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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 20:38
Boite Shaker magiqueJe ne sais plus à quelle occasion j'ai eu la boite de Shaker Magique avec Mickey, Donald et Pluto mais je me souviens qu'elle m'a beaucoup marquée. Bon ok, le résultat n'était peut-être pas à la hauteur de mes espérances mais le principe était génial : fabriquer ses propres figurines avec une poudre magique qui se solidifie en quelques minutes et qu'on peut peindre dès le lendemain.

Le shaker magique (Shaker Maker en V.O) a été inventé dans les années 70 par Ideal Toy Company, société créée à New York en 1907 par Morris et Rose Michtom. C'est à eux qu'on doit l'invention notamment du premier ours articulé en peluche en 1903.

Le shaker magique a été vendu principalement aux Etats-Unis et dans certains pays en Europe.
 

Le principe

Il fallait verser la poudre spéciale (Magic Mix) avec la bonne quantité d'eau dans le gobelet doseur transparent. Ensuite on posait le moule du personnage choisi en deux parties sur ce récipient. Puis on recouvrait ce moule avec le couvercle vert (le shaker/mélangeur). Là il fallait secouer très fort pendant 15-20 secondes (ils disent 18 fois dans la pub), puis on reposait le shaker, partie verte en bas, de telle sorte que le mélange puisse s'écouler dans le moule.   

On laissait prendre quelques minutes puis on ôtait le couvercle et on ouvrait le petit moule, la figurine s'était formée toute seule, magique ! On la faisait tomber dans la paume de la main puis on la posait délicatement sur le petit support fourni. Elle était tout rose et elle gigotait dans tous les sens quand on la faisait bouger, comme de la gélatine  C'était très rigolo et cela sentait une odeur très particulière mais difficile à décrire, ceux qui ont eu le jouet s'en rappelleront sûrement.

Ci-dessous le "making-of" trouvé sur un site américain, la poudre est blanche :

Making of

Il fallait alors laisser la figurine sécher 24h avant de pouvoir la peindre. On pouvait ajouter à ce momentChangement de taille-là des accessoires en plastique aux personnages, un os pour Pluto, un parapluie pour Mickey ou des plumes pour les oiseaux par exemple.

Avec l'évaporation de l'eau, la figurine passait du rose au blanc, rétrécissait beaucoup (environ 50% de sa taille comme on peut le voir sur la photo avant-après à gauche) et devenait toute légère, comme une pierre-ponce.
Je me souviens que je mettais mes personnages très près du radiateur dans ma chambre pour que cela sèche plus vite.
 
Donald Mickey et PlutoC'est au moment de la peinture que cela se gâchait un peu. Les figurines une fois sèches avaient un aspect un peu grumeleux et poreux, absolument pas lisse, ce qui fait qu'elles étaient très difficiles à peindre, surtout pour les petits détails (les yeux, la bouche etc....).

Et puis les peintures fournies dans la boite (des pastilles d'aquarelle) n'étaient vraiment pas terribles. Le résultat était loin de correspondre aux images qu'on pouvait voir sur le packaging ou dans les pubs à la télévision.

Peinture







Ci-dessus les personnages sur le packaging et le résultat final : une sacrée différence !
En fait, moi j'aurais même préféré garder les figurines tremblotantes, elles étaient bien plus jolies et amusantes.
 
Pour info, quand la réserve de poudre était épuisée, on pouvait racheter des sachets en magasin pour refaire d'autres figurines.
 
Ideal a produit plusieurs boites avec différents thèmes : personnages rigolos avec des panneaux, oiseaux ou animaux :

Différentes figurine




Voici deux publicités de 1979 qu'on pouvait trouver dans nos magazines préférés à l'époque, Pif ou Mickey :



Sur celle-ci, on voit la marche à suivre et la figurine tremblotante :

Pub Shaker magique 1979


Dans les années 1990 et 2000, Le shaker magique a été relancé mais sous son nom d'origine "Shaker maker" et par la marque Joustra. Il n'a pas rencontré autant de succès et je pense qu'il n'y en a même plus en France dans les magasins de jouets de nos jours.

On peut en trouver aux Etats-Unis avec différents thèmes : Toy's story, Scoubidou, Dr Who, les princesses Disney etc...


shaker-maker-toy-story


Pour finir, voici un spot télé de 1979 :
 
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Les Copains d'abord - dans Jeux et jouets
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 23:24
Casper 1Je ne pense pas partager ce souvenir avec beaucoup de personnes mais j'avais tout de même envie de parler de ma joie d'avoir enfin retrouver un de mes jouets favoris d'enfance : mon Casper parlant !

Je l'aimais beaucoup car il était petit, mignon et avait une bouille bien rigolote. Et puis ce qui me plaisait par dessus tout, c'est qu'il parlait quand on tirait sur son corps.

Il disait huit phrases différentes 
d'une manière aléatoire :
- "Bonjour je m'appelle Casper"
- "Viens jouer au fantôme"
- "Tu veux bien être mon ami"
- "Fais le fantome ouuuh !"
- "Tu joues avec moi ?"
- "Je suis un gentil fantôme"
- "Tu me racontes une histoire de fantôme ?"
- "Ooouuuuuh j'me suis fait peur tout seul !"

Rien que pour cette dernière phrase, je voulais Casper MATTELabsolument le retrouver, c'était ma préférée, elle me faisait bien rire !
Je l'ai vu deux fois lors de mes balades en vide-grenier, malheureusement il n'avait plus de voix. La dernière fois, la dame qui le vendait m'a raconté qu'elle avait mis une aiguille à tricoter dans le micro quand elle était enfant parce que la voix l’énervait, sacrilège !

J'ai fini par le trouver dans la boutique en ligne de jouets de collection de mon copain StephTvserizz, 
Flashback.

Quand je l'ai reçu, j'ai ouvert la boite avec fébrilité... je n'avais pas revu mon Casper depuis plus de 30 ans ! Quel grand bonheur de tirer de nouveau sur son corps et quelle émotion d'entendre les fameuses petites phrases !

Je sais peu de choses sur ce jouet, il était fabriqué par Mattel et il a été apparemment vendu de 1971 à 1978.

Le fonctionnement du mécanisme est assez simple : le cordon actionne un petit lecteur de disque et un petit haut-parleur grâce à une bobine métallique, il n'y a pas besoin de pile pour le faire marcher. Mattel a beaucoup utilisé ce système (Pull String) dans ses jouets dans les années 60-70, notamment pour les poupées parlantes.

Voilà un mécanisme dans le genre de celui qui se trouve à l'intérieur de Casper :

 

Montage boitier Casper
Voici une magnifique image extraite du catalogue Mattel de 1978 :

Casper Mattel 1978



Et voici une petite video que j'ai faite où on peut entendre la voix de Casper avec 4 de ses phrases :

J'aimais bien les aventures du gentil fantome en dessin animé sur Antenne 2, c'était tout mignon mais parfois un peu triste, il voulait à tout prix se faire des amis mais les gens avaient peur de lui... Pour lire un article sur ce dessin animé, c'est ICI dans le Grenier de la télé.

casper-the-friendly-ghost-christmas-1
Je suis trés heureuse d'avoir enfin retrouvé ce jouet auquel je tenais tant et qui me rappelle de doux souvenirs. A chaque fois que je trouve un ancien jouet auquel j'étais trés attachée comme celui-là, j'ai l'impression de me rapprocher un peu plus de mon enfance...

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 22:51
Playmo Color 1ah les Playmobil Color... ou comment faire l'expérience de la déception quand on est encore tout petit !
Si l'on ignorait encore à nos âges ce que la mention "image non contractuelle" voulait dire, on savait par contre que le résultat était bien loin de nos espérances en voyant les pubs à la télé et dans les magazines ou les photos sur les boîtes !


Les Playmobil Color sont arrivés sur le marché en 1978. Les premiers Playmobil étaient apparus chez nous en 1975 et étaient nés l'année d'avant en Allemagne.
La marque n'a pas continué l'aventure Playmobil Color par la suite, le concept n'ayant pas obtenu le succès escompté. Et pourtant l'idée de départ était trés bonne : on achetait des boites avec des personnages et des accessoires entièrement blancs que l'on pouvait colorier comme on le souhaitait grâce à des feutres spéciaux.


Ces feutres indélébiles étaient vendus séparément en pochettes de 8 ou 16 comme on peut le voir sur l'image ci-dessous. Ils étaient parfois fournis dans certaines boites. Un effaceur était inclus dans chaque pochette.

Je me souviens qu'ils avaient une forte odeur, comme tous les feutres indélébiles, j'adorais les renifler ! Je m'en servais aussi pour faire des dessins sur tout un tas d'autres supports plastifiés sur lesquels il était impossible de dessiner avec des feutres classiques.

 
Feutres
Il y a eu de nombreuses boites de Playmobil Color avec différentes thèmes : des indiens, des pirates, des clowns, des motards, des personnages du moyen-age, des animaux etc... En voici quelques exemples :

Montage Playmo color

Pour mieux colorier les personnages, un support spécifique était fourni dans les boites. On y calait les pieds des petits bonshommes et on évitait ainsi de se peinturlurer les doigts avec les feutres !

Marche-a-suivre.jpg

Voici une image provenant d'un catalogue La Redoute 1979-80, on peut voir un enfant en train de colorier un indien grâce au support. On peut voir le prix des boîtes également à l'époque, 79 francs (12€).

Playmo Color La Redoute 79-80
Pour ma part, j'ai eu plusieurs petites boites de Playmobil à colorier, j'aimais le principe de pouvoir personnaliser les objets et les personnages, cela avait quelque chose de magique. J'ai eu notamment des soldats napoléoniens et leurs accessoires.
Il était trés difficile d'obtenir une couleur uniforme, d'autant que si je me souviens bien, quand on passait plusieurs fois sur le même endroit, cela effaçait en partie les traits déjà faits. Et puis il était surtout impossible de dessiner les petits détails des vêtements. Bref le résultat était souvent décevant.
   
Voici les soldats napoléoniens tels qu'ils auraient dû etre :
 


Et ici une partie des miens, qui sont moins beaux évidemment mais il faut dire que je n'avais que 8-9 ans à l'époque.



J'ai eu aussi un ensemble de vaisselle, je m'étais bien amusée à les décorer, notamment les assiettes transparentes que j'avais coloriées comme celles que nous possédions chez moi à l'époque, des Arcopal avec des petites fleurs roses. Je suis trés contente de les avoir gardées, cela reste un trés bon souvenir malgré le résultat plutot médiocre.

Vaisselle

J'ai retrouvé aussi ces trois rescapés que j'avais coloriés pour jouer avec le cirque Playmobil que j'ai eu pour mes 9 ans, deux acrobates et un clown, les couleurs ont mal resisté au temps !

Playmo 04


Voici une boite d'indiens coloriée par un adulte, évidemment le résultat est nettement plus réussi !




Voici des publicités magazines de 1979, je m'en souviens trés bien dans mes Pif ou mes Mickey, elles me donnaient vraiment envie d'avoir ces jouets à l'époque.

pub 1979
Playmo color


Ici une belle page de catalogue de jouets de 1979 des Nouvelles Galeries :



Pour finir, voici deux pubs télé de 1978 et 1979.
Cela avait l'air tellement facile et tellement réussi une fois terminé !
 
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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 20:51
Elastic manQuand j'étais toute petite, je rêvais d'avoir un bonhomme élastique. Je ne l'ai jamais eu mais je me souviens que je jouais avec quand j'allais avec ma maman chez une de ses amies dont le petit garçon possédait ce jouet merveilleux qu'on pouvait malmener à loisir et étirer dans tous les sens !
 
Elastic Man - c'est son nom - fut vendu en France à partir de 1977 et jusqu'en 1980 par Meccano.
Son nom original était Stretch Armstrong. Il était distribué aux Etat-Unis par Kenner (racheté depuis par Hasbro). 

Son inventeur s'appelle James O. Kuhn, il l'a créé en janvier 1974 mais Kenner n'en a obtenu le brevet que le 2 octobre 1979.
La production a été réellement lancée en avril 1975.


 
 
Ce jouet est connu partout dans le monde, il en existe 67 versions différentes.
En Italie, il s'appellait Mister Muscolo, au Mexique, El hombre Elastico et au Japon, Mr X. Chez nous il a gardé un nom à connotation anglaise.

 

1978 Kenner

En 1978, un Elastic Monstre est apparu à son tour. Il permettait les combats avec son grand rival humain.

Ci-contre à droite, une image de 1978 chez Kenner avec l'Elastic Monstre étudié de près par les techniciens.


Ci-dessous à gauche la boite française avec Elastic Man, et à droite la boite américaine avec Stretch Armstrong :

Bande elastic man

Le personnage au look de catcheur mesurait 35 cm de haut et pouvait être étiré jusqu'à 4 fois sa taille, il retrouvait ensuite sa forme d'origine. Sa peau était en latex, l'intérieur était composé d'un gel à base de sirop de maïs concentré (donc non toxique), ce qui lui permettait de garder la forme quelques instants avant de se rétracter.

On pouvait lui tirer les bras, les jambes, en faire des noeuds ou le boxer, il pouvait tout supporter ou presque !

 

Ici quelques images de la fin des 70's avec des enfants et leurs jouets le matin de noël. Je les ai trouvées sur le site d'un collectionneur passionné américain, j'adore ces vieilles photos d'époque :



Suite au grand succés de Stretch Armstrong, il y a eu pas mal d'autres versions de personnages extensibles (stretch) aux Etats-Unis, notamment Ollie Octopus toujours de chez Kenner (de mignonnes pieuvres rose et bleu).
Des firmes concurrentes sortirent aussi leur propre version comme Mego à partir de 1979 avec Hulk, Spiderman et d'autres héros Marvel et DC, il y a eu également des catcheurs, Mickey, Donald et Casper. Bien évidemment à l'époque Kenner intenta un procès contre la société Mego pour faire interdire ces plagiats. Il y a même eu plus tard des Homer Simpsons, Power Rangers ou Scoubidou en version stretch !






Ci-dessous Lou Ferrigno, l'interprête de Hulk dans la série, avec le jouet à son effigie.


En 1994, l'homme élastique fait son retour dans les rayonnages des magasins de jouets français stretch_armstrong_toy_400x300.jpgen reprenant son nom d'origine "Stretch Armstrong". Il a changé de physionomie et arbore désormais un large sourire et des dents bien blanches, lui donnant un look de surfeur.

Une publicité télé 
ICI.
 
Ces jouets sont rares à trouver car relativement fragiles de par leur composition. La moindre coupure ou déchirure et le gel s'enfuyait ! Sur la notice on peut lire que les coupures sont réparables avec du bon scotch.
Autre problème : apparemment avec le temps le sirop de maïs a tendance à se solidifier. Cela tient donc du miracle d'en voir un en bon état de nos jours.
J'aimerais bien trouver un Elastic Man malgré tout, c'était vraiment rigolo de pouvoir s'acharner sur ce pauvre bonhomme en le déformant comme on voulait et en lui tortillant les bras ! Ceci dit je pense que si j'en trouvais un, je n'oserais pas l'étirer dans tous les sens de peur de le casser !    
 
En 2008, Universal Studios a signé un accord avec Hasbro pour créer un film sur Stretch Armstrong, il serait apparemment réalisé par Breck Eisner et Taylor Lautner (qui a joué dans la saga Twilight) serait pressenti pour jouer le rôle d'Armstrong. Je ne sais pas si ce film sortira un jour, le projet date d'il y a longtemps déjà, en effet Jackie Chan était en négociation avec Disney pour co-développer un long métrage déjà en 2000.
A suivre...

Pour finir, voici la pub américaine de 1976 avec le Stretch Armstrong et le Stretch Monster :

 
 
1978 Kenner
 
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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 19:11
600px-MB SimonAprés le Merlin auquel j'ai déjà consacré un article ICI, Simon est le deuxième jouet électronique que j'ai eu quand j'étais enfant. Je l'aimais beaucoup pour sa simplicité et son côté très addictif !

Simon est un jeu électronique faisant appel à la mémoire fabriqué et distribué par MB (Milton Bradley), marque rachetée par Hasbro en 1984. Il a été lancé officiellement le 15 mai 1978 au Studio 54, célèbre boite de nuit à New York. Son succès a été immédiat et il fut le best-seller du noël 1978.
La célèbre soucoupe aux quatre couleurs est depuis devenue un des symboles des années 80, au même titre que le rubik's cube ou le walkman.


Couverture-Newsweek-1980.jpgCi-contre à droite la couverture du magazine "Newsweek" en 1980 où on peut voir Simon et Merlin qui se partagent la vedette.  
 
  
Principe du jeu
 
Simon éclaire une de ses quatres couleurs et produit un son associé à cette couleur. Le joueur doit alors appuyer sur la touche de la couleur qui vient de s'allumer assez rapidement. Le jeu répète la même couleur/son, puis en ajoute au hasard une nouvelle. Chaque fois que le joueur reproduit correctement la séquence, le jeu ajoute une nouvelle couleur. On peut choisir la difficulté, soit 8, 14, 20 ou 31 notes. En mode 2, on peut créer sa propre suite. Le mode 3 permet des parties multi-joueurs ( 2 à 4 joueurs), chacun rajoute une note à la séquence. Le premier à se tromper est éliminé, le joueur restant est déclaré vainqueur.
Simon était vendu environ 180 francs (27€), 3 fois plus cher qu'un jeu de société classique.

 
Origines
 
Simon a été inventé par Ralph H. Baer (ingénieur et inventeur, un des pionniers du jeu video) et Howard J. Morrison (concepteur de jouets). Ils doivent leur inspiration au jeu d'arcade "Touch Touch Me AtariMe" d'Atari qu'ils avaient vu en 1976.

La borne (ci-contre à gauche),  conçue en 1974, était constituée de quatre boutons circulaires noirs avec une lumière clignotante au centre, il émettait des sons monocordes. Le joueur devait répéter une séquence, il avait droit à trois essais avant de perdre. Baer trouvait ce jeu intéressant mais visuellement triste et désagréable au niveau des sons. Il en fit donc une version portable, fun et colorée.

Pour son prototype original, Baer utilisa une variation du microprocesseur à puce Texas Instruments TMS 1000, qui ne coûtait pas très cher et était utilisé déjà par de nombreux jeux électroniques des années 70. Pour info ce microprocesseur faisait 4 bits avec 8192 bits de ROM et 256 bits de mémoire vive, cela peut sembler peu, mais c'étaitTouch me pocket Atari suffisant pour un jouet électronique à l'époque. Cope, partenaire de Baer, a travaillé quant à lui sur la programmation du logiciel pour le noyau du jeu.
Le prototype ne s'appelait pas encore Simon mais "Follow Me", ce n'est que lorsque les concepteurs ont présenté le jeu à MB que le nom définitif a été choisi d'aprés le petit jeu enfantin "Simon says" ("Jacques a dit" en version américaine).

Voyant l'énorme succès commercial du jeu, Atari a voulu sortir lui-même une version portable de son fameux "Touch me" en 1978, mais il était déjà trop tard, tout le monde pensa alors que ce "Touch me" était un clone cherchant à tirer profit de la réussite soudaine de Simon et non l'inverse. Dommage pour Atari !

Baer développa lui-même les sons du simon, inspiré par les notes d'un clairon. Les notes ont été conçues pour être toujours harmoniques, peu importe dans quel ordre elles sont jouées.
Voilà à quoi elles correspondent sur notre gamme :
- Bleu : Mi
- Jaune : Do
- Rouge : La
- Vert : Mi mais une octave plus bas que le bleu


Variantes 

Simon a été vendu dans de nombreux pays, changeant de nom au passage. Il est devenu "Mi Amigo" en Espagne, "Senso" en Allemagne. Il y a eu une version blanche au Japon où le nom est resté le même.

Bande autres pays
D'autres variantes du jeu original ont été produites à partir de 1980, notamment une première version de Super Simon qui comportait 8 touches. Depuis 2003 , un nouveau Super Simon de forme hexagonale comportant 6 touches est sorti (on le trouve toujours en magasin de nos jours). Quant à l'ancienne version, elle existe sous forme de jeu flash sur divers sites. Elle ne permet de jouer qu'en mode solo. 

 

Bande Super Simon
En 1980 est également sorti le petit modèle, le Pocket Simon.

 

Bande Simon Pocket

C'est cette version-là que j'ai eue en cadeau pour le Noël de 1979, j'avais 9 ans. Je me souviens y avoir joué des heures entières, comme à l'autre jouet électronique Merlin que j'ai eu aussi à la même époque. Il plaisait aussi beaucoup à ma maman et à ma grand-mère qui y jouaient de temps en temps, ça les énervait beaucoup ! Je ne l'ai malheureusement pas gardé, il ne fonctionnait plus mais aprés des années de recherche, j'en ai finalement retrouvé un en vide-grenier à 2€ (!), quel bonheur de le réentendre !

Voici une photo d'époque où j'ai 9 ans et 33 ans aprés avec le Simon que j'ai trouvé :

 

Nath-et-le-Simon-Pocket-avant-apres.jpg

Ci-dessous une parution dans le magazine Spirou en 1979 :



Simon a connu un petit moment de gloire au cinéma dans une scène culte du "Père Noël est une ordure" (1982), lorsque Madame Musquin (alias Josiane Balasko) y joue alors qu’elle se trouve bloquée dans l’ascenseur !


Voici l'extrait : 

Couverture-Newsweek-1980.jpg

Et pour terminer voici un spot télé de 1979 :

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:15

Boite 1"La bonne aventure" est un jouet que j'avais quand j'étais petite et que j'adorais. Je pense que peu d'enfants l'ont eu à l'époque car quand je l'évoque autour de moi, personne ne s'en souvient mais j'avais envie d'en parler malgré tout car je me suis beaucoup amusée avec et je me dis que je trouverai peut-être quelqu'un qui s'en souviendra par l'intermédiaire de ce sujet.

Quand j'avais vu la publicité de ce jouet à la télévision en 1979 (j'avais 9 ans), cela m'avait tout de suite emballée et je l'avais demandé à ma maman comme cadeau d'anniversaire. Avoir l'impression d'être une diseuse de bonne aventure et de lire l'avenir, même pour de faux, me fascinait !
 
La-bonne-aventure.jpgLa boite se compose d'une trés jolie "boule de cristal" en plastique bleu nuit à paillettes munie d'une petite fenêtre circulaire rouge, de 32 cartes à jouer, de deux bagues, d'un foulard, d'une boucle d'oreille et d'un petit livret d'explications.
J'ai depuis perdu la boucle d'oreille mais il me reste tout le reste, je suis vraiment heureuse que ma maman ne l'ait jamais jeté ou donné, merci à elle !

 
Préparation du jeu
 
On trie les cartes en quatre paquets : les quatre couleurs (pique, coeur, carreau et trèfle). On place les paquets faces cachées devant son "client" afin qu'il  tire une carte de chaque couleur. Il regarde bien les quatres cartes tirées avant de nous les donner, faces cachées toujours bien sûr.
 
Chacune des cartes permet de faire une prédiction particulière, chaque couleur se rapportant à un domaine bien spécifque. Les piques parlent de l'argent et des propriétés, les coeurs, des affaires de coeur, les carreaux de l'aventure et des voyages, et les Boule-cristal.jpgtrèfles des métiers et des carrières professionnelles.
 
On prend une des quatres cartes et on la glisse sans la regarder dans la fente à la base de la boule magique. Bien sûr il faut avoir quelques dons de comédiens, prendre son air le plus concentré et mystérieux en caressant doucement la boule de cristal. C'est là que le miracle se produit : l'intérieur de la boule s'illumine et on peut voir des dessins apparaitre sur le dos de la carte introduite.

 
Le secret
 
En fait une des deux bagues est aimantée. Quand celle-ci rentre en contact avec un point précis de la boule de cristal, elle commande l'éclairage d'une petite lampe intérieure ce qui permet de voir le dos de la carte qu'on y a introduite. Comme c'est une lumière rouge les dessins, qui sont presque Bagues.jpginvisibles à la lumière naturelle, apparaissent en bleu, une encre spéciale. C'est ce dessin qui constitue le point de départ des prédictions.
 
On peut déjà impressionner son client en lui annonçant quelle est sa carte car on a une indication dans le coin en bas à droite (par exemple V♥ pour valet de coeur). Cela permet de le mettre dans de bonnes dispositions pour croire la suite !
 
C'est là que le vrai jeu démarre. En regardant le dessin sur la carte, on peut inventer toute un histoire en faisant en fonction bien sûr de la personne que l'on a en face  de soi, de son âge, de sa situation de famille, de ses goûts etc ... il faut un peu "broder", mettre des fioritures et laisser libre cour à son imagination, cela rend la prédiction plus vraie.
 
Par exemple si on dit la bonne aventure à une copine du même âge et qu'on tombe sur la carte "jeunes mariés" (le dix de coeur), on peut commencer ainsi : "voyons, voyons... j'aperçois un portail, un grand portail orné de belles sculptures. C'est le portail d'une église. Je vois aussi un cortège de gens bien habillés et souriants. Ils ont l'air heureux. C'est certainement une cérémonie trés gaie Boite-2.jpgmais je ne reconnais pas bien laquelle.... Ah oui ! Je vois maintenant... c'est un mariage ! Un trés beau mariage ! La mariée a une trés belle robe blanche, elle porte un bouquet de fleurs, mais je ne distingue pas les traits de son visage, elle est trop loin... Je ne vois pas si c'est toi qui te maries ou si tu te trouves parmi les demoiselles d'honneur. ... Ah si ça y'est, je t'aperçois, tu es dans le cortège avec les gens de la famille. Tu n'as pas quelqu'un qui doit se marier dans ta famille ? Un cousin ou une cousine ?..."
 
Et on continue l'histoire en la modifiant éventuellement en fonction des réponses de la copine.
Aprés avoir raconté l'histoire de la première carte, on passe à la suivante, puis la troisième et la quatrième, toujours en s'adaptant à la personne en face de soi et à la première histoire si on peut.
 
Sur chaque carte, il y a deux dessins différents au dos (un sur chaque moitié, suivant comment on introduit la carte) donc il y a 64 idées différentes, en cela le jeu est interessant pédagogiquement parlant car il apprend à faire travailler son imagination et à l'exprimer.
Pour aider, il y a quand même un petit topo sur chaque dessin dans le livret fourni dans la boite.
 
Voici une pub magazine de 1979 :

La-Bonne-aventure.jpg
  
Ci-dessous une image tirée d'un catalogue de jouets du magasin "Printemps" en 1979 qui permet de connaitre le prix, 71 francs (10€80).
Pour info ce jouet a été distribué par les marques Interlude et Ceji.

La-bonne-aventure-catalogue-jouets-1979.jpg

Pour finir, voici la pub télé de 1979 qui m'a donné envie d'avoir ce super jouet !
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 16:49

Mad boite de jeuMad est un jeu de société produit par Parker Brothers en 1979. Le but du jeu est original et simplissime : perdre le plus vite possible tout son argent. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est loin d'être si facile !

 

Son nom vient du magazine satirique américain "Mad" créé par William Gaines et Harvey Kurtzman en 1952. Le garçon rouquin aux oreilles décollées et au sourire béat à qui il manque une dent sur 3983132-lle visuel de la boite est Alfred E. Neuman, la mascotte du magazine. Il y est apparu en couverture dès ses premières années de parution et ne l'a jamais quittée depuis.

Je n'ai pas connu ce jeu lorsque j'étais petite, je l'ai découvert aprés l'avoir acheté 2€ en vide-grenier il y a quelques années, attirée tout d'abord par la boite et son visuel style BD trés coloré. Je ne le connaissais que de nom et je me suis dit qu'à ce prix-là je ne prenais pas trop de risque. J'ai bien fait car depuis c'est devenu un de mes jeux de société préféré et chaque fois que j'y fais jouer des amis, il remporte un franc succés.

 

Pub Mad

Comme son nom l'indique, Mad est un jeu farfelu et les règles fonctionnent pour la plupart à l'envers des autres jeux de société. Ainsi c'est le joueur qui fait le  score le plus petit aux dés qui commence, le jeu se fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et il faut toujours jouer de la main gauche sinon les autres joueurs donnent 500$ au fautif. Ce n'est pas si simple de s'y faire, il faut être trés attentif si on ne veut pas se retrouver rapidement à la tête d'une petite fortune !

 

La règle du jeu elle-même est truffée d'humour. Par exemple lorsqu'il est expliqué qu'il faut déplacer les pions dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, il est écrit : "si vous vous déplacez dans l'autre sens, vous êtes un pauvre type, merci de ne plus jamais rejouer à ce jeu" !

J'aime beaucoup ce passage également : "Ne paniquez pas si vous ou vos adversaires tombez sur une case ou une carte qui vous laisse perplexe. Ne vous battez pas. Votez et jouez en fonction des règles choisies par la majorité (pour la plupart des gens, la majorité se situe quelque part au-dessus de 50%. Bon, comme vous êtes suffisamment intelligent et téméraire pour lire ces règles, vous ne faites clairement pas partie de la plupart des gens. C'est pourquoi, déterminez de votre propre chef ce qui constituera la majorité, votez à ce sujet, puis suivez la décision de la majorité)". 
C'est vraiment n'importe quoi mais c'est drôle !

  

Les joueurs (de 2 à 4) commencent la partie avec 10 000$ et déplacent leur pion à tour de rôle sur le plateau à l'aide de deux dés (en jouant donc de la main gauche, je suis sûre que vous aviez déjà oublié !). Il y Plateau de jeua trois circuits sur le plateau : un extérieur et deux intérieurs sur lesquels on avance avec un dé seulement. Quand on attérit sur une case il faut suivre les consignes, il s'agit la plupart du temps de se rendre sur une autre case ou de tirer une carte. Ce qu'on peut y lire est souvent loufoque. On gagne de l'argent en fonction de son sexe ou des lettres qui composent son prénom par exemple.

Certaines cartes font échanger les billets avec un voisin ou obligent tous les joueurs à se déplacer vers la chaise de droite ou de gauche, sans prendre l'argent devant soi bien sûr. On peut ainsi se retrouver beaucoup plus pauvre (ou Case Neumannbeaucoup plus riche malheureusement), en un clin d'oeil ! Mais comme cela se reproduit régulièrement au cours du jeu, cela provoque pas mal de rebondissements rigolos ! Il y a également une série de gages à accomplir, tous aussi originaux les uns que les autres, comme injurier son voisin de gauche, faire le tour de la table à reculons avec la carte sur la tête sans la faire tomber ou pondre un oeuf (!).

Il y a un seul billet de couleur verte dans le jeu, il est d'un montant de 1.329.06$, on ne peut l'obtenir comme l'indique la case ci-contre que si on s'appelle Alfred E. Neuman. Autant dire que ce fameux billet ne sert jamais à rien !

Aucune stratégie ne peut fonctionner avec un jeu pareil, tout peut basculer d'un instant à l'autre, c'est le hasard qui décide de l'issue de la partie et c'est ce qui le rend si marrant !

 

Ci-dessous quelques cartes du jeu :Cartes-jeu-Mad.jpg


Le jeu en soi est simpliste mais on passe de bons moments sans se prendre la tête et c'est parfois tout ce qu'on demande à un jeu de société. Celui-là est particulièrement original puisque contrairement à tous les autres il faut y perdre tout son argent.

Ce que j'aime particulièrement avec Mad c'est le côté décalé et débile et l'univers un peu BD. Le seul point négatif c'est qu'une fois qu'on connait bien toutes les cartes, il y a moins l'effet de surprise et donc de rigolade. Dommage qu'il n'ait pas été réédité, ça lui aurait permis d'évoluer.

 

Voici pour finir un spot télé de 1986 :

 
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 22:20
Merlin le jeu et sa boiteMerlin était un  jouet électronique de poche créé par Parker Brothers (Miro Meccano en France) en 1978.

C'était un compagnon de jeu très intelligent et bien sympathique, à la fois jeu de hasard, de stratégie, de mémoire et de logique, on pouvait même apprendre  à jouer de la musique avec lui.
Ce qui le rendait particulièrement attrayant, outre ses petites lumières rouges, c'est qu'il était très bavard, il émettait tout un tas de sons différents pour répondre, encourager, féliciter, bougonner ou même se moquer à l'occasion !
 
Cet ancêtre des jeux électroniques, et même le tout premier en version portable, a été imaginé par Bob Doyle, un inventeur et un scientifique, titulaire d'un doctorat en Prototype Merlinastrophysique à l'Université Harvard, rien que ça ! Avec sa femme, Holly Thomis Doyle, et son beau-frère, Wendl Thomis, il a fabriqué à partir de 1974, 25 prototypes de jeux électroniques, dont 6 d'entre eux sont sortis dans le commerce grâce à Parker Brothers.

Ci-contre à droite, un des prototypes originaux de Merlin.

Le jeu, constitué d'un boitier rectangulaire en plastique rouge de 25 x 7cm, ressemble à une espèce de gros téléphone cellulaire. Sur la partie supérieure, il y a un haut-parleur et en bas 4 boutons de commande. La partie centrale de l'appareil possède quant à elle 11 touches équipées de leds rouges sur 
lesquelles il faut appuyer selon une combinaison spécifique propre au jeu sélectionné.
Merlin descriptifIl émet 20 sons différents et a besoin d'une alimentation de 6 petites piles rondes de 1,5V, un peu gourmand l'animal ! Par contre, c'était assez pratique qu'il utilise ce format de piles car on en trouvait toujours dans la maison, je me rappelle que bon nombre de jeux électroniques de cette époque utilisaient ces satanées piles carrées 9V qu'on n'utilisait peu en dehors de cet usage.
Il était vendu au prix de 188 Francs en 1978 (250 F en 1983), ce qui était assez cher pour l’époque (en comparaison l’arbre magique coûtait 79F et le jeu Docteur Maboul 52F par exemple).

La volonté de Parker Brothers à cette époque était de surfer sur la nouvelle mode des jeux électroniques créés pour la télévision, comme Pong arrivé en 1972 dans les 
foyers américains (1975 en France), en introduisant eux aussi de l'électronique dans leurs jeux et jouets.
Couverture Newsweek 1980Entre 1977 et 1979, le marché du jeu électronique a explosé. La même année, chez le concurrent  MB (Milton Bradley) le fameux Simon faisait son apparition. En 1979, pour contrer Merlin, MB lancera même le jeu Microvision, précurseur des consoles à cartouches.

Merlin a été le gros succès commercial de noël 1979 en France. La "Toy Manufacturers of America" l'a même nommé meilleur jeu/jouet aux Etats-Unis en 1980.
 
Ci-contre à droite la couverture du magazine "Newsweek" en 1980 avec l'autre jouet très en vogue à la même époque : Simon.

 

Master Merlin

Il s’en est écoulé au total 5 millions d’exemplaires, ce qui en fait le jeu le plus vendu cette année là ! Un gros succès qui a même continué après la sortie des fameux Game & Watch de Nintendo en 1980.

En 1983, Miro Meccano sortit "Master Merlin", une version plus pointue qui proposait 9 jeux mais qui est passé relativement inaperçue en France. Et en 1996, Merlin fit un autre retour (mais pas en France) avec "Merlin The 10th Quest", celui-ci possédait un écran LCD. Depuis cette dernière version, Merlin n'est plus du tout commercialisé.

 

 
Voici les 6 jeux auxquels on peut jouer avec Merlin

Jeu n°1 : le morpion (ou Tic-tac-toe) : il s'agit d'être le premier à occuper 3 carrés en ligne, horizontalement, verticalement ou diagonalement. On joue contre Merlin. 

Pub Merlin

Ses coups sont marqués avec une lumière fixe et un son grave, les nôtres avec des lumières clignotantes et des sons clairs. Ses caractéristiques s'appliquent d'ailleurs à la plupart des jeux.
 
Jeu n°2 : la composition musicale : on peut créer de la musique grâce à Merlin ! Pour cela on appuie sur les touches 1 à 10 qui correspondent aux notes de la gamme. La touche zéro correspondant à un silence. On peut composer un air avec 48 notes maximum. Une fois le morceau créé, on appuie sur la touche "MERLIN" et il rejoue l'air. Sur la notice du jeu, il y a des musiques célèbres qu'on peut s'amuser à refaire : Frère Jacques, Au clair de la lune, Jingle Bells etc...

 
Jeu n°3 : l’écho : une sorte de Simon, il faut répéter un air que Merlin joue. On choisit le niveau, et donc le nombre de notes à retrouver grâce aux touches 1 à 9.
 
Jeu n°4 : le black jack : avec les touches de 1 à 10 qui symbolisent 10 cartes à jouer, il faut atteindre un score le plus proche possible de 13 sans le dépasser (dans le vrai black Jack, c’est 21). Je n'ai jamais bien compris comment on y jouait à ce jeu-là à vrai dire !
 
Jeu n°5 : le carré magique : Il faut former un carré de 8 lumières qui doivent clignoter en Merlin gros planmême temps. Merlin choisit d'en allumer certaines au départ (au minimum une) et c'est à nous d'arriver à retrouver l'ordre logique des touches pour refaire le carré. La difficulté vient du fait que quand on allume certaines lumières, ça en éteint d'autres au même moment.
 
Jeu n°6 : jeu de code : on doit découvrir un chiffre-code que Merlin a secrètement programmé. On choisit le niveau de jeu avec les touches numérotées. Un clone de Mister-Mind en quelque sorte.
 

Mes souvenirs

J'ai eu Merlin quand j'avais 9 ans, et on peut dire que j'ai joué des heures et des heures avec ce fantastique jouet ! J’aimais bien son nom déjà, il évoquait la malice et la magie. C'était mon tout premier jeu électronique avant une longue série, il est sans aucun doute à l'origine de mon côté geek et fan de jeux video. Il me faisait irrésistiblement penser à un objet de science fiction avec ses lumières rouges et ses bruits synthétiques. Et puis moi qui étais enfant unique, je trouvais génial d'avoir un copain électronique qui me parlait et qui communiquait avec moi.

J'aimais particulièrement m'amuser avec la composition Merlin gros plan touchesmusicale en essayant de retrouver des mélodies connues (notamment Frère Jacques comme dans la pub, je me souviens qu'il fallait jouer avec les silences si on voulait que ça ressemble à quelquechose au final) ou en laissant libre court à mon imagination, et j'en avais à revendre !

Je l'ai toujours préféré à Simon que je possédais en version pocket pratiquement en même temps. Certes, Merlin ne connaissait que la couleur rouge, contrairement à son cousin, mais il était beaucoup plus ludique et rigolo avec tous les jeux qu'il proposait.

Je suis très heureuse d’avoir retrouvé un Merlin en boite dans un Emmaüs il y a quelques années, quel plaisir d’entendre de nouveau la "voix" de mon bon vieux copain d’enfance !

Voici une publicité papier de 1979 (comme celle avec le renard plus haut) :

Merlin 1979
 
Et voici pour finir une pub télé française de 1979 :
 
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:08

VM introLe View-Master est un petit boitier plastique ressemblant à des jumelles qui permet de visualiser des images en relief grâce à des petits disques ronds cartonnés sur le pourtour desquels se trouvent des diapositives miniatures.
Les disques comportent également des petites légendes pour chaque vue, celles-ci apparaissant dans une petite fenêtre au centre de l’appareil. Bien qu'il soit maintenant considéré comme un jouet pour enfant, il ne fut pas commercialisé en tant que tel au départ.

 

 

Principe et origine du procédé
 

Faites l’expérience pour bien comprendre : regardez des objets à 1 mètre ou 2 devant vous. Placez la main devant votre oeil gauche puis devant votre oeil droit successivement plusieurs fois. Vous voyez donc tour à tour ce que voit l'oeil droit et l'oeil gauche. Comparez les 2 images, vous verrez des petites différences : la position horizontale n’est pas la même, les objets paraissent décalés par rapport au fond. A partir de ces 2 images plates légèrement différentes, le cerveau reconstitue une scène en relief, c’est le principe de la stéréoscopie !
La stéréographie photographique est une technique très ancienne, elle se pratiquait dès les années 1860 à l'aide d'appareils présentant deux objectifs dont l'écartement correspondait à celui des yeux.

 

Inventeurs-fond-gris-copie-1.jpgInvention
 

Le système View-Master a été inventé par William Gruber, un photographe passionné originaire de Portland (Oregon). Il mit au point le système de disques avec des diapositives Kodachrome 16mm couleurs pour la New York World’s Fair (une grande exposition) en 1939. Il s’associa avec Harold Graves, le président de Sawyer's Inc, un éditeur de cartes postales, qui cherchait un moyen de se développer. Le brevet de ce nouveau dispositif de visualisation a été déposé en 1940.  
Le View Master a été créé comme alternative à la fameuse carte postale. Les principaux sujets étaient touristiques. Il était vendu à l'origine dans les magasins photos et les papeteries.
En plus de ces disques édités industriellement, des particuliers pouvaient prendre des photos avec un appareil spécial 35mm à 2 objectifs. Un kit de montage permettait ensuite de couper les vues et de les insérer dans des disques en carton. Certaines familles ont donc des photos-souvenirs en relief, quelle chance !

Le catalogue View-Master a comporté assez rapidement un grand nombre de disques documentaires. Ci-dessous Disneyland aux Etats-Unis.
Les disques avec des images pour enfants y étaient très minoritaires.
  VM 1 

 

Histoire de la marque
 

En 1951, la Sawyer's acheta Tru-Vue, le principal concurrent de View-Master. En plus d'éliminer leur principal rival, la reprise a permis à la Sawyer's d’acquerir les droits d'utilisation de vues extraites des films Disney. L'ajout de titres Disney à la gamme a sans aucun doute aidé à populariser le View-Master en élargissant le répertoire des sujets éducatifs à un pur divertissement.
L’histoire de la société se complique un peu par la suite, mais la voici en résumé : en 1966 la Sawyer’s fut achetée par la General Aniline & Film (GAF) qui fut elle-même vendue à un groupe dirigé par Arnold Thaler en 1981, la société devenant alors la View-Master International Group (VMI), ceci durant 3 ans. En 1984, la VMI acheta l’Ideal Toy Company et devint le View-Master Ideal Group, lui-même racheté par Tyco Toys en 1989.
Tyco Toys fusionna avec Mattel en Mars 1997. Vous suivez toujours ? Je n'en ai pas perdu un ou deux en route ? Ouf ! Depuis lors, View-Master est commercialisé par Fisher-Price (une filiale du groupe Mattel).
 

Voici un petit récapitulatif en image qui vous permettra de mieux comprendre. Les dates ne sont pas trés lisibles, les étapes sont 1939, 1968, 1980, 1989 et 1997 :
 VM 2
En France, il y a eu aussi des stéréoscopes sur le même principe que le View-Master, les sociétés Lestrade, Bruguière et Color-relief en ont commercialisés par exemple (depuis les années 40 et 50). Les cartes étaient rectangulaires et proposaient en général 8 ou 10 couples de diapos. Il s’agissait de vues principalement touristiques. Ci-dessous à gauche un stéréoscope Lestrade, à droite un Bruguière. Il y avait un vieux Bruguière comme celui-ci chez mes grands-parents, j'adorais regarder les jolies vues touristiques quand j'étais petite, même si elles étaient en noir et blanc, je les trouvais magiques !

 Bande-Lestrade-Bruguiere.jpg


Différents modèles de View Master

Voici un grand récaptitulatif en images des différents modèles de la gamme depuis sa création :
 VM 3 

VM 4La première visionneuse, le Type « A » (1938-1944) était fabriquée en Ténite Kodak. Elle épousait la forme du disque et il fallait l'ouvrir en deux pour y glisser le disque.

Le second modèle,
le Type « B » (1944-1947) était le 1er à être  fabriqué en bakélite. Il était assez semblable au précédent mais disponible en 4 couleurs.


Le Type « C » (1946-1955) avait une forme radicalement différente, plus anguleuse et surtout un levier permettait de faire tourner le disque. C’était aussi le 1er à avoir une fente pour l’introduction des disques.  

Le Type « D » (1955-1972) est considéré comme l’appareil ayant eu la meilleure qualité optique. Ce modèle est d’ailleurs très recherché par les collectionneurs pour cette raison.

Le modèle « E » (1955-1961) a été conçu pour remplacer le Type « C » et a été fabriqué en Inde, Belgique, France, Espagne, Australie et États-Unis. Il existait pas mal de couleurs : gris, bleu, rouge, noir. Il avait un design plus moderne et une grande fente en forme de "V" pour faciliter l'insertion du disque.

Le modèle « F » (1959-1966) a été le dernier à être fabriqué en bakélite. Il y a très
peu de variante de ce modèle.

Le modèle « G » (1959-1977) a été fabriqué à partir de plastique léger. C’est le plus courant, il correspond à la grande période de succès du système en France. Il existait diverses variantes de ce modèle, notamment au niveau des coloris.

Le Modèle « H » (1966-1981) était uniquement disponible en versions éclairés (cela fonctionnait avec des piles).
Il n'y a pas eu de modèle « I ».

Le Modèle « J » (1975-1994) était fabriqué en Belgique et très largement distribué
VM 6en Europe. Il était disponible dans un grand nombre de couleurs, le rouge étant le plus commun. C’est généralement celui que nous avons eu quand nous étions petits.

Le Modèle « K » (1975-1984) était aussi fabriqué en Belgique. Il était beaucoup plus rond que ses prédécesseurs, très 70’s dans la forme.

Le Modèle « L » a été produit à partir de 1977 et était toujours en cours dans les années 2000. Au cours de son cycle de production, l'entreprise a changé de nom quatre fois (GAF, VMI, Idéal et Tyco).

Le Modèle « M » (1986-1990) existait en rouge et en bleu avec un dos entièrement transparent.

Le Modèle « N » (1992-1998) était uniquement disponible en version éclairée.

 

Depuis les années 90, il y a eu beaucoup de modèles différents, de toutes les formes et toutes les couleurs, souvent « habillés » aux couleurs d’un héros (Harry Potter ou Barbie par exemple) ou carrément en forme de tête de personnages : Mickey, Power Rangers, Titi, Casper etc…

Au total, il y a eu environ 25 modèles différents de View Master et 1,5 milliards de disques ont été vendus ! 

 

Making of
 

Quand la Sawyer's s’est orienté vers les disques pour enfants en 1966, ils engagèrent des artistes pour créer les dessins puis les décors (dioramas) et les petites figurines d'argile pour y évoluer. Voici un dessin préparatoire pour Yogy l'ours et sa réalisation en 3 dimensions :

VM 8


Les personnages étaient posés dans ces scènes soigneusement élaborées puis photographiés avec une seule caméra montée sur une barre spéciale permettant de faire coulisser l’appareil précautionneusement pour prendre une 2ème photo en léger décalage avec la première, ceci afin de donner l’effet stéréoscopique. Parfois, c’étaient les figurines qui étaient déplacées avant de faire la 2ème image.

Une grande partie de ces personnages dans les premières années a été fabriquée par Florence Thomas (à partir de 1946). Ses modèles étaient sculptés et peints avec minutie, elle avait un remarquable souci du détail. A l’époque, elle est apparue dans de nombreuses émissions de télévision américaines car son travail était apprécié par les amateurs de View-Master.
La voici en train de travailler sur une scène du film « Merlin l’enchanteur » de Walt Disney en 1963. Regardez un peu les détails de cette scène, le trou dans le toit de chaume de la maisonnette de Merlin, le service à thé etc… vraiment extraordinaire !
 VM 9


Son assistant Joe Liptak a aussi été un des meilleurs artistes qui ait travaillé pour la firme. Il a créé de nombreux modèles de diorama pour des prises de vue Disney : « Cendrillon », « le livre de la jungle » et « les Pierrafeu », entre autre.

Sur cette photo, il pose avec une des magnifiques scènes qu’il a créée pour « Peter Pan » en 1953. On peut voir la grande qualité de la réalisation.

VM 10


Ici Joe Liptak à nouveau, quelques années plus tard, durant l'élaboration d’une scène de la version animée de « Robin des bois » avec le sournois Prince Jean et son serpent Persifleur. L’éclairage était vraiment peaufiné pour donner les meilleurs effets.

VM 11

Et voici l’image View Master une fois réalisée, ce qui permet de s’apercevoir que la photo ci-dessus a été inversée au final.

VM 12


Une autre artiste a également beaucoup travaillé pour View Master, il s'agit de Martha Armstrong. Elle a sculpté beaucoup de modèles, notamment Donald, Picsou, Bambi et des personnages Hanna Barbera. La voici en train de peindre une scène avec les opossums dans « Bambi » en 1955. Et on la voit plus tard travaillant sur Donald, Riri, Fifi et Loulou.

PHOTO 15

VM 13
Ce qui est vraiment étonnant avec ces images en relief c’est qu’elles reproduisent fidèlement les films d'animation et les séries télévisées. Les scènes sélectionnées étaient vraiment calquées sur les images originales et ensuite photographiées avec les caméras 3D. Un exemple ci-contre avec « Blanche-Neige et les 7 nains », on peut constater que la scène tirée du film et la photo faite pour l’image en relief sont vraiment identiques.

 

Notre cher View-Master !
 

A la fin des années 70 et dans les années 80, beaucoup d’enfants ont eu une visionneuse View-Master avec à chaque fois une grande quantité de disques pour aller avec.

Moi j’ai eu une visionneuse de type K et une bonne petite collection de disques, je les classais dans un mini album photo carré orange, ornée d’une belle fleurette typiquement 70’s, je m’en souviens très bien encore ! Chaque série de disques (3 pour chaque histoire en général) était vendu avec un petit livret explicatif.

J’avais des tas d’histoires Disney bien sûr (Le livre de la jungle, Bambi), des histoires tirées de séries télé (Colargol, Babar, Scoubidou), des contes classiques (La petite sirène, Le petit chaperon rouge, Hansel et Gretel) et aussi des disques avec des photos du parc Disneyworld en Floride qui me faisaient totalement rêver, je me disais qu’un jour peut-être j’irai là-bas. En fait, c’est le parc qui est venu en France !

Voici quelques vues extraites des disques que j'ai gardés de mon enfance : Bonne nuit les petits, Babar, Colargol, Le livre de la jungle et le petit chaperon rouge :

Viewmaster bande


Le View-Master était vraiment un de mes jouets préférés, je passais des heures à regarder ces images magiques et féériques, le système du relief donnait vraiment l’impression de rentrer dans les histoires, ça me ravissait ! Il suffisait de trouver un endroit bien éclairé, de glisser un disque dans l’appareil et on pouvait revivre à l’infini les aventures de nos héros favoris !

VM-Nath.jpgMon View-Master n’a malheureusement pas survécu au temps, il n’a surtout pas résisté à mon petit frère dans les années 90 !

J’ai cependant retrouvé un modèle de type K d'occasion (photo ci-contre), je voulais absolument ce modèle-là que j’avais étant enfant. Le mien était rouge, celui-là est d'un joli orange casimiresque alors il me va parfaitement ! Quelle joie de pouvoir tenir de nouveau dans mes mains cet objet que j’affectionnais tant ! Comme j’avais gardé tous mes disques de l’époque, j’ai pu me les re-visionner un à un, ça m’a     vraiment émue de revoir toutes ces merveilleuses images !

Il y a quelques années, j'ai acheté deux séries de disques dont je rêvais quand j'étais petite : Casimir et Goldorak, mes deux héros préférés de l’époque. Je n’ai pas de mot pour décrire l’émotion que j’ai ressentie en regardant les vues, cela réunissait deux choses cultes et si chères à mon cœur : Le View-Master et Casimir, j’ai eu l’impression d’avoir de nouveau 7 ans, quel grand bonheur ! On peut voir sur l’image au passage que notre Casimirus préféré écoutait aussi ses vinyls sur un tourne-disque comme on en avait chez nous.

PHOTO 28


Voici ma collection avec toutes les trouvailles que j'ai faites au cours de ces dernières années, notamment cette boite du View-Master de l'île aux enfants qui n'est pas très courante :




Voici 4 pubs magazines des années 70 et 80 avec tous nos héros d'enfance : Casimir, Goldorak, Maya l'abeille, Candy, Ulysse ...


Une page du catalogue BHV de 1980 :

 

Et pour finir voici 2 pubs télé de 1972 et 1976 :

VM 4
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 15:55

Jeu Canon noir

Canon noir est un jeu de société sous forme de course aux trésors créé par Henri Sala en 1979 et édité par Parker. Henri Sala est l'auteur de plus d'une centaine de jeux de société publiés par différentes marques comme Capiépa, Dujardin, Gay-Play, Hasbro, Nathan, Mako, Ravensburger, etc… Depuis 1970, il nous a ainsi gratifié de "Perds pas la boule",  "Allez saute !", "Allo docteur", "la Bataille Navale électronique", "Les jeux de 20 heures" etc...



Composition et règles du jeu

Le jeu est composé d'un plateau cartonné en 4 parties, que l'on assemble façon puzzle, représentant la mer des caraïbes. On y insère 2 îles en plastique aux endroits prévus. Aux 4 coins du plateau, qui comporte 88 cases, se trouvent les repaires des pirates.

Chaque joueur (jusqu'à 4) choisit la couleur de son port et de sa flotte : rouge, bleu, vert ou jaune. A 2, on peut jouer avec 2 flottes chacun. A 3 on laisse une flotte de côté. Chacun a en sa possession une caravelle (3 mâts), une frégate (2 mâts) et un radeau à ses couleurs, imprimés sur des cartons découpés que l'on insère sur un petit socle en plastique bleu pour les faire tenir debout. Le socle est muni d'une encoche pour placer un trésor.

Les 3 bâteaux par couleur

Le but du jeu est d'être le premier à ramener 3 trésors à son port d'attache en allant les récupérer dans les 4 caches secrètes marquées d'une croix orange, en bordure des îles, et les ramener au port. Les routes maritimes n'étant pas sûres et la concurrence 

Caravelle et trésors

étant rude, les adversaires ont la possibilité de dégommer vos navires en tirant avec le canon. Pour cela ils doivent atterrir sur une des 4 cases marquées d'un rond noir et illustrées par un canon.

Mais revenons aux règles : chaque pirate part de son repaire avec sa caravelle, c'est le bateau le plus rapide et le plus puissant. Pour la faire avancer, on peut utiliser le total des 2 dès lancés ou juste un seul. Par exemple si les dés font 4 et 3, on peut se déplacer de 4, 3 ou 7 cases. On peut "naviguer" de case en case dans n'importe quelle direction, horizontalement, verticalement ou même en diagonal.

Si la caravelle est coulée par un adversaire, on la remplace aussitôt par la frégate sans bouger de la case et on conserve le trésor que l'on transportait éventuellement. La frégate étant moins rapide sur les mers, on ne peut plus avancer qu'avec un seul dé. Si la frégate est coulée à son tour, elle est remplacée par le radeau et là il n'y a plus qu'une solution : donner le précieux trésor au flibustier qui a visé juste avec son boulet de canon et rentrer dare-dare au port ! Au tour suivant, on peut repartir avec 
la caravelle et utiliser de nouveau les deux dés en même temps. Le commandant le plus téméraire et le plus habile qui aura su ramener le premier ses 3 trésors à son port devient le vainqueur, méritant ainsi le surnom de "Canon Noir".

Canon-noir.jpg

On peut jouer dès 5 ans car les règles sont assez faciles à comprendre. Par contre, les plus de 12 ans trouveront ça vraiment trop simplistes. Une partie dure généralement 20mn mais il faut compter ensuite le temps qu'on passe à chercher les boulets de canon sous les meubles et là ça peut durer longtemps !

Je me souviens très précisément du moment et du lieu où j'ai reçu ce jeu en cadeau. C'était en 1979, j'avais 9 ans, j'étais en train de faire les courses dans le supermarché Carrefour d'Angoulême avec ma maman après une séance chez le dentiste pour soigner une carie. Comme j'avais été courageuse et que je n'avais pas pleuré, elle avait décidé de m'offrir un petit cadeau. Par chance, dans le magasin on a croisé mes grands-parents qui, apprenant que j'avais été bien gentille, ont décidé eux aussi de m'acheter un beau cadeau, deux pour le prix d'un, j'avais gagné ma journée dans l'affaire ! J'avais choisi "Canon Noir", me souvenant de la pub à la télé qui m'avait sacrément donné envie d'y jouer :

Canon-noir.jpg

J'adorais ce jeu et je l’ai toujours gardé depuis mon enfance, impossible de m’en séparer. Les photos qui illustrent cet article sont donc celles que j’ai pu faire à partir de mon jeu. Il est usé mais il a beaucoup servi. Et je fais toujours régulièrement des parties avec mon fiston de 9 ans, il se régale lui aussi !

Pub Canon noirJe l’ai toujours trouvé très beau avec ses bateaux aux pavillons colorés de différentes tailles et ces jolis trésors dorés et brillants que je conservais précieusement dans un petit écrin à bijoux dans la boite. On se prenait vraiment pour des mini-pirates quand on faisait une partie sur ce grand et joli plateau de jeu en relief.

Et puis j'adorais aussi l'illustration de la boite, elle donnait vraiment envie de se lancer dans de folles aventures flibustières. Ce fier pirate moustachu qu'on voit au premier plan en train de hurler "A l'abordage !" (enfin j'imagine )  a un visage familier pour moi, comme la petite famille du jeu Badaboum dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

Petite info interessante au passage, on doit ce très beau dessin sur la boîte à André Chéret, l'auteur de la bande-dessinée Rahan que l'on retrouvait dans Pif à cette époque.

Mais le grand intérêt de ce jeu et le plus marrant, c'est le fameux canon à ressort qui tire de vrais boulets pour abattre les vaisseaux adverses. Il fallait se pencher bien près du canon, fermer un oeil pour mieux viser, tirer la langue pour aider la concentration et là il fallait prier très fort pour que le boulet atteigne son but !  Cela pimentait beaucoup les parties et pouvait occasionner de gros revirements de situation. 

Depuis 2007, il existe une nouvelle édition chez Winning Moves où le nom d'Henri Sala est enfin mentionné. La règle est inchangée, seul le look diffère. Il va sans dire que je préfère largement l'ancienne version, je le trouve bien moins beau celui-là ! La boîte est un tout petit peu plus petite, bien que le contenu soit identique. Par contre les trésors ne sont plus dorés et brillants comme dans l'ancien temps. Mille millions de mille sabords, sacrilège !

Nouveau canon noir 2007

 

Voici pour terminer une petite démonstration du jeu faite par mes soins :

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- Karel Fialka "Hey Matthew"
- Le clip le plus kitsch que j'ai trouvé !
- Killing joke "love like blood"
- "Mais où qu'elle est ma p'tite culotte ?"
- Damien "E.T. petit copain de la nuit"
- "Under the ice", le tube de TOPO & Roby
- Disques vinyle de couleur/picture-discs
- Topaloff superstar
- "Pas besoin d'éducation sexuelle" Julie Bataille
- "Le petit pull marine" d'Isabelle Adjani
- Jarre-Lenorman "la Belle et la Bête"

-  The Butterfly Ball  Love is all"
- "Aujourd'hui plus qu'hier..." Sophie Favier
- Le 2ème clip le plus kitsch que j'ai trouvé
 

PUB :

- La pub coquine pour les tronçonneuses
- L'ampoule du plafonnier ne marche pas
- 1981, le strip-teasing culte de Myriam

L'Histoire du Père Noël
- Les Martiens de Lustucru
- La pub Délifrance "C'est moi qui l'ai fait"
- La chanson "La publicité" (1984)
- Loeki le petit lion de la pub de TF1
- La saga Panzani avec Don Patillo
- Marie-Pierre Casey/Pliz
- La pub pour le Sucre, les dominos
- La pub pour Gerflor "Et hop" 
- Le sourire Ultra Brite
- La pub pour Tapitouf
- La pub Baygon avec Michel Leeb
- Une femme, une pipe, un pull
- L'ami Ricoré
- Il fait beau dans l'métro
- Monsieur Propre, serial cleaner
- 1979, la pub pour EDF
- La main baladeuse de Perrier
- Ticket chic, ticket choc
- La pub pour le parfum Egoïste

- Mon nom est Fuego
- Monsieur Plus

- Rue Gama
- Pousse-Mousse
La comédie musicale pour la Societe Generale


JEUX ET JOUETS :

Le jeu Badaboum
- Le jeu Dix de chute
- La poupée Barbie
- Le jeu Canon noir
- Le View-Master
- Merlin, l'enchanteur de 1978
-
  Le jeu Mad
- La bonne-aventure, le jeu de la voyance
- Simon, l'OVNI électronique de 1978
- Elastic man
- Playmobil color, les Playmobil à colorier
- Le Casper parlant de mon enfance
- Le shaker magique
- La pâte à modeler Play-Doh

- Le Télécran

Catalogue de jouets Nouvelles Galeries 1975
- Les tentes et maisons en toile des 70-80's
Les jouets du catalogue La Redoute 1979-80
- Catalogue de jouets Nouvelles Galeries 1982
- Les masques de carnaval de nos héros préférés
- Super Wand, la baguette magique qui danse
Jouets de plage et boutiques de bord de mer
- Les jouets du catalogue La Redoute 1978-79


CINE :

Roger Rabbit nous fait le coup du lapin
- Blade runner
- E.T, toujours culte 30 ans aprés !
- Sans peur et sans reproche

- Le père-noël est une ordure, images des coulisses et secrets de tournage

- La boum, formidable documentaire de 1980
- 21 octobre 2015, le jour où Doc et Marty débarquent de 1985


PETITES DOUCEURS REGRESSIVES :

- Les sucettes Chupa Chups
- Les bonbons Pez
- Les Picorettes
- Les chewing-gums des 70-80's
- Les Treets et les Bonitos
- Danino de Danone
- Le jour où Raider est devenu Twix
- Tang, la boisson de l'espace
- La barre chocolat-caramel 3 Mousquetaires
- YES de Nestlé
- Les boules de glaces qui se démoulent
- Les mini berlingots de lait concentré Nestlé
- Les glaces des  70-80's

- Drinky, la poudre à diluer
- Les barres chocolat disparues des 70-80's
- Les chapelets de choco-BN des 70's
- Les sucettes des 70-80's

- Les délices de la Roche aux Fées
- Le chocolat Merveilles du Monde
- Fruité c'est plus musclé !
- Biscuits et gâteaux 70-80's
Spring-Gum
- Les bonbons des 70-80's
- Tubble-gum, le tube des années 80


TELE :

Les speakerines des 70-80's
- La Pierre blanche
- Papivole"
- Waldo Kitty
- Declic (Vision on)
- Matt et Jenny
- Les années collège
- Les Robinson suisses
- Les Schtroumpfs
- Ma visite de l'expo "De Nounours à Casimir"
- Les Visiteurs de Noël
- Les petits papiers de Noël
- Brok et Chnok
- Télétactica
- Toumaï - Elephant boy
- Les dessins animés Hanna Barbera
- Papa poule
- Les secrets de fabrication d'Hanna Barbera

- Les brigades du tigre
- Les légendes indiennes du Canada

- Plume d’Élan et Bison Futé
- Mon ami Ben
- L'esprit de famille
- Au temps de la guerre des étoiles

- Téléchat

- Les voyageurs de l'histoire
- La série télé Heidi
- Les émissions Disney des 60-90's
Les Visiteurs de notre enfance

 

SOUVENIRS D'ENFANCE :

- Ma vitrine miniature hommage aux 70-80's
- Les décalcomanies
-
Les barils de lessive décorés des 70's
- Bali, boisson aux oranges
- Les images Poulain
- Un vrai disque 45 tours dans Pif Gadget

- Les chapeaux cache-rouleaux de papier toilette
- Les décorations de Noël des années 70-80

- Mon sapin Pif Gadget

- Le Formica, c'est formidable !
- Le club Dial
- Les puzzles Six de Savoie
Les fournitures scolaires des années 70-80
- Le magazine Top 50 et ses posters
- Arcopal, la vaisselle des années 70-80
- Souvenirs d'école (1er partie)
- Souvenirs d'école (2ème partie)
- Souvenirs d'école (3ème partie)
- Les jeux de la récré


L'ILE AUX ENFANTS/ CASIMIR :

- Ma rencontre avec Casimir
- Albert et Barnabé
- L'ile aux enfants en Afrique du sud
- Lactel et l'île aux enfants

- La télé musicale MOB de l'île aux Enfants
- Les surprises Casimir de May

- Mon île aux enfants miniature
- Making-of de mon île aux enfants miniature
- Ma belle rencontre avec Christophe Izard
- Nos années Casimir
-
 L'origine de ma passion pour Casimir

- Les images Magic de la Roche aux Fées
Fanta et l'île aux enfants
- La véritable histoire du Gloubi Boulga

- "L'origine de ma passion pour Casimir"

Mon vide-grenier virtuel

 Qui suis-je ?

Je m'appelle Nathalie mais mon pseudo est Nath-Didile. Je suis née en 1970, j'ai deux enfants et j'habite Bordeaux. Pour en connaitre plus sur ma passion pour les années 70-80, cliquez sur l'image.

Sites et blogs amis

Mon forum d'amis autour
de la culture 70-80's

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Mon blog de recettes

C-est-moi-qui-l-ai-fait.jpg    

Le site officiel de mes amis Osibo

Osibo News long 

Le grenier de la télé de mon ami dGé

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Autres blogs amis

Malle de Casimir 

bannièrerecresouvenirs

Jeux de 20h
 



 

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Les petits Dossiers des Copains d'abord vous recommandent ...

"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

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A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection)


 

"Les séries de notre enfance", de Nordine Zemrak et Maroin Eluasti, dédié à l'histoire du studio DIC (Mystérieuses cités d'or, Ulysse 31, Inspecteur Gadget etc...), pour découvrir les secrets de fabrication des séries cultes qui ont rythmé notre enfance. (Pollux)