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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 16:42
 
Nom de Zeus, on arrive bientôt à la date fatidique du 21 octobre 2015, le jour où Marty et Doc ont atterri avec leur De Lorean en provenance de l'année 1985 !
 
Dans le second volet de la trilogie de Robert Zemeckis, sorti en 1989, les scénaristes ont imaginé certains progrès technologiques qui existent réellement aujourd'hui. Mais la question peut se poser : est-ce que c'est la science qui a influencé les auteurs ou bien est-ce le contraire ? Car il faut tout de même préciser que certaines marques ont fait en sorte de sortir des objets à l'approche du 30ème anniversaire du premier épisode, c'est donc la réalité qui rattrape la fiction et non l'inverse.
 
Petit récapitulatif des inventions visionnaires du film qui sont parfois assez improbables. Certaines nous ont fait rêver et on aurait adoré qu'elles existent vraiment mais il faudra encore attendre quelques dizaines d'années ! 
 
 
Ce qui existe réellement en 2015
 
- Maison connectée et contrôle vocal
 
Dans la maison de Marty en 2015, la domotique équipe toutes les pièces. Il y a notamment un ordinateur pour cuisiner, le Master-Cook. Tout se commande à la voix, pour la télévision on peut zapper en prononçant simplement le nom de la chaîne. Même chose dans la cuisine avec le four ou pour faire descendre la corbeille de fruits suspendue au-dessus de la table.
 
De plus en plus de foyers sont équipés de nos jours : détecteurs de mouvements, alarmes, chauffage, frigo etc... Bon évidemment contrairement au film tout est miniaturisé mais l'esprit est là.
La Xbox One et son capteur Kinect, ou les smartphones et iPhone fonctionnent aujourd'hui avec des détecteurs de commandes vocales.

Le Master-Cook, l'ordinateur de cuisine des Mc Fly :


 
 
- Identification biométrique
 
Dans le film, il suffit d'un doigt pour ouvrir la porte de la maison ou régler des achats.
Les deux agents qui trouvent Jennifer dans un état comateux dans la rue, obtiennent de nombreux renseignements grâce à l'empreinte de son pouce : son nom, son âge, son adresse, son casier judiciaire. Et ils peuvent la faire pénètrer chez elle en aposant son doigt sur le lecteur à l'entrée de la maison.
La technologie liée au scanner d'empreinte existe aujourd'hui sur smartphone et iphone.

Le vieux Biff Tannen règle sa note de taxi avec son empreinte de doigt :


 
 
- Robotique et automatisation
 
Dans la station essence, c'est un robot pompiste qui sert le carburant.
Aujourd'hui il n'y a plus de pompiste, et peut-être bien qu'il n'y aura même plus de station essence, les voitures électriques sont de plus en plus courantes.
Beaucoup de choses sont automatisées et les robots de toutes sortes nous entourent aujourd'hui.



 
Au Café 80, le service est automatisé, on passe sa commande face à un écran.
On peut aujourd'hui commander et payer via un écran également dans les fast-foods, mais on est servi au guichet ensuite par des humains.



 

Le chien est promené en laisse par un drône-robot.

Ca a déjà été fait en vrai, c'est à voir en vidéo ICI.
 

 

- Drône-journaliste
 
On voit un drone du quotidien USA Today quand Griff Tannen se fait appréhender par la police. L'appareil prend des photos pour le journal du lendemain.
Les journaux n'utilisent pas de drône de nos jours pour faire des photos ou des vidéos mais c'est une technologie courante.

- Publicité vidéo sur écran géant
 
On en voit régulièrement dans les grandes villes ou dans leur périphérie aujourd'hui.

 
 
- Ecran plat et multichaîne télé
 
Le grand écran du salon des Mc Fly peut afficher jusqu'à 6 chaînes de télévision en même temps et il y a au moins 247 chaînes (247 correspond à la chaîne météo que Marty junior demande).
Rares sont les personnes qui n'ont pas d'écrans plats chez eux de nos jours, tout le monde a le satellite avec de très nombreuses chaînes à disposition.

 
 
- Vidéo conférence
 
Dès 1989, les auteurs prédisaient qu'en 2015 la plupart des conversations auraient lieu par appel vidéo. Dans le film, Marty se fait licencier par vidéo-conférence sur son écran de télévision.
Aujourd'hui tout le monde utilise Skype ou un autre logiciel de tchat vidéo sur son ordinateur ou smartphone.

 
 
- Cinéma 3D/Holomax
 
Même si les hologrammes n'existent pas encore comme le requin géant qui semble engloutir Marty, la 3D est partout de nos jours, au cinéma ou dans les salons.

 
 
- tablette tactile
 
Dans le film, un homme tente de faire signer à Marty une pétition pour sauver l'horloge sur une sorte de tablette tactile qu'il lui tend.
En 1989, l'appareil portable le plus avancé technologiquement parlant était la Game Boy, les scénaristes étaient vraiment visionnaires sur ce coup-là ! 

 
 
- Disques laser au rebut 
 
On aperçoit des disques laser dans les poubelles quand Doc, Marty et Jennifer attérissent dans la rue.
En 1989, à l'ère de la cassette VHS et audio, on était en plein dans l'explosion du laserdisc et du CD. Les laserdiscs, ces grands vidéo-disques, ont disparu en 1998, détrôné par le DVD lancé en 1995.
C'était donc très bien vu de la part des auteurs ces nouvelles technologies déjà démodées.

 
 
- collecteur de déchets à fusion
 
La machine à fusion fabriquée par Mr Fusion qu'utilise Doc pour sa De Lorean est capable de transformer nos déchets en énergie par fusion nucléaire. 
De toutes les inventions du film, celle-ci semble être la plus utile.


 
Il existe bien une machine qui fabrique de l’éthanol pour alimenter les véhicules et permet de recycler les déchets, elle s'appelle MicroFueler. 
​Elle a été inventée par Thomas Quinn en 2008, l'homme à qui l'on doit la technologie derrière la Wiimote de Nintendo et qui a créé la société E-Fuel (Silicon Valley).
La station de production d'éthanol 100 se nourrit de toutes substances riches en sucres et en composés fermentables, voire même d'alcool ou d'algues. Les déchets de papier et de bois peuvent ainsi être transformés en eau sucrée dont le MicroFueler a besoin pour produire de l'éthanol. Le processus de distillation ne rejette que de l'eau distillée.
La machine, 
vendue dans les 10 000 dollars, est capable de fournir plus de 150 litres de carburant par jour à chaque foyer.
De quoi briser le monopole des géants pétroliers ! Seul inconvénient, il faut 6 kilos de sucre pour fabriquer un gallon d’éthanol (1,8 litre) ce à quoi il faut ajouter 45 kilos de déchets organiques !

Le collecteur de Doc n'existe donc pas réellement car il utilise la fusion nucléaire mais ce MicroFueler s'en approche beaucoup en recyclant les déchets pour fabriquer du carburant. 
 
 
- Café 80's
 
Les scénaristes avaient visé juste au sujet de l'engouement pour le vintage en 2015, les sites, blogs et pages facebook sur les années 80 pullulent sur le net et je suis bien placée pour le savoir !




 
Il existe bien un Café 80. Des fans anglais de la trilogie ont en effet ouvert un bar restaurant inspiré de celui du film le 25 avril 2015 à Stoke-on-Trent, une petite ville située à 70 km au sud de Manchester en Angleterre. Deux photos ci-dessous :
 
 
 
- Les stars virtuelles
 
Au Café 80, les serveurs sont des clones sur écran, Michael Jackson ou Ronald Reagan.

Dans la pub cette technique est employée de nos jours pour donner vie à des légendes. Exemple en 2011 avec le spot Dior où Charlize Theron croisait Marilyn Monroe, Marlene Dietrich et Grace Kelly.
Cette technique de doublure numérique est aussi utilisée pour remplacer un acteur décédé pendant un tournage de film, comme par exemple Brandon Lee dans "The Crow", Oliver Reed dans "Gladiator" ou plus récemment Paul Walker dans "Fast and Furious 7". Il suffit de greffer numériquement le visage de l'acteur sur le corps d’une doublure.

Petite anecdote marrante au sujet de Ronald Reagan : en 1986 il avait ponctué un de ses discours à la nation 
par : "là où l’on va, on n’a pas besoin de routes."

 
- Pepsi Perfect
 
Jusqu'à présent, on n'avait pas entendu parler de ce Pepsi nouvelle génération mais la marque doit commercialiser la bouteille en version limitée à 6.500 exemplaires le 21 octobre 2015, uniquement en ligne.
Chaque bouteille sera vendue 20,15 dollars (environ 18€).
1500 Pepsi Perfect sont également offertes au Comic Con de New York (8-11 octobre 2015) aux visiteurs avec les meilleurs déguisements de Marty McFly.
Un bon retour de pub pour le géant américain qui avait bénéficié d'un placement produit dans le film.
 
 
Ici un magnifique spot de 30 secondes pour remettre le Pepsi Perfect dans son contexte : "The future is now".
 
 
Ce qui ne s'est pas réalisé en 2015
 
On n'a pas eu droit à la double cravate, à la casquette irrisée, aux pantalons portés à l'envers, mais ça on pouvait s'en passer ! 

 
 
- Baskets à lacets automatiques
 
Nike avait commercialisé en 2011 les "Nike Air Mag", des baskets ressemblant à celles de Marty, mais déception pour les fans qui avaient pu mettre la main sur une des 1500 paires, ces baskets n'étaient pas équipées de lacets automatiques.

   




Je pensais que Nike les sortirait pour le 21 octobre 2015 mais la marque a seulement confirmé que les chaussures seraient disponibles à travers une vente aux enchères au printemps 2016.
 
Voici un teaser de 2011 annonçant la sortie des  Air Mag" avec Doc :
 
- Blouson parlant à changement de taille et séchage automatiques
 
Bien pratique quand on se prend une bonne averse et pour éviter d'avoir un bon rhume. Pour les fabricants c'est un bon plan, pas besoin de produire les vêtements en plusieurs tailles.
Même s'il existe des reproductions dudit blouson, il n'a pas les options révolutionnaires ! 

 
 
 
- Hoverboard
 
La planche qui se déplace en suspension dans l'air fonctionne sur un système de lévitation.


 
Le fabricant de jouet Mattel a commercialisé en 2012 une réplique de l'hoverboard vendue 120 dollars. Malheureusement celle-ci ne flottait pas dans les airs si bien que Gizmodo l'a baptisée "pire jouet de 2012".


 
En 2015, le constructeur automobile Lexus a conçu un skate-parc près de Barcelone dans lequel des rails de métal ont été incorporés permettant à l'engin de voler au dessus du sol. L'appareil crée en effet un champ magnétique qui lui permet de léviter grâce à des supraconducteurs refroidis à l'azote liquide (produisant un petit nuage de fumée blanc autour de l'appareil).
Sur cette vidéo, on peut voir le skateur professionnel Ross McGouran utiliser un de ces fameux "hoverboard".
Limite du système : il ne peut pas voler en dehors de ce skate-parc bien spécifique. Ce n'est donc pas conforme à ce qui est montré dans le film, c'est pour cette raison que je l'ai placé dans les choses qui ne se sont pas réalisées.
- Stratosphérique et panneaux flottants
 
Pratique le périphérique aérien !
La voiture volante est un des grands fantasmes des films sur le futur : "Blade runner", "Le 5ème élément", "Judge Dredd", etc...
Vue l'avancée technologique dans le monde automobile, je crois que c'est foutu pour avoir des voitures volantes en 2015 ! Dommage, ça serait formidable pour désengorger le trafic.


 
 
- Poubelle automatique
 
Lorsque Doc veut se débarrasser du fameux Almanach des sports, il le jette dans une poubelle mobile qui vient vers lui automatiquement.
Je ne pense pas que ça soit une technologie fondamentalement utile !
 
 
- Disparition des avocats

Simplification et rapidité des procès !
Les avocats ont encore de belles années devant eux avant que leur profession ne disparaisse.

 
 
- Papier auto-dépoussiérant
 
Qu'est ce que j'aimerais que ça existe, ça m'éviterait d'avoir à recouvrir près d'une 
vingtaine de livres scolaires tous les ans pour mes fils ! 

 
- U.S. Mail Fax Service
 
Les scénaristes de "Retour vers le futur 2" n'avaient pas anticipé l'arrivée d'internet et croyaient dur comme fer que les fax seraient encore une technologie de pointe en 2015. Ils ont été visionnaires sur de très nombreux points, mais sur ce coup-là, ils se sont bien plantés !

On peut voir sur une image que les boîtes aux lettres publiques contiennent un fax. C'est d'ailleurs par fax que Marty se fait virer de son travail. Plusieurs fax se trouvent partout dans la maison pour prévenir d'une information importante.

 
- Plaques minéralogiques à code barres
 
Je ne vois pas trop l'intérêt.


 
- somno-réacteur par induction d'ondes alpha
 
C'est ce que Doc utilise pour "endormir" Jennifer qui pose trop de questions.
Le somno-inducteur envoie les ondes alpha (que le cerveau produit naturellement lorsqu'on est au repos ou endormi) pour tranquilliser ou endormir voire pour "shooter". Heureusement que ça n'existe pas !

 
 
- Service Météo express 
 
Doc arrive à savoir quel temps il fera à la seconde près. 
Même si nos prévisions météo se sont affinées ces dernières années, on n'en est pas encore là ! 

 
- centre de rajeunissement
 
Mieux que le botox ou tout autre produit rajeunissant, dans le 2015 de Zemeckis, il existe des centres de rajeunissement capables de vous faire perdre 30 ou 40 ans d'un coup ! 
Avec ses nouveaux intestins, rate, sang et son implantation des cheveux, Doc parait aussi jeune qu'en 1985 (bien pratique pour le tournage !). Il a l'air tellement jeune qu'il doit d'ailleurs porter une prothèse pour ne pas effrayer le Marty du passé !

Les stars qui s'adonnent au rajeunissement, on connait, mais elles ressemblent plus à des aliens qu'à une version jeune d'elles-mêmes, le rendu n'est pas aussi naturel que le nouveau visage de Doc. Et de toute façon les liftings ne concernent que l'aspect extérieur de nos jours.


 
- Hydrateur
 
Le four Hydrator de Black & Decker qu'on aperçoit dans la cuisine des Mc Fly restitue l'eau contenue dans les aliments déshydratés.
 
Même si on connait la nourriture déshydatée depuis belle lurette, il n'y a pas encore d'appareil susceptible de transformer une pizza de 5 cm de diamètre en grande pizza pour 6 personnes, dommage ! 

 
Pour fêter les trente ans de la saga, Pizza Hut va commercialiser la recette de pizza que la famille McFly déguste (Chorizo et poivrons), mais elle ne sera disponible que le 21 octobre 2015 et bien sûr pas réhydratée dans un Hydrator de Black et Decker !
 
 
 
- Fenêtres panoramiques / Storécran
 
L'écran sur le store de la fenêtre affiche des paysages avec une jolie musique 24h/24. Belle invention qu'on retrouve dans "Total recall" en 1990. Dans le futur décrit dans le film, il y a également  des écrans panomariques sur le mur des habitations qui affichent des paysages apaisants.


 

- Taxi DS
 
Peu de chance de trouver des Citroën DS qui font taxi en 2015 !

 
 
- Les dents de la mer 19 

La série des "Dents de la Mer" s'est en réalité arrêtée au 4ème (1975, 1978, 1983 et 1987).
Marrant, on peut lire sur l'affiche qu'il a été réalisé par Max Spielberg qui est le fils de Steven, né en 1985 (Steven Spielberg est le producteur de la trilogie "Retour vers le futur").

 
Universal a profité de la date anniversaire de la saga pour proposer un trailer où l’on voit défiler ce à quoi auraient pu ressembler les logos des différents films-suites. Elles commencent au numéro 5 et montrent qu'on a échappé à des requins hackers, robots, chasseurs, une famille entière de prédateurs et à un "Cinquante Nuances de Grey" version requins. Quant aux Dents de la mer 19, les attaques de requins deviennent apparemment "très très personnelles".
- collecteur de déchets à fusion
La machine à fusion fabriqué par Mr Fusion qu'utilise Doc pour sa De Lorean, capable de transformer nos déchets en énergie par fusion nucléaire n'est pas prête à voir le jour ! Et pourtant de toutes les inventions du film, celle-ci aurait été la plus utile.
 
 
- Poubelle automatique
Lorsque Doc veut se débarrasser du fameux Almanach des sports, il le jette dans une poubelle mobile qui vient vers lui automatiquement.
 
 
 
- Papier auto-dépoussiérant
Qu'est ce que j'aimerais que ça existe, ça m'éviterait d'avoir à recouvrir près d'une vingtaine de livres scolaires tous les ans pour mes fils ! 
- Pas de téléphones mobiles ?
 
Marty junior va téléphoner dans une cabine en 2015. Visiblement les scénaristes n'avaient pas prévu la téléphonie mobile, ce qui semble assez étonnant.
 
Ceci dit, on peut voir Marty Junior et sa soeur qui portent des lunettes avec micros et oreillettes incorporés leur permettant de visonner des images et de communiquer avec l'extérieur.
 
Les lunettes connectées existent bel et bien, on a vu ça avec les Google Glass, mais il faut de toute façon un smartphone pour les fonctions téléphoniques.
 
On peut noter aussi dans le film que les policières qui retrouvent Jennifer portent des montres au poignet pour communiquer, ça rappelle les Apple Watch actuelles.

 
 
 
- Mini-jardin d'intérieur rétractable
 
Ca me plairait beaucoup comme système, moi qui vis en appartement sans balcon ! 

 
 
BONUS
 
Pour terminer et en cadeau-bonus, voici un petit récapitulatif des voyages connus et identifiés de la De Lorean (quel que soit le conducteur) dans les 3 épisodes de la saga.
 
1/ Einstein va 1 mn dans le futur.
2/ Marty va en 1955.
3/ Marty revient en 1985.
4/ Doc part en 2015. 
5/ Doc explore l'avenir aprés 2015.
6/ Doc revient chercher Marty et Jennifer en 1985. 
7/ Ils partent tous les 3 en 2015. 
8/ Le vieux Biff part en 1955 se donner l'Almanach. 
9/ Il revient en 2015. 
10/ Doc et Marty reviennent mais dans le 1985 alternatif. 
11/ Ils repartent en 1955 récupèrer l'Almanach. 
12/ La foudre envoie Doc en 1885. 
13/ Marty le rejoint. 
14/ Marty revient seul de 1885 à 1985.


Qu'est-ce que j'aimerais avoir cette belle panoplie dans mes collections ! 


Et enfin pour terminer un petit message plein de sagesse de Doc adressé aux nombreux fans de la saga en ce jour anniversaire :

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Les Copains d'abord - dans Ciné
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 02:16



Comment ça "La boum" est un film et pas un documentaire ? Eh bien moi je l'ai regardée dernièrement non pas comme une jolie histoire d'ado que je connais par coeur ou presque, mais comme le ferait un sociologue, en analysant les images pour y voir tout ce qui constituait le contexte de la fin des années 70 et du début des années 80.
Voici donc un petit traité divertissant et décalé sur ce film culte.

Vic avait une coupe de cheveux qu'on a été nombreux à porter à la fin des années 70. Me voilà à côté d'elle à peu près à la même époque.

Qui n'a pas eu son appareil dentaire métallique ? Ca rendait le sourire totalement glamour.
Tout comme Stéphane, le copain de Vic, j'ai eu le mien également à 13-14 ans comme on peut le voir sur la photo ci-dessous à droite. Quand on me l'a enlevé, un an après, j'avais l'impression d'avoir des dents immenses et extrèmement blanches ! 
Pour l'anecdote l'acteur, Jean-Philippe Léonard, ne portait ni appareil ni lunettes, il a dû s'y adapter pour le rôle.
Autre anecdote, il a fallu 17 prises pour que la scène du baiser/échange d'appareils dentaires soit enfin dans la boite, en effet les deux ados n'arrivaient pas à faire en sorte que leurs appareils s'accrochent !




Je pense qu'on était nombreux au début des années 80 à porter des baskets 3 bandes Adidas Americana comme celles qu'on voit sur la photo de la préparation de la boum chez Vic.
A droite une photo de classe de 4ème où on me voit avec mes baskets 3 bandes, j'avais 13 ans, c'était en 1983.




Continuons dans la mode. Les filles étaient très portées sur les pierrots à cette époque. Moi j'avais une lampe de chevet et des boites décoratives dans ma chambre avec des pierrots tristes. Pénélope, elle, porte un t-shirt avec un pierrot noir et blanc pour aller à la boum de Raoul.



On avait toutes aussi des objets avec les personnages de Sarah-Kay comme Pénélope sur sa trousse en classe. Moi j'avais l'album panini, des puzzles et les crayons de couleurs.
Qui se souvient comme moi des effaceurs "Super Pirate" comme celui qu'on voit à droite pendant le cour de chimie ? Ca a fait tilt en le revoyant !
(J'ai écrit un grand dossier sur les fournitures scolaires ICI)




Parlons sac de classe. Samantha, la petite soeur de Pénélope qui rentre en 6ème, a un cartable Tann's. On se souvient tous des fameuses pubs de l'époque : "Tas ton Tann's".



Les plus grands ont des sacs U.S de couleur kaki comme on a tous eus aussi au collège. Il fallait le customiser avec des inscriptions au marqueur, des badges en tissu ou des petits badges de chanteurs. Moi je l'avais choisi en version noire à l'époque. J'en ai acheté un kaki il y a 6 ans sur un vide-grenier (photo ci-dessous à droite), il avait un petit bracelet brésilien, je l'ai laissé et j'ai rajouté des badges Depeche Mode, mon groupe fétiche !



Puisqu'on parle musique, en 1980 on écoutait nos 45 tours et nos 33 tours sur des tourne-disques. Un des garçons joue les DJ à la boum de Raoul enchainant les chansons.

La grande innovation fin 70's-début 80's, c'étaient les walkmans. Moi j'ai eu le fameux Sony avec les écouteurs orange.

Moment le plus romantique du film : Matthieu pose le casque sur les oreilles de Vic pour un slow langoureux.
Petite anecdote sur la chanson "Reality" au passage : elle avait d'abord été proposée à Gilbert Montagné qui a préféré ne pas l'interpréter, le morceau ne correspondant pas à la tessiture de sa voix. C'est Richard Sanderson qui l'a chantée finalement.




Pendant la soirée, Raoul part se ravitailler en Coca dans la cuisine. On peut voir sur l'emballage du pack de bouteille en verre (ce qui n'existe pratiquement plus aujourd'hui) l'offre pour obtenir des disques en collectionnant les points. Je ne l'ai pas fait à l'époque mais comme je collectionne aujourd'hui les vinyles de pubs, j'ai deux 45 tours de cette série.



Dans le film on peut voir à plusieurs reprises des produits avec leur ancien packaging. J'adore ça, c'est un sujet qui m'interesse particulièrement.

Ici une boîte de margarine Fruit d'or que tient la maman de Raoul dans sa main et une bouteille de Vittel à côté de la boîte d'Alka Seltzer que le père de Vic doit prendre pour faire passer son mal de crâne.




Dans le film ils se sont amusés à cacher la marque des Chipsters de Belin pour le transformer en "Super Chips". Un peu bizarre vu qu'ils n'ont pas caché les autres marques dans le film. J'aimerais bien comprendre pourquoi (et en plus c'est mal fait !).



A la boulangerie on peut voir également des paquets de Triscotte, de Chamonix et de Petits-Exquis de l'Alsacienne.



Vic boit du lait Lactel chez Poupette avec du chocolat en poudre Van Houten. Le paquet de chocolat n'a pas bougé d'un pouce depuis 30 ans mais la brique de lait ne ressemble plus du tout à ça aujourd'hui.
Pas de point Casimir sur la brique que l'on voit. L'année d'avant, en 1979 donc, on pouvait obtenir des produits dérivés de l'île aux enfants avec ces points. J'ai consacré un article complet d'ailleurs à Lactel et l'île aux enfants ICI.




Vic boit du chocolat au lait Lactel au petit-déjeuner. Et dans sa chambre, elle a des petits pots pour bébé et un paquet de Banania sur sa table de nuit. Ce packaging avec le large sourire de Banania a été commercialisé de 1977 à 1983.



Sur les murs de sa chambre plusieurs posters, notamment un avec Andy Gibb, le jeune frère des Bee Gees, sur la pochette de son album "After Dark" sorti cette année-là. 
Au fond, c'est la double page intérieure de l'album "Fight dirty" du groupe anglais Charlie paru en 1979. Merci beaucoup à Yannick qui a su reconnaitre cette image dont je cherchais l'origine depuis plusieurs semaines ! 





Vic a un très beau poster du Muppet show dans sa chambre. 



On peut apercevoir son tourne-disque posé sur une petite table sous la fenêtre.
 



Et sur sa porte, le classique panneau sens interdit qu'elle ne se gêne pas de tourner pour que personne ne la dérange dans sa chambre.
Snoopy était très à la mode dans les années 80.




Dans la chambre de Pénélope et Samantha, on peut voir un joli poster Star Wars avec R2D2 et C3PO sur le mur au fond. Le premier film de la trilogie était sorti 3 ans plus tôt.
Et au passage elles ont une belle lampe articulée à ressorts. J'en avais une blanche dans ma chambre. J'y avais accroché des mini peluches à pince.




A propos d'affiche, dans le cabinet de dentiste du père de Vic, on peut apercevoir un petit personnage rose familier : Brossissimo. C'était la mascotte de la campagne pour l’hygiène dentaire. A côté, posées sur l'étagère, une mâchoire et une brosse à dent géantes qui servaient à montrer comment bien se brosser les dents, je ne pense pas être la seule à m'en souvenir.



La maman de Vic travaille à la rédaction de Pif-Gadget. Elle est dessinatrice-illustratrice.

On peut apercevoir dans les bureaux du magazine sur les murs des couvertures avec Pif, Hercule ou Rahan.µ
Ci-contre à droite, le fam
eux autocollant avec la main de Pif qui avait été offert dans le magazine à partir de 1978.
Il fallait la coller à l'arrière de la voiture de ses parents et on pouvait ainsi être tiré au sort dans la rue par une équipe du journal et gagner un cadeau.



 

Quand Vic traverse la rue, on peut voir derrière ce bus parisien une affiche pour le film "Le coup de parapluie" qui est sorti sur les écrans le 8 octobre 1980.
Ca veut donc dire que le tournage de "La boum" a eu lieu à ce moment-là.
Etant donné qu'il est sorti sur les écrans le 17 décembre 1980, la post-production et le montage ont dû être exécutés en temps record.




Puisqu'on parle de moyens de transport, on peut voir tout le long du film des voitures de l'époque : la Renault 5 de Poupette bien sûr, des Simca (1307 ou 1308), des R14, des Fuegodes Citroën GS, etc...



Les parents de Vic ont une Rancho orange avec intérieur écossais.
Ci-dessous la maman et la grand-mère de Vic.




Et ici des photos promotionnelles de catalogue d'époque de cette fameuse Rancho orange.



A l'époque, il fallait acheter une vignette auto tous les ans et la coller sur le pare-brise (j'explique pour ceux qui ont moins de 30 ans, les autres connaissent évidemment !). La vignette a été supprimée en 2000 par Laurent Fabius, alors Ministre de l'Economie, pour tous les véhicules particuliers.



Les ados des années 80 roulaient en mobs : le 103 Peugeot par exemple. Je n'en ai jamais eues mais je me souviens des couleurs des différents modèles et des casques bleus comme ont les copains de Vic (et qui ne les portent pas sur la tête d'ailleurs !.



Voici de jolis spécimens de téléphones à la sauce 80's : un socotel à cadran et un à touches dans le bureau du directeur de VSD où la mère de Vic a rendez-vous.
Celui que tient Dominique Lavanant, la maîtresse du père de Vic, est de type ScandiPhone.




A propos de téléphone, qu'est-ce que ça fait plaisir de revoir ces bonnes vieilles cabines téléphoniques à pièces !



La place de cinéma était à 20 Francs en 1980, ça laisse songeur !
Et il y avait des ouvreuses qui guidaient dans la salle avec leur lampe électrique. C'est elles aussi qui vendaient dans leur panier des petites douceurs, esquimaux glacés, Michoko, Chocoletti etc...




On passe du grand écran au petit avec Léon Zitrone qui apparait devant le vieux logo d'Antenne 2.
Le père de Vic éteint la télé (cathodique évidemment) après la fermeture des programmes, laissant apparaitre "la neige", chose qui n'existe plus depuis belle lurette. A l'époque, passé 23h ou minuit, il n'y avait plus rien sur les 3 chaines !




Pour terminer voici deux photos faites en septembre 2010 à Paris où j'ai eu la chance de rencontrer des acteurs de "La boum" : on me voit à gauche à côté de Sheila O'Connor (Pénélope), Jean-Philippe Léonard (Stéphane), Laurent N'Diaye (Arnaud) et une fille dont je ne me souviens plus du nom. On la voit se repomponner avec Vic dans la salle de bain pendant la boum de Raoul.
Je mets d'abord les portraits des jeunes acteurs pour le comparatif :






Et en cadeau bonus, voici une petite vidéo type Super 8, un souvenir du tournage avec les ados qui s'éclatent bien devant la caméra :

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Les Copains d'abord - dans Ciné
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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 20:39
Père-noël est une ordure Première juin 82
Inutile de faire un topo complet sur la fameuse comédie réalisée avec brio (avec qui ?) par Jean-Marie Poiré, tout le monde l'a au moins vue une fois dans sa vie (voire dix ou même vingt !). On Afficheconnait tous l'histoire loufoque et corrosive, les personnages aussi drôles qu'attachants et toutes les répliques cultes. Par contre on connait moins les petites anecdotes qui entourent le film et il y a assez peu de photos du tournage qui circulent sur le net.

 
J'avais donc envie de partager avec vous un reportage paru dans un magazine "Première" de juin 1982 que j'ai trouvé sur un vide-grenier il y a quelques années. Il permet de voir les coulisses du film et de se rendre compte que les acteurs du splendid se sont bien amusés pendant le tournage. A vrai dire, on n'en doutait pas !
Il était apparemment très difficile pour eux de garder leur sérieux et de canaliser leurs rires. Jean-Marie Poiré gardait même son écharpe autour de son nez pour ne pas pouffer pendant les prises !

 
La comédie n'a pas fait un grand triomphe comme on pourrait le croire à sa sortie, à peine 1.582.000 entrées. A titre de comparaison, "Les sous-doués en vacances" avaient fait 3.500.000 la même année et "Deux heures moins le quart avant Jésus Christ" comptabilisait 4.600.000 entrées. C'est à force de rediffusions à la télé pour les fêtes de fin d'année et grâce aux enregistrements en VHS (on l'a tous fait !) qu'il est devenu aussi culte.

Père-noël est une ordure groupe

Le 25 août 1982, lors de sa sortie sur les écrans, le film a connu des problèmes de publicité, la RATP et la Ville de Paris ont en effet refusé de louer des emplacements publicitaires pour les campagnes d'affichage car son titre était jugé politiquement incorrect. Et dire que Josiane Balasko, qui avait imaginé le nom, avait pensé au départ l'appeler "Le Père Noël s'est tiré une balle dans le cul"! On imagine le tolé qu'un tel titre aurait provoqué alors !
 
On doit aussi à Balasko l'idée des doubitchous de Sofia de M. Preskovich. Ces sortes de truffes en chocolat existent réellement, ils sont la spécialité d’Osjek en Croatie, ville natale d’Ivan Balaskovic, le père de l’actrice. 
Elle raconte s'être inspirée du look de Simone Veil pour son personnage de Marie-Ange-Musquin. Il y a effectivement une vraie ressemblance avec la femme politique.

Père-noël est une ordure Balasko Simone Veil

J'aime beaucoup la scène où Mme Musquin joue à Simon pour s'occuper dans l'ascenceur, j'en ai d'ailleurs parlé dans l'article que j'ai consacré à ce jeu (cliquer sur l'image pour lire l'article et voir l'extrait vidéo).
     
Père-noël est une ordure Mme Musquin Simon  
Le personnage de Pierre Mortez a été inspiré par le père de Marie-Anne Chazel, pasteur et bénévole à SOS Amitié.
   
Le rôle de Katia avait été écrit au départ pour Gérard Jugnot mais celui-ci ne voulant pas se raser la moustache, c'est Christian Clavier qui s'y est collé.

Ci-dessous Christian Clavier sans son déguisement et sans maquillage discute avec Thierry Lhermitte sur le plateau :

Père-noël est une ordure Première 04
Thierry Lhermitte a inventé le personnage de Josette en s'inspirant d'une SDF qui vivait dans son quartier et qui amassait des bouteilles vides dans un caddie pour les revendre à un marchand de vin. L'idée de la cagoule a été apportée par Josiane Balasko lorsqu'elle a incarné le personnage au théâtre pendant un mois. Marie-Anne Chazel a eu l'idée du fameux chuintement, elle avait fait faire par son dentiste un appareil spécial qui lui a permis de rentrer tout de suite dans son rôle grâce à ce défaut de prononciation et à cet air nunuche que ça lui donne. 

On voit ici Marie-Anne Chazel en train d'essayer le dentier :

Zézette dentier Père-noël

Zézette en mode détente :

Père-noël est une ordure Première 11
Lors d’une scène tournée au zoo de Vincennes, les passants qui croyaient avoir affaire à une authentique SDF, donnaient des pièces à l'actrice !

Ci-dessous Zézette et son caddie pendant les repèrages face au directeur de la photo :

Père-noël est une ordure Première 01

Pour le tournage des premières scènes du film en décembre 1981 sur les grands boulevards parisiens, Gérard Jugnot avait la consigne de rester cacher dans une camionnette et de ne sortir que quelques instants déguisé en père-noël devant les Galeries Lafayette pour les prises. Les vigiles ayant repéré son manège, il finit dans un car de police et écopa d’une contravention pour "port illégal de la tenue de Père Noël".

Père-noël est une ordure Galeries Lafayette

Pour obtenir les différentes autorisations, l'équipe de tournage avait précisé que le film s'appelait "Les Bronzés fêtent Noël", l'argument paraissait plausible car "Les bronzés font du ski" était sorti à peine deux ans auparavant.
C'est Pierre Lenoir, ingénieur du son sur le film, qui a gardé le "clap" avec ce titre factice.

Gérard Jugnot, un père-noël à la dégaine plutôt inquiètante !

Père-noël est une ordure Première 12

Le reste du film a été tourné dans les studios d'Epinay-sur-Seine. Un immeuble a été reconstruit pour l'occasion, avec un ascenseur pouvant monter trois étages.
Voici Jean-Marie Poiré devant la cage d'ascenseur pendant le tournage.

Père-noël est une ordure Première 02
Père-noël est une ordure tournage

Christian Clavier tient la "Lili", la mire qui sert de repère commun au directeur de la photo et au laboratoire :

Père-noël est une ordure Première 03

Rigolades entre deux prises pour Anémone, Thierry Lhermitte et Jean-Marie Poiré !

Père-noël est une ordure Première 05

Autre petite anecdote marrante : lors du slow entre Pierre et Katia, on entend la chanson de Guy Marchand, "Destinée", qui avait été composée par Vladimir Cosma avec Guy Marchand pour "Les Sous-doués en vacances", sorti 5 mois auparavant. Mais ce n'était pas celle prévue à l'origine, la scène a été tournée avec "Vous les femmes" de Julio Iglesias mais pour des problèmes de droit, les autorisations n'ont pas été données. Cosma, qui a composé la B.O du film, a donc été chargé de trouver une chanson avec un rythme similaire. Les dialogues ont dû être réenregistrés par la suite. On entend Katia demander "Vous aimez ce genre de musique ?" alors qu'en réalité Clavier dit "Vous aimez Julio Iglesias ?". Lhermitte répond "C'est un grand chanteur" et on entend "C'est très joliment chanté".

Père-noël est une ordure Pierre et Katia slow

Ce qui est rigolo, c'est que Julio Iglesias est tout de même présent dans le film.
Zézette porte en effet pendant tout le film un badge "J'aime Julio" comme on peut le voir ci-dessous :

Père-noël est une ordure Zézette Julio

Il y a également plusieurs photos et posters du chanteur dans la caravane du couple :

Père-noël est une ordure Zézette et Felix caravane

Cela fait partie des petits détails qu'on peut apprécier désormais grâce à la version Blu-Ray du film. On peut mieux voir également tous les petits mots que Pierre a disséminé dans les locaux de Détresse-amitié pour rappeler les règles d'hygiène et de savoir vivre. Il y en a partout, sur les meubles, les accessoires, les portes ! Il invite par exemple ses collègues à nettoyer le combiné du téléphone : "un coup d'éponge sur le combiné, c'est vite fait et ça fait plaisir".

Père-noël est une ordure Musquin petits mots

Ci-dessous Pierre à son bureau : à gauche dans le film et à droite pendant le tournage avec une irresistible envie de rire, marrant le parallèle.
On remarquera qu'il n'avait pas encore rajouté "surtout en cas de grippe" au stylo rouge sur le petit écriteau comme on peut le voir sur l'image précédente.

Père-noël est une ordure Pierre combiné

Apparemment la fameuse réplique de Jacques François "mais... c'est de la merde" n'était pas écrite, elle a été improvisée par l'acteur.

Ci-dessous Anémone et Christian Clavier se reposent entre deux prises :

Père-noël est une ordure Première 09 

Les tableaux offerts par Pierre à Thérèse avec les superbes cochons en slip kangourou ne sont pas les mêmes dans la pièce de théâtre et dans le film, mais ils ont été réalisés par le même artiste : Bernard de Desnoyers (mais signé du pseudonyme "Henry"), un peintre de Marine qui vit au Havre.

Père-noël est une ordure tableau cochon 2 
Sur le tableau de la pièce, on pourra observer que les nuages et les fleurs sont en forme de sexe masculin, du plus bel effet !

Père-noël est une ordure tableau cochon

Bernard de Desnoyers a conservé l'oeuvre du film mais celle de la pièce a été achetée par l'acteur Jean-Claude Dreyfus (le Monsieur Marie de la pub, entre autre) qui a depuis de nombreuses années une passion pour les cochons.

Père-noël est une ordure tableau cochon Dreyfus 
Père-noël est une ordure Mixed nuts
En 1994, "Le père Noël est une ordure" a fait l'objet d'un remake américain réalisé par Nora Ephron sous le titre "Mixed Nuts" (sorti en France sous le titre "Joyeux noël") avec Steve Martin, Liev Schreiber, Adam Sandler et Juliette Lewis entre autre. Je ne l'ai pas vu mais je ne pense pas que cela soit une grande réussite, j'imagine qu'ils ont dû beaucoup l'aseptiser pour correspondre au public américain.

 
Voici trois cadeaux-bonus. Tout d'abord la méthode pour faire soi-même le fameux gilet de Thérèse par "Mimi tricot", son modèle est très fidèle à l'original, ça donnerait presque envie de se mettre au tricot ça !

A gauche une photo de Thierry Lhermitte pendant le tournage, à droite le pull par "Mimi tricot" (cliquer sur l'image pour voir les explications)

Père-noël est une ordure pull Thérèse Pierre
 
Ici sur vimeo un reportage de 52 mn sur les coulisses du film : "Il était une fois le père-noël est une ordure" :
http://vimeo.com/33029541

Et enfin pour finir, la bande-annonce du film en 1982 que je n'avais pas vue à l'époque, je l'ai découverte récemment :
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:37

Affiche"Sans peur et sans reproche" ou la vie du chevalier Bayard revue et corrigée à la sauce humoristique par Gerard Jugnot !

 
Voilà un film que j'aime beaucoup et qui me fait vraiment rire mais qui n'est pas très connu. En tout cas quand j'en parle autour de moi, peu de gens l'ont vu.

Ce n'est certes pas un grand chef d'oeuvre, l'humour ne vole pas bien haut mais si on considère que le cinéma reste du divertissement alors ce film remplit parfaitement sa mission avec sa formidable brochette d'acteurs. Tour à tour film historique, film de cape et d'épée, film romantique ou comédie décalée, on ne s'y ennuie pas une minute.
 
 
L'histoire :
 
En 1494, sous les yeux du roi de France Charles VIII et de la duchesse Blanche de Savoie, le capitaine Bellabre est ridiculisé au cours d'un tournoi par un jeune inconnu, Pierre Terrail.  Pour se venger de lui et pour le détourner de son amour impossible pour la belle Duchesse de Savoie, Bellabre décide de le prendre sous sa coupe et de lui faire connaître les dures réalités de la guerre pendant la campagne d'Italie. Mais il va être progressivement supplanté par les prouesses de son protégé qui va devenir le fameux chevalier Bayard. Il décide alors de se dévouer entièrement à la gloire du futur "chevalier sans peur et sans reproche".

 
Les acteurs :
 
Le chevalier Bellabre : Gérard Jugnot
Bellabre est un des capitaines de l'armée du roi. Il est teigneux, calculateur et paillard. Il a perdu une main lors d'un tournoi et porte un crochet à la place.
Il semblerait que ce personnage, qui n'a jamais existé historiquement parlant, soit un clin d’œil à la série télévisée "Bayard", réalisée par Claude Pierson en 1964, où Victor Lanoux incarnait un écuyer nommé Bellabre. Les rôles étant inversés dans ce film puisque c'est Bayard l'ecuyer et Bellabre le chevalier.

Gérard Jugnot 3
 
Pierre Terrail de Bayard : Rémi Martin
Si on s'en tient à l'histoire avec un grand "H", le chevalier Bayard est né en 1476, ce qui lui fait 18 ans dans le film. Il n'était pas ecuyer mais au contraire issu d'une famille de la noblesse.
Jeune-homme fougueux et déterminé, il est fou-amoureux de la Duchesse Blanche. Il défend les vraies valeurs de la chevalerie, tous les viols, pillages et tortures dûs à la guerre l'écoeurent.
Je n'aime pas trop le jeu de cet acteur, je trouve qu'il en fait trop dans ses tirades, c'est peut-être voulu, je ne sais pas mais en tout cas ce surjeu le dessert un peu. Il n'a pas eu une grande carrière en dehors de ce rôle-là.

Rémi Martin 4
 
Blanche de Savoie : Ann-Gisel Glass
En fait il s'agissait de Blanche de Montferrat, à l'époque duchesse douairière de Savoie. Il n'a jamais été vérifié qu'elle ait eu une quelconque relation amoureuse avec Bayard.
Douce et reservé, Blanche est amoureuse de Pierre mais n'ose se l'avouer. 
Ann-Gisel Glass a joué dans pas mal de films et téléfilms mais n'est pas très connue en tant qu'actrice.

Ann-Gisel Glass 4
 
Jacques de Mailles : Gérard Darmon
L'écrivain a vraiment existé. Il est l'auteur de l'ouvrage "La très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart" qui relate la vie de l'illustre chevalier français (il y a bien un "t" au lieu d'un "d" dans le titre de l'ouvrage).
Dans le film, il joue un écrivain-poète homosexuel, une sorte de ménestrel version "cage aux folles", je le trouve génial dans ce rôle qu'il fait à la perfection !
 
Gérard Darmon 3
Le roi de France Charles VIII : Patrick Timsit
C'est le cousin de Blanche de Savoie. Il est vraiment mort bêtement comme dans le film au château d'Amboise en 1498 après avoir violemment heurté du front un linteau de pierre de la galerie Hacquelebac, un lieu où tous les courtisans faisaient leurs besoins naturels ! 
Ce rôle n'était que le deuxième au cinéma pour l'humoriste. Dans le film, il joue un roi bon vivant aimant le sexe faible. Il dit constamment "certes, certes". Cela fait des années que je le dis aussi mais personne ne saisit que c'est une référence à ce film !
 
Patrick Timsit
Le roi de France Louis XII : Martin Lamotte
Il succèda à son cousin Charles VIII à la mort de celui-ci le 7 avril 1498. 
Martin Lamotte joue un roi souffreteux et toussant sans arrêt. Apparemment le vrai monarque était plutôt chétif et souffrait d'une grave maladie.
 
Martin Lamotte 2
Alfonso de Sottomayor : Roland Giraud
Un marquis connétable au service du roi d'Espagne Ferdinand le catholique. J'ignore s'il a vraiment existé, je n'en ai pas trouvé trace.
Roland Giraud est excellent dans ce rôle de noble espagnol tortionnaire cruel et cultivé qui use d'un humour sadique !
 
Roland Giraud
Mignard de Parthode : Ticky Holgado
Le suivant de Bellabre, inventeur et médecin. Son grand plaisir est de pratiquer des saignées sur son maître pour le libérer de ses mauvaises humeurs.
Ticky Holgado n'ayant qu'un petit rôle avec Mignard, et n'aimant pas rester inactif, en joue plusieurs autres, notamment un marmiton bossu dans la scène de la chasse aux rats dans les cuisines.
 
Ticky Holgado 2
Jeanne : Victoria Abril
La Dame tombe amoureuse de Bellabre à force de se faire violer par lui !
A deux reprises dans le film, on voit les seins de Victoria Abril.
 
Victoria Abril
Frère Grégoire : Bruno Carette
Son rôle est très court mais il y est excellent.
 
Bruno Carette 2
Verdiglione: Michel Blanc
Un chirurgien italien dont l'accent est à couper au couteau. Michel blanc est méconnaissable avec son teint halé et ses longs cheveux noirs.

Michel Blanc 2 
Il y a également Josiane Balasko qui joue une servante leste de la main. Anémone qui est Rose (une gente Dame qui veut bien se faire violer mais ne veut pas qu'on emporte ses bijoux !), Gérard Klein qui est le Chevalier De Fougas, Romain Bouteille qui est François de Paule (confesseur de Charles VIII) et Jean-Louis Foulquier qui est Louis d'Ars (connétable de Charles VIII).

Acteurs 2
 
Tournage :
 
Sans peur et sans reproche 07Ce film est le troisième de Gérard Jugnot en tant que réalisateur après "Pinot simple flic (1984) et "Scout toujours" (1985).  Il l'a coécrit avec Christian Biegalski et Jean-Bernard Pouy.
Jugnot raconte dans le magazine "Première" d'août 1988 : Il y a longtemps que je voulais faire un film de cape et d'épée, c'est notre western à nous. Et j'ai trouvé que ce serait plus drôle de l'enraciner dans la vérité historique, qui est toujours plus riche que ce qu'on peut inventer. Mais ce ne sera pas un nouveau "Charlots mousquetaires", j'ai horreur de l'opérette".
 
C'est une belle performance d'être à la fois devant et derrière la caméra. Peu d'acteurs se sont lancés dans ce genre de défi, il faut être partout à la fois et ne rien laisser au hasard. Il dit à ce propos "J'ai le rôle d'un teigneux. Ça me permet de me vider de la nervosité naturelle que j'ai sur un tournage".

Le film a été tourné au Portugal, les prix y étant apparemment bien plus avantageux pour les équipes françaises.  Le budget total était de 32 millions de francs.

Les galeries du monastère de Santa Maria d'Alcobaça, au nord de Lisbonne, ressemblent beaucoup à celle du château d'Amboise construit par Charles VIII à la fin du XVème siècle.
C'est là qu'ont été tournées les scènes de la mort du roi Charles VIII et de l'opération du pauvre malheureux par Michel Blanc (voir plus bas).

A gauche
Santa Maria d'Alcobaça, à droite la scène du film censée se passer au château d'Amboise :

Abbaye Alcobaça 1
 
C'est également dans les gigantesques cuisines de cette abbaye cistercienne qu'a été tourné la scène de la chasse aux rats. Ci-dessous Gérard Jugnot pendant le tournage avec Ann-Gisel Glass à gauche en train de réajuster sa robe et sa dame de compagnie debout sur la table :

Sans peur et sans reproche 02
 
Le magnifique château que l'on voit au début du film avec le combat de joute est celui d'Obidos, une ville à l'ouest du Portugal. Le monument ainsi que ses remparts sont parfaitement bien conservés depuis 1527, ce qui en fait un lieu très prisé des tournages moyenâgeux.
 
Ci-dessous le dessin et la première image du film puis deux photos actuelles du château d'Obidos  :

Obidos
 
Jean-Louis Povéda, le chef décorateur, a fait un remarquable travail sur les différents lieux de tournage pour coller au maximum au contexte historique : 28 décors au total !
Quant à Gérard de Battista, le directeur de la photographie, il a également fait de très beaux éclairages qui mettent en valeur les lieux et les acteurs.


Ann Giel, Rémi et Gérard
 
Les costumes et maquillages sont aussi très riches et très travaillés, les acteurs ont les dents noircies, portent de magnifiques tenues d'apparat ou de combat (700 pour le film !) et bien sûr pour la plupart des perruques (mention spéciale à la magnifique coupe au bol de Jugnot !).
Les armures étaient en partie en latex pour que les acteurs soient un peu plus libres de leurs mouvements et ne se fassent pas mal en tombant.
 
Le maquillage avec les fausses blessures et le faux sang a beaucoup amusé les acteurs, à l'image de Michel Blanc qui tripote les boyaux sanguinolents du pauvre malheureux sur sa table d'opération... toujours avec beaucoup de dérision, ce qui atténue la barbarie de la scène.

Sans peur et sans reproche 03  

Ci-dessous : entre deux prises, Gérard Jugnot et Rémi Martin s'amusent à "faire souffrir" le patient (Jacques Delaporte).

Sans peur et sans reproche 05
 
Pour les scènes de bataille, il n'y avait que 200 figurants alors qu'en réalité, à l'époque de Charles VIII, ils étaient des milliers à combattre. Gérard Jugnot a dû user d'ingéniosité avec ses 8 cascadeurs pour donner l'impression qu'il y a de l'action.
Il a eu l'idée par exemple de faire accoucher la duchesse Blanche pendant la bataille de Garigliano, déviant ainsi l'attention des spectateurs qui étaient capitivés autant par les combats que par la naissance du bébé.
 
Ci-dessous répétition pour la bataille de Garigliano avec Gérard Darmont, Gérard Jugnot et Victoria Abril.

Sans peur et sans reproche 08  
 

La musique de la bande-originale est d'Yves De Bujadoux.
 
Le film est sorti en salle le 14 décembre 1988 et fut malheureusement un gros échec. Pour donner un ordre d'idée, il y a eu 105 503 entrées à Paris (nombre total d'entrées en fin d'exclusivité) contre 535 651 pour "Pinot simple flic".

 
Mes répliques préférées :
 
- Bayard : "Moi qui voulais mourir couvert de gloire"
  Bellabre "et ben tu vas mourir couvert de merde"
 
- Jacques de Maille : "Horreur c'est Sottomayor, ses amis l'appellent le charognard... et ce sont ses amis hein !"
 
- Bellabre : "...et oui, qu'est-ce que tu veux... on viole, on viole... et on s'attache."
 
- Charles VIII (parlant à Bellabre dans son bain avec une charmante demoiselle en pleine apnée) : "cette jeunesse, quel appétit"

Cette jeunesse quelle appétit  

- Bellabre : "Et voilà, c'est reparti comme en 94 !"
 
Taille moi une plume- Jacques de Maille (parlant à son aide) : "tiens, taille-moi donc une plume"
 
- Sottomayor : "Dès le petit matin les corbeau commencent par picorer les yeux d'abord, ils en sont friands. Cela fait un bruit étrange, d'une très grande beauté"
  Bellabre : "oui ça va, on verra bien"
  Sottomayor "et non justement vous ne verrez plus"
 
- Bellabre : "Ce Bayard, il a quelque chose de plus que moi"
  Mignard : "eh oui, il a les deux mains lui !"
  Bellabre : "Mignard, tu sais ce qui me gêne le plus avec ce crochet ? C'est que je n'ai jamais pu t'étrangler".  
 
- Bellabre (dicte à De Maille) : "... nous ne cessons d'harceler l'ennemi et déjà en la contrée on commence à nous nommer nous, messire Poquière de Bellabre,... le chevalier...euh . tu me Gérard Jugnot 2trouves quelque chose de ronflant..."
 Jacques de Maille : "Le chevalier blanc ?"
  Bellabre : "non" 
  Jacques de Maille : "Capitaine Crochet ?"
  Bellabre :Tu le veux dans la gueule ?"

- Bellabre (tenant une tête coupée dans sa main) : Qu'est-ce qui me prouve qu'il est espagnol ? Il peut même pas répondre ! Se habla espagnol ? Chorizo ? Corrida ?... Nada !"

 
Voilà, j'espère que cet article vous aura donné envie de voir ce sympathique et méconnu "Sans peur et sans reproche". Comme vous l'aurez compris, ce film est décalé et parodique, avec beaucoup de clins d'oeil et de dérision, il y a un peu de l'absurde des Monty Python aussi parfois. Il verse dans le mauvais goût par moment, voire dans la vulgarité... disons qu'il est sympathiquement ringard avec toute la tendresse que le mot ringard possède à mes yeux bien entendu. Bref j'adore ce film !

 
Voici la bande-annonce d'époque, elle est également sur le dvd. Je ne la trouve vraiment pas terrible, surtout avec cette voix off... elle ne rend pas honneur au film.

 
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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 13:31

affet jpg-r 640 600-b 1 D6D6D6-f jpg-q x-20020328 115136E.T fête ses 30 ans en 2012, le film de Steven Spielberg est en effet sorti en salle en 1982. Autre anniveraire, fêté en même temps, les 100 ans des studios Universal Pictures, producteurs du long métrage.
A cette occasion, le musée de cire Madame Tussauds a décidé de créer six statues qui sont exposées dans tous les musées Tussauds du monde : Londres, Berlin, Amsterdam, Sydney, Hollywood et Tokyo. Elles ont été dévoilées le lundi 22 octobre 2012.

 

Ces répliques permettent aux visiteurs d'admirer E.T représenté dans une des fameuses scènes du film, où on le voit recouvert d'une couverture, dans le panier à vélo du bicross d'Elliot  juste avant la fameuse scène devant la lune. On peut même s'asseoir sur le vélo pour se faire prendre en photo comme sur l'image ci-dessous.
Qu'est-ce que j'aurais aimé moi aussi poser avec la statue d'E.T !

ET Bande

Le personnage a été réalisé par Dan Woodley dans les Studios Merlin, à Londres. Il a d’abord été sculpté en argile puis moulé en cire. Une équipe d’experts ont ensuite utilisé des peintures à l’huile pour réaliser une reproduction réaliste d’E.T. Le travail minutieux a duré près de deux mois et la production a coûté £50,000 (62.000 €).

ET bande sculpteur 
Le film est sorti officiellement en France le 1er décembre 1982 et il a fait à l'époque plus de 9 millions d'entrées. Je me souviens d'être allée le voir avec ma maman et avoir eu beaucoup de mal à retenir quelques larmes lors de la scène finale !

J'ai gardé une grande tendresse pour ce très beau film. J'ai eu l'occasion de le voir en HD le week-end dernier, c'était la première fois que je le visionnais dans cette qualité-là et j'ai beaucoup apprécié car cela m'a permis de voir des tas de petits détails qui m'avaient échappés jusqu'à maintenant.

Voici ma petite collection personnelle, j'achète régulièrement des petits E.T de toutes les tailles, je trouve le personnage de Spielberg très mignon et attachant.

Collection E
J'ai aussi un petit sac offert par Bonux en 2002 à l'occasion des 20 ans du film (au centre).


Bande collection

   
Voici le making of de la statue de cire avec l'interview (non sous-titrée) du sculpteur.
Une version Blu-ray est sortie à l'occasion des 30 ans du film. Cette version contient des images inédites du plateau de tournage et une interview du réalisateur Steven Spielberg.

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 22:46
Affiche-origineL'action de "Blade runner" se déroule en 2019, Los Angeles est devenue une gigantesque cité cosmopolite toute entière vouée au culte de la technologie, embrumée en permanence et noyée sous des pluies diluviennes.
Pour accomplir les tâches ingrates, les humains ont inventé les Réplicants, des Androïdes hyper sophistiqués à l’image presque parfaite de l’homme et entièrement soumis à sa volonté. Après une révolte sanglante des Réplicants dans une colonie martienne, ces derniers sont alors interdits sur Terre.

Quatre d’entre-eux, Roy Batty, Pris, Leon et Zhora réussissent à s’évader pour retrouver leur créateur à la Tyrell Corporation, la société qui les a fabriqués, et l’obliger à rectifier leur caractère génétique qui les limite à une durée de vie de 4 à 5 ans tout au plus.
La police charge alors Rick Deckard, un Blade Runner, flic spécialisé en la matière, de retrouver coûte que coûte les fuyards. Deckard chassera les     H. FordRéplicants, mais tombera amoureux d'une d’entre eux : Rachel.
Cette dernière se croyant humaine, vit normalement et est assistante d’Eldon Tyrrel, son créateur. Deckard sera alors chargé de l’éliminer, mais ne pourra s’y résoudre…
 
 
Personnages
 
- Rick Deckard (Harrison Ford, voix française : Richard Darbois) est un Blade Runner, un membre spécial chargé de la traque des Réplicants indésirables pour la police de Los Angeles.

- Roy Batty (Rutger Hauer), le réplicant blond, est le chef des renégats échappés de Mars. C’est le le "fils prodigue" d'Eldon Tyrell, son créateur. Il peine à contrôler ses émotions.

bladerunner-young-01-- Rachel ou Rachael (Sean Young), est une réplicante dernière génération, elle a ainsi reçu les souvenirs de Sarah, la nièce de Tyrell, son créateur, lui permettant de mieux se croire humaine.

- Gaff (Edward James Olmos), est un aussi Blade Runner de la police. C’est un personnage très mystérieux par son langage (le Cityspeak, un mélange de langues) et ses origamis.

- Zhora (Joanna Cassidy). Cette réplicante fait vivre tout le groupe de Nexus 6 par son travail de danseuse exotique au bar de Taffey Lewis.

- Pris (Daryl Hannah) est un réplicante créé pour le divertissement, un "modèle de plaisir". C’est la petite amie de Roy.

Zhora- J.-F. Sebastian (William Sanderson), est généticien à la Tyrell Corporation, il souffre du syndrome de Mathusalem, en fait cette maladie existe réellement, c’est la progéria (vieillissement accélèré). Il vit en solitaire avec des automates qu'il a lui-même créés.

- Leon (Brion James), est le premier Nexus-6 que l’on voit en début de film lorsqu’il passe le test Voight-Kampff, test permettant d’identifier un réplicant en mesurant les variations de la rétine au cours d’un interrogatoire.




- Le Dr Eldon Tyrell (Joe Turkell), est le créateur des Réplicants. C’est le fondateur de la Tyrell Corporation.




Réalisation

Harrisson ford et rideey scottPour ce film, sorti en 1982, le réalisateur Ridley Scott (à qui on doit aussi "Alien", tourné 3 ans auparavant) s'est entouré de techniciens de génie : le décorateur Lawrence G.Paul et Douglas Trumbull, maîtres des effets spéciaux à Hollywood ( "2001 : L’Odyssée de l’espace" ou "Rencontres du Troisième Type"), ainsi que du designer industriel Syd Mead qui travailla sur "Star Trek" ou "Tron" et créateur de la trentaine de véhicules futuristes présentés dans le film. Très influencés par "Metropolis" de Fritz Lang, ce dernier a aussi réalisé le design des décors ainsi que des architectures des bâtiments. Il s’est aussi occupé de l’ensemble des objets high-tech qui parsèment le film.
 
Ridley Scott fit quelques changements par rapport au script original, la ville sous la neige est ainsi devenue une mégalopole tentaculaire et sombre qui donne toute sa profondeur au film.



Origine
 
PKD_DO_ANDROIDS.jpgL'histoire est tirée du roman "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?"  (en v.o : "Do Androids Dream of Electric Sheep ?"), écrit par Philip K. Dick en 1966. En plus de ce roman, il a écrit d'autres ouvrages qui ont aussi servi de base à des films, comme "Total Recall" ("Souvenirs à vendre"), "Planète hurlante" ("Nouveau modèle"), "Minority report" ("Rapport minoritaire") et même la série animée "Cobra" tirée de la même nouvelle que "Total Recall".
Littéralement, Blade Runner siginifie  "celui qui court sur le fil du rasoir ". Ce titre de film fut acheté pour une somme symbolique à William S. Burroughs qui écrivit dans les années 50 un roman bizarrement appelé  "Blade Runner : a movie". La deuxième source pour le titre provient d'un autre roman de science-fiction écrit dans les années 70 par Alain Nourse, et portant le titre de "Bladerunner" également mais en un seul mot.


Différence entre livre et film
 
Le film diffère très largement du roman dont il s’inspire :
- Le mot  "Blade runner" ne figure pas dans le texte original.
- L’action du roman se déroule en 1992 à San Francisco, alors que dans le film l’histoire se passe oeil bladerunneren 2019 à Los Angeles
- Dans le roman, les personnages de Pris et Rachel sont physiquement identiques, alors que dans le film, les rôles sont joués par 2 actrices différentes.
- Dans le roman, Deckard est marié et s’occupe de moutons électriques.
- Il y a de la poussière radioactive partout dans l’air et le sol dans le roman, et pas dans le film.
- Dans le livre, Philippe K. Dick insiste sur l’importance des animaux véritables, leur rareté et leur prix alors que dans le film ce sujet-là n’est pas abordé mais il y a malgré tout de nombreuses allusions.
 

Blade-runner-appart-Sebastian.jpg

- Les Réplicants s’appellent des andros dans le roman.
 

Décors et ambiance
 
L'atmosphère de Blade runner est oppressante : la ville est faite de grands gratte-ciels, elle est sombre et éclairée par la lumière des néons publicitaires, il y pleut en permanence et elle grouille de toute part. Dans ce Los Angeles transfiguré, où l’on peut néanmoins reconnaître les immeubles  Ennis Brown House de Frank Lloyd Wright (construit en 1924, les extérieurs de l'appartement de Deckard y ont été tournés) et le Bradbury Building de George Wyman (construit en 1893, lieu de tournage de l'appartement de JF Sebastian), l’architecte s’est inspiré d’un roman de science-fiction se passant en l’an 2000.
Une video vraiment trés bien faite sur les lieux de tournage ICI.




Le film fut tourné dans les studios de Burbank, dans des décors de rues de New York, construits en 1929, qui servirent aussi à de nombreux films noirs des années 1940. Justement, dans "Blade runner" il y a une influence général du film noir des années 40 et de ses codes : le héros est un flic désabusé et cynique qui évolue dans un univers sombre ou l’on retrouve la classique femme fatale, ici Rachel. Il est donc à mi-chemin entre le film d’anticipation et le polar des années 40.

Blade runner appart Deckard


Contexte
 

Deckard-et-machine-copie-1

Lors de sa sortie initiale en salles, "Blade Runner" fut un échec financier important et le film disparut très rapidement des écrans, le public n’appréciant pas la noirceur de son final, malgré la présence d'Harisson Ford qui était extrêmement populaire à ce moment-là auprès des jeunes, notamment grâce à "Star Wars" (épisode 4 sorti en 1977 et épisode 5 en 1980) ou "Indiana Jones" (premier film de la saga sorti cette même année 1982). Sa notoriété ne suffit pas à assurer le succés du film.

Les producteurs ont alors remonté le long métrage, sans l'accord de Ridley Scott. Harrisson Ford devint un vrai flic humain (donc pas de doute sur son éventuelle appartenance à la race des réplicants) et la fin devint une escapade amoureuse entre Rachel et Deckard, avec une forêt en arrière plan. Pour réaliser cette fin, la production n’a pas hésité à se servir de rushs inutilisés du film "Shining" de Kubrick, tournés pour la séquence du début où Jack Torrance (Jack Nicholson) se rend avec sa famille à l'hôtel Overlook dans le Colorado.

Tous les longs plans de la ville, toutes les longueurs du film ont été accompagnés de commentaires avec la voix (off) d’Harrisson Ford, expliquant les scènes aux spectateurs.

 
Lorsqu'il fut disponible en vidéocassette, quelques années plus tard, un petit groupe d'amateurs se mirent à écrire un peu partout des articles sur le film, ce qui permit de mieux le faire connaître auprés du grand public et de devenir ensuite un film culte.
 
Affiche director cut"Blade Runner" existe en plusieurs versions. Outre les trois plus connues : la version d'origine américaine, la version européenne et une version appelée "Blade Runner : version réalisateur", le film a aussi connu plusieurs autres versions tant au niveau du montage que de son exploitation par la Warner Bros.
 
Le "Director’s Cut" (affiche ci-contre) est sorti en 1992 lorsque Ridley Scott essaya de rétablir son film dans sa version originale : la voix off disparaît ainsi que la fuite de Deckard et Rachel dans la nature, le doute sur l’humanité de Deckard est réintroduit. Le réalisateur a aussi inséré le plan d’une licorne dans la scène où Deckard joue au piano, licorne qui revient plus tard sous la forme d’un pliage en origami déposé devant la porte du Origami.jpghéros par le policier qui le soupçonne. Ridley Scott, empêché jusqu’au bout de faire sa rectification par un ultimatum de la Warner, a alors sorti une "version d’auteur finale" en 2007.
 
Philip K. Dick n’a jamais pu voir le film sortir sur les écrans, il est mort d’une crise cardiaque en 1982, mais il a tout de même pu en voir un montage de 20 mn avec les effets spéciaux et les bruitages mais sans la musique. Il fut impressionné par le travail de Ridley Scott et de son équipe et il déclara que ce qu’il avait vu correspondait tout à fait à la vision qu’il avait en écrivant son roman.
 
Le quotidien britannique The Guardian a publié en 2004 les résultats d'un sondage effectué sur soixante des plus grands scientifiques mondiaux, pour élire le plus grand film de science-fiction de l'histoire. "Blade Runner" a été classé meilleur film devançant de peu "2001 : l'odyssée de l'espace" (1968), "Star wars : La Guerre des étoiles" (1977),  "Star wars : L'Empire contre-attaque" (1980), "Alien, le huitième passager" (1979) et "Solaris" (1972).
 

Bande originale
 

Rachel-piano.jpg

Elle a été composée par Vangelis. La musique dans Blade runner a une place très importante (et plus encore dans la version sans la narration d’Harrisson Ford). Ce film ne serait pas aussi grandiose sans ces sons si particuliers, mélange de musique classique, de morceaux sombres avec des sons futuristes au synthétiseur, qui créé une ambiance noire et mélancolique. Le compositeur grec a également travaillé avec Demis Roussos pour certains arrangements et chants.
L'album de la bande originale ne parut qu’en 1994, 12 ans après la sortie originale du film, mais une version illégale (bootleg) circulait déjà depuis longtemps.

Ci-dessous trois photos polaroïd faites pendant le tournage, on y voit  Harrison Ford, Sean Young et Rutger Hauer.

Bande-pola.jpg

Une suite ?
 
Le livre "Blade Runner, Tome 2" de K.-W. Jeter, est plus le prolongement du film que la suite du roman de Philip K.Dick. Deckard en est toujours le héros : on le retrouve après qu'il ait pris la fuite à la fin du film, vivant avec la femme qu'il aime dans une paisible quiétude, jusqu'au jour où ceux pour qui il travaillait se mettent à le rechercher : une femme est particulièrement à ses trousses, elle ressemble comme deux gouttes d'eau à Rachel.
Blade-Runner-vaisseau.jpgAutre évolution, la politique de l'ONU aurait été modifiée : non seulement les répliquants seraient traqués mais également les Blade Runner. De plus, on apprend qu’un autre répliquant serait encore dans la nature…. Deckard serait-il celui-ci ?  

Aux dernières nouvelles (août 2011) Ridley Scott aurait accepté de se replonger dans une suite ou un "prequel" (une histoire se déroulant avant le film original), en tout cas pas un remake, et tant mieux ! La production (Alcon Entertainment) précise que le cinéaste britannique n'a pas encore fait son choix entre les deux options. On ne sait pas non plus si Harrison Ford et Rutger Hauer seront de la partie au niveau du casting. Une chose est sûre, les problèmatiques soulevées par ce film il y a plus de 25 ans sont toujours d'actualité et ça sera sans doute trés interessant de voir comment le réalisateur relévera le défi.
 
J’aime vraiment l’ambiance claustrophobique de ce film, avec cette ville labyrinthique, grouillante et futuriste, le mélange d’architecture, de langue, de style. L'histoire est passionnante et il y a en plus une vraie reflexion philosophique derrière. Les scènes d'action sont particulièrement bien tournées et le suspens tient en haleine jusqu'au bout. Tout ça avec la merveilleuse musique de Vangélis qui finit de donner une ambiance unique à laquelle on croit colombe blade runnerimmédiatement. Pour moi, c’est un film culte, un summum du film de science-fiction.

J’ai eu la chance d’aller voir la version définitive 2007 "Final cut" au cinéma lors de sa sortie. Cette version reprend en grande partie la version de 1992. J’ai vraiment adoré voir ce film sur grand écran. Jusqu’à présent, je ne l’avais vu qu’en vidéo et en version non définitive. J’ai vraiment été époustouflée, subjuguée, exaltée par la beauté des images et de la musique.

Allez, juste pour le plaisir, voici la merveilleuse dernière phrase de Roy avant de mourir et de lâcher la colombe : "J'ai vu des choses que vous autres ne croiriez pas. Des vaisseaux en flammes sur le Baudrier d'Orion. J'ai vu des rayons cosmiques scintiller près de la Porte de Tannhäuser. Tous ces instants seront perdus... dans le temps... comme les larmes... dans la pluie. Il est temps... de mourir."
 
Je finis avec le splendide "Love theme" de Vangelis :
 
 
Blade-runner-appart-Sebastian.jpg
 
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Les Copains d'abord - dans Ciné
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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 09:50

affiche%20film%20roger%20raabit%20annees 80Serait-il enfin devenu raisonnable depuis 1988 ? Eh bien non, toujours pas !... et heureusement, car on prend toujours autant de plaisir à revoir les facéties de ce personnage si attachant et complètement déjanté !
 
L'histoire

Hollywood, 1947. Dans le monde du cinéma, les "Toons", acteurs en dessin animé, cartonnent à l'écran, ils collaborent étroitement avec les humains et représentent une industrie juteuse. Autrefois sacré star du cinéma d'animation, le lapin Roger Rabbit est au 36ème dessous, il est en effet fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu'il soupçonne sa femme, la sublimissime et plantureuse Jessica Rabbit, de le tromper. Son producteur, R.K. Maroon, décide alors d'embaucher un privé, Eddie Valiant, pour enquêter sur cette affaire qui s’avère être plus complexe qu’il n’y parait.

 
    roger rabbit annees 80 hoskins

Les personnages
 

Roger Rabbit est un lapin farfelu dont la seule raison de vivre est de faire rire, il est tellement amoureux de sa femme Jessica qu’il en oublie ses répliques quand il tourne ! Il est accusé du meurtre de l'amant de sa femme.

Eddy Valiant (Bob Hoskins) est un détective privé blasé et vaguement alcoolique, il refuse d'aller à Toonville et évite de côtoyer des Toons et pour cause : fait unique dans l'histoire des toons, son frère Théodore a été assassiné par l'un d'eux quelques années plus tot. Fils d'un clown, diplômé de l'école de police, il fut un brillant détective, délivrant Riri, Fifi et Loulou kidnappés ou blanchissant Dingo d'une accusation d'espionnage.

Dolorés (Joanna Cassidy, l'actrice qui joue la réplicante Zhora dans "Blade Runner") est la femme d’Eddy. Elle est tenancière de bar. 

dolores4.jpg

Jessica.jpg
Jessica Rabbit est la femme de Roger, une rousse incendiaire qui fait tourner toutes les têtes lorsqu’elle chante, autant par son physique que par sa voix. Mais comme elle le dit elle-même : "je ne suis pas une bad-girl, je suis juste dessinée comme ça… ".
Allez les garçons, avouez-le, vous fantasmiez tous sur elle à l’époque !

Voici des dessins préparatoires au film :

Recherche dessin Jessica-copie-1

Acme.jpgMarvin Acmé (Stubby Kaye) est le créateur de l'univers de Looney Tunes et le propriétaire de Toonville, la cité des Toons, il adore les farces et attrapes !

Le juge DeMort (Christopher Lloyd, le fameux Doc de "Retour vers le futur") : habillé de noir, le teint livide, il est aussi fascinant qu’antipathique. Il a inventé la "Trempette", le seul produit qui puisse tuer les toons, un mélange de térébenthine, d'acétone et de benzène (mélange habituellement utilisés pour diluer et nettoyer les tâches de peinture). 
"Noooooon, pas la trrrrempeeeeeeette !!!!!"

Juge.jpg


Les Fouines sont les cinq mercenaires du juge DeMort, elles se nomment Greasy, Psycho, Stupid, Wheezy et leur chef, Smart Guy, elles sont toujours en train de ricaner ce qui fait dire au juge : "Un de ces jours, vous allez mourir de rire".

Les fouiness

 

 

Robert Zemeckis et RogerLa création du film 

"Qui veut la peau de Roger Rabbit" (tiens d’ailleurs, petit détail amusant, le titre n’a pas de point d'interrogation, la superstition veut en effet que cela porte malheur pour un titre de film) est le 35ème long métrage de Disney. Il est adapté du roman de Gary K. Wolf, "Who Censored Roger Rabbit ?", sorti en 1981.

Au milieu des années 80, Disney, Robert Zemeckis (photo à droite) et Steven Spielberg s'associent pour en réaliser l'adaptation cinéma, Spielberg tenant le rôle de producteur et Robert Zemeckis celui de réalisateur.
Roger et les menottes
Ce dernier n’était qu'aux tout début de sa carrière cinématographique mais avait déjà à son actif la réalisation d’"À la poursuite du diamant vert" en 1984 et de "Retour vers le futur" en 1985.

Ce film a remis à la mode la technique consistant à mêler p18959146_w434_h_q80-copie-1.jpgrises de vue réelles et images d’animation.

Auparavant, chez Disney, il y avait eu, entre autre, "Les Trois Caballeros" en 1943, "Mary Poppins" en 1964 et "L’apprenti sorcière" en 1971. Ce procédé avait cependant été mis de côté en 1977 suite à l'échec du film "Peter et Elliott le Dragon".


Le tournage des scènes extérieures demarra à Los Angeles en décembre 1986. Les scènes en intérieur furent tournées plusieurs mois après en Angleterre. Quant aux séquences animées, elles furent réalisées aux Cannon Elstree film studios situés en Angleterre également.
Le défi à relever était de taille, faire un film "3 en 1" : à la fois un polar, un long métrage d'animation et un film à effets spéciaux.
Le budget était conséquent, 70 millions de dollars, dû en grande partie à l'intégration d'animations dans des scènes, procédé long et couteux à réaliser.



Making of

Le film a nécessité 1 035 effets d’optique. Plus de 300 artistes travaillèrent pendant 2 ans à temps plein sur les séquences animées. Sachant qu’il faut 1 040 dessins pour une scène de 10 secondes et que ce film compte 56mn d’animation, je vous laisse imaginer le nombre de dessins à faire !


Tout d'abord de nombreux robots ont été créés afin de remplacer chaque personnage animé faisant une action à l'écran (casser des assiettes, tenir un pistolet etc…), ces robots étaient ensuite cachés par l'animation qui les recouvrait.

 

Voiture Eddy
Les animateurs ont étroitement collaboré avec ILM (Industrial Light and Magic), la société d'effets spéciaux de Georges Lucas, qui s'est occupé de tous les effets visuels.
La nouveauté, introduite par Richard Williams responsable de l’animation, était de donner Tournage fond bleude l’ampleur aux dessins avec des jeux de lumière et de volume.
Chaque personnage projette sa propre ombre également, procédé totalement inédit pour l’époque, tout cela les rend très vivants.


Les vrais acteurs devaient donner la réplique à des personnages invisibles et composer avec un environnement souvent virtuel, une sacrée performance !
Bob Hoskins raconte que c’est en regardant sa petit fille de 3 ans jouer avec des amis imaginaires qu’il a en fait trouvé le truc et  ajoute que heureusement Charles Fleicher (qui prête sa voix à Roger en vo) venait sur le plateau, hors caméra, pour lui donner la réplique en portant des oreilles de lapin, des gants jaunes et une salopette orange comme son personnage, cela l’a énormément aidé.



Musique

La musique a été composée par Alan Silvestri, un fidèle de Robert Zemeckis, avec qui il collabora aussi sur "A la pousuite du diamant vert", la trilogie "Retour vers le futur" et sur Une Première Roger Rabbit"Forrest Gump".
Il a également composé beaucoup d’autres musiques de films : "Predator", "Stuart Little", "Abyss " et même la série télé "Chips".
Il a fait un trés bon boulot en jonglant avec les différents styles de ce film : action, polar et cartoon.

 

Succés !

Sorti le 22 juin 1988 aux Etats-Unis (le 18 octobre 1988 en France), le film fit un carton en salles. Plus de 349 Millions de dollars amassés de par le monde, avec notamment 5 878 731 spectateurs en France (soit le 3ème film le plus vu dans l'Hexagone en 1988, derrière Figurine Roger"Le Grand Bleu" de Besson et "L'Ours" d'Annaud).


L'accueil du public fut tel qu’il y eu plein de produits dérivés : une série de BD, des albums Panini, des jeux et jouets de toutes sortes, notamment des petits personnages en plastique chez McDonalds (qui deviendront légions avec les futurs productions Disney).

Le film remporta trois Oscars l'année suivante, pour les meilleurs effets spéciaux, les meilleurs effets sonores et le meilleur montage. Il fut également nominé pour le César du meilleur film étranger mais ne remporta pas le prix.

 

Une suite ?

Disney voulu évidemment surfer sur le succès du film en lançant la production d'un court-métrage avec Roger Rabbit et Baby Hermann, il fut diffusé en avant-programme de "Dick Tracy" sorti en 1990.

Une suite du nom de "Roger Rabbit II : Toon Platoon a été pendant un moment envisagée avant d'être abandonnée. D'autres suites furent proposées, tout d'abord en 1994, "Who Discovered Roger", qui se concentrait sur les origines de notre lapin préféré puis en 1999, un projet de film en 3D a été envisagé mais rien ne se concrétisa.
Aujourd'hui une suite est toujours envisagé mais personne ne sait encore si elle se fera ou pas...

 

Petits secrets de tournage et anecdotes 

 - Une des obligations du film était que les personnages de la Warner (Bip Bip Coyote, Speedy Gonzales, Sam le Pirate etc…)  devaient apparaître aussi longtemps à l'écran que leurs Duel de canard dans Roger Rabbithomologues de Disney. Ainsi Mickey Mouse et Bugs Bunny apparaissent dans une scène mémorable de chute d'un immeuble, et Donald Duck et Daffy Duck , les deux canards vedettes, se livrent à une inoubliable joute musicale au piano ! C’est Spielberg qui a dû convaincre les autres studios de "prêter" leurs vedettes. Pour un forfait de 5.000 dollars le personnage, il obtint la participation d’une douzaine de stars. A l’arrivée, deux seulement manquent à l’appel : Popeye et Fritz le chat, leurs propriétaires jugeant qu’ils valaient plus que ça…

- Le juge DeMort ne cligne pas une seule fois des yeux dans tout le film.

- Deux mois après la fin du tournage, Bob Hoskins raconte "j’avais des hallucinations, je voyais des toons partout !".

- Une scène coupée au montage montrait Jessica Rabbit remettre allègrement ses bas alors que celle-ci avait les jambes croisées. Un peu trop vamp à leur goût, Jessica fut censurée par les producteurs.

- Quand le juge hurle "je fonds", c'est un clin d'oeil à la sorcière dans "le Magicien d'Oz". 
  

Retour vers le futur vitrine- Le tunnel conduisant vers la ville des Toons est celui qui a été utilisé pour filmer la scène où Marty McFly tente de subtiliser l'almanach à Biff Tannen dans sa voiture dans "Retour vers le futur 2".

 - Toujours dans ce dernier film, on aperçoit la peluche de Roger Rabbit (Playskool), vendue avec sa boîte, sur laquelle on peut lire "I talk" ("Je parle") dans la vitrine où Marty achète son almanach. Vu qu’il vient de l'année 1985, il ne connait donc pas encore ce personnage !

 - Dans la scène finale, alors que le juge Demort vient d'être liquéfié, tous les toons du coin débarquent dans le hangar par le mur défoncé. On reconnait entre autre :
Bambi, Bébé Herman, Bip-bip, Betty Boop, Blanche-Neige, Bugs Bunny, Charlie, le grand coq, Daffy Duck, Dingo, Donald, Droopy, Dumbo, Gros Minet, le Grand Méchant Loup, l'un des pingouins de "Mary Poppins", l'un des trois caballeros, Mickey, Minnie, Pinocchio, Pluto, Sam le Pirate, Simplet, Speedy Gonzales, Titi, Woody Wood Pecker etc …

Tous les toons



Quelques répliques que j'adore

- Baby Hermann : "J'ai le vice d'un mec de 50 ans, et le zizi d'un gosse de 3 ans !"

- Jessica : "Vous ne savez pas comme c’est dur d’être une femme qui a mon physique".
   Eddy : "Vous ne savez pas comme c’est dur d’être un homme qui regarde une femme qui a votre   physique".

- Dolorés : C’est la joie d’me revoir ou tu caches un lapin dans ton pantalon ?"

- Roger : "Jessica est la crème de mon café !"
    Eddie : "Ben tu f'rais mieux de le prendre noir parce que c'est Acme qui s'tape la crème..."
 

A sa sortie en salle, je me souviens que j’avais été époustouflée par les extraordinaires prouesses techniques de ce film. Les acteurs jouent formidablement bien, Bob Hoskins et Christopher Lloyd y sont vraiment excellents. C’est un mélange savamment dosé de divertissement, de suspens, de naïveté et d’humour. Les tas de clins d’œil hommage aux anciens dessins animés sont vraiment jouissifs, tout ça donne un sacré concentré de bonne humeur ! Bref j'adore ce film et je ne me lasse pas de le revoir régulièrement, il a vraiment trés bien vieilli.
 

Dessin final


Pour finir, voici un extrait video, difficile de choisir tellement tout est génial ! Je vous ai mis la petite chanson d'Eddie que j'aime beaucoup avec ses rimes douteuses ! 

 

 

 

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A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection)


 

"Les séries de notre enfance", de Nordine Zemrak et Maroin Eluasti, dédié à l'histoire du studio DIC (Mystérieuses cités d'or, Ulysse 31, Inspecteur Gadget etc...), pour découvrir les secrets de fabrication des séries cultes qui ont rythmé notre enfance. (Pollux)