.

Waldo-multi-logo.jpg

Le doublage

Doublage.jpg

C'est ce qui a fait le succès de la série, les voix des 3 héros sont vraiment terribles ! Waldo est interprété par Gérard Hernandez. Tantôt timide et mal assurée quand il est dans le réel, sa voix devient grave et suave lorsqu'il devient un super-héros, un vrai crooner le matou ! Félicia est interprétée par Pérette Pradier, elle aussi a une voix toute petite et plaintive quand elle est dans le réel (j’adorais quand elle disait « oooooh Waaaaldo ! ») alors qu'elle devient charmeuse et mélodieuse dans le dessin animé. Et c'est le grand Roger Carel qui prête sa voix à Tyran, le faisant vraiment passer pour un grand lourdaud, aussi bête que mesquin ! Les 3 acolytes de Tyran ont aussi des voix formidables mais je ne connais pas le nom des doubleurs.
Robin-des-bois-bande-logo.jpg

Les origines
 
Cette série télé est librement inspirée du roman de James Thurber "The Secret Lives of Walter Mitty" ("La Vie secrète de Walter Mitty") écrit en 1939, où le héros est un homme timide, jdh.jpgeffrayé par son patron, couvé par sa mère et qui, pour s'évader, s'imagine régulièrement héros des aventures ithe_secret_life_of_walter_mitty_poster_1947.jpgmaginaires les plus folles, devenant tour à tour capitaine de navire, médecin ou tireur d'élite.
Le succès de ce grand classique de l’humour américain du XXème siècle s’est d’ailleurs poursuivi avec son adaptation au cinéma en 1947, le film a été réalisé par Norman McLeod.

Un remake avait été envisagé en 2003, les noms de Spielberg et Jim Carrey avaient même circulé mais cela n'a jamais abouti. Aux dernières nouvelles (juillet 2011), Ben Stiller serait en pourparlers avec 20th Century Fox pour le réaliser. Steve Conrad a écrit le scénario du long-métrage qui sera produit par Samuel Goldwyn Jr. et John Goldwyn.

Revenons au dessin animé. Filmation a transposé l'histoire originale dans un monde animal pour créer la série. Waldo Kitty CharzanElle fut nommée tout d'abord "Les Vies secrètes de Waldo Kitty" mais comme tout cela s'est fait sans l'autorisation de l'auteur ni de l'éditeur (!), il y eut un procès et elle a dû changer de nom pour devenir "Les nouvelles aventures de Waldo Kitty" mais les histoires sont restées exactement les mêmes.

J'aimais énormément Waldo Kitty, tout d'abord parce que cette série passait toujours au moment de noël et était donc synonyme de moments de joie et d’insouciance et Chapitaineaussi parce que depuis toute petite, j'ai toujours eu des chats à la maison donc l’idée de les voir jouer les vedettes à l’écran me plaisait particulièrement. C'était génial de voir le pauvre Waldo, si timide et peureux, devenir un super-héros et battre le vilain Tyran grâce à son imagination, j'adorais tout particulièrement quand on le voyait passer du réel au rêve grâce à un flou d'écran : c'était parti pour un bon quart d'heure d'aventures palpitantes !
 
J'ai été particulièrement marquée par les épisodes de Super Chat, la parodie de Batman, je ne sais pas pourquoi, est-ce que cet épisode est passé plus souvent que les autres ? Ou est-ce que celui-là je le trouvais particulièrement chouette ? je ne sais pas... Toujours est-il que je le trouvais superbe avec son costume rouge et jaune et sa super voiture en forme de gros félin rose.

Super-chat-bande-logo.jpg

Ce qui me plaisait aussi, c’est qu’il avait vraiment beaucoup d'humour dans ce dessin animé, 3 sbires 2des tas de petites allusions rigolotes disséminées ça et là. Un des trois sbires de Tyran, le plus petit, n'arrêtait pas de chambrer son maître notamment, ça donnait des scènes vraiment cocasses !

J'ai la chance d'avoir trouvé une cassette VHS chez Emmaüs il y a queques années. Quelle joie de regarder deux épisodes entiers de mon Waldo chéri et de partager ça avec mes enfants ! Et coup de chance, un des deux épisodes sur la cassette s’appellait "Cat Man Meets the Poochquin", où Waldo devient Super Chat avec son pote l’oiseau, celui dont je me souvenais le mieux ! Depuis un ami m'a offert deux autres VHS ce qui fait que j'ai la chance d'en possèder trois aujourd'hui.

3 VHS   
65309_10151206997034732_83104044_n.jpgVoilà la pochette d'un 45 tours créée de toute pièce par Magnus Nono mais qui n'a jamais éxisté malheureusement. Il n'y a eu aucun produit dérivé à l'époque en France, à part les VHS.

Pendant de longues années, lorsque je parlais de Waldo Kitty, personne dans mon entourage ne s’en souvenait, c’était vraiment frustrant. Ce n’est que lorsque le net a connu son grand essor et que je m’y suis mise activement (en 2000) que j’ai pu enfin redécouvrir les premières images et revoir le fameux générique que d’autres nostalgiques avaient retrouvé.
A mon tour, j’ai beaucoup de plaisir à partager tous ces magnifiques souvenirs avec vous par l’intermédiaire de cet article.
   
 
Pour finir, voici le générique que j'aimais tellement :
   
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Les Copains d'abord - dans Télé
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 22:20
Merlin le jeu et sa boiteMerlin était un  jouet électronique de poche créé par Parker Brothers (Miro Meccano en France) en 1978.

C'était un compagnon de jeu très intelligent et bien sympathique, à la fois jeu de hasard, de stratégie, de mémoire et de logique, on pouvait même apprendre  à jouer de la musique avec lui.
Ce qui le rendait particulièrement attrayant, outre ses petites lumières rouges, c'est qu'il était très bavard, il émettait tout un tas de sons différents pour répondre, encourager, féliciter, bougonner ou même se moquer à l'occasion !
 
Cet ancêtre des jeux électroniques, et même le tout premier en version portable, a été imaginé par Bob Doyle, un inventeur et un scientifique, titulaire d'un doctorat en Prototype Merlinastrophysique à l'Université Harvard, rien que ça ! Avec sa femme, Holly Thomis Doyle, et son beau-frère, Wendl Thomis, il a fabriqué à partir de 1974, 25 prototypes de jeux électroniques, dont 6 d'entre eux sont sortis dans le commerce grâce à Parker Brothers.

Ci-contre à droite, un des prototypes originaux de Merlin.

Le jeu, constitué d'un boitier rectangulaire en plastique rouge de 25 x 7cm, ressemble à une espèce de gros téléphone cellulaire. Sur la partie supérieure, il y a un haut-parleur et en bas 4 boutons de commande. La partie centrale de l'appareil possède quant à elle 11 touches équipées de leds rouges sur 
lesquelles il faut appuyer selon une combinaison spécifique propre au jeu sélectionné.
Merlin descriptifIl émet 20 sons différents et a besoin d'une alimentation de 6 petites piles rondes de 1,5V, un peu gourmand l'animal ! Par contre, c'était assez pratique qu'il utilise ce format de piles car on en trouvait toujours dans la maison, je me rappelle que bon nombre de jeux électroniques de cette époque utilisaient ces satanées piles carrées 9V qu'on n'utilisait peu en dehors de cet usage.
Il était vendu au prix de 188 Francs en 1978 (250 F en 1983), ce qui était assez cher pour l’époque (en comparaison l’arbre magique coûtait 79F et le jeu Docteur Maboul 52F par exemple).

La volonté de Parker Brothers à cette époque était de surfer sur la nouvelle mode des jeux électroniques créés pour la télévision, comme Pong arrivé en 1972 dans les 
foyers américains (1975 en France), en introduisant eux aussi de l'électronique dans leurs jeux et jouets.
Couverture Newsweek 1980Entre 1977 et 1979, le marché du jeu électronique a explosé. La même année, chez le concurrent  MB (Milton Bradley) le fameux Simon faisait son apparition. En 1979, pour contrer Merlin, MB lancera même le jeu Microvision, précurseur des consoles à cartouches.

Merlin a été le gros succès commercial de noël 1979 en France. La "Toy Manufacturers of America" l'a même nommé meilleur jeu/jouet aux Etats-Unis en 1980.
 
Ci-contre à droite la couverture du magazine "Newsweek" en 1980 avec l'autre jouet très en vogue à la même époque : Simon.

 

Master Merlin

Il s’en est écoulé au total 5 millions d’exemplaires, ce qui en fait le jeu le plus vendu cette année là ! Un gros succès qui a même continué après la sortie des fameux Game & Watch de Nintendo en 1980.

En 1983, Miro Meccano sortit "Master Merlin", une version plus pointue qui proposait 9 jeux mais qui est passé relativement inaperçue en France. Et en 1996, Merlin fit un autre retour (mais pas en France) avec "Merlin The 10th Quest", celui-ci possédait un écran LCD. Depuis cette dernière version, Merlin n'est plus du tout commercialisé.

 

 
Voici les 6 jeux auxquels on peut jouer avec Merlin

Jeu n°1 : le morpion (ou Tic-tac-toe) : il s'agit d'être le premier à occuper 3 carrés en ligne, horizontalement, verticalement ou diagonalement. On joue contre Merlin. 

Pub Merlin

Ses coups sont marqués avec une lumière fixe et un son grave, les nôtres avec des lumières clignotantes et des sons clairs. Ses caractéristiques s'appliquent d'ailleurs à la plupart des jeux.
 
Jeu n°2 : la composition musicale : on peut créer de la musique grâce à Merlin ! Pour cela on appuie sur les touches 1 à 10 qui correspondent aux notes de la gamme. La touche zéro correspondant à un silence. On peut composer un air avec 48 notes maximum. Une fois le morceau créé, on appuie sur la touche "MERLIN" et il rejoue l'air. Sur la notice du jeu, il y a des musiques célèbres qu'on peut s'amuser à refaire : Frère Jacques, Au clair de la lune, Jingle Bells etc...

 
Jeu n°3 : l’écho : une sorte de Simon, il faut répéter un air que Merlin joue. On choisit le niveau, et donc le nombre de notes à retrouver grâce aux touches 1 à 9.
 
Jeu n°4 : le black jack : avec les touches de 1 à 10 qui symbolisent 10 cartes à jouer, il faut atteindre un score le plus proche possible de 13 sans le dépasser (dans le vrai black Jack, c’est 21). Je n'ai jamais bien compris comment on y jouait à ce jeu-là à vrai dire !
 
Jeu n°5 : le carré magique : Il faut former un carré de 8 lumières qui doivent clignoter en Merlin gros planmême temps. Merlin choisit d'en allumer certaines au départ (au minimum une) et c'est à nous d'arriver à retrouver l'ordre logique des touches pour refaire le carré. La difficulté vient du fait que quand on allume certaines lumières, ça en éteint d'autres au même moment.
 
Jeu n°6 : jeu de code : on doit découvrir un chiffre-code que Merlin a secrètement programmé. On choisit le niveau de jeu avec les touches numérotées. Un clone de Mister-Mind en quelque sorte.
 

Mes souvenirs

J'ai eu Merlin quand j'avais 9 ans, et on peut dire que j'ai joué des heures et des heures avec ce fantastique jouet ! J’aimais bien son nom déjà, il évoquait la malice et la magie. C'était mon tout premier jeu électronique avant une longue série, il est sans aucun doute à l'origine de mon côté geek et fan de jeux video. Il me faisait irrésistiblement penser à un objet de science fiction avec ses lumières rouges et ses bruits synthétiques. Et puis moi qui étais enfant unique, je trouvais génial d'avoir un copain électronique qui me parlait et qui communiquait avec moi.

J'aimais particulièrement m'amuser avec la composition Merlin gros plan touchesmusicale en essayant de retrouver des mélodies connues (notamment Frère Jacques comme dans la pub, je me souviens qu'il fallait jouer avec les silences si on voulait que ça ressemble à quelquechose au final) ou en laissant libre court à mon imagination, et j'en avais à revendre !

Je l'ai toujours préféré à Simon que je possédais en version pocket pratiquement en même temps. Certes, Merlin ne connaissait que la couleur rouge, contrairement à son cousin, mais il était beaucoup plus ludique et rigolo avec tous les jeux qu'il proposait.

Je suis très heureuse d’avoir retrouvé un Merlin en boite dans un Emmaüs il y a quelques années, quel plaisir d’entendre de nouveau la "voix" de mon bon vieux copain d’enfance !

Voici une publicité papier de 1979 (comme celle avec le renard plus haut) :

Merlin 1979
 
Et voici pour finir une pub télé française de 1979 :
 
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Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:04
Je vous propose aujourd'hui de découvrir un grand cru musical.
Ce millésime 1978, à déguster sans modération, est une petite perle kitsch comme je les aime ! Je pense que peu s'en souvienne et pourtant, quel régal pour les oreilles et les yeux.

Les deux auteurs du morceau, le guitariste Ed Pumer et le chanteur Peter Daltrey ne sont pas très connus en France mais jouissent d'une belle popularité chez nos voisins anglais, ils  furent à la base du psychédélisme, mouvement musical très prisé là-bas à la fin des années 60. Ed Pumer a même collaboré un temps avec Paul Mc Cartney avant de retravailler avec Peter Daltrey pour d'autres créations.
 
Le clip de la chanson est issu de l'émission "Snowtimes Special" de la BBC enregistré à Leysin (en Suisse) le 10 mars 1978, 24 heures avant la mort de Claude François,. Cela devait aider à lancer sa carrière internationale.
L'image de la pochette a été faite lors de sa dernière séance photo en studio, la veille de son départ pour Leysin.

 
La jeune fille en jaune à côté de Claude (à gauche sur la photo, avec des cheveux noirs) fut la toute dernière Clodette engagée par lui quelques jours seulement auparavant, elle n'a donc jamais eu l'occasion de faire carrière à ses côtés.

Petite remarque sur la pochette : je trouve ça plutôt moyen d'y avoir ajouté "Son dernier enregistrement", d'autant que c'est écrit plus grand et plus clairement que le titre de la chanson en elle-même !

 
Moi qui habite Bordeaux depuis maintenant un bon paquet d'années, j'entends peu parler de vin rosé local, notre région n'est pas la plus réputée pour ça (Bordeaux était la quatrième région française productrice de rosés), je ne sais pas pourquoi le parolier à choisi celui-là en particulier. 


Allez, je vous laisse apprécier cette cuvée de prestige, écouter la mélodie disco-reggae, le superbe accent de Clo-Clo et cette très chouette choré faites de petits sauts et de déhanchements qui lui étaient si chers, sans oublier bien sûr les Clodettes sexy en diable et les paillettes qui vont avec, bref un grand moment pétillant !
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Les Copains d'abord - dans Musique
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:08

VM introLe View-Master est un petit boitier plastique ressemblant à des jumelles qui permet de visualiser des images en relief grâce à des petits disques ronds cartonnés sur le pourtour desquels se trouvent des diapositives miniatures.
Les disques comportent également des petites légendes pour chaque vue, celles-ci apparaissant dans une petite fenêtre au centre de l’appareil. Bien qu'il soit maintenant considéré comme un jouet pour enfant, il ne fut pas commercialisé en tant que tel au départ.

 

 

Principe et origine du procédé
 

Faites l’expérience pour bien comprendre : regardez des objets à 1 mètre ou 2 devant vous. Placez la main devant votre oeil gauche puis devant votre oeil droit successivement plusieurs fois. Vous voyez donc tour à tour ce que voit l'oeil droit et l'oeil gauche. Comparez les 2 images, vous verrez des petites différences : la position horizontale n’est pas la même, les objets paraissent décalés par rapport au fond. A partir de ces 2 images plates légèrement différentes, le cerveau reconstitue une scène en relief, c’est le principe de la stéréoscopie !
La stéréographie photographique est une technique très ancienne, elle se pratiquait dès les années 1860 à l'aide d'appareils présentant deux objectifs dont l'écartement correspondait à celui des yeux.

 

Inventeurs-fond-gris-copie-1.jpgInvention
 

Le système View-Master a été inventé par William Gruber, un photographe passionné originaire de Portland (Oregon). Il mit au point le système de disques avec des diapositives Kodachrome 16mm couleurs pour la New York World’s Fair (une grande exposition) en 1939. Il s’associa avec Harold Graves, le président de Sawyer's Inc, un éditeur de cartes postales, qui cherchait un moyen de se développer. Le brevet de ce nouveau dispositif de visualisation a été déposé en 1940.  
Le View Master a été créé comme alternative à la fameuse carte postale. Les principaux sujets étaient touristiques. Il était vendu à l'origine dans les magasins photos et les papeteries.
En plus de ces disques édités industriellement, des particuliers pouvaient prendre des photos avec un appareil spécial 35mm à 2 objectifs. Un kit de montage permettait ensuite de couper les vues et de les insérer dans des disques en carton. Certaines familles ont donc des photos-souvenirs en relief, quelle chance !

Le catalogue View-Master a comporté assez rapidement un grand nombre de disques documentaires. Ci-dessous Disneyland aux Etats-Unis.
Les disques avec des images pour enfants y étaient très minoritaires.
  VM 1 

 

Histoire de la marque
 

En 1951, la Sawyer's acheta Tru-Vue, le principal concurrent de View-Master. En plus d'éliminer leur principal rival, la reprise a permis à la Sawyer's d’acquerir les droits d'utilisation de vues extraites des films Disney. L'ajout de titres Disney à la gamme a sans aucun doute aidé à populariser le View-Master en élargissant le répertoire des sujets éducatifs à un pur divertissement.
L’histoire de la société se complique un peu par la suite, mais la voici en résumé : en 1966 la Sawyer’s fut achetée par la General Aniline & Film (GAF) qui fut elle-même vendue à un groupe dirigé par Arnold Thaler en 1981, la société devenant alors la View-Master International Group (VMI), ceci durant 3 ans. En 1984, la VMI acheta l’Ideal Toy Company et devint le View-Master Ideal Group, lui-même racheté par Tyco Toys en 1989.
Tyco Toys fusionna avec Mattel en Mars 1997. Vous suivez toujours ? Je n'en ai pas perdu un ou deux en route ? Ouf ! Depuis lors, View-Master est commercialisé par Fisher-Price (une filiale du groupe Mattel).
 

Voici un petit récapitulatif en image qui vous permettra de mieux comprendre. Les dates ne sont pas trés lisibles, les étapes sont 1939, 1968, 1980, 1989 et 1997 :
 VM 2
En France, il y a eu aussi des stéréoscopes sur le même principe que le View-Master, les sociétés Lestrade, Bruguière et Color-relief en ont commercialisés par exemple (depuis les années 40 et 50). Les cartes étaient rectangulaires et proposaient en général 8 ou 10 couples de diapos. Il s’agissait de vues principalement touristiques. Ci-dessous à gauche un stéréoscope Lestrade, à droite un Bruguière. Il y avait un vieux Bruguière comme celui-ci chez mes grands-parents, j'adorais regarder les jolies vues touristiques quand j'étais petite, même si elles étaient en noir et blanc, je les trouvais magiques !

 Bande-Lestrade-Bruguiere.jpg


Différents modèles de View Master

Voici un grand récaptitulatif en images des différents modèles de la gamme depuis sa création :
 VM 3 

VM 4La première visionneuse, le Type « A » (1938-1944) était fabriquée en Ténite Kodak. Elle épousait la forme du disque et il fallait l'ouvrir en deux pour y glisser le disque.

Le second modèle,
le Type « B » (1944-1947) était le 1er à être  fabriqué en bakélite. Il était assez semblable au précédent mais disponible en 4 couleurs.


Le Type « C » (1946-1955) avait une forme radicalement différente, plus anguleuse et surtout un levier permettait de faire tourner le disque. C’était aussi le 1er à avoir une fente pour l’introduction des disques.  

Le Type « D » (1955-1972) est considéré comme l’appareil ayant eu la meilleure qualité optique. Ce modèle est d’ailleurs très recherché par les collectionneurs pour cette raison.

Le modèle « E » (1955-1961) a été conçu pour remplacer le Type « C » et a été fabriqué en Inde, Belgique, France, Espagne, Australie et États-Unis. Il existait pas mal de couleurs : gris, bleu, rouge, noir. Il avait un design plus moderne et une grande fente en forme de "V" pour faciliter l'insertion du disque.

Le modèle « F » (1959-1966) a été le dernier à être fabriqué en bakélite. Il y a très
peu de variante de ce modèle.

Le modèle « G » (1959-1977) a été fabriqué à partir de plastique léger. C’est le plus courant, il correspond à la grande période de succès du système en France. Il existait diverses variantes de ce modèle, notamment au niveau des coloris.

Le Modèle « H » (1966-1981) était uniquement disponible en versions éclairés (cela fonctionnait avec des piles).
Il n'y a pas eu de modèle « I ».

Le Modèle « J » (1975-1994) était fabriqué en Belgique et très largement distribué
VM 6en Europe. Il était disponible dans un grand nombre de couleurs, le rouge étant le plus commun. C’est généralement celui que nous avons eu quand nous étions petits.

Le Modèle « K » (1975-1984) était aussi fabriqué en Belgique. Il était beaucoup plus rond que ses prédécesseurs, très 70’s dans la forme.

Le Modèle « L » a été produit à partir de 1977 et était toujours en cours dans les années 2000. Au cours de son cycle de production, l'entreprise a changé de nom quatre fois (GAF, VMI, Idéal et Tyco).

Le Modèle « M » (1986-1990) existait en rouge et en bleu avec un dos entièrement transparent.

Le Modèle « N » (1992-1998) était uniquement disponible en version éclairée.

 

Depuis les années 90, il y a eu beaucoup de modèles différents, de toutes les formes et toutes les couleurs, souvent « habillés » aux couleurs d’un héros (Harry Potter ou Barbie par exemple) ou carrément en forme de tête de personnages : Mickey, Power Rangers, Titi, Casper etc…

Au total, il y a eu environ 25 modèles différents de View Master et 1,5 milliards de disques ont été vendus ! 

 

Making of
 

Quand la Sawyer's s’est orienté vers les disques pour enfants en 1966, ils engagèrent des artistes pour créer les dessins puis les décors (dioramas) et les petites figurines d'argile pour y évoluer. Voici un dessin préparatoire pour Yogy l'ours et sa réalisation en 3 dimensions :

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Les personnages étaient posés dans ces scènes soigneusement élaborées puis photographiés avec une seule caméra montée sur une barre spéciale permettant de faire coulisser l’appareil précautionneusement pour prendre une 2ème photo en léger décalage avec la première, ceci afin de donner l’effet stéréoscopique. Parfois, c’étaient les figurines qui étaient déplacées avant de faire la 2ème image.

Une grande partie de ces personnages dans les premières années a été fabriquée par Florence Thomas (à partir de 1946). Ses modèles étaient sculptés et peints avec minutie, elle avait un remarquable souci du détail. A l’époque, elle est apparue dans de nombreuses émissions de télévision américaines car son travail était apprécié par les amateurs de View-Master.
La voici en train de travailler sur une scène du film « Merlin l’enchanteur » de Walt Disney en 1963. Regardez un peu les détails de cette scène, le trou dans le toit de chaume de la maisonnette de Merlin, le service à thé etc… vraiment extraordinaire !
 VM 9


Son assistant Joe Liptak a aussi été un des meilleurs artistes qui ait travaillé pour la firme. Il a créé de nombreux modèles de diorama pour des prises de vue Disney : « Cendrillon », « le livre de la jungle » et « les Pierrafeu », entre autre.

Sur cette photo, il pose avec une des magnifiques scènes qu’il a créée pour « Peter Pan » en 1953. On peut voir la grande qualité de la réalisation.

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Ici Joe Liptak à nouveau, quelques années plus tard, durant l'élaboration d’une scène de la version animée de « Robin des bois » avec le sournois Prince Jean et son serpent Persifleur. L’éclairage était vraiment peaufiné pour donner les meilleurs effets.

VM 11

Et voici l’image View Master une fois réalisée, ce qui permet de s’apercevoir que la photo ci-dessus a été inversée au final.

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Une autre artiste a également beaucoup travaillé pour View Master, il s'agit de Martha Armstrong. Elle a sculpté beaucoup de modèles, notamment Donald, Picsou, Bambi et des personnages Hanna Barbera. La voici en train de peindre une scène avec les opossums dans « Bambi » en 1955. Et on la voit plus tard travaillant sur Donald, Riri, Fifi et Loulou.

PHOTO 15

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Ce qui est vraiment étonnant avec ces images en relief c’est qu’elles reproduisent fidèlement les films d'animation et les séries télévisées. Les scènes sélectionnées étaient vraiment calquées sur les images originales et ensuite photographiées avec les caméras 3D. Un exemple ci-contre avec « Blanche-Neige et les 7 nains », on peut constater que la scène tirée du film et la photo faite pour l’image en relief sont vraiment identiques.

 

Notre cher View-Master !
 

A la fin des années 70 et dans les années 80, beaucoup d’enfants ont eu une visionneuse View-Master avec à chaque fois une grande quantité de disques pour aller avec.

Moi j’ai eu une visionneuse de type K et une bonne petite collection de disques, je les classais dans un mini album photo carré orange, ornée d’une belle fleurette typiquement 70’s, je m’en souviens très bien encore ! Chaque série de disques (3 pour chaque histoire en général) était vendu avec un petit livret explicatif.

J’avais des tas d’histoires Disney bien sûr (Le livre de la jungle, Bambi), des histoires tirées de séries télé (Colargol, Babar, Scoubidou), des contes classiques (La petite sirène, Le petit chaperon rouge, Hansel et Gretel) et aussi des disques avec des photos du parc Disneyworld en Floride qui me faisaient totalement rêver, je me disais qu’un jour peut-être j’irai là-bas. En fait, c’est le parc qui est venu en France !

Voici quelques vues extraites des disques que j'ai gardés de mon enfance : Bonne nuit les petits, Babar, Colargol, Le livre de la jungle et le petit chaperon rouge :

Viewmaster bande


Le View-Master était vraiment un de mes jouets préférés, je passais des heures à regarder ces images magiques et féériques, le système du relief donnait vraiment l’impression de rentrer dans les histoires, ça me ravissait ! Il suffisait de trouver un endroit bien éclairé, de glisser un disque dans l’appareil et on pouvait revivre à l’infini les aventures de nos héros favoris !

VM-Nath.jpgMon View-Master n’a malheureusement pas survécu au temps, il n’a surtout pas résisté à mon petit frère dans les années 90 !

J’ai cependant retrouvé un modèle de type K d'occasion (photo ci-contre), je voulais absolument ce modèle-là que j’avais étant enfant. Le mien était rouge, celui-là est d'un joli orange casimiresque alors il me va parfaitement ! Quelle joie de pouvoir tenir de nouveau dans mes mains cet objet que j’affectionnais tant ! Comme j’avais gardé tous mes disques de l’époque, j’ai pu me les re-visionner un à un, ça m’a     vraiment émue de revoir toutes ces merveilleuses images !

Il y a quelques années, j'ai acheté deux séries de disques dont je rêvais quand j'étais petite : Casimir et Goldorak, mes deux héros préférés de l’époque. Je n’ai pas de mot pour décrire l’émotion que j’ai ressentie en regardant les vues, cela réunissait deux choses cultes et si chères à mon cœur : Le View-Master et Casimir, j’ai eu l’impression d’avoir de nouveau 7 ans, quel grand bonheur ! On peut voir sur l’image au passage que notre Casimirus préféré écoutait aussi ses vinyls sur un tourne-disque comme on en avait chez nous.

PHOTO 28


Voici ma collection avec toutes les trouvailles que j'ai faites au cours de ces dernières années, notamment cette boite du View-Master de l'île aux enfants qui n'est pas très courante :




Voici 4 pubs magazines des années 70 et 80 avec tous nos héros d'enfance : Casimir, Goldorak, Maya l'abeille, Candy, Ulysse ...


Une page du catalogue BHV de 1980 :

 

Et pour finir voici 2 pubs télé de 1972 et 1976 :

VM 4
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:06
Papivole présentationPapivole est une petite émission qui m'a beaucoup marquée quand j'étais enfant. Cette série franco-belge de 5mn était diffusée dans Récré A2 (à partir de 1978) et comprenait 52 épisodes.

C'est Mila Boutan, une illustratrice de livres jeunesse, qui avait créé les histoires de ces personnages en papiers découpés. La série était filmée simplement avec le procédé image par image : la camera prend une image aprés l'autre en plan fixe, entre chaque image les éléments en papier de la scène sont légèrement déplacés, ce qui fait que lorsque le film est projeté à une vitesse normale, les personnages ont l'air animés.
La jolie musique du générique était composée par Guy Béart. Toutes les mélodies et les bruitages ajoutaient une dose de rêve et de poésie dans les petites histoires.
 
J'aimais beaucoup suivre les aventures de Charlotte, Julien et leur chien Sissou. C'est surtout ce dernier qui m'a marquée car je me souviens qu'il fallait découper une forme de "haricot" dans du papier marron pour son corps, comme l'expliquait la narratrice. Il y avait également deux autres personnages dont je me souviens moins : Monsieur Plantoir, le jardinier magicien et Oscar Missif, le facteur dont la maison et tout ce qu'il y a dedans étaient en timbres.

bande papivole

J'écoutais avec beaucoup d'attention les conseils de Mila Boutan pour découper correctement les éléments du décor et façonner les personnages, je me laissais bercer par sa douce voix. La voici dans le décor de l'émission.

Bande-emission.jpg

J'ai usé un trés grand nombre de pochettes Canson de couleurs, j'en réclamais souvent à ma maman quand on faisait les courses.

Pour les yeux des personnages, j'utilisais une perforeuse mais c'était un peu gros. La bouche, trés fine et rouge, était trés difficile à découper pour des petites mains. Et ce qui m'embêtait c'est que je n'arrivais pas à obtenir des déchirures aux bords blancs comme dans la série pour faire l'herbe car je n'avais pas le bon papier.
Voici 4 jolies cartes postales éditées par Antenne 2 dont mon ami Romu a eu la gentillesse de me passer les visuels :
 
montage-cartes-postales.jpg
 
Pour un petit concours de bricolage sur un forum que je fréquentais avant, on avait lancé l'idée de faire des petites créations qui nous rappelaient des souvenirs télévisuels. Moi j'avais choisi de faire un découpage et un collage version Papivole en insérant un portrait de moi (et mes tresses !) dans ce monde merveilleux qui symbolise si bien celui de l'enfance. Mes amis Charlotte et Julien m'entrainent ainsi dans leur univers aux couleurs pastelles.

hd4k4712-copie-1.jpg
   
Bricobibou 1 Papivole making ofJe me suis bien amusée à faire ces découpages et à me glisser dans cette petite composition. Ca m'a rappelé beaucoup de souvenirs et bizarrement quand j'ai pris en main mes ciseaux pour découper les formes des habits des petits personnages, les gestes sont revenus trés facilement, près de 30 ans aprés c'est marrant.

Ci-contre le making of, mon petit atelier avec Charlotte et Julien qui gambadent dans la prairie en m'attendant !

Pour finir voici le fameux générique composé par Guy Béart et la voix qui disait "Bonjour" !


 

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 22:56
Loéki AcheumeuneuEst-il besoin de présenter Loeki le petit Lion ? Non, bien sûr, on se souvient tous de cette star de nos petits écrans ! Il clôturait les séquences publicitaires de TF1. Tour à tour poète, mime ou magicien, il faisait mille maladresses pour nous faire rire. 
 
C’est en Hollande, à Amsterdam plus précisément, qu’il faut aller chercher son origine.
Son papa s’appelle Joop Geesink, ce néerlandais possèdait de multiples talents, il a créé et dessiné une bonne quinzaine de personnages pour la publicité et le cinéma d’animation. Mais aucun n’a atteint la notoriété de Loeki dont il existe des milliers de séquences !



 

Joop Geesink

Il est apparu pour la première fois en 1971, à l'époque où la télévision des Pays-Bas diffusait ses premiers spots publicitaires. Celle-ci fut la première à diffuser les petites aventures de Loeki suivie, quatre ans plus tard, par TF1 le 20 décembre 1975. Yves Teisseire, qui était alors patron de RFP-TF1, en a acheté les droits pour la France. Il a égayé nos écrans de pub jusqu'en 1987, date où il a été malheureusement retiré de nos écrans, au moment de la privatisation de TF1.
Ci-contre et ci-dessous Loeki et son créateur 
Joop Geesink


Depuis 1972, en Hollande, ce personnage est pratiquement devenu un héros national. Il a fait également le tour du monde : que ce soit en Angleterre, au Etats-Unis, en Italie, en Autriche, au Brésil, au Paraguay, en Uruguay ou au Chili, il a connu partout le même succés. 
Louise Geesink et LoékiLes publicitaires l'ont vu d'un mauvais oeil au départ car ils pensaient qu'il allait détourner l'attention à son profit mais ils se sont vite rendus compte qu'au contraire son succès augmentait l'audience des spots télé.
 
Son nom est une adaptation hollandaise du mot anglais "look". Un personnage dont l'allure justement est typiquement hollandaise puisqu'il ressemble étrangement au lion des armoiries de la cour des Pays-Bas, mais "en beaucoup moins sérieux" comme le précise Louise Geesink, la fille cadette du père de Loeki. Celle-ci, après le décès de son père en mai 1984 à l'âge de 71 ans, a repris le flambeau et a continué les tournages (photo ci-contre à gauche).
 
Tournage loéki 1C’est près d'Hilversum (sans doute entre Petitbonum et Babaorum !), à une trentaine de kilomètres d'Amsterdam, que Loeki  s'animait devant la caméra, dans un décor de rêve car les studios se trouvaient au château de Nederhost, dont les premières pierres datent de 1301.
 
Pour le tournage, douze personnes travaillaient sans relâche dans les studios : menuisiers, maquettistes, décorateurs. Loeki disposait d'un habilleur spécialement attaché à sa personne car chaque scène exigeait un nouveau déguisement.
Chaque petite séquence nécessitait des heures de tournages mais il n'y avait pourtant qu'une seule caméra. Loeki avait un avantage sur les acteurs vivants, il se pliait à toutes les situations, ceci grâce à sa robuste constitution de bois, d’aluminium et de feutre. La marionnette mesurait une soixantaine de centimètres.

bande-marionnette.jpgDescriptif

L'animation se faisait image par image (stop motion) : la scène était filmée à l'aide d'une caméra qui ne prenait qu'une seule image à la fois. Entre chaque image, Loeki et les objets de la scène étaient légèrement déplacés. Lorsque le film était projeté à une vitesse normale, la scène semblait animée et le petit lion vivant. Chaque seconde de film exigeait vingt-cinq positions du personnage, soit cent au total puisque le film était invariablement de quatre secondes. Un travail de patience, qui exigeait un savant découpage des gestes.

Tournage loéki 2

Est-ce que vous vous êtes aussi demandé ce que ça pouvait bien vouloir bien dire le fameux "acheumeuneu" qu'il prononçait ? Eh bien en fait il dit "als je me nou" en V.O, et effectivement ça se prononce en gros "acheumeuneu" ! C’est une expression typiquement hollandaise, qui se traduit littéralement par "si vous me voyez maintenant" et qui est l'équivalent du célébrissime "M'enfin" de Gaston Lagaffe. Les sons inarticulés et les mini rugissements étaient enregistrés par Joop Geesink lui-même.
 
Il y a eu des personnages complèmentaires qui sont apparus progressivement pour partager les aventures du petit lion,  comme Piep la souris taquine, un bébé lion, son fils sans doute, et une jolie lionne à la crinière blonde.

Bande-personnages.jpg
Comme toutes les vedettes du petit écran, Loéki a eu droit à son lot de produits dérivés : jouets, puzzles, calendriers de la Poste, disques, culbuto, pouêt etc... Voici le joli calendrier recto-verso de 1979 que mon ami Romu a la chance d'avoir dans sa collection :

bande-calendrier.jpg

Louise Geesink a édité en 1985 un livre-disque en français dont elle a réalisé le scénario et les dessins. Sur ce disque, on entend Loeki parler grâce à la voix de Roger Carel, une grande première !

Voici tous les disques qui sont sortis en France. Le 33 tours est un disque-jeu avec à l'intérieur un plateau dans le style du jeu de l'oie et des pions :

Disque Loeki

Voici les objets que je possède dans ma petite collection :



J'ai également le puzzle ci-dessous :

Puzzle Loeki boiteJe suis ravie d'avoir trouvé ces objets au gré de mes balades en vide-greniers car j'aimais beaucoup ce petit lion rigolo et maladroit, j’attendais toujours avec beaucoup d’impatience les publicités entre mes programmes préférés pour le voir faire les 400 coups.
J’avoue que je suis assez satisfaite d’avoir enfin trouvé une explication plausible à son "acheumeuneu" en faisant des recherches pour cet article car je me suis toujours posé la question de sa signification !

Voici un reportage particulièrement bien fait de la télé néerlandaise sur le tournage en 1978 :

 

 Et pour terminer une petite compilation de sketchs :
Joop Geesink
 

Article concocté à partir de renseignements pris dans un article de Télé 7 Jours datant de 1985 et d’un article paru dans Pif Gadget datant de 1981.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:50



Le mot décalcomanie est dérivé du mot français décalquer, le "-manie" a été ajouté à la fin du 19ème siècle. Au départ, c'était une technique décorative qui permettait de transférer des gravures sur des poteries et d'autres matériaux, elle a été inventée en Angleterre vers 1750 et importée aux Etats-Unis vers 1865. La découverte est attribué à Simon François Ravenet, un graveur français qui s'était installé en Angleterre et avait perfectionné le processus. Au cours du temps, les progrès dans la lithographie (et bien sûr la chromolithographie) ainsi que dans la fabrication du papier et des films plastiques ont considérablement amélioré et simplifié cette technique qui s'est ainsi démocratisée.

 
kalikitosPlusieurs procédés

- avec le premier, le plus ancien, le dessin est imprimé à l'envers, on laisse le décalcomanie tremper dans de l'eau, puis on l'applique sur le support et on retire doucement le papier, laissant l'image apparaitre.

- Deuxième procédé : l'image est imprimée à l'endroit, on laisse tremper dans de l'eau, la colle se ramollit ce qui permet de faire glisser avec le doigt la pellicule avec l'image vers l’objet à décorer (c'est ce dont on se sert en modélisme pour décorer des maquettes notamment).


- Et le procédé que je connais le mieux, à sec : l'image apparaît sous un support transparent plastique (Calcasec) et se colle au support par frottage avec un crayon ou une pièce de monnaie.

 

Apparition en France

 
Les premiers décalcomanies avec décors cartonnés pour les enfants datent du milieu des années 60 aux Etats-Unis.
Kalkitos pub 1978En France c'est surtout à la fin des années 70 et dans les années 80 qu'il y a eu un vrai engouement pour les transferts qui utilisaient cette dernière technique. J'en ai eu pas mal et j'adorais ça !

Ma maman m'achetait régulièrement des grands panoramas qui se dépliaient en 3 ou 4 parties et ça m'occupait des heures. Ca n'était pas trés cher, de 2 à 5 francs à peine.

Les grands décors étaient constitués d'un fond de paysage : ville, forêt, mer, ferme, château etc... Ils étaient déserts et c'était à nous de les animer à notre guise avec des éléments de décor et des personnages.

D'abord on enlevait le papier trés fin sous la feuille plastique qui protégeait les décalcos et on griffonait avec le crayon à papier pour déposer les différentes éléments sur le fond coloré. Je me souviens que je finissais toujours par avoir le dessous de la main toute grise avec le crayon à papier ! J'avais essayé avec un stylo à bille mais je trouvais que la mine était trop fine et trop dure, on voyait les coups de crayon sur l'image transférée.



 

Ca n'était pas aussi facile que ça et il fallait être adroit pour ne coller que le personnage ou l'objet qui nous interessait car si on ne prenait pas garde, on se retrouvait avec des moitiés de bonhommes ou des petits bout d'objets indésirables flottant en l'air. Et c'était pratiquement impossible ensuite à réparer, même en grattant avec une lame, j'ai essayé plus d'une fois !




Le résultat final n'était pas forcément à la hauteur de ce qu'on espérait car les images étaient parfois de diverses tailles ce qui permettait de faire des effets de profondeurs mais quand on est enfant, on ne connait pas la perspective ni les problèmes d'échelle. 

Toy soldiers

C'est comme ça qu'on se retrouvait avec des personnages de hauteurs différentes alors qu'ils étaient sur le même plan ou alors avec d'autres trop grands à l'arrière.
Un exemple ci-contre avec des soldats au fond beaucoup trop grands.

Il y avait aussi souvent plus de motifs sur la feuille de transfert que ne pouvait en contenir le décor et comme on voulait tout mettre bien entendu, ça donnait parfois des scènes bien chargées. Moi j'avais pris l'habitude de me servir du surplus pour décorer mes cahiers.

Malgré toutes ces petites difficultés, j'aimais vraiment beaucoup les décalcomanies. C'était passionnant de placer où on voulait les personnages, de laisser aller son imagination pour inventer toute une histoire. Cela correspondait bien à mon côté créatif et méticuleux.


Les marques de décalcomanies

Les premières séries de transferts ont été commercialisés par Letraset, société qui ne fabriquait au départ que des lettres et des chiffres. Les premiers décalcos étaient monochromes, noirs ou blancs. Les sujets étaient plutôt centrés autour de la nature, des animaux puis il y a eu des aventures de cowboys, châteaux fort, vaisseaux spaciaux, sports... Chez Touret, ils mettaient en scène les contes (Barbe bleue, les voyages de Gulliver ou autres). Evidemment il y a eu aussi tout ce qui était Comics ,Marvel, Disney, dessins animés, séries télé etc...
 

Voici les principales marques de décalcomanies qu'on pouvait trouver en magasin : Super Doodles, Action transfert et Panorama, tous les trois de chez Letraset, Trans'Rama de chez Jesco, Decorama de chez Touret, calco, Hemma, Lionrama et Kalkitos, liste non exhaustive bien sûr.

 

Transrama avait sorti une série avec Casimir, j'aurais adoré avoir ça à l'époque, je les trouve magnifiques.
 




Les albums Kalkitos :
 




Si on avait de la chance, on pouvait trouver des mini-planches de décalcos dans les paquets de Vache qui rit avec Goldorak, c'était en 1978.

vache1


Et en 1980 si on achetait des biscottes Braisor, on pouvait trouver des décalcos Albator.


Je me souviens avoir eu surtout des Decorama pour ma part. L'an dernier, j'en ai acheté un sur  "La savane" grâce à  internet, ça m'a fait tout drôle de revoir ça. Je Savanene l'ouvrirai pas bien sûr mais ce n'est pas l'envie qui m'en manque pour avoir juste le plaisir de sentir de nouveau cette odeur particulière de  plastique, de choisir l'emplacement du motif, de le frotter bien consciencieusement avec la 205193 1014267728013 1564677608 30037026 6161 npointe du crayon pour le placer sur le paysage, puis de décoller avec moultes précautions le film plastique en surveillant bien que l'image soit entière et enfin contempler son "oeuvre" !

Ci-contre une photo de moi à 9 ans dans ma chambre. Au mur au dessus de mon lit j'avais punaisé un de ces fameux panoramas en décalco, celui-là était sur les animaux de la jungle.


Richard Gotainer a écrit une chanson que nous connaissons tous sur les décalcomanies mais il y décrit les transferts que l'on fait glisser avec le doigt aprés les avoir trempés dans l'eau, ce n'est pas ceux que j'ai connus. Je pense que c'est dû au fait que Gotainer fait partie de la génération d'avant où les décalcos se faisaient encore de cette manière.

Allez, juste pour le plaisir on se refait un petit coup du "mambo du décalco", j'adore !

 
Et voici un spot de pub de 1979 pour les decalcomanies Kalkitos, on reconnait la voix du grand Roger Carel au passage :
 
 
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 15:55

Jeu Canon noir

Canon noir est un jeu de société sous forme de course aux trésors créé par Henri Sala en 1979 et édité par Parker. Henri Sala est l'auteur de plus d'une centaine de jeux de société publiés par différentes marques comme Capiépa, Dujardin, Gay-Play, Hasbro, Nathan, Mako, Ravensburger, etc… Depuis 1970, il nous a ainsi gratifié de "Perds pas la boule",  "Allez saute !", "Allo docteur", "la Bataille Navale électronique", "Les jeux de 20 heures" etc...



Composition et règles du jeu

Le jeu est composé d'un plateau cartonné en 4 parties, que l'on assemble façon puzzle, représentant la mer des caraïbes. On y insère 2 îles en plastique aux endroits prévus. Aux 4 coins du plateau, qui comporte 88 cases, se trouvent les repaires des pirates.

Chaque joueur (jusqu'à 4) choisit la couleur de son port et de sa flotte : rouge, bleu, vert ou jaune. A 2, on peut jouer avec 2 flottes chacun. A 3 on laisse une flotte de côté. Chacun a en sa possession une caravelle (3 mâts), une frégate (2 mâts) et un radeau à ses couleurs, imprimés sur des cartons découpés que l'on insère sur un petit socle en plastique bleu pour les faire tenir debout. Le socle est muni d'une encoche pour placer un trésor.

Les 3 bâteaux par couleur

Le but du jeu est d'être le premier à ramener 3 trésors à son port d'attache en allant les récupérer dans les 4 caches secrètes marquées d'une croix orange, en bordure des îles, et les ramener au port. Les routes maritimes n'étant pas sûres et la concurrence 

Caravelle et trésors

étant rude, les adversaires ont la possibilité de dégommer vos navires en tirant avec le canon. Pour cela ils doivent atterrir sur une des 4 cases marquées d'un rond noir et illustrées par un canon.

Mais revenons aux règles : chaque pirate part de son repaire avec sa caravelle, c'est le bateau le plus rapide et le plus puissant. Pour la faire avancer, on peut utiliser le total des 2 dès lancés ou juste un seul. Par exemple si les dés font 4 et 3, on peut se déplacer de 4, 3 ou 7 cases. On peut "naviguer" de case en case dans n'importe quelle direction, horizontalement, verticalement ou même en diagonal.

Si la caravelle est coulée par un adversaire, on la remplace aussitôt par la frégate sans bouger de la case et on conserve le trésor que l'on transportait éventuellement. La frégate étant moins rapide sur les mers, on ne peut plus avancer qu'avec un seul dé. Si la frégate est coulée à son tour, elle est remplacée par le radeau et là il n'y a plus qu'une solution : donner le précieux trésor au flibustier qui a visé juste avec son boulet de canon et rentrer dare-dare au port ! Au tour suivant, on peut repartir avec 
la caravelle et utiliser de nouveau les deux dés en même temps. Le commandant le plus téméraire et le plus habile qui aura su ramener le premier ses 3 trésors à son port devient le vainqueur, méritant ainsi le surnom de "Canon Noir".

Canon-noir.jpg

On peut jouer dès 5 ans car les règles sont assez faciles à comprendre. Par contre, les plus de 12 ans trouveront ça vraiment trop simplistes. Une partie dure généralement 20mn mais il faut compter ensuite le temps qu'on passe à chercher les boulets de canon sous les meubles et là ça peut durer longtemps !

Je me souviens très précisément du moment et du lieu où j'ai reçu ce jeu en cadeau. C'était en 1979, j'avais 9 ans, j'étais en train de faire les courses dans le supermarché Carrefour d'Angoulême avec ma maman après une séance chez le dentiste pour soigner une carie. Comme j'avais été courageuse et que je n'avais pas pleuré, elle avait décidé de m'offrir un petit cadeau. Par chance, dans le magasin on a croisé mes grands-parents qui, apprenant que j'avais été bien gentille, ont décidé eux aussi de m'acheter un beau cadeau, deux pour le prix d'un, j'avais gagné ma journée dans l'affaire ! J'avais choisi "Canon Noir", me souvenant de la pub à la télé qui m'avait sacrément donné envie d'y jouer :

Canon-noir.jpg

J'adorais ce jeu et je l’ai toujours gardé depuis mon enfance, impossible de m’en séparer. Les photos qui illustrent cet article sont donc celles que j’ai pu faire à partir de mon jeu. Il est usé mais il a beaucoup servi. Et je fais toujours régulièrement des parties avec mon fiston de 9 ans, il se régale lui aussi !

Pub Canon noirJe l’ai toujours trouvé très beau avec ses bateaux aux pavillons colorés de différentes tailles et ces jolis trésors dorés et brillants que je conservais précieusement dans un petit écrin à bijoux dans la boite. On se prenait vraiment pour des mini-pirates quand on faisait une partie sur ce grand et joli plateau de jeu en relief.

Et puis j'adorais aussi l'illustration de la boite, elle donnait vraiment envie de se lancer dans de folles aventures flibustières. Ce fier pirate moustachu qu'on voit au premier plan en train de hurler "A l'abordage !" (enfin j'imagine )  a un visage familier pour moi, comme la petite famille du jeu Badaboum dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

Petite info interessante au passage, on doit ce très beau dessin sur la boîte à André Chéret, l'auteur de la bande-dessinée Rahan que l'on retrouvait dans Pif à cette époque.

Mais le grand intérêt de ce jeu et le plus marrant, c'est le fameux canon à ressort qui tire de vrais boulets pour abattre les vaisseaux adverses. Il fallait se pencher bien près du canon, fermer un oeil pour mieux viser, tirer la langue pour aider la concentration et là il fallait prier très fort pour que le boulet atteigne son but !  Cela pimentait beaucoup les parties et pouvait occasionner de gros revirements de situation. 

Depuis 2007, il existe une nouvelle édition chez Winning Moves où le nom d'Henri Sala est enfin mentionné. La règle est inchangée, seul le look diffère. Il va sans dire que je préfère largement l'ancienne version, je le trouve bien moins beau celui-là ! La boîte est un tout petit peu plus petite, bien que le contenu soit identique. Par contre les trésors ne sont plus dorés et brillants comme dans l'ancien temps. Mille millions de mille sabords, sacrilège !

Nouveau canon noir 2007

 

Voici pour terminer une petite démonstration du jeu faite par mes soins :

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Jouets de plage et boutiques de bord de mer
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"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

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