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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 16:13


3ème partie de mon grand dossier consacré aux souvenirs d'école.
Vous retrouverez la première partie ICI et la seconde ICI.

 
Magazine Jeunes années
 
Parfois les instituteurs nous proposaient d'acheter le magazine "Jeunes années". La revue de format A4 largeur était éditée trimestriellement par "Les francs et franches camarades", (devenue la fédération "Francas", mouvement d'éducation populaire).
Le magazine s'est appelé "Gullivore" dans les années 90.
 
Certaines classes étaient abonnées et on pouvait emprunter les anciens numéros si on le souhaitait.

 
Il y avaient deux revues différentes, une pour les enfants de 3 à 8 ans et une pour les 8-13 ans.
On pouvait y trouver des contes, des récits, des chants, des documents sur l’histoire, sur les découvertes scientifiques, sur la la nature, des activités manuelles, des jeux, des dessins à colorier, des découpages et tout un tas d'activités diverses et variées. Je me souviens en avoir eus quelques-uns chez moi.

J'en ai trouvé un avec joie sur un vide-grenier dernièrement :


 
 
 
Travaux manuels et cadeaux de fête des mères
 
On peut dire qu'on en a fait de "jolies" choses en maternelle et en primaire pour la fête de nos mamans : des pots à crayons avec des rouleaux de papier toilette, des colliers avec des nouilles, des coffrets à bijoux avec des boites de camembert, des dessous de plat ou des pense-bêtes avec des pinces à linge, j'en passe et des meilleures.

 
Les maîtresses se transformaient en reines du recyclage pour nous faire faire des travaux manuels : boites d'allumettes, boites à oeufs, pots de yaourt, en plastique ou en verre, bouchons en liège, boutons, graines, coquillages, galets etc... 
 
En CE2, j'avais fabriqué un petit étui à aiguilles en feutrine pour la fête des mères. Ma maman l'utilise toujours aujourd'hui.
Il y avait un chat noir dessus car on en avait un à cette époque chez moi.



Pour la fête des pères, on faisait souvent des cendriers. Un objet qu'on n'aurait plus l'idée de faire fabriquer à des enfants de nos jours. Ca s'est transformé en vide-poches.
 
Ci-dessous les oeuvres du petit Benjamin pour ses parents au tout début des années 80 : galet peint, cendrier et sa mignonne petite main en plâtre.

 
Pour Noël on faisait des guirlandes avec des anneaux en papier ou sous forme d'accordéon, des sapins en papier Canson avec des gommettes, des Pères-noëls avec des barbes en coton.
 

 
 
Frises et dessin
 
En primaire, on devait faire une frise quotidiennement pour séparer nos leçons dans nos cahiers du jour. Ça nous entraînait au dessin et au tracé de précision.
Je me souviens que certains jours on n'était pas du tout inspiré et qu'il fallait se creuser la tête pour imaginer un nouveau motif.



 
En cours de dessin en 6ème j'ai découvert l'encre de chine et la plume, c'était nouveau car la plume n'était plus utilisée à l'école depuis de très nombreuses années. On s'en mettait partout, ça tâchait bien les doigts mais c'était chouette de découvrir un nouvel "outil" !
 
A peu près à la même époque, je m'étais passionnée pour les dessins au Rotring (on appelait ça rapidograph). Ca permettait de faire des traits d'une grande précision.
Il fallait remplir les cartouches manuellement (opération délicate si on ne voulait pas s'en mettre partout !). 

Mon beau-père me ramenait des Rotring de différentes tailles de son boulot où il faisait des dessins techniques. J'en ai aussi utilisé bien plus tard quand j'ai fait des études de dessin publicitaire.
 
Au collège on faisait aussi pour la première fois de la peinture avec des tubes de gouache. A l'école primaire, c'était uniquement de l'aquarelle sous forme de petites pastilles.
 
J'ai découvert le nom des couleurs de peintures à ce moment-là : noir d'ivoire, blanc permanent, jaune d'or, jaune citron, rouge vermillon, rose tyrien, cyan, bleu outremer, magenta, terre de sienne brûlée. Ca me paraissait exotique !
C'était amusant de faire des mélanges pour créer de nouvelles couleurs sur la palette, même si ça finissait souvent en "gris-marronnasse" (comme les mélanges avec la Play-Doh d'ailleurs) ! 
 
 
A propos de dessin, je me rappelle que j'en faisais souvent chez moi sur du papier qui servait aux imprimantes d'ordinateur à l'époque. Ma maman m'en ramenait de son travail. Il se dépliait en accordéon, il était en général à rayures vertes et blanches et comportait des petits trous de chaque côté.
J'étais super contente quand je réussissais à récupèrer du papier carbone, c'était marrant à utiliser pour écrire en double ou dupliquer des motifs.


 
 
 
Prévention routière à l'école
 
Je ne sais pas vous mais moi j'ai passé mon permis piéton et cycliste à l'école primaire, ça devait être en CM1 ou CM2 (1979-80). 
On avait eu une petite formation en classe, sur les panneaux et les feux tricolores.

Ci-dessous des photos d'archive du journal Le Progrés en 1988 :




Ensuite on était allé sur un petit circuit de la Prévention Routière qui se trouvait à 200 mètres à peine de l'école. On s'était bien amusé avec les vélos et les karts dans cette sorte de ville en miniature avec les petits panneaux et feux tricolores à notre échelle. C'était la première fois que je faisais du kart, j'avais trouvé ça génial !

 
Il y avait des policiers qui nous guidaient et nous aidaient à circuler.
A la fin on recevait un permis cartonné avec nos noms et prénoms. Il doit être quelque part chez mes parents.
 
J'avais déjà des notions de prévention routière car à l'époque les samedis à la télé, il y avait Plume d'élan.
 
 
 
Goûter au collège
 
Je me souviens qu'une année au collège ils avaient instauré un goûter gratuit à la récréation de 10h pour les demi-pensionnaires, ça devait être autour de 1983-84. Il fallait qu'un des délégués de la classe se rende au secrétariat avec les cartes de cantine de ceux qui déjeunaient et il obtenait le nombre de goûters correspondants. Je me rappelle qu'il y avait entre autre des pâtes de fruits, des petits pains d'épice Vandame, des gaufrettes quadro et surtout des gaufrettes Ménélik en forme de triangles enrobés de chocolat et fourrés aux éclats d'amandes, miel et noisettes, quel délice ! On les savourait pendant longtemps pendant la récré pour faire durer le plaisir.



J'ai appris il y a quelques années que ces fameux biscuits étaient fabriqués par Les  Desserts Gavroche à Marseille, ils existent toujours apparemment, mais je n'en ai jamais regoûtés.

A propos de biscuits et gâteaux des années 70 et 80, vous trouverez un très grand dossier à déguster sur le blog ICI.

 
 
Distributeurs automatiques 
 
Est-ce que dans vos collèges vous avez eu aussi des distributeurs automatiques de boissons et gourmandises ?
Je me souviens très bien du distributeur de boisson qui se trouvait dans mon collège, on pouvait avoir une sorte de Tang à l'orange dans des gobelets blancs en plastique moyennant une somme dérisoire. C'était bien chimique mais en été c'était un vrai régal et la machine était prise d'assaut !
 
Et juste à côté on avait un petit distributeur à tirettes accroché au mur qui permettait d'obtenir des tubes de bonbons Mentos (pomme verte ou multifruits) et Polo (celui avec un trou au milieu, menthe ou citron). Il ressemblait un peu à celui ci-dessous, mais avec deux tirettes seulement.

Parfois en classe on sentait flotter des effluves fruitées qui s'élevaient de la bouche des élèves qui suçaient leurs bonbecs au même moment (juste après les récrés en général).
 
Un copain de ma classe avait trouvé comment arnaquer le distributeur en introduisant une pièce, en tirant un des deux tiroirs puis en tirant aussitôt l'autre tiroir au moment où on fermait le premier. Il fallait être rapide et avoir une bonne coordination des gestes. Il arrivait comme ça à vider le distributeur de tous ses tubes avec une seule pièce de 1 franc !
 
Je vous parle d'un temps où le sucre et le gras n'étaient pas encore des ennemis jurés. Un temps où, quand l'heure du repas était encore loin, deux doigts pouvaient couper la faim !
 
 
 
Les enseignants sont (parfois) des tyrans !
 
ah la la qu'est-ce que je maudissais ma prof d'histoire-géo en 4ème qui choisissait un élève au hasard dans le cahier d'appel quand on avait cours avec elle pour venir réciter la leçon au tableau.
Elle prenait bien son temps pour parcourir la liste alphabétique de haut en bas puis de bas en haut plusieurs fois de suite. Elle devait prendre un plaisir malsain à faire frémir les élèves.
 
Etant dans les "R" donc en bas de liste, mon cœur se serrait à chaque fois que je voyais le bout de son doigt descendre ! Oui bon d'accord, si j'avais correctement appris toutes mes leçons, je n'aurais sans doute pas tremblé autant mais même ceux qui potassaient parfaitement leurs cours avaient peur.
 
Cette même prof m'avait traitée un jour de "Potiche" devant toute la classe parce que je n'avais pas su placer les Seychelles sur la carte, ça m'avait choquée.
J'imagine qu'on a tous eu ce genre de profs tyranniques qui nous tétanisaient.
 
Et je pense qu'on a tous fait à un moment ou un autre une punition à l'école. J'avoue ne pas en avoir eu beaucoup. Juste deux heures de colle faites un mercredi matin au collège parce que je bavardais trop en classe (comme c'est étonnant !) et une fois des lignes à copier à la primaire. Je me souviens encore parfaitement de la phrase : "Je n'aperçois qu'un P au verbe apercevoir". Ca m'a marquée à vie et je n'ai jamais plus fait la faute ensuite.

Dans les années 70 et même 80, il n'était pas rare qu'un élève soit puni au coin (mais sans bonnet d'âne). Certains même se faisaient taper sur les doigts, tirer les cheveux, recevaient des gifles, des coups de pied aux fesses ou carrément des fessées. Ca parait dingue aujourd'hui mais ça arrivait pourtant parfois à cette époque.
 
Ma prof de physiques-chimie en 3ème était caractérielle, elle hurlait sans raison et jetait parfois des bouts de craies à la tête des élèves turbulents. J'imagine le scandale si ça se faisait encore de nos jours !
 
 
Les cours d'EMT
 
L'Education Manuelle et Technique est apparue dans les collèges français en 1974 et a perduré jusque dans les années 90.
Jusqu'au début des années 80, les activités étaient différenciées selon le sexe des élèves : couture et cuisine pour les filles, travail du bois et du métal pour les garçons.
 
Quand je suis arrivée au collège en 1981, on faisait indifféremment toutes ces activités.
Je me souviens que les travaux de couture était le vrai calvaire des garçons. 
La toute jeune prof qu'on avait eue en classe de 3ème, pleine d'enthousiasme dû à sa jeunesse, s'était mis en tête de nous faire fabriquer un chemisier à chacun... quelle idée saugrenue ! Alors qu'un simple coussin aurait largement fait l'affaire.

Nous voilà donc en train de prendre nos mesures les uns les autres avec des mètres-rubans : le dos, les bras, le tour de cou, des poignets etc.... Autant dire que dès le départ, le projet était foireux car personne n'a pris les bonnes mesures, c'était soit trop serré, soit trop lâche !
Par la suite on avait dû aller acheter le tissu de notre choix en magasin. Moi j'avais opté pour un splendide motif de palmiers bleus sur fond rouge, je ne sais pas trop pourquoi... l'influence de Magnum sans doute, on était en 1983 !


Ci-contre le célèbre détective privé avec une chemise dont le tissu ressemblait beaucoup à celui que j'avais choisi.

Après plusieurs semaines de cours d'EMT et de grosses galère devant nos machines à coudre, certains avaient fait le choix de faire des chemisiers sans manche puis sans col et carrément sans boutonnière afin de s'éviter du boulot supplémentaire et pour aller plus vite ! D'autres comme moi avaient demandé de l'aide à leur mamie (ou maman). 
Autant dire que je n'ai jamais porté cette chemise, elle a fini dans un placard puis sans doute à la poubelle. Bref ce fut un véritable fiasco couturier, mais ça reste forcément un souvenir marrant. 
 
En techno, il avait fallu faire un serre-joint en métal. N'étant pas très motivée pour me fatiguer à la tâche et me salir les mains, j'avais gentiment usé de mes charmes auprès des copains de classe (comme on peut le faire à 13 ans) pour qu'on m'aide ... enfin disons plutôt pour qu'on le fasse à ma place !
 
En cours de cuisine, on rigolait bien ! Comme la classe se trouvait au dernier étage du bâtiment (4ème), on attendait que la prof se soit tournée vers le tableau pour balancer à intervalle régulier des casseroles d'eau par les fenêtres. Les plus téméraires laissaient tomber des oeufs ! Je me rends compte aujourd'hui à quel point c'était crétin, voire dangereux, mais quand on a 13-14 ans, on ne voit que l'amusement et la rigolade.
 
C'est en EMT que j'ai appris à faire des madeleines, recette que j'ai refait de nombreuses fois chez moi ensuite.
Et c'est aussi en EMT que j'ai appris les rudiments de la diététique, les protides, glucides, lipides, où on les trouvait et où ils se cachaient (ah bon, il y a du sucre dans les petits-pois ?!) .
C'était intéressant et instructif.

Anecdote qui m'avait marquée : on avait préparé un repas entier en EMT, de l'entrée jusqu'au dessert, et on était resté déjeuner en classe pour le déguster. Le plat principal était du porc au caramel. Une copine, qui était algérienne, était allée dire à la prof qu'elle ne pourrait pas manger le plat car c'était du porc et la prof lui avait rétorqué : "bah va te faire cuire un oeuf !".
On avait tous trouvé ça d'un goût très douteux, que ce soit pris au propre comme au figuré d'ailleurs.

En EMT on faisait aussi du cartonnage, du collage, du découpage. A
yant déjà un goût très prononcé pour les créations manuelles, c'était une de mes matières préférées.
En 6ème on avait fabriqué un petit porte-photos et une boite avec couvercle pour mettre un paquet de cartes à jouer.
 
Et vous, qu'avez-vous fabriqué en cours d'EMT ? Est-ce que vous avez gardé vos oeuvres ?
 
 
Informatique pour tous
 
En 1985, Laurent Fabius, alors premier ministre, annonce le "plan informatique pour tous", un programme visant à équiper en ordinateurs tous les établissements scolaires et à initier les élèves (et leurs enseignants) à l'outil informatique. 
On apprenait en Basic et en Logo.
 
Jean-Jacques Servan Schreiber, à l'origine du projet, voulait des Apple II et des Macintosh. Steve Jobs avait même promis d’installer une unité de fabrication en France plutôt qu’en Irlande. Mais c'est Thomson, entreprise nationalisée (et au bord de la faillite en 1982), qui a été finalement  choisie pour fournir les ordinateurs : des 8 bits MO5.
 
Malheureusement les terminaux n'étaient pas vraiment à la hauteur et le crayon optique n'a pas résisté très longtemps à la souris d'Apple. En 1989, Thomson abandonna définitivement la micro-informatique.
 
Pour information, le MO5 coûtait  2 390 francs alors que le Mac, même en version simplifiée, aurait coûté environ 10 000 francs. 

Ci-dessous des photos d'archive du journal Le Progrés en 1987 :

 
Voici un reportage du journal télévisé en 1985, à voir ICI.
J'aime beaucoup le slogan : "Le MO5, véritable R5 de la micro"
 
Les dissections en sciences naturelles
 
Aaaah la joie d'arriver à 8h du matin en cours de sciences nat' et de découvrir avec stupeur et dégoût un oeil de boeuf qui nous attendait sur chaque table ! Surtout avec cette délicieuse odeur de formol pour aller avec.
Il fallait les disséquer pour aller voir ce qu'il y avait à l'intérieur et comment fonctionnait un nerf optique, c'était glauque. Autant dire qu'au repas de midi, on n'avait pas mangé grand chose ! 
On a eu droit aussi à la dissection d'une grenouille.
 
Pour information, en juillet 2016 a été publiée une circulaire visant à interdire les dissections animales en cours de Sciences de la vie et de la Terre, c'est donc très récent.
 
Je me souviens de la découverte du microscope. On pouvait observer pour la première fois des éléments imperceptibles pour l’œil humain. On plaçait des échantillons entre deux petites plaquettes de verre et un monde nouveau s'ouvrait alors à nous, celui de l'infiniment petit. J'adorais ça. 

 
La génétique m'a passionnée. Notamment la partie où on cherche dans sa propre famille les caractères dominants et récessifs. 
C'était drôle de tester sur l
es membres de notre famille la capacité à rouler sa langue en forme de U .
Moi j'y suis toujours arrivé et je charriais ma maman et ma grand-mère qui n'y parvenaient pas malgré leurs efforts ! 

Il parait que cette capacité particulière n'a presque rien à voir avec la génétique, on l'a découvert depuis.
 
 
 
Apprentis chimistes
 
En chimie, on "jouait" parfois avec des éprouvettes, des béchers, des pipettes et des becs Bunsen. On manipulait des produits qui changeaient de couleurs et de consistance.
Ébullitions, condensations, dilutions et autres précipités n'avaient plus de secrets pour nous. 

J'ai trouvé la pince en photo ci-contre l'autre jour sur un vide-grenier. De nombreux souvenirs me sont revenus en mémoire. Je me suis revue en train de tenir une éprouvette au dessus de la flamme en attendant que ça réagisse d'une manière ou d'une autre.

Je me rappelle d'un copain qui s'était brûlé le bout des cheveux en se penchant pour écrire sur son cahier près du bec Bunsen allumé. Ca sentait le cramé dans toute la classe ! 


 
Quand je pense cours de chimie, j'ai les images du film "P.R.O.F.S" en tête, le passage culte où l'enseignante tyrannique dit : "Normalement ça doit cristalliser !"
A voir ICI.
Je me souviens avoir été très impressionnée par un cour sur l'azote liquide. Le prof y avait plongé une rose qui s'était ensuite brisée d'une pichenette du doigt.

Je préférais les cours de chimie à ceux de physique, même si faire des circuits et allumer des ampoules pouvaient être sympa aussi. 
 
 
Le cours sur la photographie m'avait aussi particulièrement interessée. Mon prof de physique-chimie en 3ème était un homme passionné et passionnant, il savait à merveille susciter l'intérêt des élèves. Pourquoi tous les profs ne sont-ils pas comme lui ?

 

Rétroprojecteurs et vidéo
 
30 ans avant l'ère des tableaux numériques et interactifs, on avait parfois en classe des rétroprojecteurs qui permettaient aux profs de nous faire découvrir des documents par l'intermédiaire de feuilles transparentes en les projetant sur un écran qui se déroulait devant le tableau.
C'était le seul outil moderne qui était dans les collèges et les lycées à cette époque.
 
Parfois en sciences naturelles on avait des séances diapos ou même des proections de films. Ils étaient en bobines, pas encore de VHS à mon époque ! 
 
Il y avait aussi parfois des projections en cours d'histoire. Je me souviens avoir été traumatisée par la diffusion du film "Nuits et brouillards" en classe de 4ème. 13 ans, c'est un peu tôt tout de même pour voir des images si dures, on n'a pas forcément la maturité nécessaire pour encaisser.
 
 
 
Sport
 
Question à 10 francs : quelle était la méthode infaillible pour mal commencer une journée au collège ? ... Facile : avoir cours de sport dès 8h et devoir bêtement faire des tours de piste ! Il n'y avait rien de plus pénible, surtout en hiver quand il faisait bien froid. L'endurance n'a jamais été mon truc, trop lent et répétitif pour moi. Je préférais les courses de vitesse ou de saut d'obstacles.
 
Je n'aimais pas non plus le lancer de poids, on se dégueulassait les mains et le cou avec ce satané boulet ! J'aurais préféré faire du javelot.

Il y avait la classique montée à la corde lisse qui nous gonflait tous, c'était pas facile.
 
ah oui au fait, à cette époque les garçons et les filles faisaient sport chacun de leur côté, aucun cours communs.

J'ai découvert les agrés en 6ème : barres assymétriques, poutre, cheval d'arçons, j'aimais beaucoup. On avait toutes des justaucorps, des collants et des guêtres comme dans "Gym Tonic" à la télé ! 
Ci-contre à gauche, je pose fièrement à 13 ans chez mes parents avec mon justaucorps rose tout neuf, mes rythmiques aux pieds et ma montre à quartz blanche au poignet !

 
En 5ème je me souviens aussi qu'on avait dû faire un enchaînement au cerceau sur "What a Feeling", d'Irene Cara, la chanson du film "Flashdance", le film était juste sorti sur les écrans (1983). J'avais adoré, c'était il y a près de 35 ans mais je me souviens encore parfaitement du début de la chorégraphie ! 

En dehors de ces tenues très féminines, au tout début des années 80, on portait des joggings Adidas à l'aspect un peu satiné. Ils avaient souvent une patte élastiquée sous le pied qui les faisait ressembler à des fuseaux et qui étaient particulièrement moulants (gênant pour les garçons parfois !). Heureusement ensuite sont arrivés les survêtements en tissu peau de pêche, beaucoup plus jolis et confortables.

Ci-dessous à gauche, le plus connu des survêtements Adidas : le Challenger. A droite on me voit passer la tondeuse à gazon avec mon survet' peau de pêche (une sous-marque je pense), autour de 1987.



Lors de mon année de 4ème, je m'étais inscrite aux cours de tennis avec le collège les mercerdis aprés-midi. Ca me plaisait bien, sauf que je loupais toutes les semaines la fin des Mystérieuses Cités d'or, je devais partir 10 minutes avant la fin des épisodes si je ne voulais pas arriver en retard, c'était vraiment frustrant ! 
Ci-contre à droite en tenue de tennis à 14 ans.
 
La piscine, je n'y suis  allée qu'à l'école primaire. J'en garde surtout un souvenir olfactif javellisé ! Moi qui adorais l'eau, je n'aimais pas beaucoup les voyages en bus et les séances scolaires en piscine où on faisait des bêtes allers et retours avec des planches en mousse.
Et puis ayant les cheveux longs déjà, je maudissais les bonnets en caoutchouc qui tiraient les cheveux et donnaient l'air idiot ! 
Le bon souvenir, c'est qu'on dégustait des bonbecs en remontant dans le bus, notamment des tubes de rouges à lèvres acidulés.
 
 
 
Les cours de musique
 
Cette heure de musique servait souvent de défouloir pour les élèves, surtout si on avait un prof un peu laxiste ou trop gentil. J'ai des souvenirs de joyeux bordel pendant ces cours-là ! 
 
L'un d'eux m'a particulièrement marquée, le premier de l'année en 4ème. A peine assis dans la salle, le prof nous avait demandé de nous lever, de nous déchausser et de venir tous nous allonger sur le dos au milieu de la classe en mettant une main à plat sur notre ventre. 
On s'est tous regardé en rigolant mais on s'est exécuté. C'était pour comprendre et sentir notre respiration. Mais on a surtout senti les odeurs de pieds et pouffé de rire ! 

Je dois à ce prof la découverte de la magnifique Symphonie fantastique de Berlioz qu'il nous a fait étudier. J'en étais tombée amoureuse et je l'écoutais sans arrêt ensuite chez moi, sur le tourne-disque familial. 
 
Ce qu'on n'aimait pas beaucoup, c'était les séances de musique en groupe où on récupérait chacun un instrument car généralement c'était des claves. Aucun intérêt ces machins-là ! Les plus chanceux avaient le triangle, le tabourin ou le xylophone. Les autres devaient bêtement marquer la mesure avec les deux bouts de bois ! 
Heureusement il restait la flûte qu'on avait dû acheter en début d'année. Ce qui me plaisait surtout c'était de refaire le thème que Stellie joue à l'ocarina dans "Albator". 




Un de mes copains passait son temps à manger des cachous Lajaunie, sa flûte avait fini par en être tapissée à l'intérieur, eurk ! Il s'amusait aussi à tester des sons avec la bouche pleine de chewing-gum !
 
 
 
CDI
 
Bon je l'avoue, je n'étais pas une grande assidue du CDI. Je n'aimais pas beaucoup lire à cette époque, sauf des bandes dessinées et il n'y en avait pas beaucoup là-bas. Donc j'y allais par obligation, quand je devais faire une recherche.
J'empruntais assez rarement des livres. Il faut dire que chez mes grands-parents, où je passais beaucoup de temps, il y en avait un grand nombre (mon grand-père étant un fin érudit), c'était largement suffisant.



Je me souviens du bruit des coups de tampon sur les petites fiches d'emprunt des livres. Fiches qui quittaient les ouvrages pour être rangées dans des petits casiers en bois puis qui les retrouvaient au retour, souvent 15 jours après.
 
Il y avait aussi des casiers en bois et des fiches pour faciliter nos recherches, par thème ou par nom d'auteur. Ça n'existe plus, tout est informatisé aujourd'hui.

 
Quand on allait au CDI en petit groupe, pour faire un exposé par exemple, c'était très compliqué de garder son sérieux et de se concentrer. On finissait invariablement par avoir un fou rire et la documentaliste nous regardait sévèrement en prononçant un "chuuttt" bien appuyé afin d'instaurer le silence.
 
 
 
 
Carnet de notes et bulletin scolaire
 
J'ai la chance que ma maman ait gardé tous mes bulletins et carnets depuis l'école primaire. Je les ai regardés attentivement en préparant ce sujet, c'est marrant de revoir le nom des profs et de lire leurs commentaires.

Ci-dessous mes carnets scolaires de la 6ème à la 3ème au collège Marguerite de Valois d'Angoulême.



 
En début d'année scolaire, on devait écrire le nom de nos parents et notre adresse sur 3 enveloppes afin que les bulletins soient envoyés chez nous à la fin de chaque trimestre.
C'est moi qui prenais le courrier dans la boite aux lettres en sortant du collège et à chaque fois ça me faisait très bizarre de voir cette enveloppe avec ma propre écriture !

Je n'ai jamais fraudé en dissimulant mes bulletins ou en imitant la signature de ma maman, ils n'étaient pas assez mauvais pour ça (j'étais une élèves plutôt appliquée et travailleuse) et puis de toute façon je n'aurais jamais osé. 

Ci-dessous deux de mes bulletins de 6ème et 4ème et une enveloppe que j'ai écrite à l'encre turquoise, très à la mode en 1983-84.


 
A la fin de l'année scolaire, on faisait dédicacer notre carnet de notes aux copains de la classe avant de se quitter pour les grandes vacances. L'occasion parfois de régler ses comptes, de déclarer sa flamme ou d'écrire des âneries !

Ci-dessous les dernières pages de mes carnets de 4ème et 3ème :


 
Ici une dédicace dessinée avec de l'humour d'ado et les compliments d'un admirateur ! 

 
 
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 19:38



Suite des souvenirs d'école après la première partie ICI si vous l'avez loupée.

Cet article sera tout entier consacré à un thème important voire capital dans la vie des élèves : s'occuper les mains en classe ! 


Oui parce que ça s'ennuie sévère un élève en écoutant les profs (ou non d'ailleurs !). Certains cours paraissaient interminables et on n'espérait qu'une seule chose : que la fin de l'heure arrive le plus tôt possible ! 


S'occuper en attendant la sonnerie

Beaucoup d'entre nous somnolaient, la tête sur un de nos coudes (Bah oui elle 
est lourde !) tout en jouant machinalement avec une de nos mèches de cheveux (pour les filles) ou en mâchouillant nos bouts de crayons ou nos capuchons de stylos-billes. Nos trousses étaient parfois remplies de leurs pauvres restes parmi les épluchures de taille-crayons.

Et à force de s'acharner dessus, on finissait par avoir des petits débris de bois ou des morceaux de plastoc dans la bouche voire même de l'encre si on ne faisait pas gaffe !



On faisait tourner nos règles en bois ou en plastique genre hélice, à l'envers en équilibre sur leur petit piton central ou on s'amusait à le dévisser et revisser. On ne comptait plus le nombre de règles qui avaient perdu leur bitoniau avant la fin du mois de septembre !
Occasionnellement nos règles pouvaient aussi servir de catapultes (ou de raquettes) à boulettes de papier. 



 

On jouait aussi avec nos embouts de crayons en forme de personnages en s'inventant des histoires : il y avait des trolls, des kikis, des lucioles phosphorescentes etc...


 

J'ai le souvenir d'un cour au collège où on avait joué à "1.2.3 soleil" en faisant tous avancer légèrement nos tables en même temps dès que le prof avait le dos tourné pour écrire au tableau. Il avait fini par s'en apercevoir évidemment !

Quand un prof avait un tic de langage, un mot ou une expression qu'il répétait souvent (par exemple "Vous me suivez toujours ?"), on s'amusait à compter le nombre de fois où il le disait dans l'heure.

Et parfois on faisait des parties de morpions ou de batailles navales (voire de baccalauréat) avec nos voisins de bureau.




J'en ai parlé dans la première partie de ce dossier, on s'échangeait aussi des petits mots sur des bouts de papiers entre copains. Nombre de couples se sont formés comme ça !



On écrivait aussi des petites histoires sans queue ni tête avec nos voisins, chacun écrivant un bout de phrase mais sans voir ce que le précédent avait écrit (on repliait la feuille pour dissimuler ce qu'il y avait juste au dessus). Quand on relisait à la fin on rigolait bien ! 
 


Des âmes d'artistes

On faisait de la scuplture sur gommes : on y faisait des trous et on les sculptait avec nos crayons ou nos compas. Ou alors on les nettoyait en les gommant avec d'autres gommes (le serpent qui se mord la queue !) ou en les frottant sur nos vêtements.

Moi je m'amusais à couper des "tranches" de ma gomme Windsurf avec mon cutter (toujours avoir un bon cutter dans sa trousse, même si ça ne fait partie des fournitures !) pour obtenir le même motif de planche à voile et j'échangeais avec d'autres qui avaient aussi ce type de gomme (photo ci-contre).

Les oeillets de renfort servaient plus à faire des dessins qu'à réparer les feuilles de nos classeurs. Au choix : roues de voiture, de vélo, yeux de personnages. 

On faisait bien sûr des tas de dessins, par exemple de jolies rosaces colorées à l'aide de nos compas. 




Vous aussi vous vous faisiez des faux tatouages avec vos stylos sur vos mains ou vous faisiez semblant de vous faire une piqûre avec vos critériums en rentrant la mine dans le crayon ?



On faisait des avions en papier et on les balançait par les fenêtres dès que le prof avait le dos tourné, au printemps et en été.

Moi je  m'étais acheté un grand livre d'origami grâce auquel j'avais appris à faire plusieurs pliages sympas qui épataient mes camarades de classe : cocottes, vide-poches, grenouilles, oiseaux, etc... Ca faisait son petit effet. 

Je me souviens que pour s'occuper on s'amusait aussi à changer d'écriture, à en faire des penchées ou des plus rondes, en changeant de couleurs d'encre. Et on testait nos signatures ou on essayait de contrefaire celles de nos parents.

A propos des contrôles, je me rappelle qu'on grossissait notre écriture ou on rallongeait les mots pour terminer plus rapidement un devoir qui devait impérativement faire une page de long. Ce qu'on est filou quand on est môme quand même !


 

Les mini billes de cartouches d'encre

On coupait nos cartouches d'encre une fois terminées pour en récupérer la mini bille, en se salissant copieusement les doigts au passage. Il n'y avait plus qu'à se nettoyer consciencieusement les mains à l'effaceur. Quelle drôle d'odeur au passage sur nos doigts aprés ! Parfois on changeait la mine de l'effaceur avec les dents (en la retournant), le goût était pire, beurk !




Moi j'avais un petit tube en verre avec un bouchon en liège dans ma trousse pour garder mes mini billes. Je me souviens que certains les glissaient dans la petite cache avec bouchon au fond du tube de colle u-hu (ça n'existe plus d'ailleurs) et les filles dans des mini flacons/échantillons de parfum..

On en gardait aussi quelques-unes au fond de nos stylo-plumes pour que ça fasse du bruit quand on les secouait, genre hochet ou maracas.


sarbacanes et projectiles

Il y avait aussi un des best-sellers des salles de classe : les sarbacanes qui permettaient d'envoyer des projectiles sur les copains.


On utilisait un Bic transparent dont on enlevait le bouchon, l'embout et le tube d'encre et on soufflait dedans après y avoir introduit une mini-boulette de papier qu'on avait préalablement imbibé de bave.
On utilisait aussi les mini billes des cartouches d'encre dans ces sarbacanes artisanales.

Deuxième système breveté par les collégiens, plus efficace celui-là : l'effaceur dont on enlevait de chaque côté les tampons d'encre et de produit effaçant tout en gardant le séparateur central qui servait de piston.
Un des petits concours marrants consistait à attendre le premier "O" écrit par le prof au tableau pour être le premier à l'atteindre !

Voilà un tutoriel pour ceux qui ont oublié :

On jouait aussi avec nos embouts de crayons en forme de personnages en s'inventant des histoires : il y avait des trolls, des monstres, des kikis, des lucioles phosphorescentes et même un Fêlé de Lustucru.
 

J'ai le souvenir d'un cour au collège où on avait joué à "1.2.3 soleil" en faisant tous avancer légèrement nos tables en même temps dès que le prof avait le dos tourné pour écrire au tableau. Il avait fini par s'en apercevoir évidemment !


Quand un prof avait un tic de langage, un mot ou une expression qu'il répétait souvent (par exemple "Vous me suivez toujours ?"), on s'amusait à compter le nombre de fois où il le disait dans l'heure.


Et parfois on faisait des parties de morpions ou de batailles navales (voire de baccalauréat) avec nos voisins de bureau.

J'en ai parlé dans la première partie de ce dossier, on s'échangeait aussi des petits mots sur des bouts de papiers entre copains. Nombre de couples se sont formés comme ça !
On écrivait aussi des petites histoires sans queue ni tête avec nos voisins, chacun écrivant un bout de phrase mais sans voir ce que le précédent avait écrit (on repliait la feuille pour dissimuler ce qu'il y avait juste au dessus). Quand on relisait à la fin on rigolait bien ! 

Ceux qui avaient la chance d'avoir des élastiques dans leurs trousses pouvaient improviser un lance-pierre de fortune pour lancer des petites bandes de papier plié.
Un copain à l'époque faisait commerce d'élastiques dans la cour de récréation, 20 centimes l'un (il avait acheté une grosse boite, il rentabilisait !). Ca avait été un beau bazar dans la cour avec tous les gamins qui tiraient dans tous les sens, fallait voir la tête des pions !




Dans un autre registre, je me souviens qu'en cours de chimie, on attendait qu'un copain (ou le prof) soit tourné de dos pour moucheter d'encre sa blouse blanche en donnant un coup sec avec nos stylo-plumes !


Boulettes de colle

Puisqu'on parle projectile, voici une autre grande occupation en classe : faire des petites boules avec nos colles liquides. La plus efficace était la Scotch en tube de couleur verte, on la sniffait, elle sentait bon ! On se versait un peu de colle au creux de la main ou entre le pouce et l'index et à force de la triturer, elle se transformait en boulette. De quoi balancer sur les copains !
Et parfois on combinait avec l'éclatage de cartouche, histoire de colorer la boule en bleu. 




Avec un camarade, on s'ennuyait tellement en cours de français qu'on avait inventé les "doux-durs". On faisait couler une petite flaque de colle Scotch sur une feuille de papier, on attendait que ça sèche et que devienne à la fois dur et doux au toucher. On avait même créé le "club des doux-durs" en intronisant des copines et en créant des cartes de membres !
Comme disait Philippe Bruneau dans Cocoboy : "Mais enfin Grand Maître, quelle est donc cette secte étrange" ! 




Je me souviens aussi qu'on s'enduisait le bout des doigts d'une petite couche de colle liquide pour faire nos empreintes. 

Il fallait être très précautionneux pour enlever le fine épaisseur sans la déchirer, ça ressemblait un peu à de la peau qui pelle après un coup de soleil. 

Quand on parle de colle, il y avait évidemment la dégustation de colle Cléopatre aux douces senteurs d'amande. Personne n'en est mort et je pense qu'on a pourtant était nombreux à l'avoir goûtée !



Bureaux, sacs et trousses customisés

Nos bureaux à l'école primaire étaient plutôt propres et en bon état malgré leur âge parfois avancés (ils avaient encore le trou pour l'encrier qui ne servaient plus depuis belle lurette). Mais il en était tout autrement au collège ou au lycée ou bien souvent les bureaux étaient recouverts de nos dessins, graffitis, dédicaces et déclarations en tout genre, accompagnés de tout un tas de scarifications. L'anonymat des places (on changeait de classe toutes les heures) favorisait ces dégradations à longueur d'année. Mais là aussi, il fallait bien qu'on s'occupe et c'est mieux d'écrire sur les tables que sur une feuille en papier, on a l'impression de laisser une trace de notre passage.




J'avais un copain dont le meilleur ami était dans une autre classe. Il se trouvait que par hasard ils s'asseyaient au même bureau dans cette salle et le jour où ils s'en sont rendus compte, ils ont commencé à se laisser des petits mots ou ils se répondaient d'un jour à l'autre, c'était très drôle !

A propos de dégradation des tables et des chaises, il y avait des tas de cadavres de chewing-gums collés dessous, toujours appétissants quand on avait le malheur de passer la main dessus. 




Pour customiser nos sac US et nos trousses, rien de mieux que les gros marqueurs noirs et le blanco/Tipex pour y faire des (jolis) dessins ou y écrire le nom de nos groupes préférés ou des sigles genre Peace and love ou Anarchie.

Il arrivait régulièrement qu'un stylo plume ou un Bic fuient et fassent des tâches sur nos trousses ou au fond de nos sacs, on essayait alors de les dissimuler sous un dessin ou un badge.



"Je peux sortir M'dame ?"

 

Bah oui, la seule excuse pour aller prendre l'air quelques minutes pendant le cours, c'était de lever la main et demander d'aller aux toilettes avec la tête de quelqu'un qui a l'air pressé, même si on n'avait pas du tout envie. Ca permettait de flâner tranquillement dans les couloirs déserts et de regarder par les fenêtres ce qui se passait dehors.

Je me souviens qu'en terminale, pendant le mois de mai 1988, on avait été nombreux à lever le doigt pour sortir aux toilettes. Il faut dire que la classe de philo se trouvait dans le bâtiment de l'internat juste au dessus de la salle de détente où se trouvait une télé et qu'en mai 1988, c'était le tournoi de Roland Garros qu'on était nombreux à suivre à ce moment-là. Donc chacun notre tour on demandait à sortir aux toilettes pour en fait aller voir les scores de Lendl, Wilander, Leconte ou Agassi et on transmettait aux copains en revenant, c'était drôle !
 

Je ne suis pas très fière de dire que je m'ennuyais ferme en cours de philo, je n'aimais pas cette matière (la prof était à moitié folle et ses cours étaient assommants) et je passais mon temps à jouer aux échecs avec mon mini échiquier électronique sur mes genoux.
En conclusion logique, et pour l'anecdote, j'ai eu 5 au Bac en philo (coefficient 5 tant qu'à faire !). Ce qui ne m'a pas empêchée de l'avoir quand même en me rattrapant avec les autres matières.
Ci-contre à gauche, l'objet du délit que j'ai toujours.



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Pour aller découvrir la troisième partie du dossier, cliquez sur l'image ci-dessous :
 
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 16:13



Aprés mon grand dossier sur les fournitures scolaires, j'avais envie de parler de tout un tas de petits souvenirs en vrac que l'école m'évoque et dont vous serez aussi nombreux à vous rappeler j'en suis sûre.

La salle de classe

On a tous eu à peu près le même genre de classe à l'école primaire, avec des bureaux assez identiques à ceux que l'on voit dans le film "Le Maître d'école" de 1981 ci-dessous. Bureaux et chaises attenants, dessins et croquis sur les murs. 




Il fallait se plier en 4 pour attraper nos affaires sous les bureaux !

Je me souviens que pendant une récréation, dans la classe déserte, avec une copine on avait rangé tous les bureaux des copains en vidant notamment leurs sacs pour placer les cahiers dans leur casier. Ca partait d'un très bon sentiment mais la maîtresse nous avait puni. On n'a jamais plus recommencé.




Les revêtements au sol étaient en linoleum ou en carrelage à motifs géométriques.





J'ai l'impression qu'on a été nombreux à avoir eu des armoires vitrées à double portes au fond de nos classes. Certaines étaient décorées de jolies rideaux fleuris.



 

Voici les couloirs de mon ancienne petite école. J'avais réussi à y rentrer pour les élections présidentielles de 2007 car elle servait de bureau de vote. J'avais sauté sur l'occasion et j'y étais entrée avec beaucoup d'émotions, je n'y avais pas remis les pieds depuis 25 ans ! C'est fou car rien n'avait changé, à part la couleur des murs. 
A l'époque il y avait des petits sacs en tissu fleuri à liens coulissants à chaque crochet, tous les mêmes, dans lequel on rangeait nos chaussons et nos rythmiques pour le sport.

 

Tableaux et outils des instituteurs

A mon époque, les tableaux blancs n'existaient pas encore, il n'y avait que des tableaux noirs. En général, il y en avait un grand, qui pouvait s'ouvrir en 3 parties, fixé au mur (avec une lumière néon au dessus pour l'éclairer en hiver) et en général à côté un autre tableau sur pied et pivotant, comme on le voit ci-dessous :

 



On essuyait le tableau avec des brosses en bois et en feutre.
Qu'est-ce que j'enviais mes institutrices qui avaient de grosses boites de craies blanches et de couleurs à leur disposition. Moi je n'avais que des petites boites de 10 craies !



J'aimais bien quand les profs utilisaient les grands outils en bois, notamment le compas à craie. Ca dérapait sur le tableau et parfois ça crissait d'une manière crispante !


Les affiches scolaires

Il y avait de grandes cartes géographiques accrochées dans toutes les salles de classe ou dans les couloirs de nos écoles. 
Quand j'en vois aujourd'hui sur des vide-greniers, je résiste à la tentation d'en acheter une, je les trouve très belles mais c'est tout de même très encombrant !




Je me rappelle particulièrement celle-ci qui était accrochée en permanence au mur de notre classe.

 



Il y avait également des affiches sur l'histoire, le corps humain, les animaux, les plantes etc...



A propos de cartes et de géographie, je me souviens avoir eu des petites cartes en plastique épais pour dessiner les contours de la France. J'en avais aussi une version transparente, ainsi qu'une carte de l'Europe.


Blouses

J'ai porté des blouses jusqu'à la classe de CE2 (7-8 ans, autour de 1978). Ma maman devait coudre des petites étiquettes en tissu avec mon nom et mon prénom sur le devant du tablier.


Ci-dessous on me voit à 3 ans, 5 ans et 7 ans avec mes blouses bien 70's.
A noter sur la photo de droite, la coupe de cheveux Playmobil et le splendide colle pelle-à-tarte qui dépasse ! 




A la maternelle, il valait mieux porter une blouse car on faisait souvent de la peinture et parfois avec nos doigts ! 
 


 

Bons points et images

A l'école primaire, on recevait des bons points quand on travaillait bien. Au bout de 10 bons points, on pouvait choisir une image. Et au bout de 10 images, on avait un petit livre. Je ne suis jamais allée jusque-là alors que pourtant j'étais une bonne élève, toujours première ou seconde de la classe.

J'ai trouvé les images ci-dessous sur un vide-grenier il y a quelques mois. Ca a fait remonter plein de bons souvenirs car j'ai eu celles avec des oiseaux et des papillons.


Cantine

Qui n'a pas regardé le nombre au fond du verre en demandant "t'as quel âge toi ?", "moi 25 ans et toi ?". Ce petit jeu a passionné des générations d'écoliers à l'heure du repas à la cantine ! 
 
 
En fait  il s'agit juste du numéro du moule dans lequel a été fabriqué le verre.
En 60 ans, il y a eu 48 moules à gobelets Gigogne. Impossible donc d'avoir plus de 48 ans !

Ces gobelets gigogne en verre trempé, créées en 1946, étaient solides et faciles à empiler, ce qui explique leur succès dans toutes les collectivités.
 
Ils étaient pratiquement incassables, on pouvait les faire tournoyer comme des toupies sur la table, s'ils finissaient par tomber par terre, ils rebondissaient 2 ou 3 fois avant d'exploser en mille morceaux. Mais les éclats n'étaient pas coupants comme les autres verres.
Quelle honte quand on en cassait un et que tout le monde se mettait à crier dans la cantine pour que le rouge nous monte aux joues !

Autre anecdote : celui qui avait le plus petit nombre de la tablée au fond de son verre devait aller chercher de l'eau.


Les blagues entre potes étaient légion à la cantine : dévisser la salière pour que les copains deversent tout dans leur assiette ou mettre de la purée sous les rebords des plats de service pour qu'ils s'en mettent plein les doigts en se servant ! 

Quelle joie lorsqu'en dessert on avait droit aux petits pots de glace à deux parfums, vanille-chocolat ou vanille-fraise, avec leur petite cuillère en plastique qu'on gardait ensuite toute l'aprés-midi.

Les jours de fête, comme Noël, l'épiphanie ou Pâques, on avait droit à un repas spécial, avec gâteaux ou chocolats en bonus, on attendait toujours ça avec beaucoup d'impatience.

Je me souviens de ces pichets en plastique avec un fond en couleur et des classiques pichets en inox par la suite au collège.


 
Les batailles de nourriture (pain, purée et autres) étaient légendaires à la cantine. Il fallait s'arranger pour que les instits ou les surveillants aient le dos tourné sinon on était bon pour une punition ou une heure de colle !
Les plus malins attendaient le jour où il y avait des petits pois au menu, le projectile était plus discret. La technique consistait à utiliser sa cuillère comme catapulte ! 

Photos issues du film "Le maître d'école" avec Coluche :



Sur la photo de droite, on aperçoit un de ces fameux pichets en plastique.

Le savon jaune des toilettes

Le fameux savon rotatif de marque Provendi se trouvait dans toutes les toilettes des écoles. Contrairement à ce que pense la plupart des gens, il ne sentait pas du tout mauvais. Son odeur était même plutôt neutre. Je suis bien placée pour le savoir, j'en ai un fixé au mur de ma cuisine depuis de nombreuses années.
Dans leurs souvenirs, les gens associent l'odeur du savon à celle des toilettes elles-mêmes, peu reluisantes il faut bien le dire en général !


Vaccin à l'école

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai eu droit à la plume à vacciner contre le BCG (tuberculose) à l'école primaire.
O
n procèdait à une petite incision superficielle afin d’y placer le produit à base de tuberculine. On était patraque durant la journée ou le lendemain et avec le temps la petite plaie se transformait en une cicatrice de forme plus ou moins ronde. Nombre d'adultes aujourd'hui portent cette petite marque caractéristique.

A noter que certains enfants à l'époque ont eu droit plutôt au timbre tuberculinique, un sparadrah imbibé de tuberculine était placé sur la peau qui réagissait (ou non).

Les timbres "Le souffle c'est la vie"

A propos de la santé, je ne sais pas si d'autres que moi se souviennent de ces timbres distribués à l'école, on devait les vendre à nos familles. L'argent récolté allait à la Fondation du souffle qui luttait contre les maladies respiratoires et la tuberculose.




En parlant de timbres à vendre, il y avait également ceux de "Jeunesse en plein air", avec des jolies illustrations d'Hervé Morvan.
Un article complet sur le sujet
ICI.


Les premiers livres de lecture

Mon livre d'apprentissage de la lecture au C.P. s'appelait "Mico mon petit ours". je l'aimais beaucoup, l'histoire et les dessins étaient très mignons.
Je l'ai toujours aujourd'hui, je le garde porécieusement.

 


En voici quelques autres des années 70 et 80 :


A propos de livres, je me souviens de ceux de conjugaison qui étaient un peu des engins de torture : le Bled et le Beschrelle. Moi j'ai eu le Beschrelle, je l'ai encore lui aussi.


La photo de classe

Chaque année on avait droit à la traditionnelle photo de classe. Le photographe répartissait les plus petits (dont je faisais toujours partie !) devant et les grands derrière.
J'ai beaucoup de chance, mes grands-parents achetaient toujours mes photos de classe, je les garde dans un album. J'arrive à me souvenir de presque tous les noms et prénoms de mes copains de classe.

Les photos ci-dessous sont issues du documentaire "Que deviendront-ils ?".




Ca donnait parfois de beaux assortiments de tenues oranges, de pantalons à carreaux, de robes écossaises et de grandes chaussettes !

Cocotte en papier et petits messages
 

On a tous connu j'en suis sûre les fameuses cocottes en papier qu'on s'amusait à faire en classe.

On mettait un point de couleur à l'intérieur, sur chaque triangle. Il suffisait ensuite de demander aux copains/copines quelle couleur ils voulaient choisir (ou combien ils en voulaient. En actionnant la cocotte, on comptait le nombre de fois où on ouvrait et fermait les doigts). Quand on dépliait le triangle, derrière le point de couleur, il y avait des gages à accomplir ou de courtes phrases du genre "tu es cool", "tu sens mauvais", "tu es jolie" etc... 

 

Voici un petit tutoriel du pliage de la cocotte en papier pour pouvoir en réaliser un vous-mêmes (merci à Wikipédia). Il s'agit en fait du pliage de la salière.
 


En classe, on s'écrivait beaucoup derrière le dos des instits et des profs. Un mot grifonné sur un coin de feuille, on pliait avec plus ou moins d'efforts artistiques et on transmettait discrétement au destinataire, soit directement, soit en passant par les copains en relais.
C'était un peu l'ancêtre des SMS ! 


 

Les mots écrits sur la calculatrice


On l'a tous fait un jour ou l'autre quand on était à l'école ou au collège : on tapait certains chiffres et en retournant notre calcultette, on pouvait y lire des mots. 
 

Le plus connu, c'est "LE SOLEIL" quand on tapait 713705.37.

Mais il y avait aussi "HELLO" et "ELLE.BESE" de très bon goût ! La petite histoire qu'il fallait raconter avec était très poétique également, souvenez-vous  : "1 fille de 17 ans rencontre 9 mecs de 45 ans. Sur les 9, elle en choisit 1. Il vont dans un hôtel et prennent la chambre 3. Qu'est-ce qu'elle fait ?". On tapait en même temps les chiffres sur le clavier : 11794591 X 3 et ça donnait donc "ELLEBESE".

Voilà de quoi vous entrainez avec la correspondance chiffres/lettres :


Les polycopiés
 

aaah l'odeur des feuilles fraichement sorties de la polycopieuse ! Dès que la maîtresse les distribuait, on se les collait sous le nez en reniflant à fond la bonne odeur d'alcool à brûler, comme le font ces étudiants américains :



Pour faire un polycopié, en résumé il fallait écrire sur un feuillet spécial composé de 3 couches (dont une feuille carbone et une feuille parafinée), puis fixer le modèle obtenu sur le rouleau rotatif de la ronéotypeuse (c'est son vrai nom), remplir la réserve d'alcool, mettre une feuille vierge, tourner la manivelle et la feuille imprimée sortait de l'autre côté, toute humide d'alcool. Il fallait alors la laisser sècher. 
La couleur de l'écriture sur le polycopié était violine. Je me souviens qu'on avait aussi certaines feuilles avec du rose.

Le duplicateur à alcool a été l'un des premiers systèmes de copies en série utilisés dans l'enseignement.




Ici une vidéo explicative du procédé (en portugais mais on comprend le principe sans le son, regarder à partir de 1mn40) :

Etiqueteuse Dymo
 

Pour marquer nos affaires, il y avait les étiqueteuses de la marque Dymo. Il suffisait de tourner la molette pour sélectionner une lettre et ensuite de presser la gâchette pour que le ruban en plastique soit imprimé. A la fin, on sélectionnait l'icône des ciseaux et le ruban était coupé. Il n'y avait plus qu'à coller le morceau de ruban personnalisé sur ce qu'on voulait : livres, cartables, cartons de rangement etc...
 


 

J'adorais jouer avec celle de ma maman qui râlait un peu car j'usais le ruban un peu trop vite en écrivant n'importe quoi ! Je l'ai gardée et j'ai pu retrouver des rubans en vide-greniers. Je me suis donc amusée en écrivant le nom du blog : 


Une pub magazine des années 80.

Dernier jour de classe et fêtes de fin d'année
 

Le dernier jour de classe, on ne travaillait pas, bien sûr. Chacun amenait ses jeux préférés à l'école pour s'amuser avec les copains. Moi j'apportais notamment "Pièges" et "Canon noir" que j'adorais. J'amenais aussi mes jouets électroniques "Merlin" et "Simon pocket" que je prêtais à mes camarades de classe. De mon côté ça me permettait de jouer avec des jeux que je n'avais pas comme "Perds pas la boule", "Dix de chute" ou "Puissance 4".

J'adorais préparer les danses pour les spectacles de fin d'année, on en faisait tous les ans quand j'étais à l'école primaire. On commençait les répétitions 6 mois avant et c'était toujours une grande joie pour moi, j'ai toujours adoré danser.

Le jour du spectacle, on portait toujours des costumes, faits par des mamans ou des mamies couturières.

Je me souviens d'une année où une autre classe avait fait une chorégraphie sur un morceau de Jean-Michel Jarre, ils étaient tous habillés en argenté, genre futuriste. J'aurais adoré en faire partie !

Me voici en costumes lors des différents spectacles d'école :

 


Je n'ai pas connu les kermesses de fin d'année quand j'étais à l'école mais j'y ai participé avec mes enfants lorsqu'ils étaient petits. Ca n'a pas beaucoup changé, il y avait toujours des jeux d'adresses en tout genre, chamboule-tout, pêche à la ligne etc... Et les mamans amenaient des gâteaux confectionnés à la maison.

A propos de danse, je ne sais pas si certains ont connu comme moi les Landis, ces danses en groupes qui avaient lieu dans des stades. On était tous habillés en blanc et on tenait un accessoire de couleurs à la main, foulards ou éventails, en executant quelques mouvements gracieux.


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Pour aller découvrir la deuxième partie du dossier, cliquez sur l'image ci-dessous :

 



 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 09:42
Que celui qui n'a jamais mangé dans une assiette Arcopal lève la main !
On a tous connu cette vaisselle fleurie et colorée qui envahissait les placards de nos parents et grands-parents et que l'on retrouve encore aujourd'hui dans de nombreux foyers.
Elle était à la fois jolie, pratique, résistante et peu chère, autant de raisons qui expliquent son énorme succès. Ses petites fleurettes roses ou bleues ont traversé le temps et nous replongent dans les jolis souvenirs de notre enfance.
 
Je vous propose un tour d'horizon de la vaisselle des années 70 et 80 à travers une de ces marques les plus emblématiques.
 
 
Arcopal
 
La marque française est issue de la Verrerie Cristallerie d'Arques. Créée en 1825, l'entreprise familiale est devenue Arc international en 2000.
A chaque procédé de fabrication est associée un nom : Arcopal pour le verre opale, Luminarc pour le transparent, Arcoroc pour le trempé. Ces marques font partie du même groupe.
 
Le procédé de fabrication de l’opale a été découvert en 1958 et déposé sous le nom d'Arcopal. C'est un verre blanc opaque très fin à base de minerai très résistant, chauffé à 500 °C puis refroidi brutalement. 
A l'époque c'était une vraie révolution industrielle, d'ailleurs le succès est vite devenu international. Arcopal est connu dans le monde entier.
 
La mascotte de la société est un éléphant orange du nom d'Archibald, Archi pour les intimes !
 
Les premiers décors en opaline translucide comportaient des dessins champêtres : tournesols, marguerites, coquelicots, roses. Même si elle ne date pas des années 70 ou 80, on a forcément connu cette vaisselle fleurie chez nos grands-parents. Elle s'appelait "Rose de France", "Anémone", "Avila" ou "Volubilis".
 
Les plats, cocottes et ramequins Arcopal, en verre à feu trempé, pouvaient résister à la chaleur et au choc. Comme le dit le slogan : "solides au four, jolis à table".
Collection 1961-62 :

 
Collection 1965-1966 :
 
 
 
Je me souviens particulièrement bien des assiettes avec des fruits (prunes, poires, et raisins, ce décor s'appelait "Fruits de France"), il y en avait chez mes grands-parents. Elles me paraissaient vieillottes à l'époque mais on était déjà dans les années 80.
 
 

Collection transparente "Topaze" 1967-68 :
 
 
 
Collection 1968-70 : ces modèles sont appelés "Arcopal Luxe".
 
 
 
Collections 1971-73 : "Buisson fleuri", "Bouton d'or", "Fleurettes", "Roseraie", "Old bridge" (à gauche) et "Flore", avec des marguerites et des tournesols (à droite).




1974-75 : "Soleil" (à gauche et au centre) et "Tulipe" (à droite).




1975-76 : "Aster" et "Normandie".

 

1978 : décors "Pot-au-feu" et "Ronsard".
Il y avait ce dernier chez ma maman. Il lui reste d'ailleurs encore des assiettes dans son placard.
 



On a eu aussi cette jolie vaisselle décorée de mini roses qui date de 1982.




Voici une pub télé de 1979 avec toute la gamme de l'époque :
Je ne sais pas de quand datent exactement ces motifs avec des carreaux ("Vichy" et "Square" ci-dessous à gauche et à droite) et avec des pois ("Polka", au centre) mais sans doute de la fin des années 70 ou du début des années 80.

 
En 1984, Arcopal innove en proposant "Arcoflam", des casseroles en céramique qu'on pouvait mettre directement sur les flammes. Les dessins étaient assortis à ceux des gammes de vaisselle.
Voici une pub magazine de 1984 :
 

 
 
Quelques modèles de 1984, 1986 et 1989 avec l'arrivée des assiettes octogonales, typiques de la fin des années 80 et du début des années 90.
 



Collection Veronica 

C'est une des gammes les plus connues d'Arcopal, avec ces jolies petites fleurs de myosotis bleus, elle est apparue en 1981.

Sur le site officiel de la marque, on peut lire une anecdote au sujet de sa création : Un jour dans le Nord de la France, un grand-père aimant et attentionné offrit à sa petite-fille Véronique, qu’il chérissait tant, un coffret de gouaches et de pinceaux. 
Emerveillée par ce cadeau, la petite fille se mit immédiatement à l’ouvrage, peignant son plus beau dessin pour remercier son adorable grand-père. Un peu de bleu, une touche de vert, une note d’inventivité et beaucoup d’amour… Et c’est ainsi qu’un joli bouquet de petites fleurs apparut sur la feuille blanche de Véronique. Très ému, le grand-père qui n’était autre que Jacques Durand, le créateur d’Arcopal, eut la fabuleuse idée de reprendre ce motif pour créer Veronica, qui deviendra l’une des légendaires collections de vaisselle en opale.

Cette gamme a été déclinée sur de nombreux supports de vaisselle : assiettes, saladiers, tasses, bols, coquetiers, cafetières, plats à four, casseroles mais également 
verres et carafes.





Les verres Véronica étaient de marque Arcoroc.


 
Chez mes grands-parents maternels, il y avait bien ce dessin Veronica sur les assiettes, mais elles étaient en porcelaine de Limoges. Je suppose que c'est parce qu'ils ne trouvaient pas  l'Arcopal assez chic !
 
Pub magazine de 1981 avec un joli jeu de mot !

 
Et 1984 :
 



Une pub télé de 1982 :
Collection Scania

Elle est apparue en 1976. D'inspiration Liberty, le décor est constitué de mignonnes petites fleurs roses et orangées. 



Il y a eu des assiettes Scania chez moi quand j'étais petite, elles me rappellent donc beaucoup de souvenirs. J'ai réussi à sauvegarder une assiette plate que je garde précieusement depuis. 

Comme pour Veronica, il y a eu de nombreuses pièces de vaisselle comme on peut le voir sur cette photo issue du blog "1 rue du vintage".


 
Deux pubs magazines de 1976 et 1977 :



 

Collection Lotus
 
Elle est née en 1974, en plein courant Flower Power. On retrouve ce dessin de larges fleurs, symbole hippie et pacifique, sur les assiettes, bols, tasses, plats, cafetières etc... 
Cette vaisselle colorée et pleine de peps apportait beaucoup de gaieté à la table. 





Il y a eu 4 déclinaisons de couleurs différentes :  jaune-kaki, rouge-orangée, bleu-vert et orange-marron.






Déclinaison en mini fleurs du motif Lotus rouge-orangée. 


 
 
Une pub magazine de 1974 :

 

Les cadeaux des stations essences

Dans les années 70, les stations service avaient pris l'habitude d'offrir de la vaisselle en Arcopal à ses clients grâce à des points de fidélité obtenus en faisant le plein.

Chez Esso, il y a eu des tasses (
aujourd'hui on dirait mugs) avec le tigre, emblème de la marque.




Chez Shell, on trouvait de la vaisselle aux décors fleuris, très proches du décor Scania.




Chez Fina, c'étaient les personnages du dessin animé "Oum le dauphin" qui ornaient les tasses.



Quant à la marque Mobil, elle proposait des tasses avec des décors floraux géométriques qui sont devenues cultes.
Le dessin, créé par Jean-Charles Meunier en 1972, est vraiment typique des années 70. Il a pourtant été conçu à la "va-vite". Son créateur explique en effet qu'il avait purement et simplement "baclé" le travail, il a même été très surpris qu'il soit validé par Esso. C'est assez drôle de se dire que ce design culte est parti d'un gros manque d'inspiration !

Il y avait des grandes tasses (mugs) et des petites tasses en 10 coloris différents (d'aprés mes recherches) et un service à condiments (huile, vinaigre, moutarde, sel et poivre).
 
 
 
Pour les petits aussi

Arcopal n'a pas oublié les enfants puisque des bols et tasses ont été fabriqués en opale spécialement pour eux avec leurs personnages favoris issus de la bande dessinée, des films Disney et d'autres dessins animés.





 
 
Publicitaires
 
Arcopal a aussi servi de support à de nombreuses marques, alimentaires notamment : Haribo, Smarties, Choky, Van Houten, Ricoré, Cacolac, Royco, etc... Principalement des mugs et des bols.





 
 
Chute et renouveau
 
A la fin des années 90, les assiettes à motifs floraux d'Arcopal passèrent de mode et furent reléguées aux brocantes et vide-greniers. La production cessa en 2000.

Surfant sur l'effet revival, la marque est de retour et ressort cette année ses mythiques collections "Veronica" et "Lotus" en édition limitée (avec des assiettes plates, creuses et à dessert), à côté de 6 autres nouveaux décors.
 
Déjà relancée en Russie, en Pologne et au Moyen-Orient, Arcopal réapparaît maintenant en Espagne et en France (juin 2016).




"Veronica" et "Lotus" à côté de "Célestine", nouvelle collection très inspirée des années 70 également.



 
Site officiel Arcopal : http://www.arcopal.fr/
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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 16:44



Top 50 est le magazine que j'ai lu le plus quand j'étais ado. Ma maman me le prenait toutes les semaines (il coûtait 5 francs) et je le dévorais de A à Z !
J'ai longtemps gardé ma collection de magazines 
mais comme ça prenait de la place, ils ont fini à la poubelle à la fin des années 90. Comme je le regrette aujourd'hui !
J'ai récupèré ceux qu'on voit sur la photo ci-dessus au hasard des vide-greniers.

La création du magazine date du 11 mars 1986.
Sur le tout premier figurait Jean-Luc Lahaye (ci-contre à droite). Je me souviens avoir acheté ce premier numéro car je suivais déjà l'émission télé en clair sur Canal plus que Marc Toesca présentait depuis deux ans.
Tout le monde se souvient bien sûr qu'il commençait toutes ses émissions avec son fameux "Salut les petits clous !".

Ci-dessous à droite, Marc Toesca tient à la main un magazine "Top 50" avec le classement de la semaine. Au dessous, le présentateur reçoit le groupe Les Porte-Mentaux, en toute décontraction !




J'avais hâte d'avoir en main mon magazine préféré le lundi soir. Il regorgeait d'infos sur nos chanteurs préférés, leur actu, les interviews, les petits potins, les classements, les paroles des chansons etc... Et surtout il y avait deux posters !

Voici une petite sélection parmi les 215  numéros parus jusqu'en 1991, date à laquelle le magazine a disparu.



Quand j'étais ado, j'avais la chance que ma maman me permette d'accrocher plein de posters aux murs de ma chambre.
Ci-contre à droite une photo de ma chambre, autour de 1987-88.

Et quand j'allais en vacances chez mes grands-parents à la campagne, ils me laissaient m'installer avec ma meilleure amie dans une petite maison en face de chez eux qui leur appartenait et qu'ils ne louaient plus depuis plusieurs années. Elle ne servait qu'à nos jeux, regarder la télé et écouter de la musique : le paradis !
Comme le papier peint de la salle à manger était vraiment laid, avec des grosses fleurs, nous nous étions régalées à le recouvrir d'une multitude de posters pris en très grande partie dans "Top 50".

Tout le dilemne était de choisir quel côté du poster on allait exposer. Parfois c'était difficile de choisir, les photos des deux faces étaient géniales.
Il suffisait ensuite de les disposer le plus harmonieusement possible en alternant les images largeurs et hauteurs, les garçons et les filles, les groupes et les artistes seuls.

Voici des photos faites en 1989 dans la salle à manger de notre Q.G. Les 4 murs y étaient passés, et même la porte. On aperçoit la tapisserie à fleurs (bien moche !) derrière les posters.




Le canapé était assorti au papier peint !


A gauche mon amie d'enfance, à droite un copain de passage. 



On s'était fait un pan de mur entier sur le groupe Bros avec les deux jumeaux beaux gosses ! Sur la photo je tiens une cassette audio, à cette époque, je me faisais des compils de tubes enregistrés à la radio.



Lorsque je suis partie étudier à la Fac à Bordeaux, en 1989-91, j'avais un petit studio que je me suis fait un plaisir de personnaliser avec des posters et des images découpées dans Top 50.
L'appart était très coloré : jaune, orange, vert pomme, c'était (un peu trop) flashy !



Ci-dessous deux murs du studio recouverts de posters. On aperçoit mon petit-frère Alexandre, 4 ans.



Sur une des grandes portes de placard, je m'étais fait un pêle-mêle Depeche Mode, mon groupe préféré.
Ci-dessous deux pages consacrées à Depeche Mode dans "Top 50" et à droite les images qu'on voit dans le magazine découpées et collées sur ma porte de placard.




En parlant de Top 50, il y a également eu des hors-séries qui s'appelaient "Top d'or".
A ma connaissance il y a eu celui de 1986, 1988, 1989 (avec en cadeau le disque 45 tours offert de Florent Pagny et Glenn Medeiros) et 1990. Je n'en connais pas d'autres.

A gauche, ceux de 88 et 89 que j'ai encore avec le 45 tours. A droite ceux de 86 et 90 :


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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:39
Les fournitures scolaires des années 70-80 par Nath-Didile

Tous les ans avant la rentrée des classes c'était le même rituel quand j'étais petite : ma maman m'achetait mon sac d'école et pas mal de fournitures pour l'année à venir dans le magasin Leclerc de Royan, ville en bord d'océan (Charente maritime) où nous étions en vacances tous les étés. Et on prenait ensuite le reste dans le magasin Nouvelles Galeries d'Angoulême où nous habitions. 


Cela sentait certes la fin des grandes vacances mais j'adorais aller acheter mes fournitures et je garde encore en mémoire les bonnes odeurs de bois, de papier et de plastique mélangées qui donnaient envie de retourner à l'école au plus vite afin d'étrenner ces tout nouveaux "outils".

Je me revois encore en train d'ouvrir mes boites de crayons de couleurs en métal, les en sortir tous pour les essayer et les ranger de nouveau avec le dégradé de couleurs le plus harmonieux !

Ci-contre une photo de moi en classe de CM2, j'ai dix ans (1980).
Ci-dessous une photo d'archive du journal Le Progrés de la rentrée 1981.






CARTABLES ET SACS

Au milieu des années 70, lorsque j'étais en primaire, on avait tous des cartables en cuir (ou en simili) de différentes couleurs, ils avaient des double-fermoirs en métal (qu'est-ce que j'ai pu me coincer les doigts dans ces fichus fermoirs !).
Il n'y avait pas de sac en toile ou de sac à dos à l'époque.

Ci-dessous, de magnifiques photos d'archives de la rentrée 1980-81 (journal Le Progrès toujours).



Le détail génial : la main de Pif sur le cartable de la petite-fille !


Certains avaient des personnages télé ou BD sur leur cartable. Moi j'ai eu la chance d'avoir un cartable Goldorak rouge, je l'adorais ! Malheureusement je n'ai aucune photo de moi avec ce merveilleux sac et je ne l'ai pas gardé.



De nombreux autres personnages ont eu droit à un cartable à leur effigie, de Rémi à Capitaine Flam en passant par Heidi et Casimir.






Il y avait aussi bien sûr les fameux cartables Tann's et leur slogan inoubliable "T'as ton tann's" dans la pub culte de 1980 qui est restée 5 ans sur nos écrans. A voir ICI.
Ils étaient chers et je trouvais que ça faisait un peu trop "bonne famille", je n'ai jamais eu envie d'en avoir un.





La petite soeur de Pénélope dans "La Boum" porte un Tann's sur le dos dans le film.



Quand j'étais au collège, la mode pour les filles étaient d'avoir des sacs en toile à grandes bandoulières siglés aux noms de marques de vêtements pour les jeunes : 

Pantashop ou C17 par exemple.
Ci-contre on ne le voit pas très bien mais je porte un sac mauve "Pantashop", c'était pour mon entrée en 4ème, en 1983, j'avais 12 ans.

Il y a eu aussi la mode des sacs-cabas en paille à grandes bandoulières. Je ne sais pas si ces modes étaient valables partout en France ou juste à Angoulême, j'attends des témoignages !
















 

Et évidemment il y a eu ensuite le raz-de-marée des sacs U.S en toile, kakis, beiges ou noirs, qu'on pouvait personnaliser avec des badges et des inscriptions au marqueur. Moi j'en avais un noir.



Ci-dessous deux photos issues de "La Boum" et la photo du sac U.S que j'ai acheté en vide-grenier il y a quelques années. Il y avait un bracelet brésilien dessus, j'y ai ajouté deux badges Depeche Mode, groupe que j'ai toujours adoré.



Je pense qu'on a été nombreux aussi à trimballer au collège des valisettes, en métal ou en plastique, qu'on portait par la poignet ou avec une bandoulière à mousquetons. J'en avais une jolie mauve à fleur, je ne l'ai pas utilisé longtemps, pas très pratique ni logeable.
J'ai eu une période valisette en osier pour l'école aussi, peut-être que certaines filles ont connu comme moi.




Ci-dessous deux valisettes que j'ai dans ma collection : Kodak et Spring Gum.




TROUSSES

Je me souviens qu'à l'école primaire j'étais fascinée par les trousses qui s'ouvraient en 2 ou 3 parties où tous les crayons et accessoires avaient leurs places bien distinctes (j'étais déjà très ordonnée !). J'en ai eu plusieurs de ce type-là.





Comme pour les sacs, il y a eu toute une série de trousses avec des personnages bien aimés des enfants et des adolescents.
Je me souviens d'avoir eu une jolie trousse en tissu matelassé Sarah Kay.







Dans le style rigide et peu pratique, il y a eu la mode des plumiers en bois d'autrefois. On n'y logeait rien ou presque et ça prenait beaucoup de place dans le sac. Je me souviens que j'avais une trousse secondaire pour y loger tout ce qui ne rentrait pas dans mon plumier. Le comble !

Vous vous souvenez de ces trousses en forme de gros crayons ? Je n'en ai jamais eues mais je trouvais ça rigolo !
C'étaient souvent des objets touristiques comme ci-dessous pour l'Alsace :




Au milieu des années 80, j'ai eu toute une série de boites en métal à charnières refermables, pas très logeables contrairement aux trousses en tissus mais jolies et très mode. Il y avait notamment les produits de marque japonaise Citation et Ligne Coeur, caractéristiques de cette époque : couleurs pastelles, coeurs etc... la boite Windsurf ci-dessous est de marque Citation (j'y reviens à la fin de l'article).
Je me souviens encore du bruit métallique quand on ouvrait ces boites sur nos bureaux en bois, pas très discret ! 




Il y avait également des boites plastique multicases avec gadgets incorporés.




REGLES ET COMPAS

A propos du bruit, il y avait les règles en métal à section carrée, en version 20 ou 30 cm, on en a tous eues aussi à l'époque. Quand elles tombaient par terre, ça faisait un boucan pas possible ! Il y en avait de plusieurs couleurs : argent, bleu, rose, verte.
Elles existaient en plastique aussi.

Quand j'y repense, ces règles n'étaient absolument pas pratiques, elle étaient très fines donc on avait du mal à placer ses doigts dessus pour la tenir en place et on se retrouvait bien souvent avec des lignes sur lesquelles on retrouvait le contours d'un ou plusieurs doigts !




Sinon il y avait les double-décimètres en bois ou en plastique avec un bitonio en métal vissé au centre afin de les tenir. Je passais mon temps, comme les copains, à le dévisser et le revisser ce qui fait qu'on finissait tous avec des règles sans bitonio !
 



Les règles en plastique transparentes faisaient fureur au collège, toujours avec des coeurs et des couleurs pastelles pour les filles.



Nos compas n'étaient pas aussi simples que ceux d'aujourd'hui où il suffit de fixer n'importe quel crayon à papier ou stylo avec une petite vis. A l'époque ça ne fonctionnait qu'avec des mines qui étaient pénibles à mettre en place. On se retrouvait aussi avec des  boites de compas pleine de machins et de bidules dont on ignorait complètement l'utilité et dont on ne se servait jamais d'ailleurs ! Ces boites existent toujours, ce sont les compas dits techniques.




STYLOS

Certains existent encore comme les éternels Ball Pentel verts, ils n'ont pas changé. Le feutre à bille a été créé en 1970.




En voilà d'autres qui n'ont jamais changé depuis leur création en 1950, les stylos Bic. Leur nom vient de leur enventeur, le Baron Marcel Bich. Les fameux Bic sont rentrés dans le club très fermé des marques devenues des noms communs.
Le Bic Cristal a été vendu à plus de 100 milliards d'exemplaires à travers le monde ! 
Il y a aussi le Bic orange (créé en 1961) et évidemment le 4 couleurs (1970).




Les stylos 4 couleurs plus anciens étaient en métal, je me souviens que je prenais régulièrement celui de ma maman qui était comme celui qu'on voit en bas sur cette image :
 


 

Je me souviens aussi des feutres à bille Stypen avec leur look tigré. Il y avait également les stylos-plumes dans cette gamme.
 



L'arrivée du stylo Replay de Paper Mate a été une petite révolution à l'époque, c'était autour de 78-79 je crois. C'était la première fois qu'on pouvait effacer du stylo à bille sans ruiner complètement la feuille avec une gomme bleue rugueuse !


Dans nos trousses, on avait parfois des stylos originaux et insolites : stylos multi-couleurs, stylos pendentifs, stylos-bracelets, stylos-montres etc... 

 



J'ai trouvé ces deux stylos sur un vide-grenier le même jour : un stylo-montre et un stylo spécial pour les multiplications. Il suffit de tourner le corps du crayon pour voir toutes les tables de 1 à 12. J'en ai eu un comme ça quand j'étais petite.




Le stylo plume c'était au collège.
Certains qui étaient tout en plastique et de qualité très basique accrochaient la feuille et émettaient un petit "scratch" qui n'augurait rien de bon !

Ci-dessous à gauche les Reynolds et à droite les Stypen.




Ceux de qualité supérieure étaient beaucoup plus chers, entre autres les Waterman ou Parker. Il avaient un décor style acier mat, chromé, cannelé ou torsadé et glissaient sur le papier.
J'en ai deux très beaux mais on me les a volés en classe malheureusement. Par la suite je me suis contentée de stylos-plumes plus ordinaires.

 


Ci-dessous les modèles "Jif" et "Jiffie" de Waterman que j'ai eus.
Je me souviens avoir eu le même modèle Jif en 3 couleurs différentes au même temps dans ma trousse, utilisant des cartouches bleue, rose ou verte, assorties aux capuchons.



 

Au collège j'ai eu un adorable mini stylo-plume rose avec des smileys. Les cartouches (roses évidemment aussi !) étaient extra fines et ne se trouvaient pas partout.
Le voici ci-dessous parmi des stylos-plumes Panthère Rose et Stroumpf.
Merci à 
Miss Eyota pour les photos, je n'avais pas revu ce stylo depuis 30 ans ! 




Je n'en ai pas eus mais je me souviens bien de ces Stypen à l'effigie des stars du foot à l'occasion du Mundial 1982. De nombreux copains en avaient :



Voici deux publicités de 1984 pour les Stypen avec leur attache particulière de capuchon :


Les cartouches, courtes ou longues, étaient de marques Waterman, Stypen ou Pelikan.
J'ai à peu près essayé toutes les couleurs quand j'étais ado, ma prédilection allant au mauve et au bleu turquoise.
Seul inconvénient : ces jolies couleurs n'étaient pas effaçables.

 

Ci-dessous la gamme des couleurs Waterman et Pelikan.


Comme moi je pense que vous avez tous gardé vos cartouches vides pour les ouvrir et en retirer la mini-bille. On en faisait la collection et on était fier de montrer sa récolte ! Moi je les conservais dans un joli petit tube en verre dans ma trousse.
 



Dans les effaceurs il y avait également des petites billes transparentes, elles étaient plus grosses que celles des cartouches.

Ci-dessous le Magic-Pen de Reynolds :



Et ici, le Sidéral de Mallat et le Super Pirate :




Ci-dessous un stylo-plume et un lot d'effaceurs Reynolds encore sous blister trouvés au hasard d'un vide-grenier. Ils doivent dater de la fin des années 80 ou du début des années 90.


Petite parenthèse d'ailleurs à propos d'effaceur, il y avait aussi les "blanco", notamment de marque Tippex ou Pentex.





En ce qui concerne les crayons à papier, rien de très original, on nous réclamait toujours des HB, 2B ou 2H, sans qu'on comprenne d'ailleurs très bien pourquoi il fallait des plus gras ou plus secs ! 

Au début des années 80, les criterium à mines fines étaient plus rares qu'aujourd'hui, on avait plutôt ceux à mines épaisses. Il fallait les tailler aves le taille-mine au bout du crayon et on finissait toujours avec le bout des doigts tout noirs ! 
J'ai trouvé l'étui à mines ci-dessous il y a quelques mois sur un vide-grenier, j'avais complètement oublié que nous utilisions ça à l'époque. 





 

Est-ce que vous vous souvenez de ces crayons à papiers géants ? Certains avaient une mini-pochette de crayons (ou un mini bloc) attachés en haut avec un grelot.

Il y a eu aussi la mode des crayons à mines interchangeables, c'était ludique et pratique. Ca existait également pour les crayons de couleurs.




CRAYONS DE COULEURS


Je me souviens particulièrement des belles boites de crayons de couleurs en métal Caran d'Ache. Je trouvais le nom très joli et original.



J'ai eu une de ces jolies boites bleues autour de 1979.
 


J'ai également eu une série de crayons de couleurs Sarah-Kay que j'aimais beaucoup, un peu dans le style de ceux en bas à gauche ci-dessous.
Vous vous souvenez des mini pochettes de crayons de couleurs qui étaient parfois fournies avec les albums de coloriages ?





FEUTRES

 

Je me souviens de ces feutres Bic et Reynolds à la fin des années 70.



J'ai longtemps gardé les gros feutres qu'on voit ci-dessous en photo dans ma chambre avec mon petit frère. Il adorait venir gribouiller avec moi.
On aperçoit au passage ma montre géante murale (offerte par la marque Renault), très à la mode dans les années 80.




Deux pochettes de feutres Reynolds que j'ai eues quand j'étais à l'école et que j'ai pu retrouver sur des vide-greniers il y a quelques semaines.
Celles de gauche date de la fin des années 70, celle de droite du milieu des années 80, je me souviens qu'on était émerveillé par le feutre jaune fluo ! 





Une belle boite de 50 feutres Stabilo :


La gamme des feutres Reynolds en 1984 :



J'adorais mes feutres-pinceaux, les Mallaquarelle, ils me donnaient plein d'idées créatives. C'était innovant comme procédé pour l'époque.


Il y avait aussi "Le Magicien" de Reynolds. Le feutre magique modifiait les couleurs quand on le passait dessus.




Sur le même principe, il y avait aussi les feutres souris de Pelikan.
Je n'ai eu qu'une souris verte à l'époque, j'ignorais qu'il existait un chat qui permettait d'en modifier la couleur.
Une pub télé de 1982 pour les feutres souris à voir ICI.




 

Il y avait aussi les fautres clowns. Le clown magique transformait les couleurs.
Une pub télé 
de 1986 ICI.





 

Pour clore le sujet sur les crayons, voici une série d'autocollants Reynolds avec la panthère rose. On y voit les effaceurs et les feutres magiques.



 

GOMMES
 

Jusqu'aux années 70, les gommes étaient classiques, rien d'original, elles étaient la plupart du temps roses, bleues ou blanches.

Dans les années 80 ça a été l'explosion des formes et des couleurs.
Ca a a démarré fin 70 avec l'arrivée des premières gommes en plastique. J'en avais eu un lot de 3 translucides dont je me souviens très bien en CM2, une jaune, une verte et une orange. Qu'est-ce que ça gommait mal ces gommes en plastique !


Par la suite on a pu trouver des gommes de toutes les tailles et de toutes les formes, originales ou insolites et même en version parfumée, ça faisait un tabac parmi les élèves :  étoile, coeur, arc-en-ciel, animaux, voitures, fruits, glaces, ampoules, patins à roulettes et tout un tas d'autres objets du quotidien. Et bien sûr les gommes avec des licences ou liées à la pub (j'y reviens à la fin de l'article).
Beaucoup d'ados ont fait la collection de ces gommes originales.






Certaines gommes étaient dans des petites boites en plastique.
Je me souviens de la gomme ci-dessous qui se rangeait dans une mini-boite plastique en forme de livre avec un panda et qui sentait très bon ! J'ai eu aussi cette gomme de marque Citation "Windsurf" en forme de rouge à lèvre. Je m'amusais à couper des "tranches" de gomme pour obtenir le même motif de planche à voile.

 





TAILLE-CRAYONS

Même principe pour les taille-crayons. Quand j'étais petite, il n'y avait que les bêtes taille-crayons en métal ou en plastique.

Et dans les années 80, il y a eu l'arrivée de nombreuses formes différentes, notamment ces fameux petits globes terrestres qui s'ouvraient en deux.




Il y a eu toute une série de taille-crayons en métal représentant de vieux objets en miniature : téléphone, caisse enregistreuse etc... 



Coup de coeur spécial pour ces taille-crayons en métal Goldorak et Albator que je n'ai peu eus à l'époque mais que j'ai achetés depuis.
 

 


COLLES

Evidemment la première qui vient à l'esprit est la colle parfumée à l'amande, fabriquée à partir d'amidon de pomme de terre. Cette senteur si particulière est le symbole olfactif de nombreuses générations d’écoliers.

La plus connue était la colle Cléopâtre. Nombreux sont les enfants qui ont utilisé cette fameuse colle à l'époque.
Pour info, dans les années 80 le couvercle orange du petit pot de colle blanche est devenu bleu.

Moi je n'ai pas connu la colle Cléopâtre mais j'ai eu l'équivalent avec des petits pots transparents de marque Adhésine (voir photo ci-dessous à droite). Ils comportaient une réserve centrale permettant de ranger la petite spatule.

Ces colles en pot sentaient divinement bon mais faisaient des gros paquets sur la feuille !

Chez Adhésine (et d'autres marques d'ailleurs), il y avait aussi les colles avec tampon applicateur en mousse.




Voici plusieurs autres types et marques de colle : Uhu, Scotch, Rubafix.
Pour info, la colle Uhu colorée est apparue en 1988.




En 1988, sur les bâtons de colle Scotch, on pouvait trouver Pif en tenue sportive :



 

CAHIERS

Quand j'étais à l'école primaire, il y avait des tables de multiplication au verso des cahiers fournis par l'établissement. Ca existait déjà depuis longtemps. Je pense que ça a disparu aujourd'hui.


Voilà un petit florilège de cahiers des années 70 et 80 avec les marques Clairefontaine, Oxford, Saint Louis, Force 8, Super Conquérant etc...



Des cahiers Saint-Louis et Héraklés de mon enfance retrouvés chez mes parents :



Une publicité magazine pour les cahiers Clairefontaine :



Celle-ci annonce une campagne de spots télé :



Dans le film "P.R.O.F.S" de 1985, on peut voir les jeunes acteurs avec des cahiers Clairefontaine.



Cahiers de travaux pratiques, de marque Clairefontaine et Super Conquérant, avec une page quadrillée et une page blanche en face pour faire des croquis en sciences physiques ou sciences naturelles  :



J'ai eu pas mal de cahiers avec de jolies images en couverture, je me souviens notamment en 6ème de cahiers avec des photos de danseuses, dans le style David Hamilton.
Il y avait des cahiers Snoopy, Panthère rose, Sarah Kay, avec des Pierrots etc... (voir à la fin de l'article).
Il y a même eu une gamme de fournitures scolaires Chantal Goya ! 






Sur ces deux-là, on voit l'esthétique typique de la deuxième moitié des années 80.



Les cahiers de texte n'ont guère évolué depuis l'époque.
Je ne me souviens plus vraiment des différents agendas que j'ai eus au collège et au lycée à part celui-ci "2 temps" en 79-80.




Cahier de texte Snoopy :



Cahier de texte et agenda 1987-88 de chez Clairefontaine.



Avec Clairefontaine, on pouvait obtenir une casquette radio FM par tirage au sort.



Ou des montres type Swatch.



 

CLASSEURS ET COPIES

Voici quelques grands classeurs : fleuris années 70, avec des motifs géométriques, des noms de marques connues, des photos de stars comme Madonna ou des images de dessins animés comme "La Bataille des planètes".



Ci-dessous, deux petits classeurs que j'ai retrouvés chez mes parents. 



Les copies simples et doubles n'ont pas évolué depuis 30 ans. 
J'ai trouvé celles-ci encore sous emballages il y a quelques temps sur un vide-grenier, elles sont de marque Euromarché, supermarché qui n'existe plus depuis 1991.






ARDOISE
 

Quand j''étais à l'école primaire, pas d'ardoise blanche avec effaçage à sec, ça n'existait pas. Nous n'avions que des ardoises avec des craies et bien sûr la petite éponge dans sa boite plastique. J'ai été très étonnée de voir en faisant mes courses il y a quelques jours que ardoise et éponge se vendent toujours.

 

Dictionnaires et fascicules scolaires


On a été quelques-uns je pense à avoir eu ce joli dictionnaire illustré : le Larousse du débutant.
 

Il date de 1977.

Je passais beaucoup de temps à regarder ses jolis dessins à l'intérieur.

Aujourd'hui j'ai toujours mon dictionnaire. Il a même encore une tâche de pâte à modeler Play-Doh sur une de ces pages !

Ci-contre une photo d'époque avec les dictionnaires en classe (avec une belle trousse Hollywood derrière, au passage).





1982, la panoplie de dictionnaires qu'on pouvait acheter dans les magasins Euromarché :


Les livrets de documentation scolaire des Edition Arnaud et Volumétrix étaient des petits fascicules d'une vingtaine de pages avec des photos et des dessins qui nous permettaient d'illustrer nos leçons à l'école primaire en les découpant et collant sur nos cahiers.
J'ai eu les deux à l'époque mais ma préférence allait aux petits livrets Volumetrix.

 



Panini, la célèbre marque d'albums et d'images de collection, proposait aussi des fascicules scolaires avec des images pour illustrer les cahiers. Elles étaient autocollantes, contrairement aux autres.


 

Les vedettes des fournitures scolaires


Pour terminer, voici un petit tour d'horizon de nos personnages préférés qu'on pouvait retrouver sur nos cahiers, crayons, sacs etc... 

Il y avait entre autres Pierrot Love, Sarah Kay, Snoopy, la Panthère rose, Miss Petticoat, 
 Little Twin Stars ou Hello Kitty (eh oui déjà ! la licence date de 1976).






Double page trouvée dans un magzine Mickey de 1985 sur la rentrée scolaire où on voit des personnages style Sarah Kay, Pierrots ou des footballeurs :



 

Ci-dessous les objets des marques Côté Coeur et Citation (Windsurf) dont je parlais plus haut, très en vogue au milieu des années 80 pour les filles.

Moi je me fournissais dans le magasin "La Carterie" à Angoulême. Je me souviens encore de mon regard émerveillé devant tous ces objets mignons, colorés et qui sentaient bon en plus parfois !

 


La marque Michel Oks proposait toute une gamme d'objets déclinés sous diverses formes pour les plus petits et pour les ados : Mickey, Snoopy, les smileys et Hollywood Chewing-gum.






Les marques de produits alimentaires comme Coca Cola, Panzani, LustucruTubble Gum  ou Prosper offraient de temps en temps des fournitures pour l'école grâce à des points à collecter sur les emballages : sacs, cahiers, classeurs, trousses, gommes, étiquettes etc...







Enfin pour le sport, certains avaient des sacs matelassés aux couleurs de personnages de dessins animés : la panthère rose, Snoopy, Mickey, les Schtroumpfs etc... 

 
La pub télé pour les objets Michel Oks de 1986 :

Pour clore ce dossier, voici en photo une partie de ma collection d'anciennes fournitures scolaires des années 70-80's (comme la photo d'ouverture de ce dossier).
 

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 11:21


Je n'ai jamais goûté au fromage "Six de Savoie", on n'en achetait pas chez moi quand j'étais petite, mais je me souviens très bien des jolis puzzles offerts dans ces boîtes 

hexagonales si particulières et surtout des pubs dans les magazines de l'époque qui me donnaient envie d'en avoir.
 
En faisant quelques recherches, je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup plus de thèmes que je ne croyais. Et je me suis rendue compte que ces petits puzzles une fois assemblés entre eux en constituaient parfois un plus grand. Ingénieux comme principe et motivant pour acheter plein d'autres boîtes de fromage !
 
Six de Savoie, une marque du groupe BEL, existe toujours même si ses packagings ont bien évolué. Les petits fromages emballés individuellement dans un papier métallisé ne sont plus triangulaires mais carrés dorénavant.
 
On trouvait un puzzle en carton (ou deux demi-puzzles) de 12 cm de hauteur dans chaque boite de Six de Savoie à la crème fraîche, au jambon fumé ou aux noix. Les puzzles étaient fabriqués par les marque MB et Tyrode.
 
 
ASTERIX 
 
En 1976, on trouvait une série de 12 puzzles numérotés de 8 pièces chacun sur le thème d'Astérix.



Une fois assemblés les uns aux autres, on obtenait un grand puzzle de 96 pièces représentant "Les 12 travaux d'Astérix" d'aprés le film d'animation sorti cette même année (1976) au cinéma.


 
PIF

En 1977, il y a eu 9 puzzles (6 entiers et 6 demis) sur Pif et ses amis aux sports d'hiver. On y retrouvait Hercule, Pifou, Brutus, Léo, son gardien, Placid et Muzo.




 
Une fois assemblés les uns aux autres, on obtenait un panorama de 72 pièces.


 
Dans le Pif Gadget 413 de janvier 1977 était offert un cadre de présentation en plastique noir à monter (un puzzle était aussi offert).
On trouvait ensuite les autres pièces dans les boîtes de fromage. Il fallait réunir les 9 mini-puzzles durant les trois mois de l'opération, de février à avril 1977, le délai était court !
 
 
Le cadre en morceau sous blister et la notice de montage :

 
Pour info, il y a eu également des mini-livrets Ludo offert par Six de Savoie. On trouvait les enquêtes du détective dans Pif Gadget à la même époque.
32 énigmes en tout (2 par boîte).


 
Lucky Luke
 
En 1978 c'est au tour de Lucky Luke d'apparaitre sur les puzzles de la marque. Le dessin entier était constitué de 12 puzzles (6 entiers et 6 demis) : 64 pièces en tout.





 
Une pub télé de 1978 à voir ICI.

 
Disney et Warner 
 
Il y a également eu une série de 8 puzzles Disney (Mickey, Donald, 3 petits cochons etc...) et une série Warner (Bug Bunny, Daffy Duck, Bip bip coyotte etc...) en 1976.
 
Les puzzles réunis formaient des panoramas de 64 pièces à chaque fois.



 

Les farceurs

Par la suite, Six de Savoie a offert des "puzzles farceurs" représentant des personnages rigolos dont les 8 morceaux étaient interchangeables : chaque pièce du puzzle pouvant être remplacée par la pièce correspondante de n'importe quel autre puzzle, permettant de créer ainsi des tas de personnages loufoques.

Il y avait le cowboy, 
le clown, le roi-nègre (ça parait terriblement choquant aujourd'hui), l'Hercule, le pirate, la minette, le soldat et la majorette.


 
Sur la pub magazine ci-dessous on voit un personnage composé des pièces de différents puzzles.


 
Les petits gourmands

Dans les années 80, il y a eu "Les petits gourmands à travers les âges" sur le même principe, 8 puzzles aux pièces interchangeables : le gaulois, le Gargantua, le mignon, le romain, le teen-ager, le mousquetaire, le sans-culotte et le Gavroche.
 

 
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 23:15


Je me souviens encore comme si c'était hier du moment où j'ai choisi les cassettes audio que je voulais recevoir du club Dial : j'étais installée devant mon tourne-disque, j'avais posé le disque souple reçu par la Poste sur la platine et j'écoutais attentivement les voix qui vantaient les nombreux avantages du club en diffusant des extraits de chansons.

 
J'avais en main la planche de vignettes avec des photos miniatures des albums, prête à les découper et les coller sur la carte-réponse.
Pour 69 francs, on pouvait recevoir 5 disques 33 tours ou 5 cassettes audio, c'était 

vraiment attractif !
 
C'était en 1983, j'avais 13 ans et j'avais la chance d'avoir le fameux walkman Sony que ma maman m'avait offert à l'occasion d'un voyage scolaire en bus (je ne sais plus trop pour quelle balade). Cette offre tombait donc très bien pour obtenir des cassettes audio à écouter avec mon walkman.

Ci-contre une planche de vignettes de 1983.
 
En écoutant les extraits sur le disque promotionnel, j'avais flashé sur "I was made for you" des Kiss (album "Dynasty"), sur "Love Blonde" de Kim Wilde (album "Catch as catch can"), sur "Let's dance" de David Bowie (album "Let's dance"), sur "Call me" de Blondie (c'était sur l'album de la bande-originale du film "American gigolo"). J'avais aussi choisi l'album "12 gold Bars" de Status Quo, je ne sais plus trop pour quelle chanson en particulier.
 
J'avoue que je ne connaissais que très peu ces artistes à l'époque car j'étais un peu jeune mais avec le recul je ne regrette pas ces choix, je trouve qu'ils étaient même très bons !

Voici les 5 albums que j'avais donc choisis en cassettes :


 
Offres alléchantes et désillusions
 
Le club de vente par correspondance Dial (Diffusion Internationale d'Arts et Loisirs) a été créé en 1970. Les pubs apparaissaient dans tous les journaux télé et les magazines de musique. Je pense qu'on les a tous regardées un jour avec envie en se demandant quels albums on choisirait dans la sélection, même si on n'a pas tous sauté le pas pour devenir adhérents.

Ci-dessous la lettre qui accompagnait la planche de vignettes quand on recevait le courrier à la maison, le club proposait un cadeau-surprise pour tout nouvel abonnement :




Ci-contre à droite une pub magazine de 1973.
3 francs les 3 albums, ça laisse rêveur !
 
Le système de vente de musique à distance fonctionnait très bien à une époque où il n'y avait pas forcément de disquaire partout en France et où il n'y avait pas non plus de gros rayons musique en grande surface comme aujourd'hui.
 
Les années 70 et 80 ont connu les grandes heures du club Dial avant que tout ne s'écroule à la fin des 90's et au début des années 2000 avec l'arrivée d'internet dans les foyers.

Je crois que par la suite Dial a lancé le site "music and film.fr" puis il a été placé en liquidation judiciaire. Plus aucune activité depuis 2010 en tout cas.
 
Le principe était simple, on souscrivait à une offre de bienvenue très intéressante et, en contrepartie et en tant que nouvel adhérent, on s'engageait à acheter 3 enregistrements au prix catalogue sur 2 ans. En 1983, ils coûtaient entre 56 et 83 francs environ.
 
Cet engagement semblait parfaitement réalisable sauf que dans les faits c'était beaucoup plus complexe et tordu. En effet on recevait 15 fois par an le petit catalogue du club (le dialoscope ci-dessous) ainsi que l'album sélection du mois.
 
 
Si on désirait garder ce disque ou cette cassette, on n'avait rien à faire, juste à le payer. Dans le cas contraire, il fallait le renvoyer avec la carte réponse incluse dans le catalogue. Bref c'était de la vente forcée !

Ci-dessous une offre magazine parue dans un Télé 7 jours de décembre 1977 :

 
 
Ici une pub recto-verso encartée dans un magazine télé de janvier 1986 :
 
 
 
Au début je me souviens qu'on avait gardé quelques albums mais on ne pouvait pas garder tous les envois car ils étaient rapprochés dans le temps et ça revenait cher. Et si on ne voulait pas garder ces enregistrements, il fallait aller à la Poste pour les renvoyer et bien sûr payer les frais d'affranchissement. Ma maman en avait marre et je la comprends !

Ci-dessous deux disques souple que j'ai gardés de l'époque. Le rouge est présenté par André Torrent.

 
Il faut dire qu'en plus les disques et cassettes proposés dans le catalogue n'étaient pas forcément les plus intéressants. J'ai appris bien des années plus tard que le club Dial avait pour objectif d'écouler les disques invendus des majors et que par conséquent ils ne proposait pas beaucoup de nouveautés.
 
A signaler que Dial a aussi vendu des cassettes VHS dans les années 80 puis des CD et des DVD dans les années 90.
Apparemment certains des derniers clients du club ont payé leurs enregistrements mais n'ont jamais rien reçu !
 
Pour clore ce sujet, voici en écoute ce qu'il y avait sur un disque souple envoyé par le club Dial en 1983. On y entend les voix de Jean-Loup Lafont (animateur sur Europe 1 et présentateur de l'émission musicale "Blue Jeans" en 1978 sur Antenne 2) et Françoise Rivière (animatrice également sur Europe 1). Ils présentent le club Dial en en énumérant les nombreux avantages, le tout entrecoupé d'extraits musicaux :
 

Merci au site http://www.renaudsechan.be/ pour le visuel de la lettre.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 01:19



Bon Ok le formica ne date pas des années 70 ou 80 mais je suis sûre qu'on a tous connu chez nos parents ou nos grands-parents des meubles en Formica et qu'ils font partie de nos souvenirs d'enfance. Ils étaient tellement solides qu'ils ont facilement traversé toutes les époques jusqu'aux portes des années 90.

 
Mais c'est quoi au juste le Formica ?

Le Formica est constitué de feuilles de papier kraft superposées (de 10 à 20) qui sont imprégnées de résine de synthèse et pressées à chaud.
Ce stratifié à haute pression a été inventé à Cincinatti (USA) en 1913 par deux
ingénieurs électriciens, Herbert A Faber et Daniel J O'Conor. Ils recherchaient un matériau isolant facile à fabriquer et pouvant se substituer au papier à base de mica (d'où l'appellation : "for mica" --> à la place du mica).
Ils eurent ensuite l’idée en 1927 de placer un décor lithographié imprégné de résine mélamine à la surface et ainsi de transformer ce produit technique en un élément de décoration.

Dans les années 30 le nouveau matériau fit irruption dans la plupart des foyers américains en devenant rapidement indispensable à tout intérieur digne de ce nom : cuisines, salons, bureaux, chambres d'enfant, salles de bain etc...




Il était élégant (pour l'époque) avec sa grande variété de couleurs et de modèles, léger, résistant, inusable, pratique et pas trop cher. Il était également très facile à entretenir, hygiénique et contrairement au bois, ne craignait ni l'eau, ni les graisses, ni les acides, ni la chaleur, bref c'était le matériau idéal.


Le Formica est entré sur le marché européen en 1946, d'abord en Angleterre puis en France.
Il a été fabriqué à partir de 1951 à Quillan, une petite ville située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.
La France d’après guerre s'est couverte de Formica dans toute la maison. Les meubles, les plans de travail ou les murs, rien ne lui échappait.




En dehors de la maison, on pouvait également le retrouver pour le mobilier des collectivités (notamment les écoles), les plans de travail des laboratoires et des hôpitaux, les intérieurs de magasins etc...

On pouvait aussi trouver des objets en Formica, notamment des tables de camping ou des pendules.




Ses atouts sont à la base de son succès, à tel point que comme Frigidaire, Bic ou Sopalin, le nom de la marque est devenu un nom commun. A partir des années 70, on appelait Formica tous les stratifiés, même ceux de marques concurrentes !



En 1975-76, suite à la hausse des coûts des matières plastiques après le choc pétrolier et au retour des meubles traditionnels en bois dans les foyers, Formica connut ses premières difficultés financières. Malgré les nouveautés (les imitations bois avec un fini naturel par exemple), les plastiques stratifiés, symboles des années 50-60, étaient devenus ringards.







L'entreprise de Quillan, qui a employé jusqu'à 800 employés, a fonctionné jusqu'en 2004. Aujourd'hui elle n’existe plus, l’usine a même été complètement rasée.

Le Formica lui par contre existe toujours, il est même redevenu populaire ces dernières années, les designers et architectes d'intérieur redécouvrant son potentiel d'innovation.


 
Mes souvenirs
 
Quand j'étais petite, j'avais une chambre en plastique stratifié orange et blanche, très tendance dans les années 70.Elle était un peu comme le meuble de cuisine ci-dessus. Ce n'était pas du Formica mais plutôt de l'aggloméré recouvert de plastique : j'avais le lit, la table de nuit et le grand meuble-secrétaire. On peut le voir dans la chambre de mon enfance en miniature que j'ai fabriquée il y quelques années ICI.

La table (pliante) et les tabourets de notre cuisine étaient en Fomica imitation bois. 20 ans plus tard, au début des années 90, j'ai récupéré un des tabourets pour mon studio d'étudiante. Je m'étais empressée de le recouvrir de papier collant décoratif pour cacher le plastique d'origine qui faisait vraiment daté et vieillot.

Me voici à 7 ans sur cette fameuse table :


 
Chez mes grands-parents maternels, il y avait une belle cuisine en Formica imitation bois, j'y déjeunais tous les jours quand j'étais petite car je n'allais pas à la cantine et ils s'occupaient de moi.
J'ai réussi à conserver le grand buffet (ci-dessous) pendant de nombreuses années mais j'ai malheureusement dû m'en séparer la mort dans l'âme il y a 3 ans, faute de place.



Mon grand-père paternel était menuisier et en vidant son atelier lorsqu'il est décédé en 1998, j'ai trouvé des échantillons de plaquettes de Formica attachés à une chainette en métal. Je les ai gardés précieusement :





 
"C'est Formica, c'est formidable !"
 
Voici pour terminer une splendide pub de 1958 vantant les mérites du Formica. Je ne me lasse pas de cette ritournelle bien trouvée "c'est Formica, c'est formidable !" et de la dame qui chante "Mon Dieu quel bonheur d'avoir un mari bricoleur !", un grand moment kitsch.
Bon par contre désolée d'avance mais ça reste bien en tête !
 
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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 21:51
Je suis retournée dans le village de mes grands-parents il y a quelques mois pour une occasion bien triste, l'enterrement de ma grand-mère, la dernière de mes quatre grand-parents. C'était une grande page qui se tournait...

En faisant le tour de leur ancienne maison qui a été vendue il y a quelques années déjà, j'ai essayé de voir si mon sapin Pif existait toujours dans le jardin, si on ne l'avait pas coupé. A mon grand soulagement, j'ai pu constater qu'il était toujours bien là, même s'il avait perdu quelques branches à cause de la tempête de décembre 1999 qui a été très violente dans ce coin de la Charente.
 
J'avais 12 ans quand j'ai eu la petite branche de sapin dans le numéro 714 de Pif-Gadget, c'était en décembre 1982, un joli cadeau de noël avant l'heure.
Ci-contre on peut voir la couverture du Pif dans lequel j'ai eu la pousse (enfin plutôt la seconde couverture car à cette époque-là le magazine avait une couverture différente au recto et au verso).

J'avais la chance d'avoir Pif toutes les semaines depuis mes 6-7 ans et j'attendais toujours le gadget avec beaucoup d'impatience, d'autant plus qu'il était annoncé la semaine précédente sur la dernière page du magazine, ce qui fait que la plupart du temps j'étais vraiment fébrile le mardi en ouvrant le blister pour trouver le gadget prévu !
 
On avait planté la brindille avec mon grand-père maternel dans un pot en terre cuite afin qu'elle puisse pousser, mais je l'avoue je n'y croyais pas vraiment. Et pourtant ! Quand le mini-sapin est devenu trop grand pour tenir dans le pot, on a décidé de le replanter en pleine terre mais cette fois chez mes grands-parents paternels à la campagne à 25 kilomètres de là car ils avaient plus de place chez eux. Il y avait en effet déjà sur leur propriété de nombreux sapins car mon grand-père était menuisier et il avait planté ces arbres afin de produire du bois pour en faire des meubles et des charpentes. On n'avait pas voulu mettre mon sapin Pif à coté des autres dans la sapinière où il aurait été insignifiant, non ! Lui avait l'honneur de trôner au milieu du jardin potager ce qui fait que je pouvais le voir facilement à chaque fois que je m'y rendais.
 
Je l'ai regardé grandir à chaque vacances passées chez eux, devenir de plus en plus grand et vigoureux et finir par me dépasser allègrement pour ne plus s'arrêter ! Incroyable que cette brindille de rien du tout, à peine 9 ou 10 cm, soit devenu un géant !
Donc c'est avec un grand bonheur que j'ai pu constater qu'il était toujours au même endroit en retournant dans le village de mes grands-parents. J'ai même eu du mal à le reconnaitre, je ne l'avais pas vu depuis longtemps, il atteint plus de 10 mètres de haut aujourd'hui ! 
C'est pour moi un symbole du temps passé, un symbole de mon enfance qui me rappelle de bons souvenirs chez mes grands-parents. J'espère qu'il restera encore longtemps debout et qu'il aura une longue vie. 32 ans c'est encore très jeune pour un sapin !
Ci-dessus à droite une petite branche prise sur mon sapin Pif que j'ai ramenée chez moi en souvenir. La brindille n'était pas plus grande que ça dans le magazine.

Voici donc une image de mon arbre, il est un peu "déplumé" avec ses branches en moins sur le tronc mais il est toujours là !


 
 
La saga des sapins Pif
 
Ce n'était pas la première fois que Pif offrait un sapin dans son magazine. En effet, dans le Pif-Gadget n°347 du 18 octobre 1975, l'hebdomadaire innovait en offrant pour la première fois de son histoire un plant de sapin "Picea Abies" et en titrant sur la couverture "Attention, dans deux ans, ce sapin sera plus grand que toi !". On y voyait l'arbre en dessin transpercer le toit d'une maison.



C'était un gros défi que s'était lancé Pif d'offrir un végétal vivant dans son magazine. Cette opération a demandé un énorme travail en amont pour trouver les plants afin de les offrir à ses petits lecteurs. 615 000 pousses ont ainsi été commandées auprès de la société "Sergaflor", basée en Hollande. Les petites boutures ont ensuite été conditionnées en France dans un sachet plastique où on voit Pif avec le pouce levé.
360 000 exemplaires ont été vendus.

L'opération sapin a été renouvelée en décembre 1982, c'est celui que j'ai eu, puis en décembre
 1987 avec le n°974 et début 1992 avec le n°1181. Il est apparu une dernière fois dans le numéro 2 de "Pif Découverte" de novembre 1993.
 
Il y a donc des milliers de sapins Pif de différentes générations plantés un peu partout sur notre territoire, c'est vraiment marrant d'y penser !

Ces numéros ont connu un énorme succès à chaque parution. Presque autant que ceux avec les pifises, qui étaient des artémias (sortes de mini crustacés) et les pois sauteurs du Mexique qui étaient des larves qui s'agitaient dans des graines.

Ci-dessous les Pif de 1987, 1992 et 1993 :



 
Voici les explications qui étaient données dans le mode d'emploi du gadget-sapin (issu du Pif n°347) avec de très belles illustrations par Luguy (l'auteur de "Sylvio" que j'aimais beaucoup) :

1) Après l'avoir sorti de son sac, fais un trou dans la terre... Puis, poses-y les racines avec leur terre !
2) Plante ton sapin dans un pot rempli de terreau ou dans ton jardin.
3) Après, c'est très important, recouvre les racines jusqu'aux premières branches.
4) Soutiens ton sapin à l'aide d'un tuteur. Arrose-le tous les jours et tu pourras le garder pendant trois ans sur ta fenêtre.
5) Ensuite, tu pourras le planter en pleine terre et le voir grandir de 80 cm tous les ans pour atteindre une hauteur de 30 à 40 m (10 étages).




 
Le petit garçon blond qu'on voit en photo dans cette double-page s'appelle Eric, c'était un petit voisin de la journaliste-pigiste qui a écrit le sujet, Annette Schreiber qui habite dans l’Essonne.



Le sapin a été planté chez elle et il y est toujours. Voici une photo d'Eric devenu grand, 36 ans plus tard, avec le sapin qu'il avait planté chez la journaliste, c'est le premier de tous les sapins Pif ! 




La communauté du sapin Pif

Joël Fauré, ancien lecteur de Pif et fonctionnaire au tribunal de grande instance de Toulouse, a créé un blog pour retrouver tous les sapins plantés par les
enfants dans les années 70 et 80.
En 2011, 36 ans après la mise en terre de son propre petit sapin, il avait lancé un avis de recherche dans la presse, un "appel de la forêt" comme il l'a appelé, lui permettant de retrouver plus de 180 arbres à travers la France, mais aussi à l'étranger et de recueillir des témoignages très touchants.
Il dit vouloir "établir une sorte de "sapineraie" du coeur, du souvenir et de la mémoire". C'est une magnifique démarche qui ne peut que me plaire.

Je lui enverrai un lien vers mon article, ça lui fera sans doute plaisir.

Voici le lien vers son "appel de la forêt" de 2011 sur son blog :

http://pifgadget.blogs.liberation.fr/blog/2011/09/index.html



 
Merci au site Pif Collection pour les divers renseignements :
http://www.pif-collection.com/
 
_______________________________________________________________________________________

EDITION DE L'ARTICLE (décembre 2015)
 

2 décembre 2015, le 2ème numéro du nouveau Pif est paru avec une belle double page sur les sapins Pif : les Sapifs.

Il y a de ça deux mois, Frédéric Gargaud, le concepteur éditorial du nouveau Pif, m'a contactée par l'intermédiaire du blog en m'écrivant un très gentil message : "Pour le 2ème numéro du magazine Pif, proximité de Noël aidant, nous souhaitons faire une double page sur ce que sont devenus les anciens sapins Pif, et bien sûr les histoires qui ont germé avec. En furetant sur Internet, je suis tombé sur votre blog et j'ai lu avec beaucoup d'émotion votre article sur votre propre sapin Pif. J’aurais du coup beaucoup aimé partager cette histoire avec nos jeunes lecteurs."

C'est ainsi que j'ai pu discuter avec lui au téléphone dès le lendemain en évoquant mes souvenirs de cette fameuse brindille trouvée dans mon magazine préféré en décembre 1982, il y a 33 ans ! Je lui ai envoyé la photo de mon sapin et il a composé un petit texte pour l'accompagner.

Je suis extrèmement fière et touchée d'avoir pu participer à ce nouveau Pif, quelle belle surprise ! 

Des graines sont offertes dans ce numéro, peut-être retrouvera-t'on donc de grands sapins comme le mien dans 20 ou 30 ans !

 

Voici ce que donne la double page dans ce Pif de décembre 2015 :
 


Et un gros plan sur mon sapin :

 

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- Le père-noël est une ordure, images des coulisses et secrets de tournage

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L'ILE AUX ENFANTS/ CASIMIR :

- Ma rencontre avec Casimir
- Albert et Barnabé
- L'ile aux enfants en Afrique du sud
- Lactel et l'île aux enfants

- La télé musicale MOB de l'île aux Enfants
- Les surprises Casimir de May

- Mon île aux enfants miniature
- Making-of de mon île aux enfants miniature
- Ma belle rencontre avec Christophe Izard
- Nos années Casimir
-
 L'origine de ma passion pour Casimir

- Les images Magic de la Roche aux Fées
Fanta et l'île aux enfants
- La véritable histoire du Gloubi Boulga

- "L'origine de ma passion pour Casimir"

Mon vide-grenier virtuel

 Qui suis-je ?

Je m'appelle Nathalie mais mon pseudo est Nath-Didile. Je suis née en 1970, j'ai deux enfants et j'habite Bordeaux. Pour en connaitre plus sur ma passion pour les années 70-80, cliquez sur l'image.

Sites et blogs amis

Mon forum d'amis autour
de la culture 70-80's

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Mon blog de recettes

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Le site officiel de mes amis Osibo

Osibo News long 

Le grenier de la télé de mon ami dGé

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Autres blogs amis

Malle de Casimir 

bannièrerecresouvenirs

Jeux de 20h
 



 

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Les petits Dossiers des Copains d'abord vous recommandent ...

"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

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A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection)


 

"Les séries de notre enfance", de Nordine Zemrak et Maroin Eluasti, dédié à l'histoire du studio DIC (Mystérieuses cités d'or, Ulysse 31, Inspecteur Gadget etc...), pour découvrir les secrets de fabrication des séries cultes qui ont rythmé notre enfance. (Pollux)