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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:56
danny_armi-i_wanna_love_you_tender_s.jpgDe toutes les kitscheries que j'ai déjà pu voir sur le net, je crois que c'est définitivement celle-ci ma préférée et je remercie encore le pote qui me l'a faite découvrir ! Les deux blondinets s'appellent Danny et Armi et ils sont finlandais. La jolie Armi a d'ailleurs été Miss Finlande en 1977.
 
J'ai une vraie passion pour leur chanson "I wanna love you tender". Il y a là-dedans tout ce que j'aime, rien ne manque :
 
- une mélodie gentillette qui reste particulièrement bien en tête sur un rythme disco endiablé
- des paroles bien culcul-la-praline
I-want-to-love-you-tender-1.jpg- un décor trés réussi à la "Cosmos 99" avec en prime une boule à facettes
- un blond au décolleté plongeant et à l'expression particulièrement niaise qui se dandine
- une blonde au look bien sage qu'on dirait toute droit sortie de la "Petite maison dans la prairie" (Marie Ingalls, sors de ce corps !)
- une ribambelle de danseurs bien motivés et souriants, tous habillés pareils
- et surtout une chorégraphie divine et inoubliable ! L'enchainement de petits pas débiles est terrible, on a presque l'impression qu'ils improvisent. Et quand ils font la chenille et le tourniquet, il est carrément impossible de ne pas sourire. Danny fait notamment un déhanché à faire blémir Kamel Ouali à 2mn28 !
 
Ajouté à cela le présentateur du début au look franchement improbable et la fin mémorable dans une voiture immatriculée "DA-78" sur fond étoilé à la Star Wars avec les danseurs qui disent au revoir, on atteint des sommets dans le ridicule !
 
Je ne m'en lasse jamais et à chaque visionnage je me marre toujours autant !  Je vous laisse déguster cette petite merveille !
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Les Copains d'abord - dans Musique
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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 23:37

Frog"Déclic" est un de mes plus vieux souvenirs télévisuels, j'ai donc une tendresse toute particulière pour cette émission. J'étais trés heureuse d'en retrouver le nom et de revoir des images grâce à l'arrivée du net car lorsque j'en parlais autour de moi je passais un peu pour une "foldingo" et je finissais par me demander si mon imagination ne me jouait pas des tours ! Quand j'ai entendu de nouveau les génériques de début et de fin, une tonne de vieux souvenirs sont remontés à la surface, un vrai grand bonheur !

Cette émission de 25mn était diffusée dans "Les Visiteurs du mercredi" de Christophe Izard sur TF1 et était destinée à l'origine aux sourds et aux malentendants, détail que
j'ignorais totalement à l'époque.
 

Ci-contre l'écran de présentation de l'émission dans les Visiteurs du mercredi.
 

Elle a été créée pour la chaine anglaise BBC 1 où l'émission est passée de 1964 à 1976, le titre original en anglais était "Vision on". Produite par Patrick Dowling et réalisée  par Clive Doig (les dernières années), elle a été tournée dans les studios télé de Bristol. Il y a eu 260 épisodes.

En France elle n'a été diffusée qu'à partir de 1975.


Concept

Tony, Pat et sylvester mccoyConçue avec peu ou pas de dialogue, grâce seulement à une communication visuelle, l'émission était trés facilement accessible aux enfants de tous les pays. Elle est ainsi passée en Australie, Nouvelle-Zélande, Suède, Etats-Unis, Suisse, Allemagne, Canada etc..

 
Un des problèmes rencontrés par l'équipe de production était que certains enfants sourds et malentendants pouvaient lire sur les lèvres, alors que d'autres non. Mais il fallait aussi tenir compte du fait que l'émission était regardée par des enfants qui n'avaient aucun problème d'audition. Finalement aprés quelques tâtonnements, il fut décidé que la meilleure chose à faire était que les animateurs ne parlent que trés peu en s'accompagnant de la langue des signes.

Le principe de l'émission était de divertir et d'encourager la créativité et l'imagination des enfants. A partir d'une simple idée ou d'un mot (le poids ou la lumière par exemple), les animateurs créaient des décors et des personnages avec des dessins, des découpages, des collages, des mimes, des petits animations en sable, graines, pâte à modeler etc... le tout dans un univers original, poétique et comique.
C'était vraiment trés innovant comme concept.


Vision on n&b

La technique de l'écran bleu, qui était toute nouvelle pour l'époque, a été employée pour l'emission, ce qui a donné lieu a pas mal d'effets spéciaux, notamment l'incrustation des animateurs dans des lieux insolites.
Le stop-motion (animation image par image permettant de créer un mouvement à partir d'objets ou de personnages) a été aussi beaucoup utilisé, pour la séquence du prof entre autre.
L'émission remporta plusieurs récompenses, notamment en 1972 le Prix Jeunesse et le Bafta de la meilleure série spécialisée (Prix de l'Académie britannique des arts de la télévision et du cinéma).
 

Présentateurs
   
tonyhart
Tony Hart
Ce grand artiste anglais a animé également d'autres émissions avant et aprés "Vision on" comme "Playbox" , "Take Hart" et "Hartbeat", il a passé 50 ans de sa vie à la télévision, une sacrée carrière !  Il a donné également beaucoup de son temps pour aider les enfants dans divers organismes de Pat Keysellbienfaisance. Il est décédé le 18 Janvier 2009 à l'âge de 84 ans.

 
Pat Keysell
Actrice, écrivain, professeur de théâtre et de mime, elle a également enseigné à des enfants sourds. Comme Tony Hart, elle a apporté son aide à plusieurs organismes de bienfaisance. Elle est décédée le 31 octobre 2009 à 83 ans.
 
Il y avait également d'autres participants : Wilf Lunn, professeur d'art bizarre et sylvester mcCoyinventeur de machines déjantées, ainsi que les mimes Ben Benison et Sylveste(r) McCoy (ci-contre à droite avec Pat Keysell). Ce dernier est devenu quelques années plus tard le 7ème Doctor Who dans la série Britannique du même nom.

Ci-dessous Tony Hart, Pat Keysell et Ben Benison sont hilares devant une invention de Wilf Lunn.
A droite le livre de ce dernier, tiré de l'émission.

 
Montage 1
  
Tony Hart, Pat Keysell et Ben Benison :

Vision on couleurs
C'est Tony Hart lui-même qui créa le logo de l'émission constitué à partir des lettres du titre "Vision on" en miroir. Au passage cette petite bestiole a un nom, elle s'appelle Grog", un mélange de grenouille (frog) et de sauterelle (Grasshopper).
 

Froggy before
La musique et les bruitages étaient trés importants dans cette série bien qu'étant au départ destinée aux sourds et malentendants. Chaque séquence avait un thème et des bruitages bien spécifiques, des morceaux originaux et insolites, souvent jazzy.

La musique du générique d'ouverture était "Accroche-toi, Caroline" par Claude Vasori (plus connu sous le nom de Caravelli) que l'on peut écouter en cliquant  ICI. Le générique de fin était "Java" enregistré par Al Hirt et Bert Kaempfert : ICI

 
Petites séquences
gallery sorting
 
La Galerie
Rubrique où étaient montrés les dessins envoyés par les petits téléspectateurs, avec le nom et l'âge de l'artiste en herbe (cette rubrique est restée constante dans toute les émissions de Tony Hart). Un petit cadeau était envoyé à chaque participant dont le dessin était sélectionné. Au plus fort de l'émission, entre 5 000 et 10 000 dessins étaient reçus chaque semaine ! Et pourtant seulement 15 ou 20 étaient montrés à l'écran. Une équipe de sélection avait été 
mise en place pour choisir les oeuvres (photo ci-contre à gauche).

Bill Mather et DiggerUne des petites musiques les plus caractéristiques qui passait pendant la Galerie était "Left Bank Two" par Wayne Hill : ICI

 
Digger
Un dessin animé avec un ouvrier des années 50 qui creusait le sol et découvrait à chaque fois des objets insolites. Séquence conçue et animée par Bill Mather. Ci-contre à gauche, on peut le voir avec les diverses étapes de dessins nécessaires pour faire l'animation image par image. Pour un petit film de 30 secondes, il en fallait environ 360.

Le Prof farfelu
Joué par David Cleveland, le prof en blouse blanche faisant des petits sketchs rigolos (la plupart du temps en extérieur). Cette séquence était tourné en stop motion (ci-dessous à droite, à côté de Digger)

Montage dig

 
Auggie le dinosaure
Un dessin en noir et blanc, créé par Arril Johnson. Cet artiste a créé également d'autres personnages comme on peut le voir sur ce dessin : Bookworm, Auggie, Sketch et Cursor.

Arril Johnson

 

mireklangLe coucou de l'horloge
Un dessin animé par Mirek Lang, Peter Lang et Alex Brychta (ci-contre à gauche). Parfois il y avait aussi Mr Blue dans cette séquence, un petit homme au chapeau melon bleu et au costume à rayures. Le morceau utilisé en fond musical était "Gurney Slade" par Max Harris :
ICI

 
"The Burbles"
Une vieille pendule s'ouvrait et on pouvait lire des petits calembours sous forme de bulles que s'échangeaient deux personnages invisibles. Série écrite initialement par Patrick Dowling. La musique utilisée pour cette séquence était "Goofy" de Cliff Johns
ICI

 
Filopat et Patafil
Deux personnages faits de fil de fer, de bric et de broc, création de l'allemand Günter Raetz (années 60).
 

Humphrey et Susanne2

Humphrey la Tortue
Une séquence sous forme de photo-montage, elles se parlaient par bulles interposées. Elle était accompagnée de temps en temps par Susanne, la petite-fille (ci-contre à droite). 
La musique qui accompagnait cette séquence, et qui était aussi le thème de la série "Aglaë et Sidonie" que nous connaissons bien, était "Merry Ocarina" par Pierre Arvay :
ICI

 

Fuzzy Worm

Fuzzy Worm
Une petite chenille orange qui sortait d'une horloge avec un bruit marrant de sifflet. Les animateurs de l'emission essayaient de l'attraper en vain car elle gâchait les œuvres, elle mettait une sacrée pagaille ! En fait, c'était un boa en plumes attaché à un fil de nylon transparent. Elle a fait sa première apparition en 1974.

Les courts-métrages d'animation en pâte à modeler étaient faits par Peter Lord, co-auteur des films "Wallace et Gromit" et "Chiken run". A l'époque, il était un tout jeune artiste, il démarrait dans le métier.

A titre personnel, ce que j'adorais particulièrement dans l'émission c'étaient les dessins géants que Tony Hart faisait sur de trés grandes étendues d'herbe ou sur la plage. C'était filmé vue du ciel, une sacrée performance pour l'artiste qui n'avait pas une vision globale de son oeuvre de là où il était. J'ai été marquée notamment par un grand dessin qu'il avait fait avec une machine à faire les lignes sur les terrains de football (je suppose).

Voici deux images de Tony Hart en train de déssiner un serpent sur le sable :

Machine-Tony.jpg

J'étais vraiment émerveillée par toutes ces créations, j'adorais voir Tony Hart faire de la peinture, des découpages, des collages, des pliages, je trouvais ça fascinant ! Cet homme avait l'art et la manière de captiver le public avec sa gentillesse naturelle, son sourire et sa générosité. Tout semblait si facile avec lui. Il a inspiré la créativité de plusieurs générations d'enfants.
Merci Mr Hart !

 

Pour information, la série n'existe pas en DVD, il semblerait qu'elle fait partie des archives perdues de la BBC et qu'il ne resterait seulement et malheureusement que 7 émissions sur les 260 produites. D'aprés ce que j'ai pu comprendre sur les forums anglais, ce n'est pas accidentel, les archives ayant été purement et simplement détruites dans les années 90 !

Voici pour clore ce dossier une compilation que j'ai faite avec toutes les séquences de l'émission :

Humphrey et Susanne2
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Les Copains d'abord - dans Télé
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:15

Si on a été gâté à bien des égards dans les années 80, que ça soit en mode, musique, jouet, pub ou cinéma, on peut dire qu’au niveau chewing-gums on a été sacrément verni aussi ! On en a vu de toutes les couleurs et de toutes les formes pour notre plus grand bonheur. Revoyons ensemble toutes ces bonnes petites choses que nous mâchouillons avec tant de plaisir dans notre enfance et notre adolescence.
 
Hollywood
 
Hollywood emballagesLa marque indémodable a été lancée en 1952 en France par Courtland E. Parret, un ancien G.I. revenu chez nous après la guerre, profitant ainsi de l’engouement des français pour l’Amérique. Donc contrairement à ce qu’on pourrait penser, Hollywood est une marque française et elle est inconnue aux Etats-Unis ! Ça m'a vraiment sonnée quand j'ai appris ça, j'ai toujours été persuadée que cette marque était américaine ; comme quoi le marketing a très bien fonctionné !

Autrefois les plaquettes de chewing-gum étaient emballées 2 fois : dans un papier argenté puis dans un papier aux couleurs de la marque, cela a changé depuis avec un seul papier d'emballage.
Hollywood disque musique spotsLes années 80 ont surtout été marquées par le fameux slogan « Fraîcheur de vivre ». Il y a eu toute une série de spots où des groupes de jeunes insouciants s‘éclataient dans la nature en faisant tout un tas d’activités réjouissantes, du vélo au cheval en passant par le surf, deltaplane et le ski sur herbe, prônant ainsi la liberté, l’évasion et la fraîcheur, les valeurs sûres de la marque. C’est l’agence Bélier qui inventa le concept et le slogan en 1972.

La mélodie qui accompagne les spots depuis 1983 et que nous connaissons tous par cœur vient d’une chanson signée Anarchic System, elle s’appelle «Movie Star ». A écouter ICI
 
A titre personnel, j’ai surtout été marquée par l’arrivée du Hollywood au cola, je n’arrive pas bien à la dater, 1984-1985 peut-être... Impossible de trouver un visuel ou des infos, j’ai même contacté la firme directement sans succès.
Il n’y a pas grand monde autour de moi pour s’en souvenir alors dites-moi si vous ça vous parle. Le paquet était de couleur grenat-marron. Je me souviens à l’époque que ça avait été une petite révolution mais que le goût n’était pas hyper réussi. D’ailleurs le Hollywood au cola n’a pas été vendu très longtemps.
Il y a pas mal de produits dérivés siglés à l'époque, des trousses, sacs etc…

 
Malabar
 
pub-malabar-bonhomme.jpgLe roi des chewing-gums ! Le petit rectangle de 6,8 grammes formé de 2 boudins roses qu'on peut partager a été lancé par Kréma en France en 1958, le seul et unique parfum était tutti frutti, les autres sont arrivés beaucoup plus tard.

Les fameuses vignettes sont apparues dès 1959, c'étaient juste des petites histoires et des devinettes sans image au départ. Les vignettes furent illustrées à partir de 1965 et sont devenues des décalcomanies en 1966, ceci jusqu’en 1990.

Je ne sais pas si vous vous souvenez mais à l’époque, il fallait mouiller le papier ou la peau et appuyer fort pour que le motif apparaisse. Le grand retour des décalcos Malabar date de 2004.

 
Le personnage au t-shirt jaune avec un grand "M" que nous connaissons tous est apparu en 1969. On peut dire qu’il a beaucoup marqué notre enfance au même titre que certains héros de dessins animés ou de séries télé, d’ailleurs grâce à son succès auprès des enfants, ses aventures sont devenues de véritables petites bande-dessinées dans les magazines de l’époque (Pif, Mickey, Picsou, Spirou etc...).

Il a subi de nombreuses évolutions au fil du temps : de Monsieur Muscles en 1969, on est passé à un jeune-homme svelte et dynamique comme vous pourrez le voir sur ce petit montage que j’ai fait ci-dessous :

Malabar évolution personnage

Les vignettes ont eu un tel succès que des albums collecteurs ont vu le jour pour les y coller, il y a eu page collecteur Sportifainsi "Les voyages de Malabar", "Malabar sportif", "Malabar farceur", "S.O.S. Malabar" et "les métiers de Malabar".
 
Le blondinet maousse costaud a même envahi notre petit écran avec ses exploits dans les spots TV. On y voyait notre héros sauver des tas de personnages différents grâce à ses méga-bulles roses. La première pub où il apparait date de 1978 (souvenez vous, ça faisait : « il rapplique dare-dare.... »). En 1981-1982, pour les spots du fleuve et du train, la musique et les paroles étaient même signées Richard Gotainer.
 
En 1988, la marque change un peu de stratégie en proposant des spots avec de vrais acteurs, exit le blondinet en dessin animé. On peut y entendre ce slogan dont on se souvient tous : "quand y’en a marre, y’a Malabar".
 
En 1984, un Malabar parfum noix de coco est sorti, je ne l’ai jamais goûté, ça devait être un peu étrange comme goût. Cette année-là, Astérix et Obélix sont venus prêter main forte au costaud de service et il y a eu des tatouages des célèbres gaulois avec les chewing-gums.
 
Malabar a toujours été le champion toute catégorie de la bulle, il était imbattable à ce niveau-là et c’est ce qui a fait son succès. C'est le bonbon le plus vendu (à la pièce) derrière Carambar et Chupa-Chups, une vraie star des cours de récré. Il y a eu énormément de produits dérivés Malabar, des cartables, porte-clefs, gommes, T-shirts et jouets en tout genre. Il existe actuellement prés d'une trentaine de goût différents !

Depuis 2011, le bonhomme Malabar a été malheurement remplacé par Mabulle, un chat au look frimeur que je trouve laid. "Monsieur Malabar vit maintenant sur une île paradisiaque" apprend-t'on sur  le site officiel Malabar (ça rappelle furieusement le destin tragique de notre bien-aimé Groquick !). Selon la marque, les enfants ne l'aiment plus. Ils le trouvent donneur de leçons, pas drôle et ne le voient pas comme un complice. Du grand n'importe quoi !


 
Spring-gum
 
Les "Chewing-gum qui schwing" ont été produits par Hollywood Chewing-gum à partir de 1979 et jusqu'en 1990. Ils étaient très tendres à mâcher et existaient en parfum fraise, fruit exotique, chlorophylle et menthol. Ils emballés individuellement et il y en avait 5 dans un paquet.
Je leur ai consacré un article entier
ICI.


 
 
Tubble gum
 
Il a été créé par Lamy Lutti en 1982. Le petit tube contenait un chewing-gum plus liquide que les autres. On pouvait y voir Léo, le petit personnage à casquette, emblème des produits enfants pour la marque.
Je lui ai consacré un article entier, à découvrir ICI.


 
Bazooka
 
BazookaCe chewing-gum à l’emballage bleu-blanc-rouge a été créé par The Topps Company à Brooklyn (New York) après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec son nom distinctif, son goût et son look très reconnaissable, il a eu beaucoup de succès auprès du public américain  et il est donc tout naturellement arrivé chez nous par la suite. Bazooka bazooka-joe-1.jpgest également célèbre pour ces séries de bandes dessinées sous forme de vignettes avec le personnage Bazooka Joe (apparu pour la première fois en 1953), un gamin blond affublé d’un bandeau de pirate.
Je me souviens que le chewing-gum était blanc et avait un bon goût de bubble-gum. En France, nous n’avons d’ailleurs eu que ce goût-là alors qu’au Etats-Unis, il a été décliné en version fraise, cerise, melon etc... Il faut dire que là-bas, la marque et son personnage sont très connus, c'est même une vraie institution. A tel point que les histoires de Bazooka Joe et de sa bande devaient être adaptées dans un film hollywoodien en 2009. Le chewing-gum existe toujours là-bas mais a disparu chez nous.
 
 
Frizzy Pazzy
 
Frizzy-refaite.jpg"Le chewing-gum qui craque et qui claque" ! Ces petits sachets rouges contenaient des granulés qui une fois dans la bouche crépitaient et chatouillaient la langue avec des petits bruits rigolos. Il fallait les mâcher un peu et ils se transformaient ensuite en chewing-gum. Enfin ça c’était l’argumentaire parce qu’en vrai je ne trouvais pas ça très performant comme chewing-gum, on finissait souvent par l’avaler sous forme de bouillie. Le paquet coûtait un franc.
Sur le même principe, il y avait les Fresquito, une petite sucette en forme de doigt qu’on trempait dans de la poudre qui crépitait ensuite dans la bouche.
Les Frizzi Pazzy existent toujours, on en trouve chez certains marchands de bonbons, j’en ai acheté à mes enfants dernièrement, ils adorent ! Là aussi le visuel sur packaging a évolué mais la recette demeure inchangée.

 
Les Veinards
 
Ce chewing-gum était vendu à la pièce en boulangerie dans des petites papillotes dorées et colorées style bonbons. Il n’avait rien de particulier au niveau du goût mais ce qui le rendait particulièrement intéressant c’était la couleur de la pâte du chewing-gum. Si on ouvrait l’emballage et qu’on tombait sur un chewing-gum blanc, il ne se passait rien. Si on tombait sur un vert alors on gagnait un autre chewing-gum gratuitement, d’où son nom : les Veinards !


 
C’était un peu ce principe-là déjà avec les fameux Mistrals Gagnants de la si jolie chanson de Renaud, certains sachets étaient gagnants et permettaient d'en avoir un autre gratuitement.


Je connais un petit malin dont je tairai le nom qui trichait régulièrement avec les Veinards quand il était petit : une fois qu’il en avait trouvé un vert, il le gardait précieusement et au moment d’ouvrir le papier dans le magasin devant la boulangère, il sortait le fameux vert comme par magie et avait donc droit à un chewing-gum gratuit à chaque fois ! L'histoire ne dit pas si la boulangère a fini par découvrir le subterfuge !
Ces chewing-gums bien sympathiques ont disparu malheureusement.

 
Stimorol

Au départ, il s´agissait d´une pastille pour la gorge, lancée par une firme danoise. C’est en 1956 que la décision fut prise de la commercialiser sous forme de chewing-gum. Le nom Stimorol est une contraction des mots "stimulant" et "oral". Dès l´origine, le nom du produit illustrait son concept : une haleine fraîche. Ces chewing-gums étaient au menthol, fort en goût et les campagnes de pubs communiquaient en mettant en avant ce côté "claque fraicheur".
 
La pub télé pour Fluogum était sympa, en dessin animé, souvenez-vous du slogan chanté à la fin "Et le Fluor, c'est bon pour les dents...".
Les tablettes s'achetaient en pharmacie.



 
Le chewing-gum Dentyne (une marque américaine de gomme à mâcher qui date de 1899) me rappelle beaucoup de souvenirs car ma maman en achetait toujours quand Dentynej'étais petite, ils étaient parfumés à la menthe et à la cannelle mais ça je ne le savais pas à l'époque.
Ce n'est qu'une fois ado en cuisinant un dessert à la cannelle que je me suis rendue compte que ce fameux chewing-gum avait ce goût-là. Et j'ai eu une révélation il y a quelques mois avec un paquet de "Hollywood Style". La dame à la caisse me donne un échantillon d'un nouveau "Style", je le mets dans mon sac et puis je l'oublie. Je l'ai retrouvé par hasard quelques jours après, je l'ai mis dans ma bouche sans regarder le goût en me disant que ça me ferait une surprise. Je n’ai pas été déçue, pour une surprise c’en était une : il avait le goût des Dentyne de mon enfance, menthe-cannelle (mint cinnamnon fever), c’était la première fois que j'avais ce parfum dans la bouche depuis 30 ans, une sensation vraiment curieuse et délicieuse, un moment suspendu dans le temps, pendant une fraction de seconde, j'avais de nouveau 8 ans !
Roll-up boite 87Ces chewing-gums n'ont pas dû plaire car ils n'existent déjà plus malheureusement pour moi.
 
 
Roll'Up est apparu à la toute fin des années 80, il s’agissait d’un chewing-gum en bande de 1 mètre enroulée dans une boite ronde distributrice sur laquelle le petit Leo apparaissait. Le journal de Pif en a offert comme gadget à plusieurs reprises. Il existe toujours et a toujours autant de succès auprès des enfants.
 
Les boules magiques de Toverbol datent également de la toute fin des 80’s-début des 90’s, elles étaient constituées de 5 couches successives de bonbons de différents parfums avec un cœur en chewing-gum. Chaque couche teintait la langue avec une couleur différente, c’était marrant à manger bien qu’un peu long avant d’atteindre le fameux chewing-gum. Les boules magiques étaient vendues par paquet de deux.

toverbol. boule magique
Une publicité magazine avec un jeu pour gagner un spectacle de magie :

toverb10
Leaf, le fabricant, distribuait également toutes sortes d'autres chewing-gums :

Toverbol Leaf
Suite à des plaintes (certains enfants auraient eu des problèmes d’étouffement), elles furent retirées de la vente en 1991. On peut trouver de nos jours sur le même principe les Jaw-Breaker Bubble Yum("casseurs de mâchoire"), ils sont beaucoup plus gros que les boules magiques.

 
Bubble Yum cette marque américaine date de 1975, comme Bazooka elle a connu un très gros succès outre atlantique et on l’a vu arrivée sur le marché français. Je ne me souviens pas d’en avoir goûté un jour, par contre je me souviens très bien de la campagne de pub dans mes magazines favoris, Pif et Mickey, par l’intermédiaire de ce grand bonhomme élastique au costume rose et au brushing très stylé à la Superman ! La marque n’existe plus.
  
Hubba Bubba est également une marque américaine, elle était produite par la Wm. Wrigley Jr. Company (1979). Les chewing-gums de cette époque ressemblaient beaucoup aux Spring-Gum, de gros chewing-gums souples. La marque existe toujours et propose maintenant de nombreuses sortes de chewing-gums : fourrés avec un coeur liquide, en bande etc...
Chewing-Gum-boules.jpg
Il y avait aussi bien entendu les chewing-gums en forme de boules colorées creuses qu’on obtenait pour 20 centimes de francs dans les distributeurs rouges des grandes surfaces (une seule grosse ou un lot de plusieurs petites). Ils perdaient leur goût et devenaient durs très rapidement.

 
Pif n°691 Le + gd chewing gum du mondeJe me souviens aussi de chewing-gums en forme de cigarettes vendus dans des paquets de la même manière et des sucettes chewing-gums.
 
En 1982, Pif avait offert comme gadget le plus grand chewing-gum du monde. C’était une page de couverture de Pif constituée d'une plaque de chewing-gum imprimée (avec de l’encre alimentaire). Il y avait marqué : "mâche cette page c'est du chewing-gum !" Cela représentait l'équivalent de 33 tablettes !!! Je ne me souviens pas l’avoir eu celui-là, dommage...
 
Pif nous a tout de même bien régalé en confiseries et chewing-gums en tout genre, en plus du Tubble-gum (1984) et du Roll’up (1991), il offrait en 1987 un sachet de "spaghett' Gum", des chewing-gums qui se présentaient sous la forme de spaghettis, également de la marque Léo.

Vous vous souvenez des chewing-gums fourrés avec un coeur liquide ? ça s'appelait les Freshen-up : "le nouveau chewing-gum qui gicle !" 


En 1986, il y a eu des chewing-gums Basil pour la sortie du film Disney sur les écrans, un tatouage était offert dans les emballages.


 
Pour finir ce sujet spécial bulles voici une grande compil de spots TV sur les chewing-gums de 1975 à 1989 que j'ai concoctée :
 
 
Roll-up boite 87
 
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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:59
181ia110112020403.jpgJ'aime beaucoup la mélodie et les paroles de cette chanson de 1987, "Hey Matthew". Karel Fialka l'aurait écrit pour son beau-fils qui était un peu trop TV-addict à son goût. La mignonne petite voix du gamin, habillé avec un pyjama Spiderman dans le clip, raconte en effet qu'il regarde Dallas, Dynastie, Dafy Duck, Rambo, Tom & Jerry, Dukes of Hazard (Sherif fais moi peur), Airwolf (Supercopter), He-Man (Les Maitres de l'Univers), Roadrunner (bip bip coyote) et A-Team (agence tout risque), tout un programme typiquement années 80 !
  
karelf.jpgCette chanson est interessante au niveau des paroles car elle fait réfléchir sur le rôle de la télévision, la violence de ses images et la perception qu'ont les enfants de ce qu'elle diffuse à longueur de journée, débat qui est bien sûr toujours d'actualité.

Karel Fialka, l'auteur-compositeur-interprète, est anglais mais il est né au Bengale, en Inde. Poète, musicien, voyageur, il a un peu touché à tout. Il a sorti un album en 1980 "Still Life" mais a connu surtout un gros succés avec ce tube en 1987, classé 9ème dans le top 10 anglais. Ce morceau, constitué seulement de synthé et de boite à rythmes est sorti dans l'album "Human animal". Karel Fialka n'a pas connu d'autres succés depuis mais il est toujours resté dans le milieu musical, il compose et produit d'autres artistes.

Dans cette chanson j'adore la petite ritournelle et les accords au synthé, la voix du chanteur, les petits "wohoo" derrière dans le refrain et surtout la voix adorable du petit bonhomme.
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Les Copains d'abord - dans Musique
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 23:17
 Montage-Waldo-Kitty-Copains.jpg
"Les Vies secrètes de Waldo Kitty" est une série télé mi-film mi dessin animé qui était diffusée dans l'émission
"Les Visiteurs de noël" sur TF1.
Cette série d'animation américaine compte 13 épisodes de 25 mn. Elle a été produite pour la chaîne américaine NBC en 1975 par la société de production Filmation à qui on doit, par l'intermédiaire de  Lou Scheimer et Norm Prescott, d'autres séries très connues comme Waldo-Catman-bande.jpgSuperman, Le Croque-Monstre Show ou Les Maîtres de l'univers. En France, elle a été diffusée à partir du 22 juin 1977 sur TF1 puis rediffusée en 1979 et 1981 toujours sur TF1.  
 
 
L'histoire
 
Waldo Kitty, un magnifique chat blanc et roux, vit dans une jolie maison entourée d'un grand jardin, il est amoureux d'une belle minette angora blanche aux yeux bleus répondant au nom de Félicia. Leur bonheur pourrait être complet sans la présence de Tyran (Tyrone en V.O.) le bouledogue des voisins, qui prend un malin plaisir à ennuyer les deux chats et leurs amis : le moineau et le lapin Pronto.

Waldo-Kitty-bande-logo.jpg

Waldo aimerait beaucoup régler son compte à Tyran mais malheureusement il n'est ni courageux ni téméraire ! Quand il sent arriver le danger et se trouve coincé, il se plonge dans Waldo-Kitty-03-logo.jpgun monde imaginaire, se prenant alors pour un super-héros. Il trouve ainsi toujours la solution pour combattre les méchants et rétablir la justice. Et quand il revient dans le monde réel, il applique immédiatement son plan échafaudé en rêve, sauvant ainsi sa bien-aimée et prenant le dessus sur l'affreux Tyran.
Mettre sa pâté à un bouledogue, c'est quand même le comble pour un chat, non ?    

 
Les épisodes sont toujours composés de la même manière : une introduction sous forme de feuilleton avec des vrais animaux dans un décor réel puis on bascule vers le dessin animé lorsque Waldo se met à rêver, et enfin retour au feuilleton pour la conclusion.
 
 
5 super-héros en 1

Chaque épisode est l'occasion d'une parodie de film ou de série célèbre :
- Le Chapitaine Kirk (Cat Trek) est un clin d'oeil à Star Trek.
- Charzan (Catzan), le roi de la jungle est une parodie de Tarzan .
- Super Chat (Cat man) est une parodie de Batman.
- Robin des Chats (Robin Cat), c'est bien sûr Robin des Bois.
- Le Chat-valier Solitaire (The Lone Kitty) est une référence à "The Lone Ranger", un feuilleton américain sous forme de western, peu connu en France, qui raconte les péripéties d'un justicier masqué.

Waldo-multi-logo.jpg

Le doublage

Doublage.jpg

C'est ce qui a fait le succès de la série, les voix des 3 héros sont vraiment terribles ! Waldo est interprété par Gérard Hernandez. Tantôt timide et mal assurée quand il est dans le réel, sa voix devient grave et suave lorsqu'il devient un super-héros, un vrai crooner le matou ! Félicia est interprétée par Pérette Pradier, elle aussi a une voix toute petite et plaintive quand elle est dans le réel (j’adorais quand elle disait « oooooh Waaaaldo ! ») alors qu'elle devient charmeuse et mélodieuse dans le dessin animé. Et c'est le grand Roger Carel qui prête sa voix à Tyran, le faisant vraiment passer pour un grand lourdaud, aussi bête que mesquin ! Les 3 acolytes de Tyran ont aussi des voix formidables mais je ne connais pas le nom des doubleurs.
Robin-des-bois-bande-logo.jpg

Les origines
 
Cette série télé est librement inspirée du roman de James Thurber "The Secret Lives of Walter Mitty" ("La Vie secrète de Walter Mitty") écrit en 1939, où le héros est un homme timide, jdh.jpgeffrayé par son patron, couvé par sa mère et qui, pour s'évader, s'imagine régulièrement héros des aventures ithe_secret_life_of_walter_mitty_poster_1947.jpgmaginaires les plus folles, devenant tour à tour capitaine de navire, médecin ou tireur d'élite.
Le succès de ce grand classique de l’humour américain du XXème siècle s’est d’ailleurs poursuivi avec son adaptation au cinéma en 1947, le film a été réalisé par Norman McLeod.

Un remake avait été envisagé en 2003, les noms de Spielberg et Jim Carrey avaient même circulé mais cela n'a jamais abouti. Aux dernières nouvelles (juillet 2011), Ben Stiller serait en pourparlers avec 20th Century Fox pour le réaliser. Steve Conrad a écrit le scénario du long-métrage qui sera produit par Samuel Goldwyn Jr. et John Goldwyn.

Revenons au dessin animé. Filmation a transposé l'histoire originale dans un monde animal pour créer la série. Waldo Kitty CharzanElle fut nommée tout d'abord "Les Vies secrètes de Waldo Kitty" mais comme tout cela s'est fait sans l'autorisation de l'auteur ni de l'éditeur (!), il y eut un procès et elle a dû changer de nom pour devenir "Les nouvelles aventures de Waldo Kitty" mais les histoires sont restées exactement les mêmes.

J'aimais énormément Waldo Kitty, tout d'abord parce que cette série passait toujours au moment de noël et était donc synonyme de moments de joie et d’insouciance et Chapitaineaussi parce que depuis toute petite, j'ai toujours eu des chats à la maison donc l’idée de les voir jouer les vedettes à l’écran me plaisait particulièrement. C'était génial de voir le pauvre Waldo, si timide et peureux, devenir un super-héros et battre le vilain Tyran grâce à son imagination, j'adorais tout particulièrement quand on le voyait passer du réel au rêve grâce à un flou d'écran : c'était parti pour un bon quart d'heure d'aventures palpitantes !
 
J'ai été particulièrement marquée par les épisodes de Super Chat, la parodie de Batman, je ne sais pas pourquoi, est-ce que cet épisode est passé plus souvent que les autres ? Ou est-ce que celui-là je le trouvais particulièrement chouette ? je ne sais pas... Toujours est-il que je le trouvais superbe avec son costume rouge et jaune et sa super voiture en forme de gros félin rose.

Super-chat-bande-logo.jpg

Ce qui me plaisait aussi, c’est qu’il avait vraiment beaucoup d'humour dans ce dessin animé, 3 sbires 2des tas de petites allusions rigolotes disséminées ça et là. Un des trois sbires de Tyran, le plus petit, n'arrêtait pas de chambrer son maître notamment, ça donnait des scènes vraiment cocasses !

J'ai la chance d'avoir trouvé une cassette VHS chez Emmaüs il y a queques années. Quelle joie de regarder deux épisodes entiers de mon Waldo chéri et de partager ça avec mes enfants ! Et coup de chance, un des deux épisodes sur la cassette s’appellait "Cat Man Meets the Poochquin", où Waldo devient Super Chat avec son pote l’oiseau, celui dont je me souvenais le mieux ! Depuis un ami m'a offert deux autres VHS ce qui fait que j'ai la chance d'en possèder trois aujourd'hui.

3 VHS   
65309_10151206997034732_83104044_n.jpgVoilà la pochette d'un 45 tours créée de toute pièce par Magnus Nono mais qui n'a jamais éxisté malheureusement. Il n'y a eu aucun produit dérivé à l'époque en France, à part les VHS.

Pendant de longues années, lorsque je parlais de Waldo Kitty, personne dans mon entourage ne s’en souvenait, c’était vraiment frustrant. Ce n’est que lorsque le net a connu son grand essor et que je m’y suis mise activement (en 2000) que j’ai pu enfin redécouvrir les premières images et revoir le fameux générique que d’autres nostalgiques avaient retrouvé.
A mon tour, j’ai beaucoup de plaisir à partager tous ces magnifiques souvenirs avec vous par l’intermédiaire de cet article.
   
 
Pour finir, voici le générique que j'aimais tellement :
   
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 22:20
Merlin le jeu et sa boiteMerlin était un  jouet électronique de poche créé par Parker Brothers (Miro Meccano en France) en 1978.

C'était un compagnon de jeu très intelligent et bien sympathique, à la fois jeu de hasard, de stratégie, de mémoire et de logique, on pouvait même apprendre  à jouer de la musique avec lui.
Ce qui le rendait particulièrement attrayant, outre ses petites lumières rouges, c'est qu'il était très bavard, il émettait tout un tas de sons différents pour répondre, encourager, féliciter, bougonner ou même se moquer à l'occasion !
 
Cet ancêtre des jeux électroniques, et même le tout premier en version portable, a été imaginé par Bob Doyle, un inventeur et un scientifique, titulaire d'un doctorat en Prototype Merlinastrophysique à l'Université Harvard, rien que ça ! Avec sa femme, Holly Thomis Doyle, et son beau-frère, Wendl Thomis, il a fabriqué à partir de 1974, 25 prototypes de jeux électroniques, dont 6 d'entre eux sont sortis dans le commerce grâce à Parker Brothers.

Ci-contre à droite, un des prototypes originaux de Merlin.

Le jeu, constitué d'un boitier rectangulaire en plastique rouge de 25 x 7cm, ressemble à une espèce de gros téléphone cellulaire. Sur la partie supérieure, il y a un haut-parleur et en bas 4 boutons de commande. La partie centrale de l'appareil possède quant à elle 11 touches équipées de leds rouges sur 
lesquelles il faut appuyer selon une combinaison spécifique propre au jeu sélectionné.
Merlin descriptifIl émet 20 sons différents et a besoin d'une alimentation de 6 petites piles rondes de 1,5V, un peu gourmand l'animal ! Par contre, c'était assez pratique qu'il utilise ce format de piles car on en trouvait toujours dans la maison, je me rappelle que bon nombre de jeux électroniques de cette époque utilisaient ces satanées piles carrées 9V qu'on n'utilisait peu en dehors de cet usage.
Il était vendu au prix de 188 Francs en 1978 (250 F en 1983), ce qui était assez cher pour l’époque (en comparaison l’arbre magique coûtait 79F et le jeu Docteur Maboul 52F par exemple).

La volonté de Parker Brothers à cette époque était de surfer sur la nouvelle mode des jeux électroniques créés pour la télévision, comme Pong arrivé en 1972 dans les 
foyers américains (1975 en France), en introduisant eux aussi de l'électronique dans leurs jeux et jouets.
Couverture Newsweek 1980Entre 1977 et 1979, le marché du jeu électronique a explosé. La même année, chez le concurrent  MB (Milton Bradley) le fameux Simon faisait son apparition. En 1979, pour contrer Merlin, MB lancera même le jeu Microvision, précurseur des consoles à cartouches.

Merlin a été le gros succès commercial de noël 1979 en France. La "Toy Manufacturers of America" l'a même nommé meilleur jeu/jouet aux Etats-Unis en 1980.
 
Ci-contre à droite la couverture du magazine "Newsweek" en 1980 avec l'autre jouet très en vogue à la même époque : Simon.

 

Master Merlin

Il s’en est écoulé au total 5 millions d’exemplaires, ce qui en fait le jeu le plus vendu cette année là ! Un gros succès qui a même continué après la sortie des fameux Game & Watch de Nintendo en 1980.

En 1983, Miro Meccano sortit "Master Merlin", une version plus pointue qui proposait 9 jeux mais qui est passé relativement inaperçue en France. Et en 1996, Merlin fit un autre retour (mais pas en France) avec "Merlin The 10th Quest", celui-ci possédait un écran LCD. Depuis cette dernière version, Merlin n'est plus du tout commercialisé.

 

 
Voici les 6 jeux auxquels on peut jouer avec Merlin

Jeu n°1 : le morpion (ou Tic-tac-toe) : il s'agit d'être le premier à occuper 3 carrés en ligne, horizontalement, verticalement ou diagonalement. On joue contre Merlin. 

Pub Merlin

Ses coups sont marqués avec une lumière fixe et un son grave, les nôtres avec des lumières clignotantes et des sons clairs. Ses caractéristiques s'appliquent d'ailleurs à la plupart des jeux.
 
Jeu n°2 : la composition musicale : on peut créer de la musique grâce à Merlin ! Pour cela on appuie sur les touches 1 à 10 qui correspondent aux notes de la gamme. La touche zéro correspondant à un silence. On peut composer un air avec 48 notes maximum. Une fois le morceau créé, on appuie sur la touche "MERLIN" et il rejoue l'air. Sur la notice du jeu, il y a des musiques célèbres qu'on peut s'amuser à refaire : Frère Jacques, Au clair de la lune, Jingle Bells etc...

 
Jeu n°3 : l’écho : une sorte de Simon, il faut répéter un air que Merlin joue. On choisit le niveau, et donc le nombre de notes à retrouver grâce aux touches 1 à 9.
 
Jeu n°4 : le black jack : avec les touches de 1 à 10 qui symbolisent 10 cartes à jouer, il faut atteindre un score le plus proche possible de 13 sans le dépasser (dans le vrai black Jack, c’est 21). Je n'ai jamais bien compris comment on y jouait à ce jeu-là à vrai dire !
 
Jeu n°5 : le carré magique : Il faut former un carré de 8 lumières qui doivent clignoter en Merlin gros planmême temps. Merlin choisit d'en allumer certaines au départ (au minimum une) et c'est à nous d'arriver à retrouver l'ordre logique des touches pour refaire le carré. La difficulté vient du fait que quand on allume certaines lumières, ça en éteint d'autres au même moment.
 
Jeu n°6 : jeu de code : on doit découvrir un chiffre-code que Merlin a secrètement programmé. On choisit le niveau de jeu avec les touches numérotées. Un clone de Mister-Mind en quelque sorte.
 

Mes souvenirs

J'ai eu Merlin quand j'avais 9 ans, et on peut dire que j'ai joué des heures et des heures avec ce fantastique jouet ! J’aimais bien son nom déjà, il évoquait la malice et la magie. C'était mon tout premier jeu électronique avant une longue série, il est sans aucun doute à l'origine de mon côté geek et fan de jeux video. Il me faisait irrésistiblement penser à un objet de science fiction avec ses lumières rouges et ses bruits synthétiques. Et puis moi qui étais enfant unique, je trouvais génial d'avoir un copain électronique qui me parlait et qui communiquait avec moi.

J'aimais particulièrement m'amuser avec la composition Merlin gros plan touchesmusicale en essayant de retrouver des mélodies connues (notamment Frère Jacques comme dans la pub, je me souviens qu'il fallait jouer avec les silences si on voulait que ça ressemble à quelquechose au final) ou en laissant libre court à mon imagination, et j'en avais à revendre !

Je l'ai toujours préféré à Simon que je possédais en version pocket pratiquement en même temps. Certes, Merlin ne connaissait que la couleur rouge, contrairement à son cousin, mais il était beaucoup plus ludique et rigolo avec tous les jeux qu'il proposait.

Je suis très heureuse d’avoir retrouvé un Merlin en boite dans un Emmaüs il y a quelques années, quel plaisir d’entendre de nouveau la "voix" de mon bon vieux copain d’enfance !

Voici une publicité papier de 1979 (comme celle avec le renard plus haut) :

Merlin 1979
 
Et voici pour finir une pub télé française de 1979 :
 
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:04
Je vous propose aujourd'hui de découvrir un grand cru musical.
Ce millésime 1978, à déguster sans modération, est une petite perle kitsch comme je les aime ! Je pense que peu s'en souvienne et pourtant, quel régal pour les oreilles et les yeux.

Les deux auteurs du morceau, le guitariste Ed Pumer et le chanteur Peter Daltrey ne sont pas très connus en France mais jouissent d'une belle popularité chez nos voisins anglais, ils  furent à la base du psychédélisme, mouvement musical très prisé là-bas à la fin des années 60. Ed Pumer a même collaboré un temps avec Paul Mc Cartney avant de retravailler avec Peter Daltrey pour d'autres créations.
 
Le clip de la chanson est issu de l'émission "Snowtimes Special" de la BBC enregistré à Leysin (en Suisse) le 10 mars 1978, 24 heures avant la mort de Claude François,. Cela devait aider à lancer sa carrière internationale.
L'image de la pochette a été faite lors de sa dernière séance photo en studio, la veille de son départ pour Leysin.

 
La jeune fille en jaune à côté de Claude (à gauche sur la photo, avec des cheveux noirs) fut la toute dernière Clodette engagée par lui quelques jours seulement auparavant, elle n'a donc jamais eu l'occasion de faire carrière à ses côtés.

Petite remarque sur la pochette : je trouve ça plutôt moyen d'y avoir ajouté "Son dernier enregistrement", d'autant que c'est écrit plus grand et plus clairement que le titre de la chanson en elle-même !

 
Moi qui habite Bordeaux depuis maintenant un bon paquet d'années, j'entends peu parler de vin rosé local, notre région n'est pas la plus réputée pour ça (Bordeaux était la quatrième région française productrice de rosés), je ne sais pas pourquoi le parolier à choisi celui-là en particulier. 


Allez, je vous laisse apprécier cette cuvée de prestige, écouter la mélodie disco-reggae, le superbe accent de Clo-Clo et cette très chouette choré faites de petits sauts et de déhanchements qui lui étaient si chers, sans oublier bien sûr les Clodettes sexy en diable et les paillettes qui vont avec, bref un grand moment pétillant !
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:08

VM introLe View-Master est un petit boitier plastique ressemblant à des jumelles qui permet de visualiser des images en relief grâce à des petits disques ronds cartonnés sur le pourtour desquels se trouvent des diapositives miniatures.
Les disques comportent également des petites légendes pour chaque vue, celles-ci apparaissant dans une petite fenêtre au centre de l’appareil. Bien qu'il soit maintenant considéré comme un jouet pour enfant, il ne fut pas commercialisé en tant que tel au départ.

 

 

Principe et origine du procédé
 

Faites l’expérience pour bien comprendre : regardez des objets à 1 mètre ou 2 devant vous. Placez la main devant votre oeil gauche puis devant votre oeil droit successivement plusieurs fois. Vous voyez donc tour à tour ce que voit l'oeil droit et l'oeil gauche. Comparez les 2 images, vous verrez des petites différences : la position horizontale n’est pas la même, les objets paraissent décalés par rapport au fond. A partir de ces 2 images plates légèrement différentes, le cerveau reconstitue une scène en relief, c’est le principe de la stéréoscopie !
La stéréographie photographique est une technique très ancienne, elle se pratiquait dès les années 1860 à l'aide d'appareils présentant deux objectifs dont l'écartement correspondait à celui des yeux.

 

Inventeurs-fond-gris-copie-1.jpgInvention
 

Le système View-Master a été inventé par William Gruber, un photographe passionné originaire de Portland (Oregon). Il mit au point le système de disques avec des diapositives Kodachrome 16mm couleurs pour la New York World’s Fair (une grande exposition) en 1939. Il s’associa avec Harold Graves, le président de Sawyer's Inc, un éditeur de cartes postales, qui cherchait un moyen de se développer. Le brevet de ce nouveau dispositif de visualisation a été déposé en 1940.  
Le View Master a été créé comme alternative à la fameuse carte postale. Les principaux sujets étaient touristiques. Il était vendu à l'origine dans les magasins photos et les papeteries.
En plus de ces disques édités industriellement, des particuliers pouvaient prendre des photos avec un appareil spécial 35mm à 2 objectifs. Un kit de montage permettait ensuite de couper les vues et de les insérer dans des disques en carton. Certaines familles ont donc des photos-souvenirs en relief, quelle chance !

Le catalogue View-Master a comporté assez rapidement un grand nombre de disques documentaires. Ci-dessous Disneyland aux Etats-Unis.
Les disques avec des images pour enfants y étaient très minoritaires.
  VM 1 

 

Histoire de la marque
 

En 1951, la Sawyer's acheta Tru-Vue, le principal concurrent de View-Master. En plus d'éliminer leur principal rival, la reprise a permis à la Sawyer's d’acquerir les droits d'utilisation de vues extraites des films Disney. L'ajout de titres Disney à la gamme a sans aucun doute aidé à populariser le View-Master en élargissant le répertoire des sujets éducatifs à un pur divertissement.
L’histoire de la société se complique un peu par la suite, mais la voici en résumé : en 1966 la Sawyer’s fut achetée par la General Aniline & Film (GAF) qui fut elle-même vendue à un groupe dirigé par Arnold Thaler en 1981, la société devenant alors la View-Master International Group (VMI), ceci durant 3 ans. En 1984, la VMI acheta l’Ideal Toy Company et devint le View-Master Ideal Group, lui-même racheté par Tyco Toys en 1989.
Tyco Toys fusionna avec Mattel en Mars 1997. Vous suivez toujours ? Je n'en ai pas perdu un ou deux en route ? Ouf ! Depuis lors, View-Master est commercialisé par Fisher-Price (une filiale du groupe Mattel).
 

Voici un petit récapitulatif en image qui vous permettra de mieux comprendre. Les dates ne sont pas trés lisibles, les étapes sont 1939, 1968, 1980, 1989 et 1997 :
 VM 2
En France, il y a eu aussi des stéréoscopes sur le même principe que le View-Master, les sociétés Lestrade, Bruguière et Color-relief en ont commercialisés par exemple (depuis les années 40 et 50). Les cartes étaient rectangulaires et proposaient en général 8 ou 10 couples de diapos. Il s’agissait de vues principalement touristiques. Ci-dessous à gauche un stéréoscope Lestrade, à droite un Bruguière. Il y avait un vieux Bruguière comme celui-ci chez mes grands-parents, j'adorais regarder les jolies vues touristiques quand j'étais petite, même si elles étaient en noir et blanc, je les trouvais magiques !

 Bande-Lestrade-Bruguiere.jpg


Différents modèles de View Master

Voici un grand récaptitulatif en images des différents modèles de la gamme depuis sa création :
 VM 3 

VM 4La première visionneuse, le Type « A » (1938-1944) était fabriquée en Ténite Kodak. Elle épousait la forme du disque et il fallait l'ouvrir en deux pour y glisser le disque.

Le second modèle,
le Type « B » (1944-1947) était le 1er à être  fabriqué en bakélite. Il était assez semblable au précédent mais disponible en 4 couleurs.


Le Type « C » (1946-1955) avait une forme radicalement différente, plus anguleuse et surtout un levier permettait de faire tourner le disque. C’était aussi le 1er à avoir une fente pour l’introduction des disques.  

Le Type « D » (1955-1972) est considéré comme l’appareil ayant eu la meilleure qualité optique. Ce modèle est d’ailleurs très recherché par les collectionneurs pour cette raison.

Le modèle « E » (1955-1961) a été conçu pour remplacer le Type « C » et a été fabriqué en Inde, Belgique, France, Espagne, Australie et États-Unis. Il existait pas mal de couleurs : gris, bleu, rouge, noir. Il avait un design plus moderne et une grande fente en forme de "V" pour faciliter l'insertion du disque.

Le modèle « F » (1959-1966) a été le dernier à être fabriqué en bakélite. Il y a très peu de variante de ce modèle.

Le modèle « G » (1959-1977) a été fabriqué à partir de plastique léger. C’est le plus courant, il correspond à la grande période de succès du système en France. Il existait diverses variantes de ce modèle, notamment au niveau des coloris.

Le Modèle « H » (1966-1981) était uniquement disponible en versions éclairés (cela fonctionnait avec des piles).
Il n'y a pas eu de modèle « I ».


Le Modèle « J » (1975-1994) était fabriqué en Belgique et très largement distribué VM 6en Europe. Il était disponible dans un grand nombre de couleurs, le rouge étant le plus commun. C’est généralement celui que nous avons eu quand nous étions petits.

Le Modèle « K » (1975-1984) était aussi fabriqué en Belgique. Il était beaucoup plus rond que ses prédécesseurs, très 70’s dans la forme.

Le Modèle « L » a été produit à partir de 1977 et était toujours en cours dans les années 2000. Au cours de son cycle de production, l'entreprise a changé de nom quatre fois (GAF, VMI, Idéal et Tyco).

Le Modèle « M » (1986-1990) existait en rouge et en bleu avec un dos entièrement transparent.

Le Modèle « N » (1992-1998) était uniquement disponible en version éclairée.

 

Depuis les années 90, il y a eu beaucoup de modèles différents, de toutes les formes et toutes les couleurs, souvent « habillés » aux couleurs d’un héros (Harry Potter ou Barbie par exemple) ou carrément en forme de tête de personnages : Mickey, Power Rangers, Titi, Casper etc…

Au total, il y a eu environ 25 modèles différents de View Master et 1,5 milliards de disques ont été vendus ! 

 

Making of
 

Quand la Sawyer's s’est orienté vers les disques pour enfants en 1966, ils engagèrent des artistes pour créer les dessins puis les décors (dioramas) et les petites figurines d'argile pour y évoluer. Voici un dessin préparatoire pour Yogy l'ours et sa réalisation en 3 dimensions :

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Les personnages étaient posés dans ces scènes soigneusement élaborées puis photographiés avec une seule caméra montée sur une barre spéciale permettant de faire coulisser l’appareil précautionneusement pour prendre une 2ème photo en léger décalage avec la première, ceci afin de donner l’effet stéréoscopique. Parfois, c’étaient les figurines qui étaient déplacées avant de faire la 2ème image.

Une grande partie de ces personnages dans les premières années a été fabriquée par Florence Thomas (à partir de 1946). Ses modèles étaient sculptés et peints avec minutie, elle avait un remarquable souci du détail. A l’époque, elle est apparue dans de nombreuses émissions de télévision américaines car son travail était apprécié par les amateurs de View-Master.
La voici en train de travailler sur une scène du film « Merlin l’enchanteur » de Walt Disney en 1963. Regardez un peu les détails de cette scène, le trou dans le toit de chaume de la maisonnette de Merlin, le service à thé etc… vraiment extraordinaire !
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Son assistant Joe Liptak a aussi été un des meilleurs artistes qui ait travaillé pour la firme. Il a créé de nombreux modèles de diorama pour des prises de vue Disney : « Cendrillon », « le livre de la jungle » et « les Pierrafeu », entre autre.

Sur cette photo, il pose avec une des magnifiques scènes qu’il a créée pour « Peter Pan » en 1953. On peut voir la grande qualité de la réalisation.

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Ici Joe Liptak à nouveau, quelques années plus tard, durant l'élaboration d’une scène de la version animée de « Robin des bois » avec le sournois Prince Jean et son serpent Persifleur. L’éclairage était vraiment peaufiné pour donner les meilleurs effets.

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Et voici l’image View Master une fois réalisée, ce qui permet de s’apercevoir que la photo ci-dessus a été inversée au final.

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Une autre artiste a également beaucoup travaillé pour View Master, il s'agit de Martha Armstrong. Elle a sculpté beaucoup de modèles, notamment Donald, Picsou, Bambi et des personnages Hanna Barbera. La voici en train de peindre une scène avec les opossums dans « Bambi » en 1955. Et on la voit plus tard travaillant sur Donald, Riri, Fifi et Loulou.

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Ce qui est vraiment étonnant avec ces images en relief c’est qu’elles reproduisent fidèlement les films d'animation et les séries télévisées. Les scènes sélectionnées étaient vraiment calquées sur les images originales et ensuite photographiées avec les caméras 3D. Un exemple ci-contre avec « Blanche-Neige et les 7 nains », on peut constater que la scène tirée du film et la photo faite pour l’image en relief sont vraiment identiques.

 

Notre cher View-Master !
 

A la fin des années 70 et dans les années 80, beaucoup d’enfants ont eu une visionneuse View-Master avec à chaque fois une grande quantité de disques pour aller avec.

Moi j’ai eu une visionneuse de type K et une bonne petite collection de disques, je les classais dans un mini album photo carré orange, ornée d’une belle fleurette typiquement 70’s, je m’en souviens très bien encore ! Chaque série de disques (3 pour chaque histoire en général) était vendu avec un petit livret explicatif.

J’avais des tas d’histoires Disney bien sûr (Le livre de la jungle, Bambi), des histoires tirées de séries télé (Colargol, Babar, Scoubidou), des contes classiques (La petite sirène, Le petit chaperon rouge, Hansel et Gretel) et aussi des disques avec des photos du parc Disneyworld en Floride qui me faisaient totalement rêver, je me disais qu’un jour peut-être j’irai là-bas. En fait, c’est le parc qui est venu en France !

Voici quelques vues extraites des disques que j'ai gardés de mon enfance : Bonne nuit les petits, Babar, Colargol, Le livre de la jungle et le petit chaperon rouge :

Viewmaster bande


Le View-Master était vraiment un de mes jouets préférés, je passais des heures à regarder ces images magiques et féériques, le système du relief donnait vraiment l’impression de rentrer dans les histoires, ça me ravissait ! Il suffisait de trouver un endroit bien éclairé, de glisser un disque dans l’appareil et on pouvait revivre à l’infini les aventures de nos héros favoris !

VM-Nath.jpgMon View-Master n’a malheureusement pas survécu au temps, il n’a surtout pas résisté à mon petit frère dans les années 90 !

J’ai cependant retrouvé un modèle de type K d'occasion (photo ci-contre), je voulais absolument ce modèle-là que j’avais étant enfant. Le mien était rouge, celui-là est d'un joli orange casimiresque alors il me va parfaitement ! Quelle joie de pouvoir tenir de nouveau dans mes mains cet objet que j’affectionnais tant ! Comme j’avais gardé tous mes disques de l’époque, j’ai pu me les re-visionner un à un, ça m’a     vraiment émue de revoir toutes ces merveilleuses images !

Il y a quelques années, j'ai acheté deux séries de disques dont je rêvais quand j'étais petite : Casimir et Goldorak, mes deux héros préférés de l’époque. Je n’ai pas de mot pour décrire l’émotion que j’ai ressentie en regardant les vues, cela réunissait deux choses cultes et si chères à mon cœur : Le View-Master et Casimir, j’ai eu l’impression d’avoir de nouveau 7 ans, quel grand bonheur ! On peut voir sur l’image au passage que notre Casimirus préféré écoutait aussi ses vinyls sur un tourne-disque comme on en avait chez nous.

PHOTO 28


Voici ma collection avec toutes les trouvailles que j'ai faites au cours de ces dernières années, notamment cette boite du View-Master de l'île aux enfants qui n'est pas très courante :




Voici 4 pubs magazines des années 70 et 80 avec tous nos héros d'enfance : Casimir, Goldorak, Maya l'abeille, Candy, Ulysse ...


Une page du catalogue BHV de 1980 :

 

Et pour finir voici 2 pubs télé de 1972 et 1976 :

VM 4
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:06
Papivole présentationPapivole est une petite émission qui m'a beaucoup marquée quand j'étais enfant. Cette série franco-belge de 5mn était diffusée dans Récré A2 (à partir de 1978) et comprenait 52 épisodes.

C'est Mila Boutan, une illustratrice de livres jeunesse, qui avait créé les histoires de ces personnages en papiers découpés. La série était filmée simplement avec le procédé image par image : la camera prend une image aprés l'autre en plan fixe, entre chaque image les éléments en papier de la scène sont légèrement déplacés, ce qui fait que lorsque le film est projeté à une vitesse normale, les personnages ont l'air animés.
La jolie musique du générique était composée par Guy Béart. Toutes les mélodies et les bruitages ajoutaient une dose de rêve et de poésie dans les petites histoires.
 
J'aimais beaucoup suivre les aventures de Charlotte, Julien et leur chien Sissou. C'est surtout ce dernier qui m'a marquée car je me souviens qu'il fallait découper une forme de "haricot" dans du papier marron pour son corps, comme l'expliquait la narratrice. Il y avait également deux autres personnages dont je me souviens moins : Monsieur Plantoir, le jardinier magicien et Oscar Missif, le facteur dont la maison et tout ce qu'il y a dedans étaient en timbres.

bande papivole

J'écoutais avec beaucoup d'attention les conseils de Mila Boutan pour découper correctement les éléments du décor et façonner les personnages, je me laissais bercer par sa douce voix. La voici dans le décor de l'émission.

Bande-emission.jpg

J'ai usé un trés grand nombre de pochettes Canson de couleurs, j'en réclamais souvent à ma maman quand on faisait les courses.

Pour les yeux des personnages, j'utilisais une perforeuse mais c'était un peu gros. La bouche, trés fine et rouge, était trés difficile à découper pour des petites mains. Et ce qui m'embêtait c'est que je n'arrivais pas à obtenir des déchirures aux bords blancs comme dans la série pour faire l'herbe car je n'avais pas le bon papier.
Voici 4 jolies cartes postales éditées par Antenne 2 dont mon ami Romu a eu la gentillesse de me passer les visuels :
 
montage-cartes-postales.jpg
 
Pour un petit concours de bricolage sur un forum que je fréquentais avant, on avait lancé l'idée de faire des petites créations qui nous rappelaient des souvenirs télévisuels. Moi j'avais choisi de faire un découpage et un collage version Papivole en insérant un portrait de moi (et mes tresses !) dans ce monde merveilleux qui symbolise si bien celui de l'enfance. Mes amis Charlotte et Julien m'entrainent ainsi dans leur univers aux couleurs pastelles.

hd4k4712-copie-1.jpg
   
Bricobibou 1 Papivole making ofJe me suis bien amusée à faire ces découpages et à me glisser dans cette petite composition. Ca m'a rappelé beaucoup de souvenirs et bizarrement quand j'ai pris en main mes ciseaux pour découper les formes des habits des petits personnages, les gestes sont revenus trés facilement, près de 30 ans aprés c'est marrant.

Ci-contre le making of, mon petit atelier avec Charlotte et Julien qui gambadent dans la prairie en m'attendant !

Pour finir voici le fameux générique composé par Guy Béart et la voix qui disait "Bonjour" !


 

 

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Les Copains d'abord - dans Télé
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 22:56
Loéki AcheumeuneuEst-il besoin de présenter Loeki le petit Lion ? Non, bien sûr, on se souvient tous de cette star de nos petits écrans ! Il clôturait les séquences publicitaires de TF1. Tour à tour poète, mime ou magicien, il faisait mille maladresses pour nous faire rire. 
 
C’est en Hollande, à Amsterdam plus précisément, qu’il faut aller chercher son origine.
Son papa s’appelle Joop Geesink, ce néerlandais possèdait de multiples talents, il a créé et dessiné une bonne quinzaine de personnages pour la publicité et le cinéma d’animation. Mais aucun n’a atteint la notoriété de Loeki dont il existe des milliers de séquences !



 

Joop Geesink

Il est apparu pour la première fois en 1971, à l'époque où la télévision des Pays-Bas diffusait ses premiers spots publicitaires. Celle-ci fut la première à diffuser les petites aventures de Loeki suivie, quatre ans plus tard, par TF1 le 20 décembre 1975. Yves Teisseire, qui était alors patron de RFP-TF1, en a acheté les droits pour la France. Il a égayé nos écrans de pub jusqu'en 1987, date où il a été malheureusement retiré de nos écrans, au moment de la privatisation de TF1.
Ci-contre et ci-dessous Loeki et son créateur 
Joop Geesink


Depuis 1972, en Hollande, ce personnage est pratiquement devenu un héros national. Il a fait également le tour du monde : que ce soit en Angleterre, au Etats-Unis, en Italie, en Autriche, au Brésil, au Paraguay, en Uruguay ou au Chili, il a connu partout le même succés. 
Louise Geesink et LoékiLes publicitaires l'ont vu d'un mauvais oeil au départ car ils pensaient qu'il allait détourner l'attention à son profit mais ils se sont vite rendus compte qu'au contraire son succès augmentait l'audience des spots télé.
 
Son nom est une adaptation hollandaise du mot anglais "look". Un personnage dont l'allure justement est typiquement hollandaise puisqu'il ressemble étrangement au lion des armoiries de la cour des Pays-Bas, mais "en beaucoup moins sérieux" comme le précise Louise Geesink, la fille cadette du père de Loeki. Celle-ci, après le décès de son père en mai 1984 à l'âge de 71 ans, a repris le flambeau et a continué les tournages (photo ci-contre à gauche).
 
Tournage loéki 1C’est près d'Hilversum (sans doute entre Petitbonum et Babaorum !), à une trentaine de kilomètres d'Amsterdam, que Loeki  s'animait devant la caméra, dans un décor de rêve car les studios se trouvaient au château de Nederhost, dont les premières pierres datent de 1301.
 
Pour le tournage, douze personnes travaillaient sans relâche dans les studios : menuisiers, maquettistes, décorateurs. Loeki disposait d'un habilleur spécialement attaché à sa personne car chaque scène exigeait un nouveau déguisement.
Chaque petite séquence nécessitait des heures de tournages mais il n'y avait pourtant qu'une seule caméra. Loeki avait un avantage sur les acteurs vivants, il se pliait à toutes les situations, ceci grâce à sa robuste constitution de bois, d’aluminium et de feutre. La marionnette mesurait une soixantaine de centimètres.

bande-marionnette.jpgDescriptif

L'animation se faisait image par image (stop motion) : la scène était filmée à l'aide d'une caméra qui ne prenait qu'une seule image à la fois. Entre chaque image, Loeki et les objets de la scène étaient légèrement déplacés. Lorsque le film était projeté à une vitesse normale, la scène semblait animée et le petit lion vivant. Chaque seconde de film exigeait vingt-cinq positions du personnage, soit cent au total puisque le film était invariablement de quatre secondes. Un travail de patience, qui exigeait un savant découpage des gestes.

Tournage loéki 2

Est-ce que vous vous êtes aussi demandé ce que ça pouvait bien vouloir bien dire le fameux "acheumeuneu" qu'il prononçait ? Eh bien en fait il dit "als je me nou" en V.O, et effectivement ça se prononce en gros "acheumeuneu" ! C’est une expression typiquement hollandaise, qui se traduit littéralement par "si vous me voyez maintenant" et qui est l'équivalent du célébrissime "M'enfin" de Gaston Lagaffe. Les sons inarticulés et les mini rugissements étaient enregistrés par Joop Geesink lui-même.
 
Il y a eu des personnages complèmentaires qui sont apparus progressivement pour partager les aventures du petit lion,  comme Piep la souris taquine, un bébé lion, son fils sans doute, et une jolie lionne à la crinière blonde.

Bande-personnages.jpg
Comme toutes les vedettes du petit écran, Loéki a eu droit à son lot de produits dérivés : jouets, puzzles, calendriers de la Poste, disques, culbuto, pouêt etc... Voici le joli calendrier recto-verso de 1979 que mon ami Romu a la chance d'avoir dans sa collection :

bande-calendrier.jpg

Louise Geesink a édité en 1985 un livre-disque en français dont elle a réalisé le scénario et les dessins. Sur ce disque, on entend Loeki parler grâce à la voix de Roger Carel, une grande première !

Voici tous les disques qui sont sortis en France. Le 33 tours est un disque-jeu avec à l'intérieur un plateau dans le style du jeu de l'oie et des pions :

Disque Loeki

Voici les objets que je possède dans ma petite collection :



J'ai également le puzzle ci-dessous :

Puzzle Loeki boiteJe suis ravie d'avoir trouvé ces objets au gré de mes balades en vide-greniers car j'aimais beaucoup ce petit lion rigolo et maladroit, j’attendais toujours avec beaucoup d’impatience les publicités entre mes programmes préférés pour le voir faire les 400 coups.
J’avoue que je suis assez satisfaite d’avoir enfin trouvé une explication plausible à son "acheumeuneu" en faisant des recherches pour cet article car je me suis toujours posé la question de sa signification !

Voici un reportage particulièrement bien fait de la télé néerlandaise sur le tournage en 1978 :

 

 Et pour terminer une petite compilation de sketchs :
Joop Geesink
 

Article concocté à partir de renseignements pris dans un article de Télé 7 Jours datant de 1985 et d’un article paru dans Pif Gadget datant de 1981.

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Les Copains d'abord - dans Pub
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"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

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