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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:36
Les Visiteurs de notre enfance par Nath-Didile

Replonger avec délices dans vos souvenirs d'enfant, c'est ce qui risque de vous arriver si vous feuilletez le merveilleux livre "Les Visiteurs de notre enfance". 

 
On doit cet ouvrage au trio de choc d'Osibo Productions qui préserve, partage et valorise avec passion nos chers souvenirs d'enfance depuis de longues années. Ils ont en effet acquis les droits sur de très nombreuses licences, Casimir et l'île aux enfants, Le village dans les nuages, Wattoo Wattoo, Isidore et Clémentine, Balthazar le mille-pattes et bien d'autres.
 
Il y a deux ans, en 2014, ils nous avaient offert le splendide "Nos années Casimir", à l’occasion des 40 ans de l'île aux enfants, créée par Christophe Izard.
Vous pourrez le retrouver dans un article que je lui ai consacré ICI et l'acheter en librairie lui aussi.
 
Les deux auteurs, Pierre-Alek Beddiard et Arnaud Magnier, ainsi que Lorenzo Vallée à la réalisation graphique, nous emmènent cette fois faire un beau voyage au coeur de deux autres riches univers créés par ce cher Christophe : les Visiteurs du mercredi et les Visiteurs de Noël
 
 
 
La Bible des Visiteurs
 
La couverture est magnifique, cartonnée, très rigide, avec un fini en partie mat et en partie verni qui donne une envie irrépressible de l'ouvrir pour en découvrir le contenu.

J'ai beaucoup aimé la page de garde avec la multitude d'écrans titres qui donnent une idée de la richesse des programmes des Visiteurs.
 
Rien ni personne ne manque au tableau, le livre est vraiment très complet.
Les 176 pages joyeuses et colorées regorgent de photos, d'informations et d'anecdotes inédites sur les rubriques, séries et dessins animés qui étaient diffusés dans les émissions : Heidi, Scoubidou, Capitaine Flam, Barbapapa, La Pierre Blanche, La bataille des planètes, Déclic, Le club des 5, Waldo Kitty et toute la parade des animés Hanna Barbera pour ne citer qu'eux.
 
On y trouve des interviews de tous les présentateurs : Soizic Corne, Patrick Sabatier, Dorothée (Frédérique Hoschedé à l'époque et pas encore dans Récré A2), Nicolas Hulot, Gilles Arthur, Michel Chevalet, Claude Pierrard, Fabienne Thibeault, Michel Fugain etc...  Et des artistes, marionnettistes, chanteurs, comédiens qui ont participé aux émissions ou aux séries comme Yves Brunier, Denis Dugas, Boris Scheigam, Michel Vallier et bien d'autres. 
 
Jacques Trémolin et Garcimore y sont bien entendu évoqués ainsi que toutes les joyeuses marionnettes qui animaient les programmes : Sibor et Bora, Brok et Chnok, Pile et Glou et les Poï Poï.


 
Les grandes et belles double-pages sont enrichies par des photos d'écran, des reproductions de programmes télé d'époque, des images de produits dérivés et de très nombreux et fabuleux dessins, inspirés des travaux des deux reines illustratrices Anne Hofer et Nadine Forster.



 
J'ai particulièrement aimé les pages avec de grandes fleurs colorées toutes en rondeurs sucrées qu'on retrouvait dans les décors des émissions. Elles ont été entièrement redessinées par Lorenzo Vallée, comme toutes les autres illustrations du livre.
 
 
Il faut préciser que la maquette est particulièrement riche et soignée, elle contribue pleinement à nous replonger dans la douceur et la poésie des émissions. 
Chaque page est pensée indépendamment des autres avec un graphisme et des thèmes couleurs  adaptés à chaque univers. On en prend plein les yeux !









 
A signaler la très belle préface de Soizic Corne qui résume si bien l'esprit des émissions et l'avant-propos de Christophe Izard qui a eu un regard bienveillant sur toute la conception du livre.
 
 
Osi-bonheur
 
J'ai feuilleté l'ouvrage avec un très grand plaisir et beaucoup d'émotions.  J'y ai retrouvé la magie des mercredis et des fêtes de fin d’année de mon enfance. Un concentré de douceur, de tendresse, de rires, d’émerveillement qui a touché directement mon coeur de môme.
 
Ce qui est très agréable c'est qu'on peut lire le livre du début à la fin ou piocher des pages Madeleine de Proust au hasard ici et là. Le parfum des souvenirs est savoureux et intact.
 
Un immense bravo et un grand merci à mes amis d'Osibo pour ce magnifique cadeau, ils "nous font voir la vie bien plus jolie"
Je suis impressionnée par le travail phénoménal qu'a demandé un tel ouvrage, 6 mois de visionnage et pointage pour les 300 émissions afin d'être le plus exhaustif possible, des enquêtes pour retrouver et interviewer tous les intervenants, la recherche et la création graphique collant le plus possible aux thèmes des émissions.
 
 
Un immense merci aussi à ce cher Christophe Izard qui a si joliment embelli et enrichi notre enfance avec toutes ses merveilleuses émissions. 
 
J'ai eu la chance de le croiser à l'occasion de la sortie du livre le mois dernier, ce fut pour moi encore beaucoup d'émotions. 
Ma première rencontre avec lui à voir ICI.
 
N'hésitez pas à offrir ou vous faire offrir "Les Visiteurs de notre enfance", vous ne le regretterez pas.
 
 
"Les Visiteurs de notre enfance" publié chez Hors Collection est  paru le 13 octobre 2016. En vente partout au prix de 29€. 
 
 
 
Site internet Osibo news : ICI.
 
Page officielle facebook des Visiteurs de notre enfance  : ICI.
 
 
 
 
 
 
 
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Les Copains d'abord - dans Télé
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 19:31

Je vous parle d'un temps que les moins de 30 ans (ou en tout cas nés après 1985) ne peuvent pas connaitre, celui où les films Disney ne passaient qu'au cinéma. Pas de diffusion télé, très peu de VHS (et surtout à des prix exorbitants) et encore moins de DVD ! Bien loin d'en faire un inconvénient, cette exclusivité cinématographique leur donnait un côté rare et magique qu'ils ont un peu perdu avec les multi-diffusions ensuite.

Quand j'étais enfant, j'avais la chance que ma maman m'emmène voir pratiquement tous les nouveaux Disney dès leur sortie au cinéma. En dehors de ça, les seuls images ou sons Disney venaient de mes livres, disques et cassettes audio, donc pouvoir regarder des extraits des grands films à la télé était vraiment fabuleux.
Je me souviens que j'attendais ces programmes avec beaucoup de fébrilité et d'excitation et que j'avais des étoiles plein les yeux devant mon petit écran pendant toute la durée des émissions, je n'en perdais pas une miette !



L’Ami Public Numéro 1

Le 5 novembre 1961, Pierre Tchernia faisait entrer les petits téléspectateurs dans le monde merveilleux de Walt Disney. L'animateur (né la même année que Mickey en 1928, il était prédestiné !), présenta "L’Ami Public Numéro 1" les dimanches après-midi sur la 1ère chaîne de l'ORTF puis sur TF1 de 1961 à 1978.

Des extraits de films produits par les Studios Disney étaient diffusés entre des dessins animés parfois inédits en France, sans oublier les grands classiques (comme on les appelle aujourd'hui) sortis sur les écrans jusque-là : de "Blanche-Neige" au "Livre de la jungle" en passant par "Pinocchio", "Bambi", "Cendrillon", "Alice au pays des merveilles", "Peter Pan" etc...


Il y avait 4 émissions dans l'année, un thème était proposé à chaque fois : musique ou animaux par exemple.




Programme télé du 2 décmebre 1973 :



Le générique était la chanson des souris dans Cendrillon lors de la confection de la robe de bal : "Les rêves qui sommeillent dans nos cœurs". A écouter ICI.

Pierre Tchernia a rencontré Walt Disney en 1961. 
En cliquant sur l'image à droite, vous verrez un extrait de l'émission "Cinq Colonnes à la Une" où il interview Disney et présente pour la première fois la séquence inachevée de la soupe dans "Blanche-Neige à l'occasion de la ressortie du film en France en 1962.

 



SVP Disney

L'émission a été diffusée de 1964 à 1986 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, puis sur Antenne 2. Une seule par an, le jour de Noël.

Elle a été présentée par Pierre Tchernia de 1964 à 1978, puis par Dorothée (à l'époque ambassadrice de Disney en France) en duo avec William Leymergie de 1979 à 1985.

 


"SVP Disney", Noël 1979 et 1980 :


 

"SVP Disney", Noël 1981 et 1982 :



En décembre 1986, c'est Carlos qui animait l'émission aux côtés de Dorothée.
Pour le dernier numéro de "SVP Disney", le 25 décembre 1987, c'est Marie Dauphin qui était à la présentation avec Alain Chauffourd.




Carlos en pleine grimace et Dorothée déguisée en Carlos !



L'émission proposait aux jeunes téléspectateurs de téléphoner au standard téléphonique, le fameux "SVP", pour choisir le film dont ils souhaitaient voir un extrait parmi une liste d'une vingtaine de classiques Disney proposée au début du programme.



Pour limiter le nombre d'appels et pour éviter que le standard de SVP n'explose, des chiffres de 0 à 9 étaient tirés au sort plusieurs fois pendant l'émission. Seuls les enfants dont les numéros de téléphone se terminaient par ces chiffres avaient la possibilité d'appeler.


Les extraits ayant recueillis le plus de voix étaient diffusés tout au long de l'émission parmi d'autres extraits, notamment des nouveaux films des studios Disney sortis au cinéma.

Pour les présenter, Dorothée et Marie Dauphin se déguisaient et faisaient des petits sketchs en incrustation d'image devant les décors des différents films.




Programmes Téléstar de Noël 1983 et Télé 7 jours de Noël 1986 :



La musique du générique est celle qu'on retrouvera ensuite pour "Disney Dimanche" mais sans les paroles.



 

 

Disney Dimanche

L'émission créée par William Leymergie était diffusée sur Antenne 2 de 1979 à 1987. 
Contrairement à SVP Disney, elle était programmée plusieurs fois dans l'année (3 en général).

Elle était présentée par William Leymergie et Dorothée entre mai 1979 et mai 1981 puis en solo par Dorothée entre octobre 1981 et mars 1987.
Après son départ  d'Antenne 2 pour TF1 en juin 1987, Marie Dauphin se chargea de la présentation pour les numéros de juin et novembre 1987.




Tout comme dans "SVP Disney", Dorothée se déguisait dans le thème des extraits présentés. Je vous laisse deviner de quels films il s'agit !







Et tout comme dans les précédentes émissions Disney, des extraits de films et dessins animés des Studios Disney étaient diffusés.

Le premier générique fut interprété par Dorothée et William Leymergie, le second par Dorothée seule. La chanson figure en Face B de son 45 tours "Rox et Rouky" paru en 1981.

Les paroles sont inoubliables, ce générique me procure toujours beaucoup d'émotions quand je l'entends !

"Disney, Disney, Disney Dimanche
Avec Disney, Disney, 
C'est toujours dimanche
Vive le ciné, les dessins animés
Pour tous les petits 
Et pour tous les grands aussi"

Parution sur les programmes Télé. A droite dans un Télé 7 jours de 1986 :


 

Télé Poche décembre 1984 :

 

 

Salut les Mickey 

L'adaptation française du "Mickey Mouse Club", émission de la chaîne américaine Disney Channel, était produite par Christophe Izard (lien article). Elle est apparue les vendredis soirs sur TF1 pendant deux années, entre octobre 1983 et décembre 1984 avec 6 à 7 émissions par an

L'émission était présentée par une troupe de comédiens, danseurs et chanteurs baptisée "Les Mickey" qui évoluait dans un décor américain style années soixante. Entre deux sketchs et chansons avec les invités du jour (Richard Gotainer, Diane Tell, Jane Birkin...), des dessins animés étaient diffusés.
Parmi les acteurs de la troupe, il y avait Thierry Redler et Patricia Elig qui ont joué ensuite dans "Les filles d'à coté", une sitcom AB sur TF1.




Le générique était interprété par l'orchestre de Robert Quibel (que l'on retrouvait dans "l'École des fans" et "Thé dansant") :

 

 

Le Disney Channel

Diffusée de 1985 à 1988 sur FR3, l'émission reprenait certains programmes de la chaîne américaine Disney Channel, créée deux ans plus tôt et qui n'est arrivée en France qu'en février 1997.

Elle était présentée par Donald Duck (avec la voix de Guy Montagné) et diffusée les samedis soirs à 20h05.


En première partie pour les plus jeunes téléspectateurs, il y avait "Les Aventures de Winnie l'ourson" présentées par Jean Rochefort et en seconde partie pour les plus grands, des feuilletons (Zorro, Davy Crockett... ), des dessins animés (Les Gummies, Les Wuzzles,La Bande à Picsou...) et des reportages.
A partir de 1986, l'émission apparaît également certains après-midis en semaine : "Les Après-midi du Disney Channel". Elle a été renommé ensuite "Mickey, Donald et Compagnie".

En 1988, l'émission fut rallongée et coupée en deux parties. Première partie de 17h à
19h avant le journal télévisé et l'émission "La Classe" et deuxième partie de 20h30 à 22h.
C'est Vincent Perrot qui présentait le programme et était également le narrateur des aventures de Winnie.

Le générique était une version musicale de la chanson de  l'oncle Rémus dans le film "Mélodie du sud" : "Zip-a-Dee-Doo-Dah" :

Une page du journal de Mickey pour annoncer la première émission le samedi 26 janvier 1985 et une page d'un Télé Poche de février 1986 :




Le "Disney Channel" du 19 avril 1986 :


Le 23 mai 1987, pour la 100ème émission, Douchka était à la présentation. Elle a été ambassadrice de Disney en France de 1984 à 1989.

 

Il y a eu de nombreux disques, 45 tours, livres-disques et 33 tours issus de l'émission. En voici une petite sélection :



 

Disney Parade

En 1989, Disney abandonna FR3 pour TF1, avec un "Spécial Disney" au sein du "Club Dorothée" le samedi matin. 

Il y a eu ensuite "Disney Parade" présenté par Jean-Pierre Foucault du 19 février 1989 au 27 décembre 1998 tous les dimanches aprés-midi de 16h40 à 17h50.
Il fut accompagné tout d'abord par Julia et Pilou puis au cours des années suivantes par 3 jeunes animatrices : Anne, Séverine Clair et Mélanie. C'est surtout Anne Meson qui a marqué les esprits, elle est restée 4 ans à l'antenne aux côté de Jean-Pierre Foucault.
Il y avait régulièrement un enfant invité (tiré au sort) qui participait au programme.

L'émission était composée d'un téléfilm ou d'une série, d'un court-métrage animé avec Mickey et sa bande ainsi qu'un courrier des lecteurs lu par les animatrices. Il y avait également une 
rubrique scientifique animée par le savant Gaspard (interprété par Xavier Nicolas).




C'était une belle vitrine pour le Parc Disney (à l'époque il s'appelait Eurodisney) qui avait ouvert ses portes en 1992 et dont l'émission se devait de faire la présentation et la promotion.
Les tournages ont même été réalisés directement dans le parc.



 

Voici le générique :

Une page du journal de Mickey pour annoncer la première émission le samedi 26 janvier 1985 et une page d'un Télé Poche de février 1986 :



19 avril 1986 :

Suite au succès de "Disney Parade", TF1 lança une seconde émission à partir de 1990 : le Disney Club.

Merci pour les infos et images au Grenier de la télé, à Planète Jeunesse, à Mange-disque et au film perdu.

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Les Copains d'abord - dans Télé
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 16:15

 

"La montagne est tellement jolie quand on grandit auprès d'elle, Heidi en a fait son amie, mais loin d'elle, elle s'ennuie... ", la jolie chanson du générique était à l'image de la série que j'aimais tant : bucolique, émouvante et pleine de fraîcheur.
 
Bien sûr j'aimais beaucoup l'adorable dessin animé "Heidi" réalisé en 1974 par Isao Takahata (aidé de Hayao Miyazaki) qui était diffusé à la même période, mais j'avais une tendresse particulière pour le feuilleton, la petite actrice était particulièrement attachante et les paysages grandioses à regarder.

Moi qui étais une petite citadine, je prenais plaisir à admirer la nature quand j'allais en vacances à la campagne chez mes grands-parents, ça me permettait de saisir le contraste entre vie à la ville et vie à la campagne comme il est montré dans la série et de comprendre Heidi qui aimait vivre simplement au grand air.
Je me sentais également très proche de son caractère, car comme elle j'étais très vive, volubile et empathique.
 
 
L'histoire
 
Heidi est une petite orpheline, elle est recueillie à l'âge de un an par la sœur de sa mère, Dete. Celle-ci, ayant trouvé un travail à Francfort et après s'en être occupée durant 4 ans, la confie à son grand-père paternel qui vit reclus dans un chalet isolé dans la haute montagne suisse.
Malgré sa mauvaise réputation d'homme sévère et farouche et malgré les mises en garde des villageois de la vallée, Dete lui confie la fillette.
Heidi se retrouve donc seule face à ce grand-père qu'elle n'a jamais connu et qui n'est pas très content d'être mis devant le fait accompli. Mais grâce à sa gaieté et son enthousiasme, la petite-fille réussit à se faire aimer de lui ainsi que de Peter, le jeune gardien de chèvres. Elle découvre les joies de la vie au grand air dans les alpages.
Au bout de 3 ans, Dete revient pour emmener Heidi à Francfort où elle doit compléter son éducation et devenir la compagne de jeux de Clara, une fillette handicapée en fauteuil roulant.
Heidi n'est pas heureuse dans la grande ville et dans cette riche maison, elle s'ennuie de ses chères montagnes et de son grand-père et tombe malade. Au bout de quelques mois et grâce au médecin de la famille, elle peut retourner chez son grand-père où elle guérit très vite.
Quelques mois plus tard elle reçoit Clara qui vient passer un mois de vacances avec elle dans les alpages. Grâce au bon air et aux soins prodigués par Heidi et son grand-père, Clara finit par se tenir debout et marcher.


 
 
Les romans
 
c'est Johanna Spyri, auteur suisse allemande, qui a écrit les aventures de Heidi en deux tomes. Ils ont été publiés en 1880 et 1881.
Petite anecdote : le prénom Heidi n'existait pas avant que les livres ne paraissent. Il s'agit d'une invention de l'auteur qui explique son étymologie par la contraction du prénom de la maman de Heidi, Adelheid.
Ci-contre à droite Johanna Spyri et ci-dessous l'édition originale de Heidi en 1881.

Les romans ont été traduits dans le monde entier en plus de 50 langues avec presque 50 millions d'exemplaires vendus. En français les deux tomes "Heidi" et "Heidi grandit" sont sortis en 1882. 
La série télé a été créée d’après le tome 1 et la première partie du tome 2.
 
Charles Tritten, qui fut l'un des traducteurs français, a écrit 2 suites à l'histoire : "Heidi jeune fille" (1936), "Heidi et ses enfants" (1939). Il y a eu également un "Heidi grand'mère" (1946)

Cette saga a traversé les époques et a connu de nombreuses adaptations en livres ainsi que pour le théâtre, la télévision et le cinéma avec notamment une mignonne Shirley Temple dans le rôle d'Heidi en 1937.
 
 

La série
 
La série télé germano-suisse (en langue allemande) a été réalisée par Tony Flaadt en 1977. Elle a été diffusée en France en décembre 1978 les dimanches à 14h30 sur Antenne 2 sous forme de 13 épisodes de 52 mn. Elle a ensuite été rediffusée dans "Récré A2" à partir de 1982 sous forme de 26 épisodes de 26 mn.
 
 
 
Les personnages
 
Heidi : Katia Polletin
 
Heidi est née à Dörfli, le village en bas de l'alpage d'où est également originaire Dete, sa tante maternelle. Celle-ci récupère l'enfant à l'âge de un an, à la mort de ses parents. Son père Tobias, un charpentier, meurt écrasé par une poutre et sa mère Adelheid meurt de chagrin quelques mois plus tard. 
Durant 4 ans, elles vivent toutes les deux à Bad Ragaz, une petite ville thermale des Grisons, un canton suisse. Quant Dete trouve un travail en Allemagne, elle confie Heidi à son seul parent encore en vie, le grand-père des montagnes.
Elle a 5 ans au début de l'histoire et 9 ans à la fin du 2ème roman.
 
Katia Polletin est autrichienne, elle est née en 1967 à Beyrouth, au Liban. Son père y travaillait pour l'ONU. En 1975,  à cause de la guerre civile, la famille revient vivre à Vienne, son pays d'origine. La grand-tante de Katia répond à une petite annonce de casting pour le rôle d'Heidi dans un magazine de télévision en envoyant une photo d'elle. Katia est choisie parmi près de 650 fillettes. Ce rôle fut sa seule apparition sur le petit écran.
Elle a étudié l'architecture et épousé son mari Gerold Schneider qui partage sa passion pour l'architecture (en bas à gauche). Aujourd'hui, ils vivent avec leurs deux enfants (nés en 2001 et 2004) dans une station de ski des alpes autrichiennes où ils ont un hôtel et un centre culturel.

 
Le grand-père : René Deltgen
 
Le grand-père d'Heidi s'appelle Tobias, c'est le père de son père. Aprés un passé tumultueux, il vit reclus dans son chalet au dessus de Dörfli. Les habitants du village l'appellent "l'oncle de l'Alpe". C'est grâce à Heidi qu'il sort de sa retraite et finit par se rapprocher à nouveau des hommes dont il s'était écarté depuis de longues années.
 
René Deltgen est un acteur luxembourgeois, il est né en 1909 et est décédé en 1979, l'année qui a suivi la diffusion de la série à la télévision.
Il a commencé sa carrière d'acteur en 1935 en Allemagne. Il a travaillé pour le cinéma, le théâtre, la radio. Il a été marié deux fois et a eu 4 enfants.
Son rôle de grand-père dans Heidi a été son dernier tournage, il avait 69 ans et se battait déjà contre un cancer.
 
 
 
Peter : Stefan Arpagaus
 
Peter est le petit chevrier, ami d'Heidi, il a 10 ans. Il n'aime pas l'école et vit avec sa mère et sa grand-mère dans une maison située entre Dörfli et le chalet du grand-père de Heidi. Il part tous les matins aux pâturages emmener les chèvres des habitants du village. Le grand-père le surnomme "le général des chèvres".
 

Stefan Arpagaus est suisse et il est né en 1967, comme Katia. Et comme elle il a eu le rôle en répondant à une annonce parue dans un journal. Il a été choisi parmi 160 garçons pour incarner Peter, qui fut sa seule expérience cinématographique.
 
Il travaille aujourd'hui pour la marque Salomon qui vend des articles de sport, il habite la Suisse allemande et a deux enfants (nés en 2007 et 2009).
 


 
Clara Sesemann : Katharina Böhm
 
Clara a 12 ans quand Heidi vient habiter chez elle, elle est paralysée en fauteuil roulant depuis sa naissance et habite Francfort. Sa mère est décédée et son père souvent absent.


 
Katharina Böhm est autrichienne et est née en 1964. Ses deux parents étaient acteurs. Elle est la petite-fille de Karl Böhm, célèbre chef d'orchestre.
Elle mène une belle carrière en Allemagne et en Autriche où elle travaille régulièrement pour le cinéma et la télévision.
Elle vit près de Munich et a un fils né en 1998.


 
Monsieur Sesemann : Joachim Hansen
 
Le père de Clara est un riche homme d'affaires, il est souvent en voyage et a peu de temps à consacrer à sa fille. Il laisse la gouvernante Melle Rottenmeier tout gérer dans la maison.
 
L'acteur allemand est né en 1930 et est décédé en 2007. On l'a vu dans la série "Les Faucheurs de marguerites" en 1974 et en officier nazi dans "Le vieux fusil" en 1975 (ci-dessous à droite).
 
 
 
La grand-mère de Clara : Brigitte Horney
 
Elle vient de temps en temps à Francfort voir sa petite-fille mais ne peut y rester à cause de sa santé. Elle est très protectrice avec Heidi et lui apprend à lire.
 
Actrice allemande née en 1911, Brigitte Horney a pris la nationalité américaine en 1953. Elle est décédée en 1988.
 
 
La grand-mère de Peter : Lisa Helwig
 
L’aïeule est aveugle et ne sort presque jamais de sa maison, elle occupe son temps à filer la laine. Elle se prend d'affection pour Heidi qui passe la voir très souvent pour la divertir en lui racontant ses journées sur les alpages et en lui lisant des cantiques.
 
Lisa Helwig est une actrice allemande à la longue carrière née en 1898 et décédée en 1992.
 
 
 
Sonja Sutter : Mademoiselle Rottenmeier
 
La gouvernante de la maison Seseman est très stricte et austère. Elle est très sévère avec Heidi qu'elle considère comme une sauvageonne sans éducation. Elle a une grande phobie des chats.
 
Sonja Sutter est une comédienne très renommée outre-Rhin, elle est née en 1931. Elle a participé au tournage de nombreuses séries. Elle vit à Vienne aujourd'hui.

 

Le Docteur Classen : Herbert Tiede
 
C'est le médécin de la famille Seseman et un ami du père de Clara. Il découvre le mal du pays de Heidi et c'est grâce à lui qu'elle pourra retourner chez son grand-père.
 
Herbert Tiede est un acteur allemand né en 1915 et décédé en 1987.
 
 
Henry van Lyck : Le majordome des Sesemann
 
Sébastien, le majordome, est très gentil avec Heidi et fait tout ce qu'il peut pour que la petite-fille se sente bien dans la maison des Sesemann. Il sera même son complice pour cacher des choses à Mademoiselle Rottenmeier.
 
Le comédien allemand a participé à de nombreuses autres séries télé, il est né en 1941.
 
 
 
Lieux de tournage
 
Le tournage a duré 4 mois, durant l'été 1977 et 1 mois en hiver, à Franckfort et en Engadine, une région des Alpes suisses située dans le canton des Grisons, au sud-est du pays.

 
Les prises de vue en montagne ont été réalisées principalement à St-Moritz
Le tournage a ensuite pris place dans le joli petit village de Grevasalvas, toujours dans le canton des Grisons :



Le chalet du grand-père quant à lui a été construit en 1792 à Val Bregaglia. Il  a été démonté puis reconstruit en 1977 au dessus de Champfer pour le tournage puis de nouveau transféré en 1979 au-dessus de St-Moritz. Il se trouve depuis Octobre 2003 à Salastrains où il a été transformé en attraction touristique.

Ci-dessous le chalet dans la série :


 
Et ici le chalet qui a été reconstruit à Salastrains et qui a été nommé "Heidi Hütte".

 


Si le tournage a eu lieu du côté de St-Moritz, l'histoire en elle-même se situe autour de la ville de Maienfeld (environ 100 kms au nord, voir carte plus haut).
L'auteur Johanna Spyri y allait en vacances et aimait se promener sur ses sentiers. Elle s'est sans aucun doute inspirée d'une ou plusieurs enfants de Maienfeld lors de ses séjours dans cette région des Grisons.
 
En 1998, la petite ville a elle aussi décidé d'exploiter son image pour développer le tourisme autour de Heidi. L'Office du tourisme a transformé un groupe de maisons sur les hauteurs de Maienfeld près du village de Röfels en "petit Dorfli" (le village imaginé par Johanna Spyri, "Dorfli" signifiant "petit village" en allemand).
 
Le coin est appelé "Heididorf", il est composé de plusieurs maisons, d'un musée et d'une boutique de souvenirs. Le chalet du grand-père est situé à 1100m d'altitude et il faut emprunter un long sentier durant une heure et demi pour l'atteindre.







 

Le site est très visité, 60 à 80 000 touristes s'y rendent chaque année.


 
Plus de la moitié sont des japonais, ils vouent un véritable culte à Heidi grâce au dessiné animé d'Isao Takahata qui a lui-même visité Maienfeld en 1973 lors d’un repérage.
D'ailleurs le chalet du grand-père est une réplique fidèle de celui du dessin animé comme on peut le voir ci-dessous :

 
Visite en vidéo du village d’Heidi à Maienfeld ICI.
 
Ci-dessous un plan dessiné par Hayao Miyazaki, à l’époque de la production de Heidi, afin que les principaux intervenants sur la série aient une idée bien précise de la géographie des lieux. Ce dessin a été mis en couleurs en 2005 pour l’exposition Heidi dans le Musée Ghibli.
 

 
Ci-dessous des images tirées de l'art-book de Heidi (merci à Luc pour les scans) où on voit Hayao Miyazaki (avec ses lunettes), Yoichi Kotabe et Isao Takahata lors des répèrages autour du chalet en 1973 à Maienfeld.


 
 
 
Photos de tournage
 
Voici quelques jolies images de making-of, notamment les séances de maquillage de Katharina et Katia.
 



Prise de vue à Grevasalvas :
 
 


Générique
 
La bande originale du feuilleton est signée Siegfried Franz. Les paroles de la chanson du générique en français ont été écrites par Jean-Luc Morel.
 
En 1978, la première version est interprétée par Marie France, chanteuse du collectif Les Petits Chanteurs d'Ursy.
Lors de la 2ème diffusion dans "Récré A2" en 1982, la chanson est interprétée par Alexandra, c'est celui dont je me souviens. A écouter dans le générique ci-dessous :
Produits dérivés
 
Voici le puzzle, les livres et les disques que je possède avec les génériques dont je viens de parler. Au centre celui de 1982 chanté par Alexandra dont on se souvient tous. A droite et à gauche le générique original en allemand et en français.

 
Les livres étaient édités par Téléguide.
 
 
Il y a eu également un album Panini de 240 images en 1979 :
 
 


Un jeu des 7 familles allemands :


 
 
Mon passage préféré dans la série, c'était quand Heidi trouve des châtons dans le clocher de l'église et qu'elle les ramène chez les Sesemann alors que Melle Rottenmeier les déteste. Sébastien le majordome leur trouve une place dans un endroit caché de la maison pour qu'elle ne tombe pas dessus et que les petites puissent jouer avec en son absence.
J'ai toujours eu des chats donc cette scène me réjouissait particulièrement !

 
 
Pour terminer, voici un reportage de la télévision suisse sur Heidi et Katia Polletin en janvier 2016 à l'occasion de la sortie du nouveau "Heidi" sur grand écran :
 
Merci beaucoup au très joli site http://www.heidisland.com/ pour toutes les infos.
 
Merci également au site http://www.heidimythe.com/tourisme.htm
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 23:40


Dans les années 80, Jacques Martin était le grand chef d'orchestre des dimanches aprés-midis télévisés. De "Entrez les artistes" à "Thé dansant" en passant par "Incroyable mais vrai" et "L'école des fans", il ne ménageait pas sa peine pour divertir les téléspectateurs.

Pour les enfants, il y avait "Les voyageurs de l'histoire", émission dans laquelle l'animateur-vedette jouait les maîtres du temps. Il y troquait son costume cravate pour la combinaison spatiale et accueillait des petits voyageurs à bord de son histronef, vaisseau conçu pour remonter le cour du temps et voyager à travers l'Histoire. 
 
J'aimais beaucoup cette émission, c'était une façon originale, amusante et très vivante de découvrir l'Histoire. 
Je les enviais ces enfants, j'aurais tellement aimé moi aussi voyager dans le temps. Les sauts dans le passé m'ont toujours fascinée.
Et puis j'adorais l'ambiance science-fiction et les sonorités synthé du générique qui me rappelaient la musique de Jean-Michel Jarre que j'écoutais à l'époque.
Le générique reprenait le thème musical de "Dimanche Martin" en version futuriste, à la manière de Temps X. Le voici :
La genèse
 

L'émission de 40 mn diffusée le dimanche sur Antenne 2 autour de 16h entre 1980 et 1984 était conçue par Jacques Martin lui-même et par Alain Decaux.
Celui-ci travaillait pour la télévision depuis de nombreuses années en ayant comme objectif de faire aimer l'Histoire aux Français.
Dès 1957 et jusqu'en 1966, il participait à "La caméra explore le temps", déjà sur ce thème d'exploration temporelle sur le
 petit écran. De 1969 à 1988 il partageait son amour de l'Histoire dans "Alain Decaux raconte" puis "Alain Decaux face à l’Histoire".

A noter qu'il a également collaboré à la série "Les Brigades du Tigre".

Éveiller l'intérêt des enfants à l'Histoire était une de ses préoccupations car il regrettait la quasi absence de cette matière à l'école élémentaire (se limitant trop souvent dans les années 80 à quelques activités d'éveil). Il lui tenait à cœur de les intéresser aux destins des hommes et des femmes qui ont construit la France. Leurs aventures n'ayant bien souvent rien à envier aux fictions télévisuelles.

Éric Le Nabour collabora également à l'émission. Ce diplômé et passionné d'Histoire est l'auteur de nombreux ouvrages historiques, romans, biographies, récits et articles pour des revues spécialisées.
 


L'histronef, la machine à remonter le temps

Le vaisseau ressemblait à une grosse citrouille blanche galactique.
A l'intérieur était disposé une console centrale autour de laquelle les "historonautes", équipés de casques et micros, prenaient place : le capitaine Jacques Martin et les petits voyageurs invités (4 en général), tous habillés en cosmonautes.

Sur les pupitres et les parois du vaisseau, il y avait des tas de boutons électroniques et de manettes. Un grand écran permettait de visualiser ce qui se trouvait à l’extérieur de l'histronef grâce aux rétro-caméras.

 
Après un petit briefing sur l'expédition du jour, le Capitaine Martin demandait au chef du Centre d’Exploration du Temps de les propulser vers telle ou telle année. Le compte à rebours était alors déclenché au son de sa voix : "5, 4, 3, 2, 1, 0... feu !". Le vaisseau disparaissait de sa base pour plonger dans une sorte de vortex spatio-temporel le conduisant vers sa mission. On le voyait tournoyer dans l'espace temps peuplé d'images des grands moments de l'Histoire puis dans une sorte de tunnel matérialisé par de grands cercles symbolisant les années qui défilent, à la manière de la série "Au coeur du temps". Tout ça au son d'une musique électronique assez inquiétante et lancinante.

Le pilote et ses co-pilotes du jour partaient ainsi à la rencontre de grands personnages historiques, ceux-ci pouvant pénètrer dans l'histronef pour échanger avec les voyageurs.

Les enfants posaient des questions sur leur vie, leurs exploits, leurs découvertes et pouvaient discuter avec eux. Mais ils avaient la consigne de ne pas parler de leur propre vie dans le futur car cela aurait pu "créer un paradoxe temporel dont l'issue engendrerait une réaction en chaîne qui pourrait déchirer le tissu même du continuum espace-temps, provoquant la destruction totale de l'Univers" (ouh la la, je crois que je m'égare là !).


Parfois un des enfants quittait la navette pour partir explorer un lieu.
Des courts-métrages avec des scènes reconstituées et des petits films d'animation ont 
été réalisés spécialement pour l'émission. On les voyait depuis le grand écran du vaisseau.

Toutes les périodes étaient couvertes : antiquité, moyen-âge, renaissance, révolution française etc... De nombreux thèmes ont été abordés, notamment pendant la période révolutionnaire : l'abolition des privilèges, la chute de la royauté, Marat, Bonaparte.

Lors de la première émission, le 21 décembre 1980, les explorateurs du temps rencontraient un homme préhistorique interprété par le comédien Jean-Pierre Castaldi. Séquence insolite et marrante !
En 1980, on pouvait voir également Marie Dauphin, alors âgée de 15 ans, au cours d'un épisode évoquant Jeanne d'Arc. Elle y joue Jeanne la Pucelle. Ce n'est que 3 ans plus tard qu'elle animera Récré A2.
Retrouvez toute l'actualité de Marie sur son site officielle : 
http://www.mariedauphin.com/

 
A la fin de la mission, tous les petits voyageurs repartaient avec un livre illustré et un insigne en tissu des voyageurs de l'Histoire (à coudre sur les vêtements).
 
Ces livres, édités par Pierre Bordas & Fils, ont été également disponibles à la vente pour le grand public. Certains présentent en bas à droite une vignette évoquant l'émission avec la tête de Jacques Martin.
 

 
Making-of

Le vaisseau spatial était une maquette incrustée sur fond bleu pour le tournage.
Cette navette miniature avait été conçue par l'artiste Maurice Izard (rien à voir avec Christophe Izard) qui travaillait à la SFP à cette époque-là.
Les scènes à l'intérieur de l'histronef était quant à elles reconstituées en studio.

On aperçoit ici Maurice Izard au salon de la maquette organisé au CNIT de La Défense en 1985 (stand de la SFP) avec à l'arrière l'histronef dans son décor.

 
Ci-dessous  la maquette et la scène filmée avec les enfants incrustés sur fond bleu.


 
Pour finir voici une belle double page sur l'émission trouvée dans un de mes Pif Gadget de mai 1981 (cliquez sur l'image pour voir en grand).

 

Merci à Osibo Productions pour les vidéos.

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 01:11

A l'occasion d'une rencontre entre amis dans le nord de la France en octobre 2010, j'ai eu la chance de voir les marionnettes qui ont servi à l'émission "Téléchat".
C'était à Tournai en Belgique 
(un saut de puce depuis Lille) dans le cadre de l'exposition "Marionnettes & télévision".
Quel plaisir de voir en vrai Groucha, Lola et tous les autres personnages ! J'y reviendrai à la fin de l'article.


Qui ne se souvient pas de cette parodie de journal télévisé qui était diffusée entre 1983 et 1986 dans Récré A2 ? Elle a profondément marqué tous les enfants qui la regardaient, elle en a aussi traumatisé un bon paquet !
Moi j'étais déjà grande (13 ans) et j'ai seulement regardé la première saison, mais je m'en souviens particulièrement bien. Il faut dire que Téléchat tenait vraiment de l'OVNI télévisuel tellement c'était insolite et décalé par rapport aux autres programmes pour enfants de l'époque.



Création franco-belge

La série comporte 234 épisodes de 5 minutes, répartis sur 3 saisons. Elle a été créée par Roland Topor et le réalisateur belge Henri Xhonneux, ils en ont écrit les scénarii et
les textes. C'est Aligator Film qui a produit la série, la société de production avait été créée par Henri Xhonneux et Éric Van Beuren.

Topor (décédé en 1997) est un artiste touche-à-tout. Il a entre autre collaboré au journal Hara-Kiri et aux séries télé "Merci Bernard" (1982-1984, un autre JT décalé) puis "Palace" (1988) en y disséminant son humour noir et décapant. S'il s'est lancé dans l'aventure Téléchat c'est qu'il trouvait les programmes pour enfants pauvres, ininteressants et idiots et qu'il avait envie de faire bouger les choses. Finalement il s'est amusé en amusant les mômes avec un ton absurde et décalé qui en a fait sa marque de fabrique.

L'émission ressemblait à un journal télévisé avec ses reportages, ses directs et ses interviews, mais en fait c'était surtout un assemblage de rubriques hétéroclites montrant la vie trépidante des objets grâce à des jeux, des pages de pubs et une
ribambelle de sujets farfelus, du médical au juridique en passant par la gymnastique, le jardinage et les sciences.

Sous ses airs divertissants pour les enfants, Téléchat était aussi une parodie du système médiatique et une critique de l'information télévisée, de la course à l'audience et de la société de consommation en général. Avec ses deux niveaux de lecture, l'émission était intéressante à regarder pour les adultes également.
La plupart des thèmes abordés sont toujours d'actualité, un vrai talent visionnaire des auteurs.


A l’époque, Téléchat a connu un très grand succès : 20,6 % d’audience en moyenne chaque soir pour la première saison. 
Le programme a été sacré meilleure émission pour l'enfance en 1984 (jury présidé par Françoise Dolto), meilleure émission francophone pour enfants et adolescents à Cannes en 1984 et a reçu la médaille d'argent au Festival de la télévision de New-York en 1985. 

La série a entre autre été rediffusée sur la Cinquième chaîne puis remis au goût du jour par Arte en 2010.

Elle a été prolongée à travers le livre "À rebrousse-poil : Le tour du monde de Groucha en 80 jours", co-écrit par Topor et Xhonneux et paru aux Éditions du Seuil.



Conception et tournage

Une saison de Téléchat prenait environ un an à fabriquer.
L’écriture des épisodes par Henri Xhonneux et Roland Topor durait environ 3 mois. Il fallait un mois pour enregistrer les voix de doublage à Paris. Ensuite avait lieu le tournage des images à Bruxelles (Belgique). Les marionnettistes coordonnaient les mouvements des personnages avec les bandes sonores grâce aux écrans vidéos cachés dans le décor.
Le travail de montage, de bruitage et de post-synchronisation prenait encore trois mois.

A noter qu'il n'a pas dû être facile pour les comédiens de doubler les épisodes de la première saison car ils ont enregistré leur voix sans pouvoir visualiser les
marionnettes et les décors puisque ceux-ci n'étaient pas encore fabriqués.

Le budget de la série n'était pas très élevé, sept fois moins qu’un dessin animé à la même époque. Une seule caméra légère était utilisée.

Les marionnettes, fabriquées par 
la société hollandaise Harry Tolsma, étaient assez simplistes en dehors de Groucha et Lola.

Le fait que les objets soient uniquement animés au niveau du visage et des yeux permettait de faire des économies de marionnettistes. 

Les décors et accessoires étaient faits de bric et de broc, des objets parfois récupèrés dans la rue par les marionnettistes eux-mêmes car comme les personnages étaient de taille humaine, il n'y avait pas de problème d'échelle. Comme le raconte le marionnettiste de Groucha : " Chaque jour, le régisseur publiait des demandes pour deux trois jours plus tard en disant "Il me faudrait des chaises de bureau" ou "est-ce que quelqu’un a un grille pain?".
Ce côté bricolage et très artisanal permettait également d'avoir un budget serré.



Calendrier

L'univers de Téléchat était bien particulier, son vocabulaire aussi.
L'année en mode Téléchat se divisait en 5 saisons : celle des imperméables, celle des vacances, celle des feuilles mortes, celle des cadeaux et la demi-saison.
Même les jours de la semaine avaient un nom original : lourdi, pardi, morquidi, jourdi, dendrevi, sordi, mitanche. Pour les horaires, il était toujours "terteur" et quelques, par exemple "terteur moins le quart".


Le calendrier des Saints-Objets indiquait quel objet était fêté chaque jour de l'année (Saint bigoudis, Saint pinceau, Saint poil, Saint pompe à vélo, etc...).
Les deux présentateurs démarraient le journal en souhaitant une bonne fête à l'objet du jour. Groucha le sortait de son bras en plâtre en ouvrant une petite trappe.
Exemple ci-contre : "aujourd'hui, lourdi 18, c'est la Saint bandes magnétiques, alors bonne fête à toutes les bandes magnétiques !"



Personnages


Groucha
C'est le chat journaliste vedette de "Téléchat". Il porte un plâtre mais on ne sait pas pourquoi. C'est un vrai baroudeur donc on peut supposer qu'il a pu se blesser sur un reportage de terrain.
Sa phrase fétiche pour dire au revoir aux téléspectateurs : "Chalut, à demain, si on veut bien !". C'est un hommage à Lucien Jeunesse, animateur du "Jeu des 1 000 francs" sur France Inter que j'écoutais tous les jours en déjeunant chez mes grands-parents. Il terminait toujours l'émission avec sa fameuse phrase : “A demain, si vous le voulez bien“.





La tête de la marionnette de Groucha est munie d'une bouche articulée. A l'arrière de la tête, une ouverture permet l'accès au mécanisme pour le mouvement des yeux. La tête est en mousse et en bois recouverte d'un tissu en fibre synthétique. La structure du corps est en fer. Dimension : 74 cm x 45 cm.

Thierry De Smedt était l’animateur de la marionnette. Il est devenu par la suite professeur au Département de communication de l’Université de Louvain en Belgique.

Lola
La co-présentatrice de "Téléchat" est une autruche (originaire d’Australie). 
L'idée du binôme est venue au réalisateur et à Topor en voyant Yves Mourousi et Marie Laure Augry présenter le journal de TF1.
Elle fait ses propres reportages en dehors du studio. Quand elle est choquée ou qu'elle a honte, elle se cache dans son trou (juste devant elle sur le bureau, où se trouve le "gluon du trou") en criant "Ooak !".




Groucha et Lola se vouvoient sur le plateau mais se tutoient dans la vie privée. Ils se retrouvent souvent au café du coin après le tournage, le Milk Bar.
Détail amusant Groucha fait une partie de Space Invaders sur borne d'arcade ! 




Petite anecdote : Aux Etats Unis, Disney Channel avait refusé de diffuser 18 épisodes sur les 42 qu’ils avaient achetés parce qu’ils considéraient que le décolleté de Lola était trop plongeant ! Topor leur avait répondu courtoisement en leur disant qu'ils étaient dans leur droit, mais que pour sa part il n'avait jamais confondu une autruche avec une femme !

La tête de la marionnette est en bois, recouverte de feutrine. Son cou est ouvert à la base et permet de glisser sa main pour accéder à 2 mécanismes différents : ouverture du bec et inclinaison du cou.
Dimension : 63,5 cm x 17 cm.


Les gluons
"plus petit qu'un atome mais bien plus bavard", ces tout petits personnages font découvrir aux téléspectateurs les pensées et les sentiments des objets, ce sont les particules les plus microscopiques et élémentaires de la matière.
Le prototype, le Gluon du Trou a été découvert par Lola.
Les gluons sont ronds et argentés avec une bouche articulée comportant des petites lumières. Le personnage est pourvu d'un mécanisme pour l'ouverture de la bouche (manche en métal). Ils sont déguisés en fonction de l'objet qu'ils représentent.
Dimension : 69 cm x 17 cm.




Micmac
c'est le micro bavard qui permet à Groucha de faire ses interviews. Il est peureux et prend l'accent du midi quand il est ému. Il a une grande oreille sur le côté.
Le visage de la petite marionnette est en caoutchouc souple. L'oreille est en bois. Sur le boîtier un bouton pression permet à l'oreille de se retourner.
Dimension : 12 cm x 7 cm.




Durallo
Le téléphone dormeur du studio a la faculté d'exprimer à la fois ses propres sentiments et ceux des interlocuteurs. 
La marionnette est en caoutchouc.
Dimension : 30 cm x 13 cm.




Raymonde du Tiroir de la Salle-à-Manger
Raymonde est une fourchette légèrement snob. Elle est toujours accompagnée de Sophie la cuillère.
La bouche et les yeux du personnage sont munis d'un mécanisme pour la manipulation. La marionnette est fixée sur une tige en bois qui sert de mécanisme. Dimension : 80 cm x 7 cm.

Sophie Dure-à-avaler
La cuillère à thé est née d'un couteau écossais et d'une louche hollandaise, c'est pour ça qu'elle a ce léger accent.
La tête de Sophie est en caoutchouc. La marionnette a exactement le même mode de fonctionnement que Raymonde la fourchette.
Dimension : 71 cm x 6 cm.

Ci-dessous Raymonde et Sophie :



Maître Duramou
Le fer à repasser est huissier de justice. Il intervient pour rectifier en direct les propos des autres personnages. D'allure triste, il est cependant toujours prêt à rendre service. Sa phrase favorite : "ça fait pas un pli".
Le fer à repasser est en métal et en bois peint en couleur argentée. Le visage est en caoutchouc. Une ouverture permet de glisser sa main pour la manipulation de la bouche.
Dimension : 34 cm x 18,50 cm.





Brossedur
Le balai-brosse travaille aux archives, il a un accent du sud de la France.




Bons-Moments
L'ampoule-audimat fonctionne à "l'énergie nouvelle", elle permet de tester l'humeur du public.
Le pied de la lampe est en bois. Les éléments du visage qui se trouvent sur l'ampoule se manipulent grâce à un mécanisme.

Dimension : 26,5 cm x 12,5 cm.


 

Pub Pub
Le présentateur des publicités pour les produits Nuls est un singe vert particulièrement stupide. Il est tellement mauvais qu'il se fait systématiquement reprendre par la voix off.





Léon Minou
La marionnette de ce chat un peu miteux était en fait la première version de Groucha. Le personnage a été utilisé dans le pilote "télé-pirate". On l'a retrouvé ensuite dans la saison 3 pour incarner le personnage de Léon Minou. 

GTI
Grégoire de La Tour d’Ivoire est le lapin qui pique la place de Groucha durant la deuxième saison de Téléchat lorsque celui-ci a un accident. Groucha l’appelle TGV, Triste Grand Vide. C'est un pistonné, il est le neveu du directeur des produits Nuls, le cousin du propriétaire des studios et le fils du patron de l’électricité. Snob et totalement incompétent, l’équipe le déteste et il finit par être renvoyé par son oncle.

Ci-dessous Léon Minou et GTI :




Léguman
La série télé avec un super-héros que les légumes regardent quand on ferme la porte du frigo. Le personnage à tête de citrouille (et constitué de légumes) se bat contre les méchants, des objets qui deviennent fous la plupart du temps.
Il y a eu 21 épisodes tournés en Super-8. Les acteurs sont des enfants.

Groucha enquête dans le réfrigérateur pour savoir si les légumes regardent bien la "série débile" (comme il le dit). D'ailleurs il se demande si la lumière s'éteint quand la porte est fermée. Pour en être sûr, il se fait enfermer dans le frigo !




Leguman a traumatisé beaucoup d'enfants. Il faut dire qu'il avait une apparence terrifiante avec sa tête de citrouille "halloweenesque" et son corps en légumes très étrange. Et puis ses interventions violentes contre des monstres visuellement dérangeants  pouvaient décontenancer les plus jeunes.
J'ai revu notamment l'épisode avec la bouche cracheuse de noyaux, c'est vrai que c'est flippant !




Le personnage et sa chanson parodiaient les séries de super héros genre X-Or, Bioman, Spectreman...

Les paroles :

Leguman ! ... Léguman !
Tu es l'enfant de la Terre
Le Soleil est ton père
Tu fais mordre la poussière
À ceux qui veulent la guerre
(À tous ceux qui veulent la guerre pour la saison 2)

Léguman ! ... Léguman !


Une petite compil d'épisodes de Léguman à regarder ICI.

 

Dans les personnages, il y avait aussi en vrac Gisèle la casserole, Jane la tasse de thé anglaise, Bébert le camion, Albert le dictionnaire en deux volumes (on ne le voit pas à l'écran, on entend juste sa voix), Olga la poubelle vorace tenue en laisse ("Mmmh ch'est bon cha !") et Lucien le parapluie de Lola.

Pour info, dans la première ébauche de Téléchat qui s'intitulait "Machins Chouettes", il n'y n'avait que quatre personnages : Brossedur, Sophie, Duramou, et une version blanche et dotée de pieds de Durallo. Il n'y avait pas de présentateurs.

Ci-dessous une belle page de présentation de l'émission dans un Pif Gadget de septembre 1983, merci au formidable Grenier de la Télé pour cette image.




Ici des photos des marionnettes trouvées sur le site du musée des arts de la marionnette. On peut voir certains mécanismes de fonctionnemment.
 



Doublage

Groucha : Jean-François Devaux (également interprète de la chanson de Leguman dans la saison 1)
Lola : Maria Laborit
Mic Mac, Sophie la cuillère, Raymonde la fourchette : Valérie Kling
Durallo, Duramou, Brossedur, Albert le dictionnaire : Philippe Dumat.
Il a également
prêté sa voix à Gargamel ou Satanas ("Satanas et Diabolo, "les fous du volant").
GTI : François Jérosme

Ci-contre Jean-François Devaux, Maria Laborit et Philippe Dumat.



Génériques et chansons

Chaque saison possède son propre thème musical.
Le premier générique est le plus connu, "La chanson de Groucha". Il est très jazzy, dans un style polar avec des images plutôt sombres.




Musique : Pierre Papadiamandis. Paroles : Roland Topor, Henri Xhonneux.

La Chanson de Groucha est à écouter en entier ICI.

Le second, plus dynamique, montre un hélicoptère qui arrive dans un immeuble pour se placer devant la télé. "J'suis la vedette" chanté par Jean Pierre Loustau.
Musique : Pierre Papadiamandis. Paroles : Roland Topor.

Le dernier "Aah...Tcha !" (Lou and the Hollywood bananas, groupe belge). 
Musique : Dario Ramirez. Paroles : Roland Topor, Henri Xhonneux, Phil Anka
La chanson est à écouter ICI.

"La chorale de Téléchat" était la musique du générique de fin. La voici en karaoké :

Produits dérivés et discographie

Il y a eu une série de figurines PVC, des masques et des yo-yos.






Voici les 45 tours, 33 tours et cassette avec les génériques et des histoires.
Je possède deux 45 tours et un livre-disque.







Ma visite de l'exposition "Marionnettes & télévision"

Voici donc les photos que j'ai faites de l'exposition "Marionnettes et télévision" au Musée des arts de la Marionnette à Tournay en Belgique
 en novembre 2010.
C'était vraiment génial de voir les personnages qui ont servi aux tournages à quelques centimètres de moi.
Certains ont souffert, ceux en caoutchouc ont sèché et se sont un peu déformés, mais les autres sont particulièrement bien conservés.

 











Pour terminer voici une très jolie petite affichette que j'ai achetée à la sortie de l'exposition, on y retrouve tous les personnages en dessin :
 


Merci au site http://www.afds.tv/ et http://telechatonline.canalblog.com/ pour les infos. Au musée des arts de la marionnette pour les infos et photos.
Merci à Romu pour la photo des Yo-yos.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:46
Je connaissais le téléfilm vaguement de nom et de réputation mais sans en connaître le contenu ni les images. Je me suis penchée sur la question au hasard d'un clic sur un lien vidéo il y a quelques jours. Je suis tombée sur la princesse Leïa interprétant une chanson style comédie musicale des années 50 entourée de Luke, Han Solo, Chewbacca, C-3PO et R2-D2 et j'en suis restée bouche bée, un vrai OVNI télévisuel !

 
Ca m'a donné envie de regarder le film, j'étais vraiment curieuse de savoir s'il méritait vraiment sa réputation de nanar... je n'ai pas été décue !
 
 "Au temps de la guerre des étoiles" ("The Star Wars Holiday Special" en V.O) a été réalisé par Steve Binder et diffusé aux États-Unis sur CBS le 17 novembre 1978.
Il a été diffusé chez nous sur TF1 le 1er janvier 1980, pendant les vacances de Noël. La version a été raccourcie à 72 minutes (au lieu des 97 initiales) et pour le doublage, seul Francis Lax s'y est collé parmi le casting original en prêtant de nouveau sa voix à Harisson Ford.

L'histoire se situe après "Un nouvel espoir", le premier Star Wars, et avant "L'empire contre-attaque", le second.
Chewbacca et Han Solo tentent d'échapper à des Destroyers Stellaires pour pouvoir rentrer sur Kashyyyk (la planète natale des Wookies) fêter la journée de la vie (sorte de Noël chez eux. Dans la version française ils l'ont fait passer pour l'anniversaire de Chewbacca, j'ignore pourquoi). Pendant ce temps, la femme de Chewie, Malla, prépare la fête avec l'aide de son fils, Lumpy, et d'Itchy, le père de Chewie. La famille reçoit la visite de Stormtroopers à la recherche de rebelles. 




George Lucas avait participé à l'élaboration du scénario mais pas à la réalisation du téléfilm. Il le découvrit lors sa diffusion et trouva le résultat tellement ridicule et désastreux qu'il exigea qu'il ne soit plus jamais diffusé à la télévision. Ce qui a bien été le cas, mais il y a bien sûr eu des versions pirates enregistrées en VHS à l'époque puis échangées un peu partout sous le manteau. Autant dire qu'avec l'arrivée d'internet, tout contrôle de la diffusion du téléfilm s'avère inutile.

Petite anecdote sur le tournage : il a eu lieu quelques semaines après le grave accident de voiture de Mark Hamill, ses cicatrices étaient recouvertes de plusieurs couches de maquillage ce qui donne un côté complètement inexpressif et "plastique" à son visage.

La critique a été unanime à l'époque. Et après l'avoir visionné, je ne peux qu'être d'accord : c'est un vrai suicide artistique ! Scénario à deux balles, dialogues nullissimes, personnages sans relief, effets spéciaux ratés, bref un vrai fiasco.


Il faut dire qu'ils se sont donnés du mal pour obtenir ce superbe résultat qui se situe quelque part entre film de science fiction et émission de variété : interminables et incompréhensibles discussions entre wookies, spectacle de danse holographique bizarre pour amuser le rejeton de la famille (assez flippant d'ailleurs le mini Chewbacca !), maman wookie en tablier de cuisine regardant une émission culinaire style "La cuisine des mousquetaires", concert des Jefferson Starship (groupe de rock américain avec d'anciens membres de Jefferson Airplane) diffusé à travers une sorte de visionneur afin de divertir un agent impérial, dessin animé futuriste avec des personnages pas très ressemblants, sans oublier le générique type "La croisière s'amuse" et la chanson finale en mode comédie musicale au rabais, j'en passe et des meilleures ! Franchement il y a de quoi se demander ce qu'avaient bien pu prendre les scénaristes avant de pondre ça !
 
Ci-dessous Mme Chewbacca en tablier devant "Maïté" qui montre comment préparer un succulent bantha surprise !



Seul point un peu moins négatif (je n'ai pas osé dire "positif" !) : le téléfilm marque la toute première apparition de Boba Fett à l'écran. Comme tous les fans le savent, à l'origine il n'apparait pas dans "Un nouvel espoir", la scène où on le voit avec Jabba a été rajoutée en 1997 par Georges Lucas.



Le dessin animé qui dure une dizaine de minutes est la partie la moins pire du téléfilm, en tout cas celle où on ne s'ennuie pas !
Ci-dessous Chewbacca,
C-3PO, Luke et Han Solo qui a vraiment une sale bobine !

 
A la fin de l'histoire, et après moultes séquences divertissantes intercalaires, Han Solo et Chewie rentrent sans dommage sur Kashyyyk et peuvent ainsi participer à la journée de la vie. Han a ramené avec lui ses amis Luke, Leïa, C-3PO et R2-D2. La princesse Leïa fait un petit discours sur le sens de la Journée de la vie et interprète une chanson de célébration sur l'air de la bande originale du film devant tous les Wookies habillés de grandes robes rouges.
Cette scène pour le moins improbable a été coupée dans la version française, j'imagine que c'est parce que la chanson ne pouvait pas être doublée en français et que ça aurait paru bizarre d'entendre la princesse Leïa avec sa vraie voix.



Cette fin est tellement mauvaise qu'elle en devient géniale, comme tout le reste du film. Ou comment un navet devient nanar !
Comme dirait Arthur à Perceval et Karadoc dans la série "Kaamelott" : "C'est systématiquement débile, mais c'est toujours inattendu".

 
Je vous laisse déguster cette petite merveille musicale :
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 15:14


Je n'étais qu'une jeune ado lorsque "L'Esprit de famille" a été diffusé à la télévision mais le feuilleton m'a beaucoup marquée émotionnellement parlant, sans doute parce qu'il correspondait à ce que je ressentais dans ma propre famille et à ma manière de la voir : un doux cocon dans lequel il fait bon se blottir et parfois se réfugier quand on a des soucis. A l'époque la série m'a émue, attendrie, amusée et parfois attristée. Elle me renvoie aujourd'hui à de beaux souvenirs de cette époque bénie.

Composée de 7 épisodes de 52 minutes, elle a été diffusée sur TF1 du 17 septembre au 29 octobre 1982 à raison de un par semaine. Elle a été rediffusée ensuite en 1985 toujours sur TF1.

"L'Esprit de famille" raconte sur plusieurs années l'histoire de la famille Moreau : le père, médecin, la mère et leurs filles : Claire, Bernadette, Pauline et Cécile. "La Marette", leur grande maison en banlieue parisienne, est le théâtre des joies, des drames familiaux et des premières amours des quatre jeune-filles.

J'ai pu revoir les épisodes en dvd et j'ai passé de délicieux moments en me replongeant dans le quotidien de cette famille si attachante que j'avais perdu de vue depuis plus de 30 ans.
Je trouve que malgré son âge et son côté indéniablement daté (décors, vêtements etc...), elle n'a rien perdu de son charme et soulève des questionnements toujours d'actualité : la difficulté de grandir, les problèmes de l'adolescence, la place de la femme dans la famille et dans le monde du travail, la maladie, la recherche de l'amour et du bonheur etc...


 
Les personnages

Charles Moreau est interprété par Maurice Biraud
Charles est médecin généraliste (conventionné, il y tient !) et essaie de concilier son métier avec sa vie de famille, ce qui n'est pas toujours facile car il se laisse régulièrement déborder par le tempérament de ses quatre filles. Il aime fumer la pipe et jardiner.

 

 
Maurice Biraud a eu le rôle d'une manière assez insolite. Sachant que la série allait être tournée et tenant absolument à interpréter Charles Moreau, il a téléphoné un jour à l'auteur du livre dont est tiré le feuilleton : Janine Boissard. Elle a décroché et a entendu alors "Allo Janine Boissard ?... ici le Docteur Moreau". Elle a trouvé sa démarche touchante, il est venu la voir chez elle et elle a appuyé pour qu'il ait le rôle car elle savait que c'était un bon comédien et qu'il ferait un chef de famille épatant.
On a vu très souvent l'acteur à la télévision et au cinéma, il a également participé à des pubs et il était même chanteur à ses heures, entre autre en duo avec France Gall. Il est décédé en 1982 à la veille de noël, quelques semaines seulement après la diffusion de la série. Il avait 60 ans.




Mme Moreau est jouée par Monique Lejeune
On ne connait pas son prénom, il n'est jamais indiqué dans la série. Elle est femme au foyer, c'est une maman douce et à l'écoute. Ses journées sont occupées par sa maison, ses filles et son mari, sauf le mercredi, jour qu'elle se réserve. Elle brode et elle tricote, elle est aussi artiste à ses heures, elle fait des tableaux avec des choses qu'elle récupère.



La comédienne a également joué dans " Les Rois maudits", "La Chambre des dames" et dans diverses séries télé jusqu'en 1996 où elle a participé au tournage d'"Une Femme d'honneur" (photo de droite) :
 
 
Claire est interprétée par Claire Dupray
Elle est surnommée "La Princesse" car elle est belle et délicate. Elle a 21 ans au début de l'histoire. Elle est très bohème, ne sait pas vraiment quoi faire dans la vie et se cherche, ce qui donne bien des inquiétudes à ses parents.




Parallèlement à ses études au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, Claire Dupray a suivi une formation en peinture et en céramique. Après quelques années consacrées au théâtre et au cinéma (elle a notamment joué dans "L'Avare" aux côtés de Louis de Funés en 1980), elle se concentre dorénavant à la sculpture et elle expose régulièrement.



Bernadette est interprétée par Anne Teyssèdre
Elle est surnommée "La Cavalière". Elle a 19 ans au début de l'histoire. Elle est énergique, volontaire et passionnée de chevaux. C'est un garçon manqué, elle est toujours habillée en pantalon et fume la pipe comme son père. Elle travaille comme monitrice d'équitation au manège Heurte-Bise auprès de "Crève-Coeur", son patron (l'acteur Robert Party) qu'elle a surnommé ainsi car il a voulu envoyer son cheval favori à l'abattoir parce qu'il devenait trop vieux.



Après le cours Simon et le Conservatoire national supérieur d'art dramatique dans la classe de Michel Bouquet, l'actrice a joué au théâtre, à la télévision et au cinéma.
Elle a abandonné sa carrière d'actrice au milieu des années 90 pour des raisons de santé et s'est tournée depuis vers l'écriture.



 
Pauline est interprétée par Véronique Delbourg
Elle a 17 ans au début de l'histoire. Elle n’a pas de surnom particulier et elle n’aime pas son prénom. Elle est secrète, fragile, romantique et rêveuse. Sa passion est l'écriture et elle désire plus que tout devenir écrivain.
Tout au long des épisodes de la série, elle écrit l'histoire de sa famille sur un grand cahier, à la manière d'un journal intime. Elle en trouvera le titre dans le dernier épisode : "L'Esprit de famille".
Elle a également rédigé une "Lettre à ceux qui n’ont plus confiance" où elle rejette la surprotection de ses parents et exprime toutes ses incertitudes et ses désirs d'indépendance, c'est un texte magnifique. A lire ICI.



 
L'actrice (qui avait 23 ans en 1982) a joué dans plusieurs productions dont la plus connue est "A nous les petites anglaises" en 1975 où elle joue le rôle de la petite française Claudie, elle avait 16 ans. Après une carrière au cinéma et à la télévision qui s'étend de 1974 à 1991, elle se partage aujourd'hui principalement entre l'écriture et la mise en scène de pièces.



Cécile est interprétée par Carène Ferrey
Elle est surnommée "La Poison". Elle a 12 ans au début de l'histoire. Elle mène la vie dure aux autres d’où son surnom. Très enthousiaste et espiègle, la benjamine de la famille n'a pas la langue dans sa poche et exprime tout haut ce que les autres pensent tout bas. Elle est fan de rugby et est collectionneuse de champignons mortels (photos ci-dessous). Elle a également un coeur en or et n'hésite pas à jouer les bons samaritains. Elle sauve par exemple Germain, le cheval préféré de Bernadette, de l'abattoir grâce à sa participation à une émission télé musicale.




Un petit détail m'a faite sourire : dans un épisode Cécile porte une barrette avec une pomme dans les cheveux et une "puce d'amour" coincée dedans (photo ci-dessous au centre). J'avais exactement la même barrette et j'y mettais une puce en bois moi aussi. Cécile a 12 ans dans la série, tout comme moi en 1982, je me suis donc identifiée à elle à l'époque. Moi on ne m'appelait pas "La Poison" mais "la Démone", surnom donné par ma tante car j'étais une petite-fille vive et j'avais un peu le diable dans la peau. Je n'avais pas la langue dans la poche non plus et comme Cécile, j'ai toujours aimé aider les autres autour de moi.
Carène Ferrey (K
hemi Ferrey) a joué dans une autre série en 1981 et un film en 1980 : "Mon oncle d'Amérique". Chanteuse et compositrice de musique de films, elle a interprété sœur Marie Thérèse dans "Sisters Act" joué en 2012 au théâtre mogador à Paris et aussi dans "Les Misérables'', ''Barnum'' , ''Tintin et le temple du soleil".
On la voit interpréter la chanson de la "Petite sirène" en 2008 ICI.




Denise Grey interprète la grand-mère
C'est la mamie idéale qu'on aimerait tous avoir. Elle est tendre, complice, rigolote et en même temps elle sait ce qu'elle veut et ne s'en laisse pas compter ! Elle habite en Bourgogne, à Montbard, avec son frère Alexis et sa fille Nicole. C'est la mère de Mme Moreau.
L'actrice avait 85 ans au moment du tournage. A la même époque (1980-82), on la retrouve dans ce même genre de rôle dans "La Boum" où elle jouait Poupette, la très sympathique arriére grand-mère de Vic/Sophie Marceau.
Denise Grey, qui a eu une très belle et longue carrière de 1913 à 1991, est décédée en 1996 à l'âge de 99 ans.



Pierre, le premier amoureux de Pauline, est interprété par Paul Barge
Pierre est un artiste, il peint des marines. C'est l'oncle de Béa, la meilleure amie de Pauline. Malgré le fait qu'il ait 40 ans, une compagne et une petite fille, il tombe amoureux de Pauline qui a 17 ans.




Paul Barge a tourné dans quelques films au cinéma, notamment aux côtés de Jugnot et Auteuil dans "Pour 100 briques t'as plus rien" en 1982 mais il a surtout travaillé pour la télévision, on le retrouve dans de nombreuses séries comme "Les Cinq Dernières Minutes", "Commissaire Moulin" ou récemment " Plus belle la vie". Il a été également la voix des premiers "Fort Boyard" sur Antenne 2 en 1990.



Paul Démogée, le second amoureux de Pauline, est interprété par Erik Colin
C'est un écrivain relativement célèbre, il a 31 ans. Pauline fait sa connaissance pendant les vacances de Noël chez sa grand-mère en Bourgogne. Il marche avec une béquille après un accident de chasse quand il avait 18 ans, ce qui a ruiné ses espoirs de nageur de haut niveau.



 
On connait bien la tête d'Erik Colin mais en plus jeune et avec des moustaches puisqu'il était le Lieutenant Duvauchel dans "Mais où est donc passée la septième compagnie ?" (1973) et "On a retrouvé la septième compagnie" (1975). Il a joué dans plusieurs séries télé mais il est surtout connu pour sa belle voix grave. Il a doublé en effet un nombre très impressionnant d'acteurs et de personnages télé, notamment Michael Douglas ("A la poursuite du diamant vert"), Hugh Laurie (Stuart Little) ou James Gandolfini (Les Soprano). Dans les dessins animés, il a incarné entre autre Tactimor dans "Télétactica" ou Patrick l'Étoile de mer dans "Bob l'éponge".
Il est décédé le 15 novembre 2013 à l'âge de 66 ans.



Antoine, le petit-ami de Claire est interprété par Jean-François Garreaud
C'est le médecin qui remplace Charles Moreau lorsque celui-ci part à San Francisco en voyage.
Le comédien a participé a plusieurs films, téléfilms et séries télé dont de nombreux épisodes de "Sous le soleil",  "La Crim" ou "Plus belle la vie".


Stéphane, le petit-ami de Bernadette est interprété par Luc Etienne
Il veut épouser Bernadette malgré l'avis de ses parents, les Saint-Aimond, qui sont des grands bourgeois (interprétés par François Perrot et Martine Sarcey).
Il est apparemment devenu Producteur exécutif à Los Anegeles.



Béa, l'ami de Pauline, est interprétée par Dorothée Jemma 
Elle vit seule dans un grand et luxueux appartement. Sa mère est partie et son père, diplomate, n'est que très peu présent auprès de sa fille.
La comédienne est notamment la voix française de Jennifer Aniston, Melanie Griffith et Heather Thomas (Jody dans "L'homme qui tombe à pic"). Elle est également la voix de Sally dans "L'Étrange Noël de monsieur Jack".
 

Les voisins des Moreau s'appellent les Tavernier
Le monsieur, très attachant et toujours de bon conseil, est surnommé "Grosso Modo" par toute la famille car il colle la locution dans presque toutes ses phrases. La difficulté pour les Moreau est de ne pas employer ce surnom en sa présence mais ça leur échappe régulièrement !
L'acteur se nomme André Dupon, il a quelques films et séries à son palmarès jusqu'en 1993 ("Jean de Florette", "Manon des sources", "Marie Pervenche" ou "Le château des oliviers").
 
A noter aussi la présence de Fiona Gélin qui joue la soeur de Stéphane et de Perette Pradier qui joue la tante des quatre filles.


 
"La Marette", la grande demeure des Moreau, tient un rôle à part entière dans la série elle aussi. C'est un doux refuge où il fait bon vivre. Elle est située à la campagne du côté de Pontoise, à 25 kms de Paris, et est entourée d'un grand et beau jardin avec bassin et verger que Charles Moreau entretient avec bonheur. Elle est au bord de l'Oise ce qui donne aux uns et aux autres l'occasion de se promener au bord du fleuve par moment.



Chacune des filles y a sa chambre. Celle de Bernadette, avec des posters de chevaux sur les murs, est au sous-sol. Celle de Pauline est au second étage, sous les toits, c'est un grenier aménagé. Cécile a élu domicile dans une toute petite pièce au même étage, elle a couvert les murs de posters de rugby. Quant à Claire, elle est au premier, à côté des parents et surtout de la salle de bain ! 
Au rez-de-chaussée il y a la grande cuisine et le salon/salle à manger où se trouve la cheminée.

 
 
Réalisation et tournage

La série a été réalisée par Roland-Bernard. Son vrai nom est Bernard Rouland, il est le frère aîné de Jean-Paul Rouland et Jacques Rouland que nous connaissions bien à la télévision. Il a également réalisé des épisodes des "Cinq Dernières Minutes" (1958 et 1967) ainsi que la série "Nans le Berger" (1974) que l'on regardait chez moi quand j'étais toute petite et dont j'ai des souvenirs plutôt flous.

Le feuilleton a été tourné en 1981, d'abord en France. A Paris, dans le Val d'Oise (à Jouy-le-Moutier et Pontoise), en Bourgogne (
Noyers-sur-Serein, Vézelay et Saint-Père) et en Bretagne (à l'Île-de-Bréhat). Puis en partie aux Etats-Unis (à San Francisco).

Voici "La Marette" aujourd'hui. Elle se situe au 7bis rue de la Fontaine Bénite à Jouy-le-Moutier (Île-de-France). Le mur d'enceinte et le portail n'existent plus malheureusement.


 
La scène où Paul et Pauline comptent les lumières a été filmée depuis les remparts de Vézelay, le village qu'on y aperçoit et où s'allument les maisons est Saint-Père-sous-Vézelay.
Ci-dessous à gauche, Pauline sur les remparts de Vézelay, elle regarde
Saint-Père. A droite, une vue actuelle depuis ces même remparts.


 
Petite anecdote à propos de la cité médiévale de Noyers-sur-Serein : c'est également dans ce joli petit village, sous les arcades, qu'a été tournée en partie une scène de "La grande vadrouille". On y voit Bourvil et Louis de Funès de nuit en cavale poser leurs bicyclettes contre un mur et se glisser dans une auberge en plein banquet SS.
Ci-dessous à gauche, l'arrivée de la famille Moreau à Noyers-sur-Serein. Les deux autres photos sont actuelles, on y voit le porche sous lequel on passe pour entrer dans le village et les portes vitrées du fameux restaurant de la "Grande Vadrouille" (en bas à droite de l'image). Plus de détails ICI.



 
A noter qu'il y a eu un film s'appelant "L'esprit de famille" en 1979, tiré de la série et réalisé par Jean-Pierre Blanc avec Michel Serrault, Nicole Courcel, Pascale Rocard, Jean-Marie Proslier et Dave (qui joue son propre rôle). Je n'ai jamais vu ce long-métrage.

 
Le générique 

La chanson participe pleinement au charme du feuilleton. Elle est interprétée par Vava, de son vrai nom Valentine Saint-Jean, qui a fait partie du Big Bazar de Michel Fugain.
Le morceau a été composée par Roger Candy et Jean Bouchéty qui ont beaucoup travaillé également avec Michel Fugain et son groupe.
Le thème musical est décliné en version lente et triste ou au contraire rapide et légère au grè de l'histoire.
Un 45 tours est sorti pour le générique, je l'ai trouvé avec joie il y a quelques années déjà.

J'aime beaucoup les paroles de la chanson qui accentuent le côté doux et nostalgique de la série :

"On a joué a la Marette dans le secret des contre-jours.
On cachait nos premières amours
Comme nos premières cigarettes.
Aidez-moi, à sortir des jeux d'enfance,
À me passer de mon passé, à partir parmi les blasés,
En conservant mon innocence"


On peut voir Vava dans le 1er épisode de la série (ci-dessous), elle est chanteuse sur le plateau du jeu télévisé auquel participe Cécile
(émission présentée par Pierre Sabbagh au passage).
Vava a sorti des 45T pour enfants et un 33T reprenant des génériques TV (ICI).


 
 
Les romans

Le feuilleton est tiré d'une série de six romans écrits par Janine Boissard. Le premier intitulé "L'esprit de famille" est paru en 1977. Puis il y a eu "L'avenir de Bernadette" (1980), "Claire et le bonheur" (1981), "Moi Pauline" (1982), "Cécile la poison" (1985) et "Cécile et son amour" (1986). Seuls les 4 premiers romans ont été portés à l'écran.
Ci-contre à gauche Janine Boissard en avril 2015

Pauline est la narratrice des quatre premiers tomes puis c'est Cécile pour les deux derniers. Le premier roman présente la famille et plante le décor, chacun des livres suivants se concentre plutôt sur le parcours d'une des filles.

L'histoire est inspirée de la propre vie de Janine Boissard. Elle a pris des traits de caractère des gens qui l'entouraient, notamment de sa propre famille. Elle a eu elle-même quatre soeurs et un frère, et elle est mère de deux filles et deux garçons. Le fait d'avoir des adolescents autour d'elle et de les écouter parler lui a permis de donner un ton très moderne à son récit.

Au départ elle voulait faire une nouvelle version des "Quatre filles du docteur March", elle avait même songé à nommer son roman "Les quatre filles du Docteur Moreau" et puis son éditeur lui a suggéré de l'appeler "L'esprit" de famille" qui collait parfaitement à l'histoire.
A droite Janine Boissard et Maurice Biraud à l'époque du tournage.
Le livre a eu un succès énorme dès sa sortie, tout comme ceux qui ont suivi et qui étaient à chaque fois très attendus. C'est donc tout naturellement qu'une série a été envisagée pour la télévision. Et c'est Janine Boissard elle-même qui s'en est vue confier l'adaptation ainsi que les dialogues.


 
J'ai pris un énorme plaisir à lire ces romans qui sont écrits avec poésie, tendresse et sincérité, je les ai même dévorés ! Je les ai lus avant de revoir la série afin de pouvoir mieux comparer le texte et son adaptation pour la télévision.
J'ai ainsi pu constater que le feuilleton était très fidèle aux livres, je n'ai pas été déçue et j'ai même au contraire été très agréablement surprise : tous les petits détails du récit sont présents, même ceux qui paraissent anecdotiques, les quartiers d'orange trempés dans le bol de chocolat du petit-déjeuner de Cécile par exemple. Je pense que certains détails échappent d'ailleurs à ceux qui n'ont pas lu les livres auparavant.
On sent que l'adaptation a été faite par l'auteur elle-même et qu'elle a apporté un soin tout particulier au script pour que chaque petite particularité soit ajoutée.
Évidemment certains passages sont raccourcis mais c'est inévitable en portant l'histoire à l'écran sinon il aurait fallu doubler le nombre d'épisodes et cela aurait inévitablement manqué de rythme.

Ce qui fait le plus défaut dans la série télé, ce sont les pensées de Pauline et ses émotions puisque les romans sont écrits à la première personne. C'est d'ailleurs ce qui m'a plu à la lecture car on se sent beaucoup plus proche d'elle. Mais c'est compensé par autre chose que j'ai énormément apprécié : les images d'ambiance de la fin des années 70 et du début des 80's où tout me rappelle de tendres souvenirs d'enfance : les vêtements, la déco, les éléments du mobilier etc....



Ca a été fantastique pour moi de revoir la tapisserie bien typique 70's, le canapé en velours, le fameux téléphone gris Socotel, la télé imitation bois, le vieux transistor, le polaroïd (voir photo avec Charles Moreau plus haut à droite) et toutes les voitures dans la rue, les 2 CV, 4L, GS, R12 et autres 305 pour ne citer qu'elles.



J'ai tellement regardé tous les éléments derrière l'action principale que j'en oubliais parfois d'écouter les protagonistes parler au premier plan et que j'étais obligée de revenir en arrière pour revoir la scène !
 
J'ai adoré ces tranches de vie du quotidien où on voit les personnages préparer les repas en cuisine ou lorsqu'ils sont à table en train de manger. Je me suis revue moi-même en train de regarder ma grand-mère cuisiner. Ce sont des petites scènes anodines mais qui donnent tout son charme à la série et mettent du baume au coeur dans un monde où tout va si vite et où l'on prend à peine le temps de vivre.



Je me suis sentie complètement immergée dans un univers que je connaissais bien et qui m'était très familier et chaque épisode a été pour moi une occasion d'être transportée dans une bulle apaisante (comme je l'avais été pour "Papa Poule").
Après le visionnage du dernier épisode, j'avoue avoir même ressenti un grand vide, comme une page qui se tournait... comme si j'avais moi aussi tourné une page de mon  propre passé. Oui, je sais, je suis trop sensible et trop sentimentale !
 
En lisant les livres je me suis aussi rendue compte à quel point je me sentais proche des émotions de Pauline, de ses interrogations sur la vie et sur le bonheur. De sa manière d'être attachée aux détails qui l'entourent, ces petits riens du quotidien qui rassurent et qui font qu'on se sent bien dans son nid douillet familial : une odeur familière, un petit bruit qu'on reconnait ou le geste machinal d'un de nos proches. Cela correspond totalement à ma sensibilité et à ma manière d'appréhender mon environnement également. 

J'aime aussi la façon dont elle tombe amoureuse de Pierre puis de Paul, s'attachant beaucoup plus à leur personnalité, leur âme et leur sensibilité qu'a leur physique (au départ en tout cas), avec une attirance indéfinissable, troublante et enivrante.
A l'époque, je vibrais aux émotions de Pauline et à travers son coeur si romantique, il en est toujours de même aujourd'hui, 30 ans après, mais avec plus d'intensité.




Il faut ajouter qu'en plus de la tendresse et de l'émotion, il y a aussi beaucoup d'humour dans la série (romans et feuilletons), on passe souvent des larmes aux rires, et vice versa, au grè des petits malheurs et des grands bonheurs de la famille Moreau.


 
Ce qui est vraiment formidable, c'est que chacun peut y puiser quelque chose, se replonger dans une situation qu'il a connu et se reconnaitre dans le caractère de l'un ou de l'autre des personnages, notamment des 4 filles car elles ont chacune un tempérament bien à part.
Ce que j'aime avant tout et ce qui en ressort au final, c'est que l'amour familial est capital pour l'équilibre et la construction des enfants et qu'il faut profiter de chaque instant passé auprès de ceux que l'on aime.
Comme il est écrit dans le roman, "Avoir l'esprit de famille, c'est aimer se retrouver parmi les siens, non pour s'y enfermer, mais pour y prendre des forces afin de mieux s'ouvrir aux autres". 

J'aime également beaucoup cette très belle phrase de Pauline qui me parle tout particulièrement :
"Moi je crois qu'on garde toute sa vie, en soi, l'enfant qu'on a été. On a beau l'habiller de sérieux, de principes, de responsabilités ou d'insouciance, il est là, et vous regarde de son regard d'avant. Vous ouvrez la fenêtre, il passe ; il sommeille dans cette odeur, danse derrière les yeux fermés, rit entre les larmes et quand on l'attend le moins, un vent le porte jusqu'au coeur".



Une chose est sûre, je retournerai voir les Moreau régulièrement et toujours avec le même plaisir pour m'immerger dans leur joie et dans leur tendresse bienfaisantes.
 
Merci infiniment à Janine Boissard de nous avoir offert ces magnifiques romans et de les avoir si joliment adaptés pour la télévision. Merci aux acteurs d'avoir si bien interprétés ces personnages en les rendant attachants, particulièrement Véronique Delbourg qui a incarné une Pauline magnifique, douce et émouvante. Et une grande pensée pour Maurice Biraud, Erik Colin et Denise Grey.

Pour conclure, voici le générique accompagné d'un diaporama que j'ai fait avec de nombreuses images tirées des 7 épisodes (à ne pas regarder si l'on n'a pas vu la série ou lu les livres pour ne pas se gâcher l'intrigue de l'histoire)

Pour info, le feuilleton édité chez Koba Video est disponible en une édition double DVD avec en prime une interview touchante et très intéressante de Janine Boissard.

Merci beaucoup au site du cinéma français TOUT EN IMAGES ! : 
http://php88.free.fr/bdff/index.php?p=accueil
et à Annuséries.com : http://www.a-suivre.org/annuseries/

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Les Copains d'abord - dans Télé
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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 13:43

"Mon ami Ben" est une série que j'affectionnais particulièrement. J'aimais beaucoup le duo formé par le petit bonhomme à la bouille craquante et son gros ours attachant. Je pense qu'on a tous eu envie à l'époque d'être à la place du petit garçon pour faire des câlins à la peluche géante qui nous rappelait sans doute un peu notre Nounours national ! J'aimais aussi le générique avec sa jolie petite musique entrainante.


"Mon ami Ben" faisait partie du lot de feuilletons avec des enfants et des animaux qui avaient beaucoup de succès dans les années 50, 60 et 70 à la télévision : de Flipper le dauphin à Skippy le kangourou en passant par les aventures de Poly, Prince noir, Toumaï, Lassie, Rintintin ou Belle et Sébastien. Et j'en oublie sans doute.

La série américaine de 56 épisodes de 26 minutes (deux saisons) a été créée par Ivan Tors (également à l'origine des séries "Flipper" et "Daktari") d'après le roman "Gentle Ben" de Walt Morey (1965). "Gentle Ben"  est également le titre du feuilleton en V.O qui est en fait un spin-off du film "Gentle Giant" (1967).


Diffusée aux Etats-Unis de 1967 à 1969, elle est arrivée en France sur la première chaîne de l'ORTF en 1969. Elle était programmée dans  "Ohé ! jeudi", une émission pour la jeunesse et a été ensuite rediffusée dans "Les Visiteurs du Mercredi" et "Croque Vacances" à la fin des années 70 et dans les années 80, c'est là que je l'ai découverte et suivie.
 


L'histoire

 

La série raconte les aventures de Mark, un petit garçon de 8 ans, et son grand ami, un ours apprivoisé nommé Ben, dans les Everglades de Floride où le père de Mark est garde-chasse. Ensemble ils déjouent les dangers de la nature et ceux provoqués par les hommes au milieu de la faune et de la flore.
 


 


La rencontre

On apprend dans le film qui a précédé la série que Mark a rencontré Ben alors qu'il n'était qu'un ourson en se promenant un jour dans la forêt. La mère du petit ours, apparue soudainement, avait chassé Mark qui s'était réfugié en haut d'un arbre. Des braconniers de passage, voyant la scène, avaient tiré sur la mère, laissant le pauvre ourson orphelin. Celui-ci avait été capturé, enchainé et enfermé dans un garage. Mark avait rendu visite régulièrement à l'animal en lui donnant de la nourriture et de l'affection. Au bout de quelques mois, le petit garçon avait réussi à convaincre ses parents d'adopter l'ours dans leur famille.
Comme le dit adorablement Mark à son compagnon à fourrure : "tu n'as plus de maman mais tu as un ami, ne l'oublie jamais".



Ben était certes docile mais faisait régulièrement des bétises, notamment à l'intérieur de la maison. Les ours sont gourmands et un peu encombrants !


Les acteurs

Mark, le petit garçon intrépide, était incarné par Clint Howard. 

Il s’agit du frère cadet (de 5 ans) de l'acteur et réalisateur Ron Howard qui est l'inoubliable Richie Cunningham de la série "Happy days".

Clint avait 8 ans en 1967 lors du tournage de "Mon ami Ben", mais il avait démarré une carrière d'acteur dès l'âge de 4 ans. Depuis 1963, il n'a jamais arrêté de tourner et il a joué dans de nombreuses séries télé et au cinéma, même s'il n'a jamais eu de très grands rôles.

Il a tourné dans un épisode de Star Trek en 1966 à l'âge de 7 ans et a fait un remake avec humour 40 ans plus tard comme on peut le voir dans la vidéo ICI.

Il garde un grand souvenir de son expérience de tournage sur cette série, notamment les scènes avec l'ours.




Le rôle du père de Mark, Tom Wedloe, était tenu par Dennis Weaver.
Dans le feuilleton Tom Wedloe est garde-chasse, il veille à maintenir le fragile équilibre préservé entre la vie marine et terrestre.
L'acteur Dennis Weaver a écrit un des épisodes. Son rôle le plus connu au cinéma est celui du conducteur harcelé et menacé par un poids lourd dans le téléfilm "Duel" de Steven Spielberg en 1971 (adapté en version longue pour le cinéma en 1973). Il est malheureusement décédé en 2006.




 

La mère de Mark, Ellen Wedloe, était interprétée par Beth Brickell.

Elle est mère au foyer dans la série.

L'actrice est également réalisatrice, productrice, scénariste et monteuse. Elle n'est pas connue chez nous à part dans le rôle de la mère de Mark.




Le rôle d'Henry Broomhauer, un ami et voisin des Wedloe, était tenu par Rance Howard.

L'acteur est le père de Clint et Ron Howard dans la vraie vie. Il est l'auteur-scénariste de 5 épisodes de la série et a une longue carrière au cinéma à son actif. Il a commencé en 1956 et tourne toujours, à l'âge de 86 ans.
Ci-dessous à gauche avec ses deux garçons Clint et Ron.



 


Tournage

Les tournages ont eu lieu à Miami, dans les studios Ivan Tors pour les scènes intérieures et dans le parc national des Everglades, situé à la pointe sud de la Floride, pour les extérieures.



 

La maison des Wedloe dans le style typiquement 60's :



Un épisode était tourné en 3 jours ce qui est un délai très court. Les ours n'étant pas habitués à des températures aussi hautes et à l'humidité de la Floride, il fallait faire le plus rapidement possible pour les prises de vue.


Des ours dressés nommés Bruno et Buck ont joué le rôle de Ben. Ce sont des ours noirs canadiens, plus petits que les ours bruns. Ils savent très bien se tenir et marcher sur leurs pattes arrières.


Clint Howard avait des gâteaux dans ses poches ou du miel sur sa main pour motiver les ours à exécuter certaines actions.
Plusieurs scènes plus spécifiques avec l'ours furent tournées avec un acteur dans un costume en fourrure (le comédien Patrick Newell).



J'étais fascinée par l'hydroglisseur qu'utilisait le père de Mark, c'était pour moi un moyen de transport très insolite car je n'en avais jamais vu auparavant. Ca m'aurait beaucoup plu de faire un tour sur l'engin comme Mark !



Voici pour finir le joli générique que j'aimais beaucoup avec sa musique joyeuse où les cuivres donnent un air pataud et rigolo à l'ours quand on le voit se dresser sur ses pattes arrières. 

Merci au site http://www.toutelatele.com/ pour les infos sur la série.

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Les Copains d'abord - dans Télé
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 21:42
J'ai trouvé un joli livre-disque de Plume d’Élan en vide-grenier il y a quelques temps et en le feuilletant j'ai été assez surprise de constater qu'il y avait des images réelles incluses dans l'histoire en dessin, je ne m'en souvenais pas. Cela m'a donné envie de replonger dans les souvenirs de cette série car j'aimais beaucoup les aventures du petit indien malicieux. 

Elles ont été diffusées de 1979 à 1981 dans "Au plaisir du samedi", une émission de TF1 présentée par Denise Fabre, Pierre Douglas et Garcimore, qui permettait aux téléspectateurs de choisir les programmes de l'après-midi.

Dans cette émission, il y avait également le dessin animé "Maya l'abeille" qui reste pour moi inséparable de Plume d’Élan lors des samedis après-midi de mon enfance.
Les épisodes ont été rediffusés en 1982 dans "Mer-cre-dis-moi Tout" toujours sur TF1.
 
Les indiens avaient beaucoup de succès auprès des enfants à la fin des années 70 et au début des années 80 puisqu'il y a eu également "Bouba" en 1981 sur FR3, les aventures d'un petit ours qui avait pour ami Moy, un petit garçon amérindien. Il y avait aussi les "Légendes indiennes du Canada" dans Récré A2 en 1982-83 auxquelles j'ai consacré un article ICI et puis bien sûr "Yakari" qui a été diffusé également dans Récré A2 à partir de 1983. 


 
On doit "Les Aventures de Plume d’Élan" à Belokapi, la société qui a notamment produits "L'île aux enfants", et à Christophe Izard, le créateur de cette même émission, qui en a écrit les scénarii.
La série avait pour but de sensibiliser les enfants aux dangers de la ville et de la campagne. Elle a été produite en collaboration avec le Ministère des Transports.



Bison Futé
 
La sécurité routière avait déjà créé en juin 1976 le personnage de Bison Futé, qui informait et conseillait les automobilistes afin de faciliter le trafic sur les routes pendant l'été. L'opération avait été couronnée de succès, Bison Futé avait été suivi dès la première année par des millions de français, soucieux de ne pas se retrouver coincés dans les embouteillages pendant leurs vacances.
 
Ci-dessous deux images extraites d'un spot TV de la prévention routière de 1978 avec Laurent Broomhead, alors jeune journaliste, et une photo du 28 juin 1977 où on voit un homme à cheval déguisé en Indien donner des indications à une automobiliste, lors d'une opération de distribution de cartes routières. J'adore ces vieilles photos avec les voitures de l'époque.



Je me souviens très bien de ces cartes routières qui étaient offertes par la Sécurité routière. On y voyait un Bison Futé souriant sur fond rouge, j'en ai gardé une dans ma chambre
 pendant un bon moment.

 
C'est Daniel Robert qui fut chargé de donner vie à la mascotte. On ne connait pas forcément le nom de ce publicitaire mais on connait un grand nombre de formules chocs qu'il a inventées : "Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !", "Tu t'es vu, quand t'as bu ?", "SNCF, c'est possible !". C'est également lui qui a créé le personnage de Monsieur Plus pour Bahlsen.
Il explique à propos de Bison Futé : "Il fallait faire oublier au grand public que le message venait de l'Etat, un message d'ordinaire perçu comme castrateur et conçu pour nous casser les pieds. Pour gommer cet émetteur, j'ai opté pour le décalage et un personnage fun et intelligent".
 
Les traits du chef indien se sont modernisés d'année en année mais il tient toujours son rôle préventif aujourd'hui, 38 ans après sa création :
 

 
Voici un autocollant, un porte-clef et une figurine :


 

Plume d'élan

Les grands avaient Bison Futé pour les guider sur les routes, les petits ont eu Plume d’Élan pour leur apprendre les rudiments de la sécurité routière. C'est ainsi que furent créés ces mini-épisodes de 5 minutes dans lesquels on suivait les aventures de ce petit indien attachant dont la devise était "un indien prudent en vaut 2 !".
 
Les épisodes étaient composés de deux tiers de dessin animé avec les aventures de Plume d’Élan et d’un tiers de vidéo où on voyait des enfants en conditions réelles sur la route, à pieds, en vélo ou dans la voiture de leurs parents.

Voilà les photos extraites du livre-disque dans le style roman-photos. On peut y voir une Simca 1100 et une Autobianchi.
Détail amusant : à cette époque la ceinture de sécurité n'était pas obligatoire donc nulle part sur les images on ne la voit bouclée à l'avant ou à l'arrière, ce qui serait le comble pour la communication de la sécurité rtoutière aujourd'hui !




Les histoires étaient simples à comprendre pour les plus petits et pleine d'humour ce qui permettait de mieux faire passer le côté pédagogique.

C'est Jackie Berger (ci-contre à droite) qui prêtait sa voix à Plume d’Élan. Cette actrice-doubleuse a fait un très grand nombre de voix de petits garçons dans les publicités, les séries et les dessins animés des années 70 et 80, les plus célèbres sont Arnold dans "Arnold et Willy" et Esteban dans "Les Mystérieuses Cités d'or".
 
Il y avait également Gérard Hernandez dont on ne présente plus les nombreuses voix (le grand Schtroumpf, Waldo Kitty etc...), Henri Djanick (Bourriquet, Mister T.) ou Jacques Deschamps (Oscar Goldman dans "L'Homme qui valait trois milliards" et "Super Jaimie"  entre autre).
 
J'adorais la chanson du générique, "Les peaux-rouges heureux", interprétée par Jackie Berger, elle m'a particulièrement marquée. Les paroles étaient signées Christophe Izard (voir à la fin de cet article pour la vidéo).


Produits dérivés
 
Il y a eu beaucoup de produits dérivés pour la série, notamment de jolies images lenticulaires de La Roche aux Fées avec les conseils au dos : "Pour voir le danger, marchez face à la circulation" ou "A plusieurs vélos, roulez toujours en file indienne".

 
Quelques livres chez Flammarion :


Les 45 tours du générique et plusieurs livres-disques, quatre en tout à ma connaisance avec celui dont j'ai mis le visuel en tête d'article et le 33 tours qui les regroupe.



Et aussi un album Panini, un masque César, des VHS, une mini-poupée, une figurine PVC, un calendrier (1982), un album de coloriage, une toile de tente etc...

J'aimais beaucoup ces épisodes qui étaient drôles et nous donnaient de bons conseils pour le quotidien mais par contre je ne saisissais pas très bien le rapport entre Plume d'Elan et Bison Futé et je ne comprenais pas pourquoi on ne voyait jamais le grand chef indien dans la série pour expliquer les rudiments de la sécurité routière puisqu'on nous distribuait des cartes à son effigie. C'était d'autant plus bizarre qu'en 1978, il y a eu à la télé des petits spots en dessin animé avec Bison Futé, il y avait vraiment de quoi se mélanger les pinceaux !

Voici une de ces pubs (avec des voix bien connues au passage), à voir ICI.

Voici pour finir le fameux générique avec la chanson "Les peaux-rouges heureux" :

Pour voir le livre-disque "La longue guerre des oreilles vertes" dans son intégralité, rendez-vous sur le blog de mon ami dGé "Le Grenier de la télé" ici :

http://greniertv.over-blog.com/article-plume-d-elan-la-longue-guerre-des-oreilles-vertes-123938542.html

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Les Copains d'abord - dans Télé
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:39
Les légendes indiennes du Canada par Nath-Didile

"Les légendes indiennes du Canada" est une série composée de 13 épisodes de 26 minutes chacun. Elle a été diffusée les vendredis dans "Récré A2" entre octobre 1982 et janvier 1983 puis rediffusée entre avril et juillet 1985 dans la même émission.

On doit nos souvenirs de ces moments de poésie et de sagesse à Jacqueline Joubert qui était alors directrice des programmes jeunesse d'Antenne 2 et voulait proposer aux petits téléspectateurs des rubriques intelligentes et culturelles entre les programmes habituels de Récré A2. C'est dans cette optique qu'elle a choisi ces petits films à mi-chemin entre la fiction et le documentaire qui permettaient de découvrir la culture des différentes nations indiennes (malheureux menacées) qui peuplent l'est du Canada. Chaque épisode est un récit adapté d'un conte ou d'une légende traditionnelle puisés dans le patrimoine oral de ces peuples autochtones.
 
On pouvait y voir de beaux paysages et de magnifiques costumes et peintures sur les visages. C'est d'ailleurs à cause de ces peintures que certains gardent encore aujourd'hui un souvenir un peu effrayant des Légendes quand ils les regardaient étant enfants.
 
Les histoires d'animaux, d'amour, d'esprits de la nature étaient captivantes et émouvantes. Avec de jolies morales pleines d'espoir à la fin comme par exemple "Apprenez à aimer vos enfants pour ce qu'ils sont et pas pour ce que vous voudriez qu'ils soient". Cela donnait une image bien différente de ce que l'on voyait habituellement dans les westerns.
Les légendes indiennes du Canada par Nath-Didile

Il faut dire qu'outre les westerns, les indiens avaient du succès auprès des enfants à la fin des années 70 et au début des années 80. A la télé il y a eu en effet "Les Aventures de Plume d’Élan" (de Christophe Izard) en 1979 sur TF1 qui apprenaient aux enfants les rudiments de la sécurité routière (le fameux personnage Bison futé avait été créé quant à lui pour les adultes). Puis "Bouba" en 1981 sur FR3, le petit ours qui avait pour ami Moy, un petit garçon amérindien. Et puis bien sûr "Yakari" dont les aventures ont été diffusées à partir de 1983 dans Récré A2. 

Les légendes indiennes du Canada par Nath-Didile

Revenons à la série. Elle a été créée par Daniel Bertolino, un infatigable explorateur des continents, sur une idée de sa seconde épouse, Diane Renaud. Le réalisateur est l'auteur d’innombrables films et documentaires, et en particulier une grande série sur les légendes du monde, un projet ambitieux tourné dans une trentaine de pays. Les légendes indiennes du Canada représentent une petite partie de ce vaste projet. 

Les épisodes ont été tournés avec la participation de différentes communautés, en langues amérindiennes avec une narration en français ce qui donne un côté documentaire à la série. Le tournage a duré plus de trois ans, chaque tribu devait trouver la légende qu'elle voulait bien partager et vérifier ensuite que le texte correspondait bien à l'histoire. Elle participait ensuite à sa reconstitution et assurait les dialogues dans sa propre langue.


Avec le premier épisode, "Pitchi le Rouge-Gorge", Daniel Bertolino remportera le Grand Prix jeunesse International UNESCO à Munich en juin 1982.

Daniel Bertolino décida d’écrire et d’éditer les meilleures légendes produites par Via le Monde, société dont il est président et fondateur. "Les Legendes Indiennes" ont été éditées chez Flammarion, "Les Legendes du Monde' Chez Nathan.
L’éditeur de disques Ades à Paris proposa de commercialiser les textes de Daniel Bertolino et la musique composée par Osvaldo Montés dans la collection des livres-disques "le Petit Menestrel" que nous connaissons tous.

 

Ci-dessous à gauche le livre et à droite le disque avec le générique :

Les légendes indiennes du Canada par Nath-Didile

Voici les deux livres-disques dont je connais l'existence, je possède celui de droite qui correspond au premier épisode de la série ("Pitchi le Rouge-Gorge") et dont sont issues les images qui illustrent cet article :

Les légendes indiennes du Canada par Nath-Didile

Dans la collection des livres-disques "le Petit Menestrel" (Ades), il y a eu aussi "Les lègendes du monde" dont j'ai parlées plus haut, toujours avec les musiques de Osvaldo Montés. 

La série avait été diffusée sur Antenne 2 mais je n'en ai gardée aucun souvenir.

Sur ce livre-disque qui date de 1984, il s'agit de Coquena", une  légende d'argentine.

Liste des épisodes (extraite de la page officielle Via le monde)

01. Pitchi le rouge-gorge. Légende Ojibway tournée à Cape Crocker, Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa, de la Bande Nawash. D'après une histoire racontée par Basil H. Johnston de la nation des Indiens Ojibaway du Lac Huron. Cette légende raconte les  origines de Pitchi le Rouge-Gorge, ainsi que la recherche des jeunes pour la paix, à travers la musique et les chants.




02. Windigo. Légende innue (ou Montagnaise) tournée à Pointe-Bleue, au Québec, avec la participation des tribus innues. Cette histoire raconte comment le grand vent, Windigo, ou l'Esprit de l'Avidité, punit un jeune homme de son avarice.


03. Nokome, Le Roi de Glace/Glooscap. Légende Abenakise tournée à Cape Crocker, en Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa, de la bande Newash. L'esprit de l'été, Glooscap, enseigne aux Abenakis comment apprivoiser le Roi de Glace, esprit de l'hiver.


04. La Boîte Magique. Légende Mic Mac tournée a Maria (Gaspésie), au Québec, avec la participation des Indiens Mic Mac. Un jeune découvre à travers la mystérieuse sagesse d'une boîte magique que l'amour véritable n'a pas besoin d'être mis à l'épreuve.


05. Le chemin des Esprits. Légende Ojibway tournée à Whitfish River, en Ontario, avec la participation des Indiens Chippewa de la réserve Birch Island. Cette Légende parle de l'espoir retrouvé par un jeune homme qui, ayant perdu sa très belle femme, souffrit un douloureux chagrin.



06. La femme d'hiver. Légende Ojibway tournée à Wikwemikong, en Ontario, avec la participation des Autochtones d'Ottawa. Cette légende parle de la magie du monde animal et enseigne la signification de la fidélité et de l'amour.


07. Moowis, où es-tu Moowis ? Légende Algonquine, tournée au Lac à la Truite, en Abitibi-Témiscamingue, avec la participation des Indiens Algonquins. Cette histoire raconte comment deux jeunes gens perdirent l'amour qui les unissait, à cause de leur fierté et de leur jalousie entêtée.


08. Mandamin ou la légende du maïs. Légende Ojibway tournée àWikwenmikong, en Ontario, avec la participation des Indiens d'Ottawa. Cette légende décrit comment le Grand Manitou envoya Mandamin (ou le maïs) chez les tribus indiennes pour les préserver de la faim


09. Le retour de l'enfant. Légende tournée au Lac à la Truite, en Abitibi-Témiscamingue, avec la participation des Indiens Algonquins. Cette légende raconte le chagrin d'un jeune homme face à la mort de sa femme, et sa lutte pour trouver un avenir meilleur pour lui et pour son fils.




10. Le chemin sans fin. Légende Ojibway tournée à Whitefish River, en Ontario, avec la participation des indiens Chippewa de la réserve Birch Island. Cette histoire décrit les tours que joue l'esprit du monde à un jeune homme qui cherche égoïstement à posséder la beauté.


11. L'esprit du chef mort. Légende Chippewa tournée à Wikwemikong, en Ontario, avec la participation des indiens d'Ottawa. C'est le récit d'un chef décédé qui laisse tomber sa colère et trouve un moyen de raconter à son peuple son expérience magnifique sur le chemin des esprits.



12. Les Pléiades. Légende Mohawk tournée à Oka, Québec, avec la participation des Indiens Mohawk. Légende de la constellation des  Pléiades, ou Okt-Kwa-tah, qui fut engendrée par la danse de sept enfants transformés en étoiles.


13. L’Homme invisible. Légende Mic Mac tournée Maria (Gaspésie) au Québec, avec la participation des Indiens Mic Mac. Ce récit explique comment un jeune-homme invisible révèle aux Mic Macs l'origine de l'arc-en-ciel.

Les légendes indiennes du Canada par Nath-Didile
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Les petits Dossiers des Copains d'abord vous recommandent ...

"Nos Années Récré A2, 1978-1988", un livre fantastique et indispensable de Sébastien Carletti (Flammarion).
 

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A l’occasion des 40 ans de Casimir, tous les personnages de l’émission culte L’île aux enfants sont réunis dans un superbe album illustré de plus de 1000 images, une vraie référence pour les fans de l'émission ! (Hors Collection)


 

"Les séries de notre enfance", de Nordine Zemrak et Maroin Eluasti, dédié à l'histoire du studio DIC (Mystérieuses cités d'or, Ulysse 31, Inspecteur Gadget etc...), pour découvrir les secrets de fabrication des séries cultes qui ont rythmé notre enfance. (Pollux)